Après
avoir prédit la fondation de son Église,
le Seigneur Jésus dit à Pierre : « Je
te donnerai les clefs du Royaume des Cieux » (Matthieu
16 19). Cette promesse reçut un premier accomplissement
quand Pierre utilisa les clefs de la vérité de
l’Évangile pour ouvrir les portes de l’Église
de Christ aux Juifs repentis. Dans cette leçon,
nous verrons comment sous la direction divine, il accomplit
cette promesse en y joignant les Gentils.
I - LA PORTE FERMÉE (Actes
10 : 1-33).
1–Un Gentil recherche la
Vérité : son fardeau,
sa prière, sa vision. Corneille
qui de toute évidence s’était
converti au Judaïsme, était
depuis quatre jours engagé dans
une ardente prière. quel était
l’objet d’une si fervente supplique
? Corneille désirait ardemment ce
que la synagogue ne lui avait pas donné,
c’est-à-dire le pardon complet
de ses péchés et le témoignage
de l’Esprit de Dieu. Son fardeau
le conduisit à la prière
et la réponse à cette prière
vint sous la forme d’un ange qui
lui dit « d’envoyer des hommes à Joppé » pour
faire venir vers lui un prédicateur
juif nommé Pierre. Ce qui s’ensuivit
prouve clairement que derrière l’aspiration
et la prière de Corneille il y avait
le Saint-Esprit qui agissait en vue de
faire connaître l’évangile
non seulement aux Juifs (l’église
primitive se composait presque entièrement
de Juifs, mais aussi aux Gentils.)
2–Le prédicateur Juif :
son fardeau, sa prière, sa vision.
Après une tournée d’évangélisation
en Judée. Pierre arriva à Joppé. Il avait dû triompher
d’un préjugé juif pour accepter de demeurer dans
la maison d’un tanneur qui, selon l’enseignement rabbinique, était
considéré comme impur. Mais avant que son ministère
puisse avoir toute son influence, il aura encore à triompher d’un
autre préjugé. Avec l’aide de notre imagination,
nous pouvons tâcher de découvrir le fardeau qui pesait sur
le cœur de Pierre à ce moment là. II était
peut-être en train de se dire en lui même « Le Maître
nous a ordonné d’évangéliser toutes les nations.
Cela comprend sûrement les Gentils. En principe, je sais que Juifs
et Gentils sont égaux aux yeux du Seigneur. Mais pour prêcher
aux Gentils, il faut que je les fréquente, pour les fréquenter,
il faut que j’accepte de demeurer chez eux, de partager leur nourriture
ce qui est considéré comme une action impure par la loi
de Moïse. Des milliers de Juifs chrétiens seront prêts à se
séparer de moi, si je me souille aussi (Consulter Actes 11: 1-3;
Gal. 2 : 11-12). De toute façon, je dois prier à ce sujet
car il faut que nous fassions quelque chose pour le salut des Gentils ».
Ce fardeau l’amena vers la prière et une vision lui fit
comprendre que la dispensation mosaïque était passée
et qu’une question de nourriture ne devait plus être une
barrière entre Juifs et Gentils. Quand il descendit de l’endroit
où il avait prié, il trouva trois Gentils qui l’attendaient
pour le conduire vers Corneille.
II – LA PORTE S’OUVRE. (Actes 10 : 34-43)
Lorsque Pierre arriva à Césarée, il trouva tout
un groupe qui l’attendait. Corneille avait invité ses parents
et ses amis intimes. Après avoir échangé quelques
paroles, Pierre aborda son message. Et ce fut ce message, simple histoire
du ministère de la mort et de la résurrection de Jésus
qui devint « la clef de la science » (Luc 11 : 52), grâce à la
quelle la porte du salut s’ouvrit devant les Gentils.
Étudions ce sermon qui, remarquons-le en passant, apparaît comme
un parfait résumé de l’évangile selon Luc, compagnon
de Pierre (1 Pierre 5 : 13).
1- Introduction – « Alors
Pierre ouvrant la bouche dit : En vérité,
je reconnais que Dieu ne fait point acception
de personne, mais qu’en toute nation
celui qui le craint et qui pratique la
justice lui est agréable. » Instruit
par Jésus pendant trois années,
Pierre avait appris que Dieu ne faisait
pas acception de personne mais, maintenant, à travers
sa propre expérience, il réalisait
cette vérité comme une nouvelle
révélation. N’en est-il
pas de même pour nous ? Par exemple,
nous savons que Dieu répond aux
prières parce que le fait est clairement
affirmé dans la parole de Dieu.
Mais quand Dieu a exaucé une de
nos prières, alors nous pouvons
dire : « Je sais par ma propre expérience
que Dieu répond aux prières. » Devant
les vérités de la Bible,
nous sommes comme l’aveugle qui,
après la première imposition
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des
mains de Jésus vit « des hommes comme
des arbres et qui marchaient », mais, après
la seconde imposition, « il vit distinctement
chaque homme ». (Marc 8 : 22-25). Puisse le Seigneur
nous donner cette seconde imposition. Les paroles de
Pierre ne signifient pas que Dieu est indifférent
en ce qui concerne sa nationalité ou son rang
dans la société.
2 – Le Ministère de Jésus – « Il a envoyé la
parole aux fils d’Israël, en leur annonçant la paix
par Jésus-Christ, qui est le Seigneur de tous. Vous savez ce qui
est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en
Galilée à la suite du baptême que Jean a prêché ;
vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus
de Nazareth qui allait de lieu en lieu en faisant du bien et guérissant
tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était
présent avec Lui. » L’onction que reçut Jésus
au Jourdain constitue un triple assaut contre le pouvoir de Satan : par
sa prédication il délivrait la volonté des hommes
des liens de Satan par son enseignement, il libérait leur esprit
des mensonges de l’adversaire et des déceptions qui s’ensuivent,
par son pouvoir de guérir, il sauvait les corps des ravages destructeurs
de Satan.
3 – Christ crucifié – « Ils l’ont tué en
le pendant au bois ». Là comme dans tous sermons sur le
salut, la mort de Christ doit être mentionnée parce que
le fait historique de la crucifixion est le fondement de la doctrine
de l’expiation est à la base de l’expérience
du pardon des péchés.
4 – Christ ressuscité – « Dieu l’a ressuscité le
troisième jour et il a permis qu’il apparut. » Une
offrande d’expiation avait trois conséquences envers le
peuple d’Israël : quand l’holocauste était tué,
il mourait pour lui; quand son sang (son âme: Lévitique
17: 11) était répandu sur l’autel, il semblait revivre
pour lui et quand les entrailles étaient brûlées,
il s’élevait pour lui. De même, Jésus mourut
pour nous, ressuscita pour nous et monta aux cieux pour nous
5 – Le Salut par Jésus – La conclusion peut être
considérée comme l’appel du sermon de Pierre car
elle conduit à des résultats précis les paroles
: « et c’est lui qui a été établi par
Dieu juge des vivants et des morts » produisent la conviction de
culpabilité et les mots suivants donnent l’assurance du
pardon de tout péché. « Tous les prophètes
rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit
par son nom le pardon des péchés. »
III – LA PORTE EST FRANCHIE.
« La foi vient de ce que. l’on entend et ce qu’on entend vient
de la parole de Christ.» a déclaré Paul (Romains 10 : 17).
Quand les Gentils comprirent que Christ étais juge, ils se repentirent
de tout leur cœur; quand ils apprirent qu’il était leur Sauveur,
ils crurent de toute leur intelligence, de toute leur âme et de toutes
leurs forces: « Comme Pierre prononçait encore ces mots, le Saint-Esprit
descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole. Tous les fidèles
circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de
ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens.
Pourquoi le Seigneur : modifia-t-il l’ordre habituel ( Actes 8:
14, 15 Actes 19: 1-6 ) en convertissant et en donnant le Saint-Esprit
simultanément ? Parce que les juifs chrétiens étaient
tellement remplis de préjugés (ils avaient encore un pied
dans l’ancienne dispensation) qu’ils n’auraient accepté que
rarement ce témoignage des païens : « Nous sommes sauvés ».
Ils auraient sans doute secoué la tête en disant : « c’est
impossible : vous n’avez pas été circoncis selon
la loi de Moïse pour devenir membre du peuple élu de Dieu
(Voir Actes 15 : 1-5). Mais parler en d’autres langues était
un signe qui faisait échec à tous les arguments. Aussi
personne ne releva la question de Pierre : « Peut-on refuser l’eau
du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi
bien que nous ? » Ce que la vision avait enseigné à Pierre,
ce signe l’enseignait à ses compagnons « ce que Dieu
a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé » (Actes
10: 15). Le Saint-Esprit lui-même prouvait que les Gentils pouvaient être
sauvés sans être naturalisés Juifs ou sans accepter
le rite d’une alliance abrogée. Le grand apôtre des
Gentils devait avoir cette vérité en tête quand il
se décrivit lui-même comme le « ministre de Jésus-Christ
parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’évangile
de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant
sanctifiés par l’Esprit Saint.»
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