JÉSUS
TRAHI PAR JUDAS
Après avoir quitté la Chambre haute, Jésus et ses
disciples se rendirent à Gethsémané ; là,
le Seigneur pria. Dès que Jésus eut fini, de prier, la
police du Temple fit irruption dans le jardin; elle était accompagnée
par les prêtres et conduite par Judas. Judas fit sans doute semblant
de ne pas faire partie de cette foule et, surgissant des derniers rangs
il savança comme sil voulait réellement embrasser
Jésus, mais avec une grande dignité et une patience pleine
de pitié, le Maître lui déclara : « Judas,
cest par un baiser que tu livres le Fils de lHomme » (Luc
22 : 48).
« Seigneur, frapperons-nous de lépée ? », cria
Pierre, et il répondit par le geste à sa propre question. Il frappa
de façon désordonnée, manqua la tête du serviteur
du souverain sacrificateur et lui emporta loreille gauche. Quand lÉglise
prend lépée, elle montre bientôt quelle ne sait
pas sen servir et dans la plupart des cas ne frappe pas le vrai coupable.
Dans les sombres jours du Moyen Age, un grand nombre de chrétiens, de
véritables hommes de Dieu, furent mis à mort sous le faux prétexte
quils étaient hérétiques. Mais Jésus, le plus
calme du groupe, guérit loreille blessée et par ce geste
dapaisement préserva les disciples des plus graves ennuis.
Sadressant alors aux chefs de ceux qui larrêtaient,
Jésus leur dit : « Cest ici votre heure et la puissance
des ténèbres ». (Luc 22 : 53). Leurs actions en effet, étaient
inspirées par les puissances den bas. Mais cela ne peut
constituer une défaite pour le plan de Dieu, car le triomphe des
puissances des ténèbres nest jamais permis que pour
un temps. Le pouvoir du Diable est limité ; et ne peut porter
atteinte à notre véritable vie et sa fureur cessera bientôt.
JÉSUS
CONDAMNE PAR LE SANHÉDRIN
II
fut traduit devant un tribunal juif hâtivement
convoqué là, il fut accusé denseigner
une fausse doctrine (Jean 18 : 19-24) et davoir
menacé de détruire le Temple (Marc 14 :
58)
Aucune de ces accusations ne put être
prouvée. Finalement, le Souverain Sacrificateur
le mit en demeure de dire sil était vraiment
le Fils de Dieu. Sur sa réponse affirmative, il
le condamna à mort comme blasphémateur.
Le pouvoir dinfliger une peine de mort avait été retiré aux
chefs des Juifs. Cest pourquoi Jésus dut être conduit
devant le gouverneur romain. Peut être avaient ils secrètement
conçu le projet de le faire assassiner mais ? À la réflexion,
ils préférèrent obtenir contre Jésus et son « mouvement » une
condamnation officielle.
Sachant que Pilate ne tiendrait aucun compte des accusations dordre
religieux, ils, changèrent adroitement la première accusation
en une autre dordre politique. Ils prétendirent quil
sétait rebellé contre César en se proclamant
roi et en soulevant le peuple contre Rome. Et, ceci était une
faute grave et punissable de mort.
PIERRE
RENIE JÉSUS
Quand
Christ fut arrêté à Gethsémané,
Pierre senfuit avec les autres ; mais son affection
le fit lentement revenir en arrière pour voir
ce qui allait arriver à son Maître bienaimé.
Il suivit la foule à distance prudente et
rejoint par Jean, arriva au palais du Souverain Sacrificateur
où Jésus devait être jugé.
(Voir Marc 14 : 66, 72 et Jean 18 : 15, 16).
« Pierre le suivit de loin. » Cétait mieux que de ne
pas le suivre du tout et ceci montre son affection pour Christ. Cependant ce
qui arriva par la suite, prouve quau point de vue spirituel, Pierre nétait
plus aussi près du Seigneur quil lavait été.
Si Pierre navait pas reculé et sil sétait placé au
côté de son maître, sa vue et le rayonnement de sa présence
lui auraient donné la force daffirmer la vérité.
Une
attitude ferme préserve de lattaque.
Si Pierre avait résolument pris le parti de
Christ devant ses agresseurs, ceux-ci lauraient
sûrement laissé tranquille (cest
ainsi que les taquins nous tourmentent bien davantage
sils voient que nous sommes faibles ou perdons
notre calme). La façon la plus simple et la
plus facile de suivre Christ est de le suivre de
près et sans hésitation.
JÉSUS
INTERROGE PAR PILATE
La première question de Pilate fut : « Es-tu le Roi des
Juifs ? » Il y avait un ton méprisant dans sa question et
ce ton signifiait « Tu nas vraiment pas lair suffisamment
dangereux pour menacer la Puissance de Rome. » Jésus reconnut
quil était Roi, mais expliqua que son royaume était
spirituel et quil ne sagissait pas dun royaume de ce
monde établi par la force des armes (Marc 15 : 1-5; Jean 18 :
28-38).
Le silence de Jésus devant ses accusateurs et son courage devant
Pilate impressionna le gouverneur romain. Il fut assez sage pour discerner
que Jésus était innocent et assez subtil pour sentir que « cétait
par envie que les Sacrificateurs lavaient livré ».
(Marc 15 : 10). Et quils étaient secrètement jaloux
de la puissance de Jésus et de sa popularité qui avaient ébranlé leur
position.
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PILATE
TENTE DE LIBÉRER JÉSUS
Pilate désirait libérer Jésus, mais il ne voulait
pas mécontenter les chefs religieux juifs. Il craignait de voir
sa situation politique ébranlée par une plainte des Juifs
adressée à César.
Comme beaucoup de faibles, il sefforçait de tourner la question
par un faux-fuyant. II leur rappela quil était dusage
de relâcher un prisonnier à lépoque des fêtes
de la Pâque. Loin de lui lidée darrêter
son choix sur Barabbas, coupable dun meurtre commis au cours dune
sédition contre Rome. Sûrement pensait Pilate le peuple
choisira le doux Nazaréen plutôt que ce bandit dépravé et
les prêtres et les anciens du Temple se couvriront de ridicule.
Mais, par dadroites manuvres les chefs des sacrificateurs
persuadèrent la foule de réclamer la grâce de Barabbas
en le leur présentant, sans doute comme un héros national.
(Il sétait trouvé engagé dans une action anti-romaine).
Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus quon
appelle Christ ? » (Matthieu 27: 22). Cest une question à laquelle
chacun doit répondre et elle est de beaucoup plus terrible pour
les gens de notre époque car ils ont à la lumière
des siècles une complète connaissance de ce quétait
Jésus et de ce quil est. Tant quil est populaire et
tant que le fait de le suivre nentraîne aucune persécution,
nous le suivons joyeusement. Mais quand la foule frénétique
des passions, des préjudices et des péchés élève
sa clameur meurtrière et demande de labandonner, alors chacun
dentre nous à de nouveau à répondre à la
question : « Que faire de Jésus ? » et avant de répondre à la
question, les gens feront bien de sarrêter et de se dire
: « Si je rejette Jésus, que fera-t-il de moi ? »
PILATE CEDE AU PEUPLE.
En refusant de punir un Juif rebelle, Pilate craignait de recevoir un
blâme pour avoir favorisé une excitation dangereuse parmi
le peuple à lépoque de la Pâque. Pour cette
raison, il céda à la foule, Cependant, il était
troublé dans sa conscience. Pour dégager sa responsabilité il
fit le geste dramatique de « se laver les mains », signe
bien connu des Juifs (Deutéronome 21 : 6 ; Psaume 26 : 6) « Je
suis innocent du sang de ce juste » dit-il, à la foule.
Et le peuple répondit « Que son sang retombe sur nous et
sur nos enfants » (Matthieu 27 : 25). De nombreux faits dans lhistoire
des Juifs montre Ia réponse qui a été faite à ce
cri. Cependant un jour cette phrase « que son sang soit sur nous » aura
une signification différente pour toute la nation dIsraël.
(Zacharie 12 : 1, 2)
Nous avons en Pilate limage dun homme qui a le désir
dagir loyalement mais se trouve détourné du droit
chemin par le monde et par sa faiblesse de caractère. Il désiré libérer
Jésus mais, devant limpossibilité des chefs religieux
il cherche un faux-fuyant, sefforce dagir de ruse et de trouver
un compromis, puis il cède à la foule. Il peut être
sage de chercher un compromis pour des questions de peu dimportance,
mais il est dangereux dagir ainsi quand il sagit de principes.
Pilate réussit-il à dégager sa responsabilité en
se lavant les mains ?
Ceux qui, volontairement se sont montrés injustes envers les autres
peuvent agir ainsi; mais, ceux qui de leur plein gré pèchent
contre la vérité, mettent sur leur âme une tache
qui ne peut être enlevée que par le pardon ou le jugement.
JÉSUS EST BATTU DE VERGES ET LOBJET DE MOQUERIES.
Dès que Pilate eut prononcé sa sentence, les soldats soumirent
Jésus à cette terrible flagellation qui, très souvent
entraînait la mort pour la victime. La pensée de ces zébrures
sanglantes doit nous amener à méditer ce verset : « par
les meurtrissures duquel vous avez été guéris » (1
Pierre 2 : 24).
Lisez le récit des moqueries et des brutalités des soldats
romains (Marc 14: 65), et rappelez-vous que le Saint supportait le salaire
de nos péchés le ridicule pour leur folie, le mépris
pour leur prétention, la honte pour leur audace. Car « Christ
aussi a souffert une fois pour les péchés, lui le juste,
pour les injustes afin de nous amener à Dieu » (1 Pierre
3 : 18).
QUESTIONS
1 Pendant
combien de temps Judas prétendit-il être un disciple de
Christ ?
2 Comment Pierre essaya-t-il daider son Maître ?
3 Quelles accusations soutint-on contre Jésus ?
4 Sur quelle accusation fut-il condamné à mort ?
5 Pourquoi devant Pilate modifièrent-ils leur système
daccusation ?
6 Quelle était lopinion de Pilate en ce qui concerne
linnocence de Jésus ?
7 Pourquoi nagit-il pas selon ses convictions ?
8 Devant quel terrible dilemme fut placé Pilate ce jour
là ?
9 Pilate réussit-il réellement à dégager
sa responsabilité en se lavant les mains ?
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