Jésus
compara une fois l’œuvre d’évangélisation
du Royaume des Cieux à un filet jeté dans
la mer et ramassant des poissons de toute espèce.
Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent et,
après s’être assis sur le rivage,
ils mettent dans des vases ce qui est bon, et il jettent
ce qui est mauvais. (Matthieu 13: 47,48). Cette parabole
trouve son illustration dans le ministère de
Philippe, le diacre prédicateur. (Voir Actes
8: 5). Il descendit « dans une ville de la Samarie
et y prêcha Christ. »
Des miracles accompagnèrent sa prédication et il y eut
là un grand réveil. Il se trouva beaucoup de bons poissons
dans le filet de Philippe : notre leçon par contre, traitera le
cas d’un « mauvais poisson ». Simon le magicien, un
sorcier renommé. Impressionné par les miracles qui accompagnaient
la prédication de l’Évangile, cet homme avait cru
et avait été baptisé. Mais quand Pierre et Jean
vinrent prier pour que les convertis puissent recevoir le Saint- Esprit,
son véritable caractère fut dévoilé. Quand
l’Esprit de Dieu agit, les feintes et simulacres sont vite mis
en lumière.
I - LES FAUX SENTIMENTS SONT DÉVOILÉS
« Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l’imposition
des mains des apôtres, il leur offrit de l’argent en disant accordez-moi
aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j’imposerai les mains reçoive
le Saint-Esprit ». (Actes 8: 18,19). Ces paroles laissent entendre que
Simon considérait les apôtres comme d’habiles magiciens, plus
adroits que lui-même et poursuivant le même but, c’est pourquoi
il désira acheter pour l’ajouter à sa collection de tours
magiques, le pouvoir de communiquer le Saint-Esprit. « Je pourrais édifier
une fortune » dut-il se dire en lui-même « si j’avais
le pouvoir de plonger les gens dans cette joyeuse extase et si je pouvais les
faire parler dans une langue céleste. Le même esprit de discernement
qui avait dévoilé la malhonnêteté d’Ananias
traversa le cœur de Simon comme l’auraient fait les rayons X. La réponse
de Pierre jaillie comme l’éclair :
« Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don
de Dieu s‘acquérait à prix d’argent. » (V. 20).
On peut tirer deux brèves leçons de cet incident :
1) Selon la conception païenne, Simon pensait que ces dons spirituels
pouvaient être reçus indépendamment de toute qualification
morale. Pourvu que ce devin puisse accomplir ses réalisations
surnaturelles, qu’importait la manière dont lui ou ses clients
vivaient. C’était là le raisonnement des païens.
Mais le Saint-Esprit est le don saint d’un Dieu saint accordé en
réponse à un désir saint.
2) Il y a des choses qui ne peuvent s’acheter. Par exemple, qui
pourrait acheter la sagesse, l’éloquence, le salut, la puissance
spirituelle, le courage. Mais ces paroles « don de Dieu » laissent
penser qu’il existe un marché des pauvres ou ces choses
peuvent s’acquérir. ( Voir Esaïe 55 : 1, 2; Jacques
1 :5; Luc 2 :13 ).
Devant la constatation du fait, qu’il y a eu, qu’il y a,
qu’il y aura dans l’église des feintes et des simulateurs,
il est particulièrement nécessaire de prier pour acquérir
l’esprit de discernement qui nous permettra
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« d’approuver
les esprits » ( 1 Jean 4 : 1 ). Seigneur délivre-nous
de la crédulité et rends-nous prudents
comme des serpents et purs comme la colombe. L’esprit
de Dieu est le rayon X qui rend les chrétiens
capables quand cela est nécessaire, de lire
dans les cœurs. Mais soyons d’abord certains
que le don de discernement dont nous nous réclamons
n’est pas un esprit mauvais qui nous pousse à trouver
des fautes chez nos semblables ; dans ce cas, nous
ferions bien d’en user à notre égard.
II - LES FAUX SENTIMENTS SONT DÉNONCÉS
« T’on cœur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc
de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée
de ton cœur te soit pardonnée s’il est possible. » Pierre
ne se contente pas de dénoncer la faute de Simon, il lui montre une voie
de salut. Il est vraiment trop simple de se contenter de dénoncer « d’écorcher » autrui.
Que le prédicateur divulgue le péché, certes, mais qu’il
ait bien soin d’indiquer clairement un moyen de délivrance pour
le pécheur.
Simon avait une double vie. Intellectuellement il croyait à l’Évangile
et était convaincu de la réalité des miracles de
l’Évangile ; mais son cœur n’avait pas suivi
ses convictions. Et ainsi, il ressemblait à un autre magicien,
Balaam, qui avait également une double vie; celle d’un prophète
de l’Éternel et celle d’un sorcier païen, serviteur
de Dieu et de Mammon ( Lisez Nombres 23 ). Je crois que Balaam reçut
un jour une révélation du Dieu vrai et unique et un appel
pour le Service plus élevé. « Mais comment pourrais-je
gagner ma vie si j’abandonnais ma faculté de deviner » du
t-il se dire. « Je sais ce que je vais faire : je vais essayer
de pratiquer les deux à la fois ». Et quand Balak fait appel à Balaam
pour tenir une réunion de sorcellerie contre Israël et y
offrir un sacrifice, le cœur de Balaam oscille entre Dieu et Mammon
(2 Pierre 2 : 15). Comme Pierre résista à Simon, l’ange
de l’Éternel résista à Balaam en disant « Ta
voie n’est pas droite devant moi ». Pierre indique le remède à cette
double vie : « Se repentir et prier »
Quand une personne met son cœur à nu devant Dieu, confesse
ses désirs les plus intimes, ses ambitions, ses péchés
et prie sincèrement pour obtenir le pardon, elle a commencé à marcher
dans le sentier de la réalité.
QUESTIONS
1 - Quelle parabole de Jésus est illustrée dans l’histoire
de Simon le magicien ?
2 - Devons-nous nous étonner de trouver de l’hypocrisie
dans une réunion pour la recherche du Saint-Esprit ?
3 - Comment Simon montra-t-il son vrai
caractère ?
4 - Quelle furent les fautes de Simon ?
5 - Quel est le don de l’Esprit dont nous avons vraiment besoin
pour ne pas nous laisser garer par ceux qui enseignent une fausse doctrine
ou par ceux qui ne sont convertis qu’en apparence ?
6 - Le corps de Simon avait été baptisé, mais était-ce
suffisant ? Que dit Pierre. ?
7 - À quelle figure de l’A.T. pouvons nous comparer Simon
et quel remède Pierre prescrit-il contre la double vie ?
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