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Guérison du Boiteux
(Texte du Cours : Actes 4 : 31)

EPOQUE : 30 ans ap J. C.
LIEU : Jérusalem.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE :
La foi en la Puissance du Seigneur Jésus-Christ est le seul espoir de l’individu et du monde

    TEXTE D’OR :
“ Repentez-vous et convertissez-vous pour vos péchés soient effacés ” Actes 3 : 19
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Actes 3 : 1-8, 13-16.
Mardi – Actes 3 : 17-26.
Mercredi – Actes 4 : 5-12.
    Jeudi – Actes 4 : 13-22.
Vendredi – Actes 4 : 23-30.
Samedi – Actes 4 : 31-37.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Actes 3 : 1-8 ; 13-16 )

Le livre des Actes est la “ Genèse ” de l’histoire de l’église c’est le livre des “ commencements ” qui nous relate le premier sermon, les premières conversions, la première persécution, les premiers troubles dans l’église, etc... Dans cette leçon, nous étudierons le récit du premier miracle apostolique.

I – LE MIRACLE

Le regard de compassion – Aux yeux du boiteux, assis à la porte appelée la Belle, Pierre et Jean n’étaient que deux Juifs qui, selon la coutume, se rendaient au temple pour prier ; et lui, c’était un mendiant qui, sans espérer recevoir beaucoup, avait l’habitude de tendre la main à ceux qui venaient pour adorer. Mais quelque chose dans la voix de Pierre retint son attention. Il pensa sûrement que ses chances de succès étaient plus grandes auprès de ce nouveau venu et c’est avec le plus vif espoir qu’il continua de regarder Pierre et Jean. Sans aucun doute, il était extrêmement rare que quelqu’un s’arrêta pour lui parler même parmi ceux qui, parfois, lui jetaient une pièce de monnaie. Le coup d’œil perçant mais sympathique de Pierre explique bien la nature du véritable christianisme. Un des traits caractéristique du chrétien est la façon de fixer ses regards sur le pécheur, le malade, l’indigent. Un homme de sciences aurait surtout considéré le côté technique du mal dont souffrait cet homme et aurait parlé de lui comme d’un “ cas ”. L’artiste aurait contemplé la merveilleuse architecture de la porte, le mondain délicat aurait pour une brève seconde jeté les yeux sur cet homme à l’aspect repoussant et aurait fait cette remarque : “ Quel spectacle répugnant ! ”. Mais Pierre, le chrétien, eut un regard de sympathie pour lui et le considéra comme un homme pour lequel Jésus était mort et comme un homme que Christ pouvait aider.

Un merveilleux présent – Alors Pierre lui dit : “ Je n’ai ni argent, ni or (que ces mots ont du être décevants pour le malheureux), mais ce que j’ai, je te Le donne ; au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève toi et marche... Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut, il fut debout et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et louant Dieu. ” (Actes 3 : 6-8).

Nous pouvons tirer quatre leçons de ce texte :

1) L’infirme avait le demi espoir que d’un geste indifférent, on lui lancerait quelques piécettes ; II reçut une guérison surnaturelle communiquée par un esprit de compassion. Le Christ de l’Évangile “ peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons ” (Éphésiens 3 : 20). Quand Salomon demanda la Sagesse, Dieu lui envoya en plus des richesses et de la gloire (1 Rois 3 : 5-13).

2 ) Pierre ne lui donna aucun somme d’argent, mais au nom du Seigneur, Il lui rendit les forces qui allaient le rendre capable de travailler pour subvenir à ses besoins. L’Évangile ne tend pas à améliorer directement la situation des hommes, il transforme l’individu en modifiant ses dispositions intérieures. L’Évangile convertit l’homme et l’homme peut alors transformer sa condition.

3) “ Nous vivons comme pauvres et nous en enrichissons, plusieurs ” (2 Corinthiens 6 : 10). Cela était aussi vrai pour Pierre que pour Paul. Par la puissance de l’Esprit, il donna au misérable boueux ce que toutes les richesses du monde n’auraient pu lui apporter. Un vieux monsieur plein de finesse disait un jour à sa fille : “ Sois certaine, ma chère enfant, que tu ne te marieras jamais avec un homme pauvre ; mais souviens-toi que le plus pauvre du monde est celui qui a de l’argent et rien de plus ”.
L’Église doit prouver qu’elle est de Dieu par ses actes. Le Dr Parker disait : “ On peut répondre à des paroles par d’autres paroles, les phrases engendrent d’autres phrases. Mais l’Église qui tache de découvrir les humbles, d’aider ceux qui sont abandonnés, de guérir les malades, d’instruire les ignorants, de combattre l’oppresseur, de travailler et de souffrir pour la Justice, est une Église qui, par son caractère même, justifie son origine divine.”

Une Publicité Sacrée
– Tout le peuple, étonné, accourut vers eux, au portique dit de Salomon (Actes 3 : 11). Ces mots nous prouvent, qu’un des bus importants des miracles est d’attirer, l’attention des foules sur l’Évangile. Les murs de nos villes sont couverts d’affiches qui mettent en valeur le nom de quelque produit ; les miracles du Saint- Esprit sont des signes surnaturels destinés à glorifier le nom de Jésus. “ Ces signes accompagneront ceux qui auront cru ”.

   

II – LE SERMON

Une explication – Dans le regard des témoins de la scène, Pierre distingua deux erreurs : Premièrement, ils considéraient le miracle avec émerveillement, et deuxièmement, ils pensaient que ce miracle était l’œuvre de Jean et de Pierre. Mais il n’y avait là rien qui tenait du merveilleux. Pierre fit remarquer que c’était le résultat de la foi en la résurrection de Jésus et que Jean et lui n’avaient aucun pouvoir extraordinaire. Ils avaient seulement mis toute leur confiance en Jésus et Jésus avait guéri ce boiteux.

Une condamnation – Pierre trouble profondément la conscience de ses auditeurs. Il leur dit sans ménagements qu’ils ont livré leur Messie entre les mains des Gentils et qu’ils ont préféré un meurtrier au Prince de la Vie. Mais, contrecarrant leur méchanceté, Dieu glorifia Jésus dont la réalité venait d’être mise en évidence par la guérison miraculeuse du boiteux.

Une consolation – Comme un chirurgien adroit, Pierre coupe en chair vive pour obtenir la guérison. Pour convaincre, il commence par leur faire remarquer durement que c’est par eux que Christ a été crucifié ensuite, il ajoute qu’il a été crucifié pour eux et annonce que le salut sera accordé à tous ceux qui se repentiront.

III – LE RÉSULTAT


Les prêtres étaient courroucés. Le fait que la crucifixion de Jésus n’avait pas arrêté le plan de Dieu les déroutait complètement. ils pouvaient maintenant difficilement espérer pouvoir dissimuler la vérité. Aussi ne virent-ils pas d’autres moyens que de faire arrêter Pierre et Jean et de les mettre en prison.

Sainte intrépidité – Cela devait être pour Pierre une occasion magnifique. Il allait avoir les personnages officiels devant lui et, nullement intimidé par toute leur pompe, il les accusa du meurtre de Jésus.

Des chefs déconcertés – Un Jésus mort n’aurait pas pu guérir un boiteux de naissance. C’était si manifeste que les plus boiteux pouvaient le comprendre et les esprits les plus subtils du sanhédrin ne trouvaient aucun explication possible. L’homme qui avait été miraculeusement guéri se tenait devant eux, marchant et sautant, et son agilité confirmait les affirmations de Pierre et de Jean.
La manière de prêcher des apôtres convainquit les juges que ces hommes savaient bien ce qu’ils disaient et qu’ils avaient bien été avec "Christ ressuscité". Ainsi, parce qu’ils n’avaient pas reçu l’amour de la vérité... mais parce qu’ils prenaient plaisir à l’injustice (2 Thessaloniciens 2 : 10-12), ces personnages officiels furent contraints de recourir aux armes des faibles et des lâches : les paroles arrogantes et la menace.

Une prière pentecôtiste – Actes 4 : 23-31 L’Église ne pria pas pour éviter les reproches ou pour obtenir les faveurs des chefs de I’époque . Les chrétiens prièrent pour acquérir “ une pleine assurance ”, pour prêcher la Parole et pour qu’il se fasse “ des guérisons, des miracles et des prodiges ”. Alors “ le lieu où ils étaient trembla. ” Une église qui s’appuie sur les manifestations miraculeuses n’a jamais été en faveur auprès des pouvoirs établis. La popularité est le tombeau de ta puissance.

QUESTIONS

1 – Le mendiant espérait-il la guérison ?

2 – Quel est l’un des traits caractéristiques d’un véritable Christianisme ?

3 – Quelles sont les quatre leçons que l’on peut tirer de ce passage ?

4 – Citer un but important des miracles ?

5 – Les paroles de Pierre corrigèrent deux erreurs. Lesquelles ?

6 – Comment Pierre utilisa-t-il le miracle pour annoncer Jésus ?

7 – Quels en furent les effets sur la foule ? sur les Juges ?

8 – Pierre et Jean furent-ils réduits au silence par leur arrestation ?

9 – Quels hommes furent réellement déconcertés à la suite de cette épreuve ?

10 – Pierre et Jean décidèrent-ils d’agir avec plus de tact ou prièrent-ils pour obtenir, plus d’assurance et pour que les miracles continuent de tes accompagner ?.