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La leçon que reçut Pierre sur le Pardon
(Texte du cours :Matthieu 18:21-35)

EPOQUE : 29 ans après J. C.
LIEU : Capernaum.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Le pardon est une grâce chrétienne qui fut tout d’abord pratiquée par Dieu lui-même en nous pardonnant nos péchés.

    TEXTE D’OR : “Soyez bons les uns en vers les autres. Compatissants vous pardonnant réciproquement comme Dieu vous a pardonnés en Christ ” (Eph. 4 : 32).
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Matthieu 18:21-35.
Mardi - Genèse 33:1-11.
Mercredi - Genèse 45:4-11.
    Jeudi - 1 Samuel 24:7-19.
Vendredi - 2 Samuel 19:15-23.
Samedi - Actes 7:54-60.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER
(Matthieu 18:21 à 35)

Quand Christ eut instruit les apôtres au sujet de leur attitude envers les frères qui pourraient les offenser, Pierre prit la parole et demanda : “Seigneur combien de fois pardonnerai-je à mon frère lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ?”.

Une telle question révélait une sérieuse incompréhension en ce qui concerne le pardon, Pierre s’exprimait comme s’il y avait une limite à notre clémence envers autrui; le Seigneur Jésus, lui enseignait que le pardon devait être sans limites “Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois”. De toute évidence, Pierre pensait que le pardon était un acte automatique qui se mesurait d’après le nombre des offenses commises envers lui; mais le Seigneur Jésus explique clairement que c’était une attitude dictée par le cœur et qui ne pouvait provenir d’un froid calcul. Pierre aurait pu tout aussi bien demander ”Combien de fois serai-je aimable envers ma femme?” ou “Combien de fois devrai-je me montrer charitable pour les malheureux ?” ou “Devrai-je souvent admirer les beautés de la création ?”, Pour plus de clarté, le Seigneur Jésus raconte la Parabole du méchant serviteur.

I. – INTERPRÉTATION DE LA PARABOLE

La Parabole. - Un certain Roi voulant faire rendre compte à ses serviteurs, fit venir en sa présence l’un d’entre eux. Probablement le gouverneur d’une Province qui devait dix mille talents (plusieurs milliards de francs actuels). Le serviteur ayant fait banqueroute, insolvable, avoua qu’il lui était impossible de payer. Là dessus, selon les usages du temps, lui et sa famille furent condamnés à être vendus comme esclaves jusqu’à ce que la dette fût acquittée. Le malheureux se jeta aux pieds du maître et implora sa clémence. Ému de compassion, le maître le laissa aller et lui remit sa dette Mais hélas, le gracié oublia vite cette faveur ou n’apprécia pas la générosité de son maître. En effet, rencontrant un autre serviteur qui lui devait environ cent deniers (quelques centaines de francs), Il se précipita vers lui, le saisit à la gorge et l’étranglait disant “Paie ce que tu me dois”. N’écoutant pas son débiteur qui le suppliait de pardonner et de patienter un peu, le cruel serviteur le fit jeter en prison. Les compagnons du malheureux, indignés de la scène à laquelle ils venaient d’assister allèrent raconter au Roi ce qui s’était passé. Ce dernier fut si courroucé d’une telle ingratitude et d’une telle cruauté, qu’il revint sur son pardon et ordonna de jeter en prison le serviteur impitoyable jusqu’à ce que le dernier centime de sa dette soit payé.

Interprétation. - Le Roi symbolise Dieu le Père qui règne sur tous les hommes. Celui qui devait plusieurs milliards de francs est le type de tout pécheur qui moralement, a contracté une si grande dette de péchés qu’il lui est impossible de remonter le courant. La remise de la dette par le Roi figure le pardon que dans sa miséricorde Dieu accorde au pécheur. L’impitoyable traitement que fait subir le méchant serviteur à celui qui lui devait seulement la misérable somme de quelques centaines de francs, représente l’inqualifiable attitude d’un chrétien qui ose refuser son pardon à un frère alors que, lui-même a bénéficié de la part de Dieu de la remise d’une dette énorme. La condamnation de ce méchant serviteur figure le sort que réserve Dieu à ceux qui sont ainsi sans pitié.

II. – APPLICATION DE LA PARABOLE


Cette parabole met en relief le devoir de pardonner, basé sur les points suivants :

1) L’exemple de Dieu : Considérons l’importance de notre dette envers Dieu.
Un écrivain déclare: “Pensons que nous avons accumulé une dette de quinze, trente, soixante années de péchés. Songeons ensuite à la bonté de Dieu qui nous pardonne gratuitement pour l’amour de Christ”. Un vieux guerrier sur le point de mourir déclarait à un missionnaire : “Ce matin, mon esprit était fort troublé mais je me trouve heureux maintenant. J’ai eu une vision : je me trouvais devant une immense montagne fort escarpée que je m’efforçais d’escalader et de franchir, mais quand je fus arrivé à une grande hauteur je perdis l’équilibre et je roulais jusqu’au bas. Épuisé et découragé je m’éloignais un peu, m’assis pour pleurer. Alors que je pleurais, je vis une goutte de sang tomber sur la montagne et en un instant la montagne fondit et disparut. La montagne que je vis d’abord c’était mes péchés La goutte de sang qui la fit disparaître c’était le pardon de mon Sauveur”.

   

2) notre propre besoin de pardon : Depuis que Dieu nous a remis une si grande dette, honte à nous si nous osons tenir rigueur à quelqu’un pour une offense qu’elle soit réelle ou imaginaire ! Qu’importe si l’offense est vraiment haineuse car les péchés que notre frère peut commettre contre nous n’atteindront jamais la somme de nos péchés contre Dieu. Cela est si vrai que le Seigneur déclare ouvertement que si nous ne pardonnons pas à notre frère, Dieu ne pourra nous pardonner (Matt. 6 : 14, 15). Un Seigneur du moyen âge avait fait le serment de tirer vengeance d’un ennemi. Après avoir vainement tenté de l’en dissuader, le chapelain demanda au Duc de prier avec lui. Ils commencèrent la prière du Seigneur, le noble répétant chaque phrase après le serviteur de Dieu. Le Duc demeura silencieux quand vint la requête “pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons a ceux qui nous ont offensés”. Le Chapelain dit : “Dieu ne peut vous pardonner que lorsque vous aurez pardonné à votre ennemi. Par conséquent vous devez renoncer à cette prière ou renoncer à votre vengeance.... Car demander à Dieu de vous pardonner comme vous pardonnez aux autres, revient à demander à Dieu de “tirer vengeance de tous vos péchés”. Le Duc comprit l’argument, abandonna sa haine et termina la prière. Celui qui refuse de pardonner à son frère et qui dit quand même cette prière demande en réalité à Dieu de ne pas le pardonner. Et rappelons-nous que lorsque Dieu pardonne, il oublie. Aussi nous nous flétrissons du sceau de l’hypocrisie quand nous déclarons “Je puis pardonner mais je ne puis oublier”. Quelqu’un pourrait tout aussi bien dire “Je balaierai votre maison mais j’y laisserai la poussière en tas !“

3) Le devoir d’amour : Le pardon est dicté par l’amour qui nous interdit tout esprit de revanche et qui nous engage à rendre le bien pour le mal, à traiter l’offenseur avec courtoisie et bonté. Celui qui est touché par l’amour de Dieu, qui se souvient du pardon de Dieu et l’apprécie, ne peut garder rancune à celui qui l’a injurié ; il doit au contraire être pris de pitié pour lui. L’offenseur est le plus malheureux et par conséquent a besoin de compassion. La présence d’un esprit d’animosité est une preuve certaine d’un manque d’amour. On raconte qu’après avoir traversé une rivière à gué, un voyageur qui parcourait la Birmanie eut le corps couvert d’une multitude de sangsues qui absorbaient son sang. Son premier mouvement fut d’essayer de les arracher de sa peau mais son serviteur l’averti qu’un tel geste mettrait sa chair à vif. Il était préférable qu’elles tombent d’elles mêmes ; elles seraient alors inoffensives. L’indigène prépara un bain dans lequel il plaça certaines herbes. Dès que le voyageur fut dans ce bain les sangsues tombèrent. Toute offense qui demeure sans pardon est comme une sangsue qui sucerait la vie de l’âme. Le seul effort humain ne pourra jamais arracher le mal. Mais quand l’âme est inondée de la chaleur de l’amour divin, à travers la prière et la repentance alors les sangsues de l’âme tombent facilement.

4) La crainte d’un châtiment : Etes-vous un de ces chrétiens comptables qui dressent une liste de toutes les injures reçues ? Si oui votre attitude est comparable à celle du méchant serviteur. “Paie ce que tu me dois !“. Cependant, si vous cherchez le pardon divin, prenez votre livre de comptes et tirez un trait rouge sur chaque dette. Car; après avoir décrit le sort terrible du serviteur impitoyable Jésus déclare : “C’est ainsi que mon père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur”.

QUESTIONS

1. - Quelle question amena la parabole du méchant serviteur ?

2. - Quelle fausse idée du pardon peut-on discerner dans la question de Pierre ?

3. - Dans la parabole, que symbolise le Roi?

4. - Que symbolise l’homme qui avait la grande dette ?