IL
FALLAIT UN MISSIONNAIRE.
Utilisant cette clef qu’est l’Évangile,
Pierre avait ouvert
l’église, à la fois aux Juifs et aux
Gentils et Philippe avait
admis les Samaritains. Mais jusqu’à cette époque,
l’église
é
tait limitée à la petite Palestine et, selon
les Plans de
Dieu, elle devait s’établir dans toutes les
nations. En
examinant les Écritures, nous constatons que le
Seigneur,
pour sa moisson, avait besoin d’un homme connaissant
tout aussi bien les Juifs que les Gentils et qui soit capable
de s’adapter à ces deux catégories
de population. Ce qu’il
fallait, c’était un missionnaire apte à prêcher
devant les riches
et devant les simples travailleurs, devant les philosophes
et devant les illettrés. Il fallait aussi un missionnaire
qui ait tous les droits d’un citoyen romain et qui
puisse utiliser
ce privilège pour la propagation de l’Évangile.
Un
homme remplissait ces conditions : c’était
Saul de Tarse
instruit dans la religion israélite, élevé dans
une ville
païenne et citoyen romain. En ces trois qualités,
Il était
prêt pour devenir l’ouvrier d’un christianisme
universel.
Saul lui-même reconnut plus tard que Dieu avait mis
la
main sur lui dès sa naissance (Galates 1-15).
SAUL, CHAMPION DU JUDAISME.
Les Juifs qui composaient le Sanhédrin pensaient
que la
doctrine qu’avait enseignée Jésus de
Nazareth expirerait
avec Lui. Mais quelque cinquante ans après sa mort,
ils
é
taient stupéfaits d’apprendre que ses disciples
prêchaient
avec force que Jésus était vivant et qu’il était
revenu vers
eux à travers l’effusion du Saint-Esprit.
C’est en vain qu’ils
avaient défendu aux disciples de prêcher ;
c’est en vain
qu’ils avaient tenté de supprimer ce mouvement.
Représentons-nous en imagination une réunion
de leur
conseil. Les chefs sont perplexes et découragés.
Subitement,
un homme jeune, énergique, se lève : « Frères,
les
discours sont inutiles; ce sont des actes qu’il nous
faut !
Ces Nazaréens en prêchant qu’un Galiléen
crucifié était le
Messie déshonorent les Écritures et enseignent
le blasphème.
Leur prédication en ce qui concerne le salut au
nom de Jésus et sans les oeuvres de la loi est une
menace pour la religion et la moralité. Le Judaïsme
est en
danger. Ou bien, nous détruirons ce mouvement, ou
il
nous détruira. La douceur n’ayant pu convaincre
ces obstinés
Nazaréens, nous devons maintenant user de force
et
de sévérité. Accordez-moi tout pouvoir
et je ferai arrêter
les disciples de Jésus, je les ferai battre jusqu’à ce
que
leur blasphème soit extirpé ou je les expulserai
de la Terre
Sainte ».
Ainsi, Saül de Tarse commença une croisade
dans le but
d’étouffer totalement le Christianisme. Et
Christ seul
pouvait l’arrêter.
SAUL DEVANT SON ERREUR.
Dieu n’entre généralement pas en relation
avec les hommes
sans une préparation spirituelle. Et il n’en
fut pas autrement
dans le cas de Paul. Ce n’est pas seulement par
hasard qu’à l’occasion du martyre d’Etienne
le nom de
Saul est mentionné (Actes 7 : 58). On peut être
certain
que l’attitude d’Etienne devant la mort a été un
moyen
utilisé par Dieu pour glisser dans l’esprit
du jeune
Pharisien un léger doute et lui faire pressentir
qu’il n’était
peut-être pas absolument dans la Vérité.
Ayant ce fait
devant nos yeux et en nous aidant d’un peu d’imagination,
nous pouvons avoir une idée du genre de méditation
qui
préoccupait Paul alors qu’il parcourait les
quelque deux
cent trente kilomètres qui séparent Jérusalem
de Damas.
«
En somme, se disait-il en lui-même, Etienne n’avait
tout
de même rien qui le faisait ressembler à un
blasphémateur.
Pourquoi la physionomie de cet homme était elle
comme celle de Moïse, telle que je me la suis toujours
représentée après son séjour
avec Dieu sur le Mont Sinaï.
É
trange ! Je me suis toujours appliqué à suivre
de très
près la Loi et les ordonnances et je ne suis pas
arrivé à
obtenir la paix de l’âme que ce prétendu
blasphémateur
semblait avoir. Et les autres Nazaréens semblent
vivre
une vie sainte. Je me demande si mon zèle n’a
pas été
exagéré et si ma conduite envers eux n’a
pas été un peu
inconsidérée. Ne serait-il pas tragique de
découvrir qu’ils
é
taient dans la vérité et que j’avais
tort ? Non, non, ces
pensées sont une tentation pour m’éloigner
de mon devoir.
Je sais que je suis dans le droit chemin, je dois aller
de l’avant
! » Mais ni la voix de la conscience, ni celle de
l’Esprit
ne peuvent être réduites au silence. Saül
lutta et raisonna
mais plus il résista et plus grande fut l’angoisse
morale qui
survint. « Il te serait dur de regimber contre les
|
|
 |
|
aiguillons »,
lui dit plus tard Jésus. Saul a été comme
un
bœuf obstiné qui rue contre l’aiguillon
et qui en souffre
davantage.
LA FIN DE SAUL LE PERSECUTEUR.
Cette épreuve morale fut de courte durée.
Une lumière céleste
apparut plus éclatante que le glorieux soleil d’Orient
et du sein de cette lumière, Saül entendit
la voix divine qui
disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu
? »
«
Qui es-tu Seigneur ? » demanda en tremblant le persécuteur.
«
Je suis Jésus que tu persécutes ».
C’en est
assez pour Saul ; l’humble membre du Sanhédrin était
prêt
à
recevoir un nouveau mandat : « Seigneur, que veux-tu
que je fasse ? », demanda-t-il.
Examinons la signification de cette lumière qui
apparut à
Saül de Tarse.
1) Elle le convainquit de la vérité du christianisme.
Etienne
et les autres étaient dans le vrai, Jésus
de Nazareth était
bien le Messie et Dieu l’avait réellement
ressuscité des
morts.
2) Saul recevait la suprême révélation
de Dieu. Il l’avait
connu à travers la nature et à travers la
Loi. Maintenant, il
l’avait vu à travers la face de Son Fils (2
Cor: 4 : 6.).
3) Saul comprenait qu’il ne persécutait pas
seulement un
groupe d’humbles croyants, mais un être divin
qui n’était
autre que Jésus de Nazareth lui-même.
4) Il découvrait tout son besoin au point de vue
spirituel. Il
avait fidèlement étudié la Loi avec
toute l’énergie née de
l’amour qu’il avait pour elle ; il avait consciencieusement
essayé de mettre ses ordonnances en application.
Et malgré
cela, il luttait contre Dieu.
Quelle ne fut pas sa douleur morale quand il fit une telle
découverte. La Parole ne dit rien des sentiments
de Saul à
ce moment, mais rappelons-nous que lorsque le Pharisien
aveugle fut conduit à Damas, son âme devait être
terriblement troublée et ceci était le résultat
d’une révélation
soudaine.
UNE NOUVELLE MISSION.
(Actes 9 10-19). Imaginons la scène suivante : Ananias,
disciple vivant à Damas est agenouillé et
prie « Seigneur
Jésus, tu sais que le terrible Saul de Tarse est
en route
pour détruire ton Église et ton peuple. Aie
pitié de nous et
délivre ton troupeau de ce loup dévorant. » Sa
prière fut
exaucée, mais d’une façon inattendue.
dans la même nuit,
le Seigneur lui apparut et lui demanda de se rendre près
d’un homme qui se nommait Saul de Tarse et de prier
pour lui. Saul le persécuteur ? Ananias présenta
des
objections que le Seigneur n’écouta pas, se
contentant de
dire « va, car cet homme est un instrument que j’ai
choisi... »
Pendant trois jours, Saul pria et médita, adaptant
son esprit
à
la nouvelle révélation. Juste au moment où il
se
demandait quel serait son nouveau pas, il sentit deux
mains se poser sur lui, et entendit ce message de bienvenue
: « Saul, mon frère, le Seigneur Jésus,
qui t’est apparu
sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour
que
tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. »
Les écailles tombèrent de ses yeux. Quelques
instants
après, par le baptême d’eau, il fut
admis au sein de
l’église, puis il reçut le baptême
dans le Saint-Esprit et immédiatement
commença à prêcher Christ.
QUESTIONS
1 – De quel genre « d’ouvrier » l’église
eut-elle besoin à
cette époque ?
2 – Quels étaient les sentiments de Saul de
Tarse envers
Jésus et ses disciples.
3 – Quelles pensées ont dû troubler
Saul sur le chemin de
Damnas ?
4 – Quelles paroles de Jésus indiquent que
Saul a du lutter
contre un certain sentiment de culpabilité ?
5 – Citez : les paroles de Saul qui prouvent une
conversion
immédiate ?
6 – Comment Saul passa-t-il ses trois jours de ténèbres
?
7 – Trouvez les paroles d’Ananias qui prouvent
que Saul
é
tait chrétien avant d’avoir été baptisé dans
l’eau et d’avoir
é
té rempli de l’Esprit ?
|