Après
sa prière à Gethsémané,
Christ fut arrêté et traduit devant le
Sanhédrin. La, il fut condamné à la
peine de mort après avoir été accusé de
blasphème et cest après avoir déclaré quil était
bien le Fils de Dieu, que la charge de blasphémateur
fut retenue contre lui. Nayant plus le pouvoir
dinfliger une telle peine et sachant que les
Romains ne tiendraient aucun compte dune accusation
basée sur une question religieuse, les chefs
juifs sempressèrent de dresser contre
Jésus un réquisitoire dordre politique
(Rébellion contre le gouvernement Romain) (Luc
23 : 2). Pilate était convaincu de la fausseté de
cette accusation; il déclara : « Je ne
trouve aucune faute en lui ». Mais menacé par
les sacrificateurs, lhésitant Pilate prononça à regret
la sentence de mort. Dans toute cette tragédie,
Juifs et Romains accomplirent inconsciemment le plan
divin. (Actes 11: 23; 4 : 27-28).
I LE POIDS DE LA CROIX
(Marc 15 : 21.23).
Sous la Croix : Comme devaient le faire tous les condamnés, Jésus
fut tout dabord mis en demeure de porter sa propre croix; mais,
affaibli par la flagellation, il tomba à bout de forces sur le
sol. Un passant qui revenait des champs fut requis pour se charger de
la Croix de Christ. Le Seigneur arriva enfin au sommet de la colline
appelée Golgotha, ce qui signifie le lieu du Crâne, nom
donné sans doute à cause de sa forme arrondie. Le lieu
du supplice était en dehors de la ville ; cest pourquoi
il est écrit que Christ « a souffert hors de la porte » (Hébreux
13 : 12); il fut ainsi rejeté de son peuple.
A la croix : Le verset 23 relate la coutume de donner un stupéfiant à ceux
qui étaient condamnés au supplice de la croix (les juifs
appliquaient ainsi lenseignement de Proverbes 31 : 6-7,). Cette
coutume était pratiquée comme un devoir religieux par les
femmes charitables de Jérusalem. Cest pour reconnaître
leur charité que Jésus goûta du breuvage, mais il
ne voulut pas en boire. Il voulait mourir pour les péchés
du monde dans la plénitude de ses facultés Il refusa dabsorber
le narcotique, pour boire jusquà la lie la coupe des souffrances
expiatoires.
II LES SOUFFRANCES DE LA CROIX
(Marc 15 : 24, 25)
La douleur physique. « Ils le crucifièrent ». La crucifixion était
un affreux supplice réservé aux esclaves et aux révolutionnaires
dont la mort devait porter une marque dinfamie.
Cétait une mort épouvantable : la victime agonisait
pendant trois longs jours et mourait pour ainsi dire à petit feux.
Lhumiliation : « et se partagèrent ses vêtements
en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait » (relire Psaumes
22 : 19). Les vêtements dun condamné étaient
toujours donnés à ses bourreaux. Le vêtement de notre
Seigneur étant dune seule pièce, ils le tirèrent
au sort. On raconte quun certain homme de Dieu, désirant
toucher le coeur dun joueur enragé plaça devant lui
limage de Christ crucifié. II senquit alors auprès
du joueur ce qui dans limage, avait retenu son attention. Il reçut
cette réponse inattendue : « Jai essayé de
voir si les dés qui servaient aux soldats à tirer son vêtement
au sort étaient comme les nôtres.» La nature humaine,
comme lhistoire de lhumanité se répète
elle-même. Lesprit de ses bourreaux insensibles se rencontre
encore de nos jours.
III LA HONTE DE LA CROIX
(Marc 15 : 26)
Dans ces versets, nous pouvons remarquer que tout ce qui fut fait pour
déshonorer Christ, la au contraire élevé.
Linscription: selon la coutume, laccusation fut clouée
sur la croix. « Celui-ci est Jésus, le Roi des Juifs » (Matthieu
27: 37). Cétait le motif de la condamnation accrochée
sur lordre de Pilate. Les chefs juifs exaltés se précipitèrent
vers Pilate et sempressèrent de lui dire « Nécris
pas : Roi des Juifs, mais écris quil a dit : « je
suis le Roi des Juifs » (Jean 19 : 21). Ils semblaient lui faire
cette remarque « Au lieu dune accusation, tu as fixé une
proclamation ». Pilate, cette fois intraitable, répondit: « Ce
que jai écrit je lai écrit ». Même
dans sa mort, le Christ fut proclamé Roi ! Sa mort fut une élévation
! (Jean 12 : 32, 33).
Les brigands « Ils crucifièrent avec lui deux brigands,
lun à sa droite, lautre à sa gauche ».
Ils le placèrent entre deux voleurs comme pour augmenter sa honte
et sa dégradation. Ils ignoraient cependant quils lavaient
placé, lui, lami des pécheurs, là où il
avait toujours aimé se trouver. II avait vécu parmi eux.
II était content de mourir parmi eux et pour eux. Dans ces trois
croix, nous avons une image du sacrifice expiatoire et de son résultat.
Linnocent meurt pour les péchés ; le pécheur
repenti meurt lavé de ses péchés ; le pécheur
endurci meurt dans ses péchés (Luc 23 : 40-43).
Les sarcasmes
1) Le passant établi le contraste entre lautorité quil
affirmait peu de temps auparavant et son impuissance présente. « Toi
qui détruis le Temple et qui le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi même » (Marc: 15, 29). « Si tu es le
Fils de Dieu, descends de la Croix » (Matthieu 27: 40). Bien peu
de spectateurs comprenaient quils étaient en train de contempler « La
faiblesse de Dieu » qui est plus forte que les hommes (1 Corinthiens
1: 25 ; 2 Corinthiens 13 : 4).
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2)
Les principaux sacrificateurs disaient : « Il
a sauvé les autres et ne peut se sauver lui-même ».
Conducteurs aveugles ! Mettez : « ne veut » à la
place de « ne peut » et vous serez dans
la vérité. Le Messie naurait pu
sauver les autres sil sétait sauvé lui-même.
Avez-vous donc oublié les paroles du prophète
? « Il fut blessé pour nos péchés,
brisé pour nos iniquités et cest
par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Ils
disaient en ricanant. « II sest confié en
Dieu que Dieu le délivre maintenant sil
laime ». Des centaines dannées
auparavant, Esaïe disait « Nous lavons
dédaigné
nous lavons considéré comme
frappé deDieu et humilié » (Esaïe
.53-4).
IV LES TÉNÈBRES DE LA CROIX
(Marc 15 : 33-36)
Ténèbres au sens propre. « Il y eut des ténèbres
sur toute la terre. » Ces ténèbres étaient
un miracle; cétait le témoignage divin qui prouvait
que cette mort nétait pas celle dun homme comme les
autres.
Cétait un voile qui dissimulait les dernières souffrances
de Christ aux yeux du profane. Cétait un signe indiquant
que la lumière du monde avait été temporairement éclipsée
par la méchanceté des hommes. Ténèbres au
sens spirituel : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi mas-tu abandonné ? » Que
signifient ces paroles!
1) Il est important de se rappeler que le Seigneur cite les Écritures
dans toutes ses souffrances, il fut toujours conscient quil suivait
un programme divin.
(Voir Jean 19 : 28. Matthieu 26 : 54; Luc 24 : 46). La citation est prise
dans Psaumes 22, passage qui décrit prophétiquement la
scène, de lexécution du Messie. Les Juifs éclairés,
ont dû immédiatement penser à ce psaume en entendant
les paroles de Christ. Ils ont pu aussi identifier le martyr de la Croix
avec celui du psaume. Ceci explique- t-il Luc 23 : 48 ? 2) Comme lagonie
de Gethsémané, ces paroles ne peuvent être dissociées
du caractère expiatoire des souffrances de Christ. Les martyrs
meurent généralement avec la certitude que Dieu est avec
eux ; or, celui qui a inspiré ces martyrs meurt apparemment abandonné de
Dieu. De ce fait nous pouvons donner lexplication suivante : ce
nest pas comme martyr que Jésus agonisait, mais comme un
vivant sacrifice et comme tel, il ne portait pas seulement le péché,
il était devenu péché.
(2 Corinthiens 5 : 21). Sétant ainsi identifié avec
le Péché, Dieu le traite en pécheur et pendant un
instant se détourna de Lui. Christ porta notre hideux manteau
de péché pendant un moment, afin que nous puissions revêtir
pour toujours le manteau de justice.
La plupart des gens aujourdhui ne comprennent pas le sens de ce
cri et Iinterprètent comme une simple expression de détresse
humaine ; ainsi fit la foule à lépoque de Jésus.
V LA MORT SUR LA CROIX
«
Et Jésus ayant poussé un cri expira » Remarquons
deux choses :
1) Les condamnés par crucifixion agonisaient très longtemps,
quelque foi pendant trois jours; mais à la grande surprise de
Pilate, Christ mourut en quelques heures. Voir Marc 15 : 44.
2) Quand son corps fut percé, il en sorti du sang et de leau
et ceci nous a-t-on dit est le signe dun coeur brisé. On
peut conclure de ces constatations que les souffrances qui ont tué Christ
sont plutôt dordre mental et spirituel. Ayant accepté ce
vivant sacrifice pour le Péché, le fardeau de la culpabilité de
lhomme avait brisé son cur.
VI LA SIGNIFICATION DE LA CROIX.
«
Jésus mourut », cest le fait historique « pour
nos péchés », cest la signification du fait.
Dans quel sens Jésus mourut-il pour nos péchés ?
Il y avait une certaine communion entre lhomme et son créateur.
Une chose arriva qui détruisit ces relations paternelles. Non
seulement lhomme sest éloigné de Dieu et sest
différencié de lui au point de vue caractère mais
un obstacle comparable à un énorme rocher a subitement
surgi entre le Créateur et la créature. Cet obstacle quaucun
effort de lhomme ne peut remuer, cest le péché fardeau
qui éloigne le pécheur de Dieu.
Lhomme ne peut enlever cet obstacle la délivrance ne peut
venir que de Dieu seul, Dieu peut prendre cette initiative et sauver
lhomme sil est capable dêtre sauvé. Les Écritures
nous relatent ce que Dieu a fait. Il a envoyé Son Fils sur la
terre afin quil enlève lobstacle et que la réconciliation
de Dieu et de lhomme soit rendue possible. En mourant pour nos
péchés, Jésus enleva la barrière. Il porta
le rocher que nous avions apporté il accompli pour nous ce que
notre faiblesse ne pouvait faire, et il fit cela parce que cétait
là la volonté du Père.
QUESTIONS
1 Sur quelle accusation Jésus fut-il condamné devant
le sanhédrin ?
2 Pourquoi devant Pilate, les sacrificateurs modifièrent-ils leurs
accusations ?
3 Pourquoi Simon fut-il requis pour porter la croix de Jésus
?
4 Pourquoi Jésus refusa-t-il de boire le breuvage stupéfiant
?
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