La
conversion de Saul de Tarse mit subitement fin à la
persécution systématique et organisée
des chrétiens. « L’Église était
en paix dans toute la Judée, la Galilée,
la Samarie, s’édifiant et marchant dans
la crainte du Seigneur et elle s’accroissait
par l’assistance du Saint-Esprit ».
Parfois
d’ailleurs, une période de paix diminue
la vitalité de l’église. La faveur
du monde a souvent eu pour l’église
de plus fâcheuses conséquences que la
trahison ou l’opposition. Quand l’épée
s’est tournée contre l’église,
elle a vécu d’une vie bien plus riche
que lorsque cette même épée s’est
tournée contre les ennemis de l’église.
Toutefois, une période de calme n’est
pas nécessairement le signe avantcoureur de
la ruine.
Pendant cette période de paix, l’apôtre Pierre voyagea,
visitant les chrétiens disséminés ça et là et
son ministère fut à la base de leur édification.
En agissant ainsi, il répondait aux ordres de son maître
: « nourris mon troupeau, nourris mes brebis, fortifie tes frères ».
Au cours des voyages de Pierre, on remarque deux puissants miracles.
I – LA GUÉRISON D’ÉNÉE
Un cas désespéré – Ce
mal de Enée de Lydde, dont il est
question, était paralytique.
Il vivait couché sur son lit depuis huit ans. Bien entendu, ce
cas était connu de tout le monde et il était de notoriété publique
qu’à vue humaine, son état ne pouvait laisser aucun
espoir.
Un « serviteur de Jésus-Christ » arrive (2 Pierre
1 : 1). Simon Pierre n’était pas un hésitant, il était
au contraire combatif, toujours prêt à parler, toujours
prêt à agir.
Il avait une forte, une vigoureuse personnalité. Cependant, dans
ses prédications et dans son puissant et miraculeux ministère,
il se mettait luimême au second plan et employait toutes ses forces
naturelles et spirituelles pour concentrer l’attention de l’auditoire
sur son Maître. « ÉNÉE », dit le serviteur
de Christ s’enveloppant de l’autorité divine, « Jésus-Christ
te guérit ».
Effet du miracle – Quand
se répandit la nouvelle, que le
paralytique Énée avait été guéri,
quand cette nouvelle fut confirmée
et constatée, les braves gens de
Lydde et des alentours furent convaincus
que Jésus, que prêchait Pierre
et au nom de qui il venait de faire un
si merveilleux miracle, était bien
le Messie d’Israël. Bouleversés
par cette constatation, « ils se
convertirent au Seigneur » (Actes
9 : 35).
Il semble bien que le Saint-Esprit ait
choisi ce miracle et celui-là seulement à cause
des répercussions car, amener les âmes à Jésus-christ
est toujours l’objectif principal de tout ministère. Si
l’on considère le grand nombre de malades que l’on
peut rencontrer dans une ville et si l’on tient compte de la foi
et de la puissance de l’apôtre Pierre, il peut sembler étrange
qu’aucune autre personne n’ait été guérie
ce jour là. La guérison instantanée d’un mal
de dents ou d’une fièvre peut être tout aussi miraculeuse
que la guérison d’une paralysie, mais l’effet sur
les gens du dehors n’est pas le même, car personne ne peut
voir le mal de dents et la gravité d’une fièvre peut être
discutable. C’est le miracle vraiment évident qui porte
les cœurs vers Dieu.
Dans les premiers jours du réveil pentecôtiste, une femme,
bien connue de l’auteur de cette étude, s’entendit
dire par son médecin qu’elle ne pourrait pas marcher avant
six mois. Peu de temps après, elle se levait et commençait à reprendre
ses occupations. Dès qu’elle vit son médecin, elle
lui
|
|
 |
|
certifia
que le Seigneur l’avait guérie et le vieillard
droit et loyal, qui pendant des années s’était
dévoué de son mieux au chevet des malades,
s’inclina brisé par l’émotion
et pleura en présence de ce miracle. C’est
par des miracles frappants que le Saint-Esprit fait
venir les multitudes des différentes églises
vers les assemblées pentecôtistes. Les églises
officielles ont de vastes temples, de grands prédicateurs,
des chœurs splendides; mais les âmes qui
ont vu un miracle incontestable laissent tout cela
pour suivre le « pilier de feu », la manifestation
visible de la puissance de Dieu.
II – LA RÉSURRECTION
DE DORCAS
Tout près de là, à Joppé, Dorcas, une femme
appréciée pour sa douceur et ses bonnes oeuvres, tomba
malade et mourut. Sa mort plongea tout le monde dans une grande douleur.
Sa disparition était une calamité pour ses pauvres gens
dont elle était l’amie et le soutien. Apprenant que Pierre était à Lydde,
les disciples émus envoyèrent deux messagers chargés
de prier l’apôtre de venir sans délai. Pierre se rendit à Joppé.
Les veuves l’entourèrent en pleurant; elles lui présentèrent
la preuve de la bonté de Dorcas envers les pauvres que Dieu aime
(Le Seigneur n’a-t-il pas prononcé une bénédiction
en faveur de ceux qui ont soin de ses pauvres ?). Pierre ordonna à la
foule de le laisser seul avec son Maître et le cadavre. Après
avoir prié, il parla à Dorcas et elle ouvrit les yeux.
Voyant Pierre, elle s’assit. Il lui donna la main et la présenta à ses
amis vivante et en bonne santé. Quel fut le résultat de
ce miracle ? « Cela fut connu de tout Joppé et beaucoup
crurent au Seigneur ». Et nous pensons que ce résultat était
le véritable but du miracle.
Pourquoi Dorcas fit-elle exception? Ne
pensez-vous pas que les proches de l’apôtre Jacques et du noble Etienne, ceux qui les avaient
aimés et qui avaient le cœur brisé se sont poser cette
question ? Pourquoi l’apôtre Pierre ne les a-t-il pas ressuscités
? N’étaient-ils pas aussi bons et aussi utiles que Dorcas
? Etienne aussi a bien fidèlement secouru les pauvres veuves dont
Dieu a pitié. Et non seulement il accomplit ce ministère
d’ordre matériel, mais il fut, en outre, un puissant prédicateur
de la Parole. C’était un tel logicien que personne pas même
Saul de Tarse ne pouvait le contredire. Les signes et les miracles accompagnaient
Etienne et cependant Etienne était descendu au tombeau tandis
que Dorcas était ressuscitée. Qu’aurait pu dire Pierre à ces
cœurs brisés ? Seulement ce qui suit « La foi est un
don de Dieu; elle fut donnée en faveur de Dorcas. elle ne fut
donnée ni pour Jacques ni pour Etienne, ni pour les autres. Dieu
seul en connaît la raison. Mais voyez l’autre côté de
la question; ils sont avec le Maître dans Sa gloire. Voudriez-vous
donc les faire revenir pour qu’ils soient obligés de subir
l’emprisonnement, pour qu’ils meurent lapidés ou de
tout autre façon ? Dieu a décidé de leur donner
un corps glorifié qui est de beaucoup meilleur que le corps mortel ».
QUESTIONS
1 – Citez le fait qui amena une accalmie dans la persécution
de l’Église ?
2 – Quel fut pour l’Église le résultat
de cette paix ?
3 – Quelle est parfois pour l’Église la conséquence
d’une prospérité matérielle et pour les individus
?
4 – Pourquoi la guérison d’Énée eut-elle
une répercussion si profonde sur tant de gens ?
5 - Pensez-vous qu’un seul malade fut guéri
pendant le voyage de Pierre ?
6 – Pourquoi Dorcas fut-elle ressuscitée, alors qu’Etienne
et les autres ne l’ont pas été ?
|