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Premier voyage missionnaire de Paul (Texte du Cours : Actes 13 : 1 à 15 : 14 )

EPOQUE : 47 à 50 ans après J.C.
LIEU : Antioche, Asie Mineure, Jérusalem.
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE : L’Évangile de Christ est un évangile missionnaire il doit être propagé jusqu’aux extrémités de la terre.

    TEXTE D’OR : « Comme Le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20: 21)
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Actes 13 : 1-13.
Mardi – Actes 13 : 16-28.
Mercredi – Actes 13 : 29-41.


    Jeudi – Actes 13 : 42-52.
Vendredi – Actes 14 : 8-18.
Samedi – Actes 14 : 19-28.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Actes 13 : 2-3, 6-12 )

Certains posent parfois cette question « Qu’adviendra- t-il des païens s’ils n’ont pas l’opportunité d’entendre l’Évangile ? La meilleure réponse à cette question insidieuse est cette autre question d’un ordre pratique:
« Qu’adviendra-t-il de nous si nous ne leur portons pas l’Évangile ? » La continuité de la vie spirituelle de l’Église est liée à l’accomplissement du premier de ses buts : l’évangélisation du monde entier. Et le seul véritable moyen de garder l’Évangile (ou tout autre bénédiction spirituelle) est de le transmettre.

Un militant chrétien, le Dr Taylor, écrit: « Le champ d’activités missionnaires est la soupape de sécurité de l’Église; si vous fermez cette porte vous pouvez vous attendre à une explosion. La joie, la paix, la pureté (qu’elle soit de la vie ou de la doctrine) de l’Église dépendent de son activité pour Christ à la fois sur le plan local et dans les pays lointains. La lumière qui porte le plus dans les ténèbres de la nuit est celle qui, dans la maison, est la plus éclatante. Si l’Évangile, lumière de notre Église, n’est pas assez fort pour illuminer d’autres régions, c’est que nous ne le faisons pas briller suffisamment dans notre assemblée. » Puisse cette leçon nous donner une vision plus claire et plus large du rôle missionnaire de l’église.

I – UNE ÉGLISE MISSI0NNAIRE.


La première entreprise missionnaire fut le résultat d’un plan de persécution qui frappa subitement l’église de Jérusalem et en dispersa les membres dans toutes les directions. (Actes 8 : 1). La propagation de l’Évangile dans toute la Palestine et la Syrie faisait partie du plan de Dieu. Mais le même Seigneur qui poursuit son but par des moyens violents peut aussi parler d’une voix douce. Et c’est ainsi qu’il parla à Antioche.

Les anciens de l’Église étaient là, rassemblés pour une réunion de prière. Par ce qui arriva ensuite, nous pouvons supposer que leur requête a pu être la suivante : « Seigneur, l’Évangile a été prêché en Palestine et en Syrie, mais que fera-t-on pour l’Asie Mineure et l’Europe ? » La méditation et la prière créent l’ambiance qui permet de recevoir la révélation de la volonté de Dieu. La réponse ne se fit point attendre. « Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés ». (Actes 13: 2). Remarquez que c’étaient les meilleurs « ouvriers » qui étaient appelés, ceux qui étaient particulièrement appréciés dans leur propre église. Le changement du lieu d’activité ou un voyage au delà des océans ne donne aucun pouvoir surnaturel.

Si nous ne sommes pas aptes à servir le Seigneur dans notre propre pays, il est fort probable que nous ne le ferons pas mieux dans une contrée étrangère. Nous pouvons sortir de notre ville, de notre pays, mais nous ne pouvons pas sortir de nous-mêmes.

Remarquez également que l’Esprit ayant agi en coopération avec l’Église, le même Esprit qui déclare « je les ai appelés » dit à l’Église « Séparez-moi ». Les missionnaires étaient envoyés « par le Saint Esprit » (V. 4) mais il est aussi écrit que les prophètes et les docteurs de l’Église d’Antioche « leur imposèrent les mains et les laissèrent partir » (V. 3). (En outre, comparer Ch 13, Verset 3 et 4 à 15 : 28). La leçon à tirer de ce passage est la suivante : quand un chrétien a un appel pour le ministère, cet appel est généralement évident pour ses frères en Christ. Le chrétien appelé ne pourra pas se passer délibérément de l’approbation de ses frères, de leurs conseils, de leur appui, car aucun homme ne peut vivre en lui-même.

II – UN APPEL MISSIONNAIRE.

Tous les chrétiens ont un appel pour devenir des témoins du Christ. Mais de quels éléments est en réalité constitué un appel qui doit amener une personne à se donner entièrement à l’œuvre du Seigneur en pays étrangers.

1) Une connaissance des besoins des populations à évangéliser et un désir impérieux de faire connaître la voie du salut aux perdus. Ce premier point peut venir à l’esprit du chrétien par la lecture de la Parole de Dieu, des livres missionnaires ou en entendant des prédications concernant les champs de mission.

2) L’assurance intérieure absolue donnée par le Saint Esprit qu’il est dans la volonté de Dieu d’amener ce chrétien à consacrer son activité à un champ particulier (Voir Actes 10: 19 et 16 : 6-7).

3) Des aptitudes spéciales spirituelles, intellectuelles, et physiques. Une étude approfondie des appels reçus par les Serviteurs de Dieu nous convaincra que les hommes de Dieu appelés possédaient pour ce genre de travail des qualifications bien déterminées. Dans une des leçons précédentes nous avons remarqué que Paul été remarquablement qualifié pour être l’apôtre des Gentils. Par exemple, si une personne constate qu’elle est incapable d’étudier une langue étrangère ou qu’elle ne peut pas arriver à s’adapter à ses nouvelles conditions de vie, son appel est à reconsidérer.

   

4) L’approbation des frères. Barnabas et Saul ne furent pas seulement envoyés par le Saint Esprit, mais par l’Eglise. Quand un frère perçoit qu’il un appel missionnaire, en général, ses guides spirituels s’en aperçoivent.

5) Le concours providentiel de circonstances. Si une personne est véritablement appelée par Dieu, nous pouvons être certains qu’en temps utile, Dieu lui ouvrira les portes nécessaires.

Comment pouvons-nous recevoir un appel spécial pour travailler dans le champ du Seigneur ?


a) En nous consacrant entièrement à lui et en nous soumettant parfaitement à sa volonté, que cette volonté soit de nous envoyer au loin ou de nous faire rester où nous sommes.


b) En accomplissant fidèlement tous les devoirs et en remplissant les ministères qui se présentent tout près de nous (Luc 16: 10).

III – UN VOYAGE MISSIONNAIRE.

L’homme qui cherchait la vérité – En arrivant à Paphos, capitale de l’île de Chypre, l’apôtre fit la connaissance du gouverneur Sergius Paulus, un homme prudent « qui fit appeler Barnabas et Saul et manifesta le désir d’entendre la parole de Dieu ». Le fait qu’il fréquentait un imposteur juif qui prétendait posséder des connaissances surnaturelles n’avilit en rien son caractère. En effet, comme beaucoup de Romains instruits il n’avait plus aucune foi dans les religions populaires et il était à la recherche de la vérité. Comme beaucoup de ses compatriotes, il cherchait un idéal spirituel en se tournant vers ceux qui prétendaient connaître la science mystérieuse de l’Orient. Ses rapports avec ce magicien sont une conséquence de la suffisance de la raison humaine. Jean Calvin disait : « Nous pouvons voir comme dans un miroir à quel point la sagesse humaine est mensongère et tout à fait sans valeur puisqu’elle s’est montrée incapable de défendre Sergius contre les duperies de Satan ».

L’adversaire – Elymas, le magicien, qui entrevoyait la perte .de la situation lucrative qu’il avait, en tant que conseiller spirituel du gouverneur, « leur faisait opposition, cherchant à détourner de la foi le proconsul ». S’il est déjà bien mal de vivre en ennemi de Dieu, il est plus mal encore de détourner les autres du chemin de la foi.
Le triomphateur. Après avoir entendu les apôtres puis leur contradicteur, le gouverneur était perplexe. « Ou est la véritable voix? » devait-il se demander. Il se trouvait à la croisée des chemins. Mais Dieu vint au secours des apôtres et les fortifia d’une onction spéciale du Saint Esprit pour achever la défaite du diable; cette défaite fut la réponse à la question que se posait Sergius Paulus. En effet, le jugement surnaturel qui tomba sur Elymas convainquit le Romain que le Dieu de Paul était le Dieu tout puissant. (Comparer avec 2 Tim 3 : 8 ; Ex 7 10-12; 8 : 19).

Quelques questions à étudier.

1) Comparer Actes 13 : 9 : « Paul rempli du Saint Esprit » avec Actes 9: 17. Quelle différence y a-t-il entre ces deux onctions du Saint-Esprit ? Comparer Actes 22 : 4 et 4 31 ; comparer aussi Actes 2 : 4 et Actes 4: 8.

2) Les paroles que Paul prononce dans les versets 10 et 11 viennent-elles de la fougue du propre caractère de Paul ? Voir verset 9. Le converti. « Alors le proconsul voyant ce qui était arrivé crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur. » Une fois de plus, on constate que l’opposition, loin de faire obstacle à la propagation de l’Evangile le fait au contraire triompher. Comparer avec Actes 9: 19- 21. Si notre cause est juste, nous pouvons-nous dire à nous-mêmes : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

QUESTIONS

1 – Un «ouvrier» qui ne peut rien faire de bon dans son propre pays peut-il être envoyé en terre lointaine ?

2 – Le Saint Esprit agit-il indépendamment de l’Eglise ?

3 – De quels éléments se compose un appel pour un champ de mission ?

4 – Comment expliquez-vous que ce gouverneur romain ait pu être victime d’un imposteur ?

5 – Y a-t-il quelque chose de pire que de vivre une vie inique ?

6 – Est-ce que le geste de Paul décrit au verset 9 est un exemple destiné à tous les chrétiens ?