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Philippe prêche à Samarie
(Texte du Cours : Actes 8 : 5–25)

EPOQUE : 37 après J. C.
LIEU : Gaza.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Quand on prêche véritablement Christ, des âmes sont sauvées et les cœurs sont réjouis.

    TEXTE D’OR : « Ceux qui me disent : Seigneur, Segneur ! N’entreront pas tous dans le Royaume des Cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon père qui est dans les cieux. » Matthieu 7 : 21
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Actes 8 : 5, 6, 14, 23.
Mardi – Jean 4 : 4,14.
Mercredi – Jean 4 : 15-26.


    Jeudi – Jean 4 : 27-42.
Vendredi – Luc 9 : 51-57.
Samedi – Actes 8 : 24-34.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Actes 8 : 5–6 ; 14-23 )

Jésus compara une fois l’œuvre d’évangélisation du Royaume des Cieux à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et il jettent ce qui est mauvais. (Matthieu 13: 47,48). Cette parabole trouve son illustration dans le ministère de Philippe, le diacre prédicateur. (Voir Actes 8: 5). Il descendit « dans une ville de la Samarie et y prêcha Christ. »
Des miracles accompagnèrent sa prédication et il y eut là un grand réveil. Il se trouva beaucoup de bons poissons dans le filet de Philippe : notre leçon par contre, traitera le cas d’un « mauvais poisson ». Simon le magicien, un sorcier renommé. Impressionné par les miracles qui accompagnaient la prédication de l’Évangile, cet homme avait cru et avait été baptisé. Mais quand Pierre et Jean vinrent prier pour que les convertis puissent recevoir le Saint- Esprit, son véritable caractère fut dévoilé. Quand l’Esprit de Dieu agit, les feintes et simulacres sont vite mis en lumière.

I - LES FAUX SENTIMENTS SONT DÉVOILÉS

« Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l’argent en disant accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j’imposerai les mains reçoive le Saint-Esprit ». (Actes 8: 18,19). Ces paroles laissent entendre que Simon considérait les apôtres comme d’habiles magiciens, plus adroits que lui-même et poursuivant le même but, c’est pourquoi il désira acheter pour l’ajouter à sa collection de tours magiques, le pouvoir de communiquer le Saint-Esprit. « Je pourrais édifier une fortune » dut-il se dire en lui-même « si j’avais le pouvoir de plonger les gens dans cette joyeuse extase et si je pouvais les faire parler dans une langue céleste. Le même esprit de discernement qui avait dévoilé la malhonnêteté d’Ananias traversa le cœur de Simon comme l’auraient fait les rayons X. La réponse de Pierre jaillie comme l’éclair :
« Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s‘acquérait à prix d’argent. » (V. 20). On peut tirer deux brèves leçons de cet incident :

1) Selon la conception païenne, Simon pensait que ces dons spirituels pouvaient être reçus indépendamment de toute qualification morale. Pourvu que ce devin puisse accomplir ses réalisations surnaturelles, qu’importait la manière dont lui ou ses clients vivaient. C’était là le raisonnement des païens. Mais le Saint-Esprit est le don saint d’un Dieu saint accordé en réponse à un désir saint.

2) Il y a des choses qui ne peuvent s’acheter. Par exemple, qui pourrait acheter la sagesse, l’éloquence, le salut, la puissance spirituelle, le courage. Mais ces paroles « don de Dieu » laissent penser qu’il existe un marché des pauvres ou ces choses peuvent s’acquérir. ( Voir Esaïe 55 : 1, 2; Jacques 1 :5; Luc 2 :13 ).
Devant la constatation du fait, qu’il y a eu, qu’il y a, qu’il y aura dans l’église des feintes et des simulateurs, il est particulièrement nécessaire de prier pour acquérir l’esprit de discernement qui nous permettra

   

« d’approuver les esprits » ( 1 Jean 4 : 1 ). Seigneur délivre-nous de la crédulité et rends-nous prudents comme des serpents et purs comme la colombe. L’esprit de Dieu est le rayon X qui rend les chrétiens capables quand cela est nécessaire, de lire dans les cœurs. Mais soyons d’abord certains que le don de discernement dont nous nous réclamons n’est pas un esprit mauvais qui nous pousse à trouver des fautes chez nos semblables ; dans ce cas, nous ferions bien d’en user à notre égard.

II - LES FAUX SENTIMENTS SONT DÉNONCÉS

« T’on cœur n’est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton cœur te soit pardonnée s’il est possible. » Pierre ne se contente pas de dénoncer la faute de Simon, il lui montre une voie de salut. Il est vraiment trop simple de se contenter de dénoncer « d’écorcher » autrui. Que le prédicateur divulgue le péché, certes, mais qu’il ait bien soin d’indiquer clairement un moyen de délivrance pour le pécheur.
Simon avait une double vie. Intellectuellement il croyait à l’Évangile et était convaincu de la réalité des miracles de l’Évangile ; mais son cœur n’avait pas suivi ses convictions. Et ainsi, il ressemblait à un autre magicien, Balaam, qui avait également une double vie; celle d’un prophète de l’Éternel et celle d’un sorcier païen, serviteur de Dieu et de Mammon ( Lisez Nombres 23 ). Je crois que Balaam reçut un jour une révélation du Dieu vrai et unique et un appel pour le Service plus élevé. « Mais comment pourrais-je gagner ma vie si j’abandonnais ma faculté de deviner » du t-il se dire. « Je sais ce que je vais faire : je vais essayer de pratiquer les deux à la fois ». Et quand Balak fait appel à Balaam pour tenir une réunion de sorcellerie contre Israël et y offrir un sacrifice, le cœur de Balaam oscille entre Dieu et Mammon (2 Pierre 2 : 15). Comme Pierre résista à Simon, l’ange de l’Éternel résista à Balaam en disant « Ta voie n’est pas droite devant moi ». Pierre indique le remède à cette double vie : « Se repentir et prier »
Quand une personne met son cœur à nu devant Dieu, confesse ses désirs les plus intimes, ses ambitions, ses péchés et prie sincèrement pour obtenir le pardon, elle a commencé à marcher dans le sentier de la réalité.

QUESTIONS

1 - Quelle parabole de Jésus est illustrée dans l’histoire de Simon le magicien ?

2 - Devons-nous nous étonner de trouver de l’hypocrisie dans une réunion pour la recherche du Saint-Esprit ?

3 - Comment Simon montra-t-il son vrai caractère ?

4 - Quelle furent les fautes de Simon ?

5 - Quel est le don de l’Esprit dont nous avons vraiment besoin pour ne pas nous laisser garer par ceux qui enseignent une fausse doctrine ou par ceux qui ne sont convertis qu’en apparence ?

6 - Le corps de Simon avait été baptisé, mais était-ce suffisant ? Que dit Pierre. ?

7 - À quelle figure de l’A.T. pouvons nous comparer Simon et quel remède Pierre prescrit-il contre la double vie ?