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Christ meurt sur la Croix
(Texte du cours : Marc 15 : 16-41)

EPOQUE : 30 ans après J. C.
LIEU : Golgotha Jérusalem.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Christ fut l’agneau de Dieu qui mourut sur la Croix pour sauver ceux qui l’accepteront comme Sauveur personnel.

    TEXTE D’OR : « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » Jean 1: 18-20
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Marc 15 : 22-37.
Mardi – Esaïe 53 : 1-12.
Mercredi – Romains 5 : 1,11.
    Jeudi – 2 Corinthiens 5 : 14-21.
Vendredi – Hébreux 9 : 12-28.
Samedi – 1 Pierre 1 : 18-20.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Marc 15 : 22-37 )

Après sa prière à Gethsémané, Christ fut arrêté et traduit devant le Sanhédrin. La, il fut condamné à la peine de mort après avoir été accusé de blasphème et c’est après avoir déclaré qu’il était bien le Fils de Dieu, que la charge de blasphémateur fut retenue contre lui. N’ayant plus le pouvoir d’infliger une telle peine et sachant que les Romains ne tiendraient aucun compte d’une accusation basée sur une question religieuse, les chefs juifs s’empressèrent de dresser contre Jésus un réquisitoire d’ordre politique (Rébellion contre le gouvernement Romain) (Luc 23 : 2). Pilate était convaincu de la fausseté de cette accusation; il déclara : « Je ne trouve aucune faute en lui ». Mais menacé par les sacrificateurs, l’hésitant Pilate prononça à regret la sentence de mort. Dans toute cette tragédie, Juifs et Romains accomplirent inconsciemment le plan divin. (Actes 11: 23; 4 : 27-28).

I – LE POIDS DE LA CROIX
(Marc 15 : 21.23).

Sous la Croix : Comme devaient le faire tous les condamnés, Jésus fut tout d’abord mis en demeure de porter sa propre croix; mais, affaibli par la flagellation, il tomba à bout de forces sur le sol. Un passant qui revenait des champs fut requis pour se charger de la Croix de Christ. Le Seigneur arriva enfin au sommet de la colline appelée Golgotha, ce qui signifie le lieu du Crâne, nom donné sans doute à cause de sa forme arrondie. Le lieu du supplice était en dehors de la ville ; c’est pourquoi il est écrit que Christ « a souffert hors de la porte » (Hébreux 13 : 12); il fut ainsi rejeté de son peuple.

A la croix : Le verset 23 relate la coutume de donner un stupéfiant à ceux qui étaient condamnés au supplice de la croix (les juifs appliquaient ainsi l’enseignement de Proverbes 31 : 6-7,). Cette coutume était pratiquée comme un devoir religieux par les femmes charitables de Jérusalem. C’est pour reconnaître leur charité que Jésus goûta du breuvage, mais il ne voulut pas en boire. Il voulait mourir pour les péchés du monde dans la plénitude de ses facultés Il refusa d’absorber le narcotique, pour boire jusqu’à la lie la coupe des souffrances expiatoires.

II – LES SOUFFRANCES DE LA CROIX
(Marc 15 : 24, 25)

La douleur physique. « Ils le crucifièrent ». La crucifixion était un affreux supplice réservé aux esclaves et aux révolutionnaires dont la mort devait porter une marque d’infamie.

C’était une mort épouvantable : la victime agonisait pendant trois longs jours et mourait pour ainsi dire à petit feux. L’humiliation : « et se partagèrent ses vêtements en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait » (relire Psaumes 22 : 19). Les vêtements d’un condamné étaient toujours donnés à ses bourreaux. Le vêtement de notre Seigneur étant d’une seule pièce, ils le tirèrent au sort. On raconte qu’un certain homme de Dieu, désirant toucher le coeur d’un joueur enragé plaça devant lui l’image de Christ crucifié. II s’enquit alors auprès du joueur ce qui dans l’image, avait retenu son attention. Il reçut cette réponse inattendue : « J’ai essayé de voir si les dés qui servaient aux soldats à tirer son vêtement au sort étaient comme les nôtres.» La nature humaine, comme l’histoire de l’humanité se répète elle-même. L’esprit de ses bourreaux insensibles se rencontre encore de nos jours.

III – LA HONTE DE LA CROIX
(Marc 15 : 26)

Dans ces versets, nous pouvons remarquer que tout ce qui fut fait pour déshonorer Christ, l’a au contraire élevé. L’inscription: selon la coutume, l’accusation fut clouée sur la croix. « Celui-ci est Jésus, le Roi des Juifs » (Matthieu 27: 37). C’était le motif de la condamnation accrochée sur l’ordre de Pilate. Les chefs juifs exaltés se précipitèrent vers Pilate et s’empressèrent de lui dire « N’écris pas : Roi des Juifs, mais écris qu’il a dit : « je suis le Roi des Juifs » (Jean 19 : 21). Ils semblaient lui faire cette remarque « Au lieu d’une accusation, tu as fixé une proclamation ». Pilate, cette fois intraitable, répondit: « Ce que j’ai écrit je l’ai écrit ». Même dans sa mort, le Christ fut proclamé Roi ! Sa mort fut une élévation ! (Jean 12 : 32, 33).

Les brigands « Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche ». Ils le placèrent entre deux voleurs comme pour augmenter sa honte et sa dégradation. Ils ignoraient cependant qu’ils lavaient placé, lui, l’ami des pécheurs, là où il avait toujours aimé se trouver. II avait vécu parmi eux. II était content de mourir parmi eux et pour eux. Dans ces trois croix, nous avons une image du sacrifice expiatoire et de son résultat. L’innocent meurt pour les péchés ; le pécheur repenti meurt lavé de ses péchés ; le pécheur endurci meurt dans ses péchés (Luc 23 : 40-43).

Les sarcasmes
1) Le passant établi le contraste entre l’autorité qu’il affirmait peu de temps auparavant et son impuissance présente. « Toi qui détruis le Temple et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi même » (Marc: 15, 29). « Si tu es le Fils de Dieu, descends de la Croix » (Matthieu 27: 40). Bien peu de spectateurs comprenaient qu’ils étaient en train de contempler « La faiblesse de Dieu » qui est plus forte que les hommes (1 Corinthiens 1: 25 ; 2 Corinthiens 13 : 4).

   

2) Les principaux sacrificateurs disaient : « Il a sauvé les autres et ne peut se sauver lui-même ». Conducteurs aveugles ! Mettez : « ne veut » à la place de « ne peut » et vous serez dans la vérité. Le Messie n’aurait pu sauver les autres s’il s’était sauvé lui-même. Avez-vous donc oublié les paroles du prophète ? « Il fut blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Ils disaient en ricanant. « II s’est confié en Dieu que Dieu le délivre maintenant s’il l’aime ». Des centaines d’années auparavant, Esaïe disait « Nous l’avons dédaigné… nous l’avons considéré comme frappé deDieu et humilié » (Esaïe .53-4).

IV – LES TÉNÈBRES DE LA CROIX

(Marc 15 : 33-36)

Ténèbres au sens propre. « Il y eut des ténèbres sur toute la terre. » Ces ténèbres étaient un miracle; c’était le témoignage divin qui prouvait que cette mort n’était pas celle d’un homme comme les autres.

C’était un voile qui dissimulait les dernières souffrances de Christ aux yeux du profane. C’était un signe indiquant que la lumière du monde avait été temporairement éclipsée par la méchanceté des hommes. Ténèbres au sens spirituel : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » Que signifient ces paroles!
1) Il est important de se rappeler que le Seigneur cite les Écritures dans toutes ses souffrances, il fut toujours conscient qu’il suivait un programme divin.
(Voir Jean 19 : 28. Matthieu 26 : 54; Luc 24 : 46). La citation est prise dans Psaumes 22, passage qui décrit prophétiquement la scène, de l’exécution du Messie. Les Juifs éclairés, ont dû immédiatement penser à ce psaume en entendant les paroles de Christ. Ils ont pu aussi identifier le martyr de la Croix avec celui du psaume. Ceci explique- t-il Luc 23 : 48 ? 2) Comme l’agonie de Gethsémané, ces paroles ne peuvent être dissociées du caractère expiatoire des souffrances de Christ. Les martyrs meurent généralement avec la certitude que Dieu est avec eux ; or, celui qui a inspiré ces martyrs meurt apparemment abandonné de Dieu. De ce fait nous pouvons donner l’explication suivante : ce n’est pas comme martyr que Jésus agonisait, mais comme un vivant sacrifice et comme tel, il ne portait pas seulement le péché, il était devenu péché.
(2 Corinthiens 5 : 21). S’étant ainsi identifié avec le Péché, Dieu le traite en pécheur et pendant un instant se détourna de Lui. Christ porta notre hideux manteau de péché pendant un moment, afin que nous puissions revêtir pour toujours le manteau de justice.

La plupart des gens aujourd’hui ne comprennent pas le sens de ce cri et I’interprètent comme une simple expression de détresse humaine ; ainsi fit la foule à l’époque de Jésus.

V – LA MORT SUR LA CROIX

« Et Jésus ayant poussé un cri expira » Remarquons deux choses :
1) Les condamnés par crucifixion agonisaient très longtemps, quelque foi pendant trois jours; mais à la grande surprise de Pilate, Christ mourut en quelques heures. Voir Marc 15 : 44.
2) Quand son corps fut percé, il en sorti du sang et de l’eau et ceci nous a-t-on dit est le signe d’un coeur brisé. On peut conclure de ces constatations que les souffrances qui ont tué Christ sont plutôt d’ordre mental et spirituel. Ayant accepté ce vivant sacrifice pour le Péché, le fardeau de la culpabilité de l’homme avait brisé son cœur.

VI – LA SIGNIFICATION DE LA CROIX.

« Jésus mourut », c’est le fait historique « pour nos péchés », c’est la signification du fait. Dans quel sens Jésus mourut-il pour nos péchés ? Il y avait une certaine communion entre l’homme et son créateur. Une chose arriva qui détruisit ces relations paternelles. Non seulement l’homme s’est éloigné de Dieu et s’est différencié de lui au point de vue caractère mais un obstacle comparable à un énorme rocher a subitement surgi entre le Créateur et la créature. Cet obstacle qu’aucun effort de l’homme ne peut remuer, c’est le péché fardeau qui éloigne le pécheur de Dieu.

L’homme ne peut enlever cet obstacle la délivrance ne peut venir que de Dieu seul, Dieu peut prendre cette initiative et sauver l’homme s’il est capable d’être sauvé. Les Écritures nous relatent ce que Dieu a fait. Il a envoyé Son Fils sur la terre afin qu’il enlève l’obstacle et que la réconciliation de Dieu et de l’homme soit rendue possible. En mourant pour nos péchés, Jésus enleva la barrière. Il porta le rocher que nous avions apporté il accompli pour nous ce que notre faiblesse ne pouvait faire, et il fit cela parce que c’était là la volonté du Père.

QUESTIONS


1 – Sur quelle accusation Jésus fut-il condamné devant le sanhédrin ?

2 Pourquoi devant Pilate, les sacrificateurs modifièrent-ils leurs accusations ?

3 – Pourquoi Simon fut-il requis pour porter la croix de Jésus ?

4 – Pourquoi Jésus refusa-t-il de boire le breuvage stupéfiant ?