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Christ fait des miracles
(Texte du cours :Matthieu 8)

EPOQUE : 28 ans après J. C.
LIEU : Capernaüm.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Christ est notre grand médecin.

    TEXTE D’OR : “Qu’il te soit fait selon ta Foi “
(Matthieu 8 : 13).
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Matthieu 8:1-15.
Mardi – Jean 2:1-11 ; 20:30-31.
Mercredi – Marc 2:1-12.
    Jeudi – Marc 4:33-41.
Vendredi – Marc 6:35-44.
Samedi – Jean 9.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER
(Matthieu 8:1-15)

Quand Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l’aborda, le priant et disant : “Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup”. Le centenier avait entendu parler de la grâce et de la puissance de Jésus et la foi était apparue dans son cœur. Deux points ressortent de la description de cet officier : il était croyant et il était plein de foi.

I – UN CROYANT

Ce centenier (officier ayant cent hommes sous ses ordres) était sur beaucoup de points un homme remarquable. C’était :

un soldat au cœur tendre – Son affection pour son serviteur est vraiment touchante si l’on considère qu’à cette époque un esclave n’était pas autre chose qu’une machine sans aucun droit.

un conquérant qui s’était attiré l’affection des conquis – D’une manière générale les officiers romains regardaient les juifs avec mépris. Mais de celui-ci, les Anciens des juifs disaient : “Il aime notre nation et c’est lui qui a bâti notre synagogue.“ (Luc 7:5).

un converti plus spirituel que ceux qui l’ont converti. (5. 10) - Il était romain de race, mais son âme se tournait vers Jérusalem. Comme beaucoup, il s’était lassé du néant de la superstition païenne et avait satisfait ses aspirations dans la pure religion de Jéhovah. A cette époque, plusieurs grandes synagogues avaient un certain nombre de Gentils convertis, mentionnés dans le Nouveau Testament sous le nom de prosélytes (Actes 13:43 ; 16:14 ; 17:4, 17 ; 18:7). C’est parmi ces païens ralliés au Judaïsme que Paul obtint ses premières conversions. Il était païen de naissance, juif par sa conversion, chrétien par la foi. Dans les Écritures, c’est le premier païen qui connut Christ. Cela nous apprend que la véritable foi religieuse peut prendre le pas sur les influences de la naissance, de l’éducation, de la profession et des circonstances.

II – UN HOMME PLEIN DE FOI

L’humilité de sa foi – Jésus lui dit : “J’irai et je le guérirai”. Le centenier répondit : “Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit” Une telle humilité de la part d’un homme investi d’une pleine autorité est vraiment édifiante. Ceux qui ont le moindre pouvoir en usent souvent d’une façon si impitoyable et à tout propos ! Mais les hommes d’élite qui comme le centenier ont une âme vraiment élevée sont généralement humbles. Ils usent de leur pouvoir comme on se sert d’une montre car “user” n’est pas “étaler”. Nous pouvons faire ressortir le contraste entre ce capitaine romain et Naaman le général syrien qui pensait être bien trop élevé pour entrer sous le toit du prophète.(Voir 2 Rois 5:1-12). Comme il est salutaire de se croire sans mérites ! C’est un sentiment qui nous rapproche de notre semblable; celui qui se croit bien supérieur à tout le monde pense qu’un autre n’est rien. L’humilité permet à l’homme de recevoir la bénédiction de Dieu et lui permet d’être satisfait avec la simple Parole de Dieu. C’est ce qu’illustre l’attitude du centenier. Nous ne devons pas craindre d’être supplantés par d’autres sous le prétexte que nous nous sentons sans mérites devant Dieu, car nous pouvons remarquer que si le centenier disait : “Je ne suis pas digne..” En revanche ceux qui le connaissaient affirmaient “qu’il méritait.“ la faveur de Jésus (Luc 7 : 4).

La simplicité de la foi – “Mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri. Car moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres si je dis a l’un : “Va !“ et il va ; à l’autre “Viens” et il vient ; et à mon serviteur “fais cela !” et il le fait”. Quel bon sens dans cet

   

argument de soldat ! En parlant ainsi c’est comme s’il avait dit “J’ai de l’autorité. Sans bouger de ma place je donne un ordre à mes subordonnés et mes désirs sont accomplis. Je n’ai pas besoin de me déplacer un simple mot et ma volonté est faite. Toi aussi, Maître, tu commandes, tu as autorité sur les forces invisibles. Tu n’as pas besoin d’aller dans ma maison. Tout en restant où tu es, il te suffit de donner un ordre à tes serviteurs invisibles et mon serviteur sera guéri.“

L’éloge de sa foi – Après l’avoir entendu, Jésus fut dans l’étonnement et il dit à ceux qui le suivaient : “je vous le dis en vérité, même en Israël, je n’ai pas trouvé une aussi grande foi”. Les Écritures ne nous relatent que deux faits qui étonnèrent Jésus. Lui, à qui sont dévoilés tous les secrets de la nature et de la vie s’étonne devant la foi de l’homme puis devant son incrédulité. Il attendait un élan de foi de la part des Israélites qui pendant des siècles avaient été conduits par Dieu et qui connaissaient les Écritures. Mais “il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu” (Jean 1:11) et “il s’étonnait de leur incrédulité“ (Marc 6:6). Il ne trouva pas de foi, sauf en un lieu où il ne s’attendait pas à en trouver. Quelle situation tragique ! La nation qui avait si longtemps attendu le royaume de Dieu et prié pour son avènement allait laisser passer le salut, tandis que les Gentils considérés comme des “rejetés“ acceptaient le “Royaume“. La foi de l’officier romain fit défiler en l’esprit prophétique de Jésus la vision des multitudes de Gentils qui allaient comme ce centenier, croire et être sauvés. Les Juifs qui se vantaient de descendre d’Abraham, d’Isaac et de Jacob pensaient déjà se trouver dans le “Royaume”. Mais, ils estimaient que les Gentils demeuraient en dehors. Or, Jésus dit : “Les fils du Royaume (la nation juive) seront jetés dans les ténèbres du dehors (privés des bénédictions de l’Évangile). Comparer avec Matthieu 22:1-14. Pourquoi ? Parce qu’il leur manquait ce que possédait ce centenier romain et les autres Gentils, à savoir LA FOI.

La rétribution de sa foi – Et Jésus dit au centenier “Va, qu’il te soit fait selon ta foi”. Et à l’heure même le serviteur fut guéri. “Je n’ai jamais trouvé une si grande foi”, dit Jésus. La Foi a saisi la Victoire.

III – AUTRES GUÉRISONS ACCOMPLISSEMENT D’UNE PROPHÉTIE

Ce chapitre de Matthieu est rempli de récits de guérisons : celle d’un lépreux dans les quatre premiers versets puis celle de la belle-mère de Pierre (14.15) et enfin c’est une multitude de malades que Jésus guérit ce soir là (16). La raison de la grande puissance de Christ et du ministère de guérison de notre Sauveur est donnée au verset 17 : c’est le résultat de l’accomplissement de la grande prophétie d’Esaïe (53:4). Matthieu dans ce passage, donne aux paroles d’Esaïe la signification suivante : Christ par sa grande expiation sur la croix, nous garantit la guérison du corps aussi bien que le pardon des péchés. Et Pierre est de son avis quand Il déclare : “...par ses meurtrissures duquel vous avez été guéris” (1 Pierre 2:24).

QUESTIONS

1 - Le centenier était un homme remarquable sur trois points principaux ; lesquels ?

2 - Quels détails montrent que cet homme n’avait pas eu le cœur durci par sa position et son autorité ?

3 - Etait-il vraiment utile que Jésus se rende chez lui ?

4 - Quel argument présenta le centenier pour expliquer qu’il n’était pas nécessaire que Jésus aille dans sa maison ?

5 - En quelles circonstances nous est-il rapporté que Jésus fut émerveillé ?