LA
FAIBLESSE DE SATAN.
Hérode Agrippa, roi de Palestine, se trouva dans la situation
de tout chef juif qui exerçait son autorité sous l’occupation
romaine; il devait plaire à la fois aux Juifs et aux Romains.
Avec un sens aigu de la politique, il conçut un plan qui sauverait
sa réputation de roi avisé et de chef religieux zélé.
Les « Nazaréens » n’étaient pas seulement
hérétiques et blasphémateurs de la Loi (c’est
ainsi qu’il les jugeait), ils étaient aussi, disait-on,
tout comme leur maître, fomentateurs d’émeutes.
En supprimant cette « secte », il pensait plaire à la
fois, aux Juifs et aux Romains. C’est pourquoi nous pouvons lire « Vers
le même temps, le roi Hérode se mit à maltraiter
quelques membres de l’Église et il fit mourir par l’épée
Jacques, frère de Jean. Voyant que cela était agréable
aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre » (Actes 12: 1-3).
Inconsciemment, le roi agissait en agent de Satan, le grand ennemi de ’Église.
Mais Satan n’est pas omnipotent : c’est un ennemi vaincu.
Seul Dieu est tout puissant et quand, dans sa sagesse, il permet au péché de
triompher pour un temps, on peut être certain qu’il s’interposera
quand « le moment de faire justice sera venu » (voir Psaumes
76:10.).
Hérode alla jusqu’à s’emparer de Pierre, mais
il n’alla pas plus loin (2 Tim. 3 : 9). Dans cette leçon,
nous pouvons remarquer que Satan était impuissant en ce qui concerne
les quatre points suivants : il ne pouvait pas empêcher l’église
de prier ; il ne pouvait pas supprimer la paix intérieure d’un
homme droit ; il ne pouvait pas s’opposer à la venue des
anges ; il ne pouvait pas éviter l’échec de ses propres
projets.
LA FORCE DU FAIBLE.
Les croyants semblaient désarmés devant le pouvoir civil;
mais ils avaient l’arme que le plus faible peut toujours utiliser;
l’arme de la prière à Dieu.
1 – L’Église primitive était née au
cours d’une réunion de prière et c’est dans
une réunion de prière qu’elle renouvelle ses force.
La réunion de prières est le thermomètre de l’Église;
elle prouve quel est son degré de chaleur. La réunion de
prière est le baromètre de l’Église; elle
décèle les ondées célestes ou les époques
de sécheresse.
2 – Remarquez les liens qui unissent les membres d’une église.
Pierre était en prison quand un membre souffre, tous les autres
membres souffrent. Leur sympathie est unie par la même chaîne.
Un prédicateur disait : Un de mes amis m’envoya un jour,
de l’étranger, une lettre sur laquelle était tracé un
triangle. Au sommet, il avait écrit « siège de la
grâce »; comme base, il avait tracé un trait fortement
ondulé, qui était censé représenter l’océan;
ensuite, il avait écrit ses initiales dans un angle et les miennes
dans autre. Il voulait ainsi me montrer que le plus court chemin pour
aller vers ceux que nous aimons passe par le trône de la grâce.
3 – Ils persévéraient dans la prière. Un jour,
Spurgeon s’assit dans un hôtel et presse sur le bouton pour
appeler le garçon. Personne ne vint, même après plusieurs
appels. Un des convives dit alors : « je suis déjà venu
ici » et posant son doigt sur le bouton, il l’y maintint
jusqu’à ce que le garçon apparut (Voir Luc 18: 1-8).
LE SOMMEIL DU JUSTE.
« Pierre, donc, était gardé dans la prison » Remarquez
le lieu : une cellule sombre, malpropre. Remarquez la position : entre deux rudes
sentinelles; remarquez le moment: la nuit qui précédait son exécution.
Et cependant : Pierre dormait. Comment expliquer la paix de son âme dans
une telle situation ? Par la grâce de Dieu qui lui accordait ce calme sommeil.
Par le fait d’une conscience tranquille car Pierre savait qu’il n’avait
rien fait de mal mais qu’il ne s’était occupé que de
l’œuvre du Seigneur par la certitude qu’avait Pierre de se trouver
dans la situation la plus sûre du monde puisqu’il s’en remettait
toujours à la volonté de Dieu et que l’Éternel est
notre refuge.
LA MISSION DE L ANGE.
« Et voici un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans
la prison. L’ange réveilla Pierre en le frappant au côté et
en disant : Lève-toi promptement! Les chaînes tombèrent de
ses mains. Et l’ange dit « enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi » (Versets
7 et ‘8).
1 – Remarquez avec quelle facilité l’ange remplit
sa tâche. Les plus grand hommes de Dieu agissent avec calme et
efficacement.
|
|
 |
|
2 – Remarquez
l’importance de son oeuvre: Il fait tomber les
chaînes de Pierre, mais il laisse l’apôtre
chaussé ses propres sandales; il mène
Pierre hors de sa prison, mais ensuite il lui laisse
le soins de trouver son chemin lui-même. Dieu
est économe de toute puissance surnaturelle.
Il ne fera pas à notre place ce que nous pourrions
faire facilement nousmêmes.
3 – Remarquez que tout a été fait sans hâte.
L’ange permet à Pierre de se vêtir lui-même,
ce que fait ce dernier a la lueur céleste. L’ange est parfaitement
calme, n’a aucune crainte des soldats, n’est nullement troublé à la
pensée de ce que dira ou fera Hérode. Cela nous enseigne
que dans Son ciel Dieu gouverne avec calme et sans vivacité ;
il est sure de lui et n’est jamais pressé d’agir.
Ce n’est pas qu’il diffère ses décisions, mais
au contraire il agit sans perdre de temps et sans précipitation.
Quand, les païens crient de rage et que les rois et les chefs tiennent
conseil contre lui, « celui qui se tient dans les cieux, rit, le
Seigneur se moque d’eux » (Psaume 2 : 14).
UN TÉMOIGNAGE IRRÉFUTABLE.
Revenu à lui-même, Pierre dit : « Je vois maintenant
d’une manière certaine que le Seigneur a envoyé un
ange et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode.
Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison
de Marie, mère de Jean, surnommé Marc ou beaucoup de personnes étaient
réunies et priaient. Il frappa à la porte du vestibule
et une servante surnommée Rhode s’approcha pour écouter.
Elle reconnut la voix de Pierre, et, dans sa joie, au lieu d’ouvrir,
elle courut annoncer que Pierre était devant l’a porte ».
Quand ceux qui étaient en prière relevèrent la tête
pour lui dire qu’elle était folle, elle affirma qu’elle
ne s’était pas trompée. Aucun argument ne peut contrecarrer
le témoignage d’une expérience vécue. Ce qu’une
simple jeune fille peut savoir de Dieu et de son oeuvre par sa propre
expérience est infiniment plus important que ce qu’en pense
le plus brillant des étudiants en théologie. L’aveugle
guéri savait bien que peu de chose en ce qui concerne la théologie,
peu de chose même au sujet de Jésus et cependant, il affirmait
: « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle,
et que maintenant je vois ». (Jean 9 : 25). Rien ne permet d’affirmer
que Rhode s’est fâchée de n’être pas crue,
et de s’entendre traiter de folle. En général, seule,
la critique bien fondée est blessante.
LE MINISTÈRE PERSÉVÉRANT.
« Cependant Pierre continuait de frapper». Rien de tel que la persévérance
pour secouer l’apathie d’un cœur à demi convaincu. Le
prédicateur, le maître, le parent ou l’évangéliste
qui s’éloigne du cœur qu’il voulait convaincre simplement
parce que celui-ci ne s’est pas ouvert au premier appel, manque en vérité à sa
mission. « Frappez et l’on vous ouvrira ». Si un ce ne s’est
pas ouvert après avoir frappé dix fois, continuez jusqu’à ce
qu’il s’ouvre.
TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI.
En arrivant à la maison où étaient réunis
les chrétiens en prière, Pierre trouva la porte fermée.
Les portes de la prison s’étaient facilement ouvertes devant
lui, mais il dut attendre longtemps pour que ses amis lui ouvrent leur
porte. Ces chrétiens furent surpris et même un peu effrayés
devant la réponse à leur prière : ils ressemblaient
probablement aux apôtres qui, lorsque le Maître ressuscité apparut,
ne crurent pas qu’une telle joie puisse leur arriver. Cela leur
semblait trop beau pour être vrai. Et cependant, pourquoi les promesses
de Dieu ou ses miracles semblerait-ils trop beaux pour être vrais
?
Écoutez ce récit de Spurgeon :
« Un certain M. Muller, de Bristol, comptait absolument sur Dieu pour le
soutien de ses institutions charitables et le Seigneur pourvoyait sans cesse à ses
besoins. Toutes les fois qu’on en parlait on disait : « Quelle chose
merveilleuse ! » A entendre les gens, on aurait pu croire qu’il est
vraiment prodigieux qu’un chrétien puisse croire aux promesses de
Dieu et encore plus prodigieux que ces promesses aient leur accomplissement.
Si le Seigneur veut étonner son peuple, il semble qu’il lui suffit
de répondre aux prières. Dès que les chrétiens ont
obtenu un exaucement, ils s’exclament : « qui l’aurait cru...? » Retenons
l’anecdote suivante. En parlant d’une prière exaucée,
quelqu’un disait un jour à une dame vraiment dans le Seigneur : « N’est
ce pas merveilleux ?» Non, répondit-elle fermement ? C’est
simplement digne de ce qu’il est. »
|