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Deux Puissants Miracles (Texte du Cours : Actes 9 : 32-43)

ÉPOQUE : 35 ans après J.C
LIEU : Lydde, Joppé.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : L’Évangile avec les signes qui l’accompagnent reste de nos jours le plan de Dieu et le principal besoin du monde.

    TEXTE D’OR : « Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient » Marc 16:20.
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Actes 9 : 32-43.
Mardi – Jean 14 : 1-14.
Mercredi – Jean 15 : 1-12.

    Jeudi – Jean 16 : 23-33.
Vendredi – Jean 17 : 17-26.
Samedi – Jean 18 : 15-27.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Actes 9 : 32-43 )

La conversion de Saul de Tarse mit subitement fin à la persécution systématique et organisée des chrétiens. « L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée, la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit ».

Parfois d’ailleurs, une période de paix diminue la vitalité de l’église. La faveur du monde a souvent eu pour l’église de plus fâcheuses conséquences que la trahison ou l’opposition. Quand l’épée s’est tournée contre l’église, elle a vécu d’une vie bien plus riche que lorsque cette même épée s’est tournée contre les ennemis de l’église. Toutefois, une période de calme n’est pas nécessairement le signe avantcoureur de la ruine.
Pendant cette période de paix, l’apôtre Pierre voyagea, visitant les chrétiens disséminés ça et là et son ministère fut à la base de leur édification. En agissant ainsi, il répondait aux ordres de son maître : « nourris mon troupeau, nourris mes brebis, fortifie tes frères ». Au cours des voyages de Pierre, on remarque deux puissants miracles.

I – LA GUÉRISON D’ÉNÉE

Un cas désespéré – Ce mal de Enée de Lydde, dont il est question, était paralytique.

Il vivait couché sur son lit depuis huit ans. Bien entendu, ce cas était connu de tout le monde et il était de notoriété publique qu’à vue humaine, son état ne pouvait laisser aucun espoir.
Un « serviteur de Jésus-Christ » arrive (2 Pierre 1 : 1). Simon Pierre n’était pas un hésitant, il était au contraire combatif, toujours prêt à parler, toujours prêt à agir.
Il avait une forte, une vigoureuse personnalité. Cependant, dans ses prédications et dans son puissant et miraculeux ministère, il se mettait luimême au second plan et employait toutes ses forces naturelles et spirituelles pour concentrer l’attention de l’auditoire sur son Maître. « ÉNÉE », dit le serviteur de Christ s’enveloppant de l’autorité divine, « Jésus-Christ te guérit ».

Effet du miracle – Quand se répandit la nouvelle, que le paralytique Énée avait été guéri, quand cette nouvelle fut confirmée et constatée, les braves gens de Lydde et des alentours furent convaincus que Jésus, que prêchait Pierre et au nom de qui il venait de faire un si merveilleux miracle, était bien le Messie d’Israël. Bouleversés par cette constatation, « ils se convertirent au Seigneur » (Actes 9 : 35).

Il semble bien que le Saint-Esprit ait choisi ce miracle et celui-là seulement à cause des répercussions car, amener les âmes à Jésus-christ est toujours l’objectif principal de tout ministère. Si l’on considère le grand nombre de malades que l’on peut rencontrer dans une ville et si l’on tient compte de la foi et de la puissance de l’apôtre Pierre, il peut sembler étrange qu’aucune autre personne n’ait été guérie ce jour là. La guérison instantanée d’un mal de dents ou d’une fièvre peut être tout aussi miraculeuse que la guérison d’une paralysie, mais l’effet sur les gens du dehors n’est pas le même, car personne ne peut voir le mal de dents et la gravité d’une fièvre peut être discutable. C’est le miracle vraiment évident qui porte les cœurs vers Dieu.

Dans les premiers jours du réveil pentecôtiste, une femme, bien connue de l’auteur de cette étude, s’entendit dire par son médecin qu’elle ne pourrait pas marcher avant six mois. Peu de temps après, elle se levait et commençait à reprendre ses occupations. Dès qu’elle vit son médecin, elle lui

   

certifia que le Seigneur l’avait guérie et le vieillard droit et loyal, qui pendant des années s’était dévoué de son mieux au chevet des malades, s’inclina brisé par l’émotion et pleura en présence de ce miracle. C’est par des miracles frappants que le Saint-Esprit fait venir les multitudes des différentes églises vers les assemblées pentecôtistes. Les églises officielles ont de vastes temples, de grands prédicateurs, des chœurs splendides; mais les âmes qui ont vu un miracle incontestable laissent tout cela pour suivre le « pilier de feu », la manifestation visible de la puissance de Dieu.

II – LA RÉSURRECTION DE DORCAS

Tout près de là, à Joppé, Dorcas, une femme appréciée pour sa douceur et ses bonnes oeuvres, tomba malade et mourut. Sa mort plongea tout le monde dans une grande douleur. Sa disparition était une calamité pour ses pauvres gens dont elle était l’amie et le soutien. Apprenant que Pierre était à Lydde, les disciples émus envoyèrent deux messagers chargés de prier l’apôtre de venir sans délai. Pierre se rendit à Joppé. Les veuves l’entourèrent en pleurant; elles lui présentèrent la preuve de la bonté de Dorcas envers les pauvres que Dieu aime (Le Seigneur n’a-t-il pas prononcé une bénédiction en faveur de ceux qui ont soin de ses pauvres ?). Pierre ordonna à la foule de le laisser seul avec son Maître et le cadavre. Après avoir prié, il parla à Dorcas et elle ouvrit les yeux. Voyant Pierre, elle s’assit. Il lui donna la main et la présenta à ses amis vivante et en bonne santé. Quel fut le résultat de ce miracle ? « Cela fut connu de tout Joppé et beaucoup crurent au Seigneur ». Et nous pensons que ce résultat était le véritable but du miracle.

Pourquoi Dorcas fit-elle exception? Ne pensez-vous pas que les proches de l’apôtre Jacques et du noble Etienne, ceux qui les avaient aimés et qui avaient le cœur brisé se sont poser cette question ? Pourquoi l’apôtre Pierre ne les a-t-il pas ressuscités ? N’étaient-ils pas aussi bons et aussi utiles que Dorcas ? Etienne aussi a bien fidèlement secouru les pauvres veuves dont Dieu a pitié. Et non seulement il accomplit ce ministère d’ordre matériel, mais il fut, en outre, un puissant prédicateur de la Parole. C’était un tel logicien que personne pas même Saul de Tarse ne pouvait le contredire. Les signes et les miracles accompagnaient Etienne et cependant Etienne était descendu au tombeau tandis que Dorcas était ressuscitée. Qu’aurait pu dire Pierre à ces cœurs brisés ? Seulement ce qui suit « La foi est un don de Dieu; elle fut donnée en faveur de Dorcas. elle ne fut donnée ni pour Jacques ni pour Etienne, ni pour les autres. Dieu seul en connaît la raison. Mais voyez l’autre côté de la question; ils sont avec le Maître dans Sa gloire. Voudriez-vous donc les faire revenir pour qu’ils soient obligés de subir l’emprisonnement, pour qu’ils meurent lapidés ou de tout autre façon ? Dieu a décidé de leur donner un corps glorifié qui est de beaucoup meilleur que le corps mortel ».

QUESTIONS

1 – Citez le fait qui amena une accalmie dans la persécution de l’Église ?

2 – Quel fut pour l’Église le résultat de cette paix ?

3 – Quelle est parfois pour l’Église la conséquence d’une prospérité matérielle et pour les individus ?

4 – Pourquoi la guérison d’Énée eut-elle une répercussion si profonde sur tant de gens ?

5 - Pensez-vous qu’un seul malade fut guéri pendant le voyage de Pierre ?

6 – Pourquoi Dorcas fut-elle ressuscitée, alors qu’Etienne et les autres ne l’ont pas été ?