Le
livre des Actes est la Genèse de
lhistoire de léglise cest
le livre des commencements qui nous relate
le premier sermon, les premières conversions,
la première persécution, les premiers
troubles dans léglise, etc... Dans cette
leçon, nous étudierons le récit
du premier miracle apostolique.
I LE MIRACLE
Le regard de compassion Aux yeux du boiteux, assis à la
porte appelée la Belle, Pierre et Jean nétaient que
deux Juifs qui, selon la coutume, se rendaient au temple pour prier ;
et lui, cétait un mendiant qui, sans espérer recevoir
beaucoup, avait lhabitude de tendre la main à ceux qui venaient
pour adorer. Mais quelque chose dans la voix de Pierre retint son attention.
Il pensa sûrement que ses chances de succès étaient
plus grandes auprès de ce nouveau venu et cest avec le plus
vif espoir quil continua de regarder Pierre et Jean. Sans aucun
doute, il était extrêmement rare que quelquun sarrêta
pour lui parler même parmi ceux qui, parfois, lui jetaient une
pièce de monnaie. Le coup dil perçant mais
sympathique de Pierre explique bien la nature du véritable christianisme.
Un des traits caractéristique du chrétien est la façon
de fixer ses regards sur le pécheur, le malade, lindigent.
Un homme de sciences aurait surtout considéré le côté technique
du mal dont souffrait cet homme et aurait parlé de lui comme dun cas .
Lartiste aurait contemplé la merveilleuse architecture de
la porte, le mondain délicat aurait pour une brève seconde
jeté les yeux sur cet homme à laspect repoussant
et aurait fait cette remarque : Quel spectacle répugnant
! . Mais Pierre, le chrétien, eut un regard de sympathie
pour lui et le considéra comme un homme pour lequel Jésus était
mort et comme un homme que Christ pouvait aider.
Un merveilleux présent Alors Pierre lui dit : Je
nai ni argent, ni or (que ces mots ont du être décevants
pour le malheureux), mais ce que jai, je te Le donne ; au nom de
Jésus-Christ de Nazareth, lève toi et marche... Au même
instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; dun saut,
il fut debout et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le
temple, marchant, sautant et louant Dieu. (Actes 3 : 6-8).
Nous pouvons tirer quatre leçons de ce texte :
1) Linfirme avait le demi espoir que dun geste indifférent,
on lui lancerait quelques piécettes ; II reçut une guérison
surnaturelle communiquée par un esprit de compassion. Le Christ
de lÉvangile peut faire, par la puissance qui agit
en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons (Éphésiens
3 : 20). Quand Salomon demanda la Sagesse, Dieu lui envoya en plus des
richesses et de la gloire (1 Rois 3 : 5-13).
2 ) Pierre ne lui donna aucun somme dargent, mais au nom du Seigneur,
Il lui rendit les forces qui allaient le rendre capable de travailler
pour subvenir à ses besoins. LÉvangile ne tend pas à améliorer
directement la situation des hommes, il transforme lindividu en
modifiant ses dispositions intérieures. LÉvangile
convertit lhomme et lhomme peut alors transformer sa condition.
3) Nous vivons comme pauvres et nous en enrichissons, plusieurs (2
Corinthiens 6 : 10). Cela était aussi vrai pour Pierre que pour
Paul. Par la puissance de lEsprit, il donna au misérable
boueux ce que toutes les richesses du monde nauraient pu lui apporter.
Un vieux monsieur plein de finesse disait un jour à sa fille : Sois
certaine, ma chère enfant, que tu ne te marieras jamais avec un
homme pauvre ; mais souviens-toi que le plus pauvre du monde est celui
qui a de largent et rien de plus .
LÉglise doit prouver quelle est de Dieu par ses actes.
Le Dr Parker disait : On peut répondre à des paroles
par dautres paroles, les phrases engendrent dautres phrases.
Mais lÉglise qui tache de découvrir les humbles,
daider ceux qui sont abandonnés, de guérir les malades,
dinstruire les ignorants, de combattre loppresseur, de travailler
et de souffrir pour la Justice, est une Église qui, par son caractère
même, justifie son origine divine.
Une Publicité Sacrée Tout le peuple, étonné,
accourut vers eux, au portique dit de Salomon (Actes 3 : 11). Ces mots
nous prouvent, quun des bus importants des miracles est dattirer,
lattention des foules sur lÉvangile. Les murs de nos
villes sont couverts daffiches qui mettent en valeur le nom de
quelque produit ; les miracles du Saint- Esprit sont des signes surnaturels
destinés à glorifier le nom de Jésus. Ces
signes accompagneront ceux qui auront cru .
|
|
 |
|
II LE
SERMON
Une explication Dans le regard des
témoins de la scène, Pierre distingua
deux erreurs : Premièrement, ils considéraient
le miracle avec émerveillement, et deuxièmement,
ils pensaient que ce miracle était luvre
de Jean et de Pierre. Mais il ny avait là rien
qui tenait du merveilleux. Pierre fit remarquer
que cétait le résultat de la
foi en la résurrection de Jésus et
que Jean et lui navaient aucun pouvoir extraordinaire.
Ils avaient seulement mis toute leur confiance
en Jésus et Jésus avait guéri
ce boiteux.
Une condamnation Pierre trouble profondément la
conscience de ses auditeurs. Il leur dit sans ménagements quils
ont livré leur Messie entre les mains des Gentils et quils
ont préféré un meurtrier au Prince de la Vie. Mais,
contrecarrant leur méchanceté, Dieu glorifia Jésus
dont la réalité venait dêtre mise en évidence
par la guérison miraculeuse du boiteux.
Une consolation Comme un chirurgien adroit, Pierre coupe
en chair vive pour obtenir la guérison. Pour convaincre, il commence
par leur faire remarquer durement que cest par eux que Christ a été crucifié ensuite,
il ajoute quil a été crucifié pour eux et
annonce que le salut sera accordé à tous ceux qui se repentiront.
III LE RÉSULTAT
Les prêtres étaient courroucés. Le fait que la crucifixion
de Jésus navait pas arrêté le plan de Dieu
les déroutait complètement. ils pouvaient maintenant difficilement
espérer pouvoir dissimuler la vérité. Aussi ne virent-ils
pas dautres moyens que de faire arrêter Pierre et Jean et
de les mettre en prison.
Sainte intrépidité Cela devait être
pour Pierre une occasion magnifique. Il allait avoir les personnages
officiels devant lui et, nullement intimidé par toute leur pompe,
il les accusa du meurtre de Jésus.
Des chefs déconcertés Un Jésus mort
naurait pas pu guérir un boiteux de naissance. Cétait
si manifeste que les plus boiteux pouvaient le comprendre et les esprits
les plus subtils du sanhédrin ne trouvaient aucun explication
possible. Lhomme qui avait été miraculeusement guéri
se tenait devant eux, marchant et sautant, et son agilité confirmait
les affirmations de Pierre et de Jean.
La manière de prêcher des apôtres convainquit les
juges que ces hommes savaient bien ce quils disaient et quils
avaient bien été avec "Christ ressuscité".
Ainsi, parce quils navaient pas reçu lamour
de la vérité... mais parce quils prenaient plaisir à linjustice
(2 Thessaloniciens 2 : 10-12), ces personnages officiels furent contraints
de recourir aux armes des faibles et des lâches : les paroles arrogantes
et la menace.
Une prière pentecôtiste Actes 4 : 23-31 LÉglise
ne pria pas pour éviter les reproches ou pour obtenir les faveurs
des chefs de Iépoque . Les chrétiens prièrent
pour acquérir une pleine assurance , pour prêcher
la Parole et pour quil se fasse des guérisons, des
miracles et des prodiges . Alors le lieu où ils étaient
trembla. Une église qui sappuie sur les manifestations
miraculeuses na jamais été en faveur auprès
des pouvoirs établis. La popularité est le tombeau de ta
puissance.
QUESTIONS
1 Le mendiant espérait-il la guérison ?
2 Quel est lun des traits caractéristiques dun
véritable Christianisme ?
3 Quelles sont les quatre leçons que lon peut tirer
de ce passage ?
4 Citer un but important des miracles ?
5 Les paroles de Pierre corrigèrent deux erreurs. Lesquelles
?
6 Comment Pierre utilisa-t-il le miracle pour annoncer Jésus
?
7 Quels en furent les effets sur la foule ? sur les Juges ?
8 Pierre et Jean furent-ils réduits au silence par leur
arrestation ?
9 Quels hommes furent réellement déconcertés à la
suite de cette épreuve ?
10 Pierre et Jean décidèrent-ils dagir avec
plus de tact ou prièrent-ils pour obtenir, plus dassurance
et pour que les miracles continuent de tes accompagner ?.
|