Après
avoir fondé des Églises à Thessalonique
et à Corinthe, Paul visita Ephése ; mais
il limita son séjour dans cette ville, car il
voulait se trouver à Jérusalem pour les
fêtes, promettant d’ailleurs d’y
revenir si c’était la volonté de
Dieu. Tenant ses promesses, il y revint plus tard et
demeura trois années à Ephèse.
Le double effet de la prédication
de l’Évangile – Selon
son habitude, Paul commença là son
ministère en prêchant pour
les Juifs. “ Mais comme quelques-uns
restaient endurcis et incrédules,
décriant devant la multitude la
voie du Seigneur, il se retira d’eux
et sépara les disciples. ” (19:9).
L’Évangile produisait les deux effets habituels : quelquesuns
s’endurcirent. Quelques-uns ouvrirent, leur cœur à l’Esprit,
mais d’autres endurcirent leur propre cœur. L’Évangile
oblige les hommes à prendre une décision, et rejetant toute
attitude de neutralité les force à se prononcer pour Dieu
ou contre Dieu. C’est de ce choix que dépendent les conditions
spirituelles et la destinée éternelle de l’homme.
Ainsi, ce même Évangile qui apporte la vie à certains
apporte à d’autres la condamnation et la mort. Le fait que
certains s’endurcissent ne peut être retenu à charge
contre l’Évangile et ne lui est pas particulier. Le même
soleil qui fait mûrir les fruits dans les vergers dessèche
le Sahara. Le même feu qui fait fondre la cire, durcit l’argile.
Signes qui ont accompagné la
prédication de Paul – “ Et
Dieu faisait des miracles extraordinaires
par les mains de Paul au point qu’on
appliquait sur les malades des linges ou
des mouchoirs qui avaient touché son
corps et les maladies les quittaient et
les esprits malins sortaient ” (Actes
19: 12). Ephèse était le
centre de l’idolâtrie, des
superstitions et de toutes sortes d’arts
magiques. cette ville était le lieu
de prédilection de tous les imposteurs
en matière religieuse, d’innombrables
philosophes, de maniaques, de pseudo guérisseurs
et le siège de toutes ses doctrines
en “ isme ”. Il est évident
que dans un tel milieu, il fallait une
puissance extraordinaire pour rassembler
des auditeurs de l’Évangile
et pour distinguer le message de la Bonne
Nouvelle, de tous ceux qui enseignaient
de fausses doctrines. Par des miracles
particuliers, Dieu plaça son envoyé très
haut dans l’opinion des Éphésiens
et lui permit ainsi de jeter les fondements
d’une très forte église.
Des pièces de vêtements qui
avaient touché son corps devinrent
le moyen par lequel se manifestait la puissance
divine et de cette façon, un grand
nombre de personnes furent guéries
loin de Paul. Mais, remarquons deux choses
: premièrement, c’était
Dieu qui faisait le miracle – deuxièmement,
il est entendu que ceux qui étaient
guéris étaient remplie de
foi. Lés faux prophètes sont
démasqués 1 – “ Quelques
exorcistes juifs ambulants essayèrent
d’invoquer sur ceux qui avaient des
esprits malins le nom du Seigneur Jésus
en disant : “ Je vous conjure par
Jésus, que Paul prêche ! ” (19:
13).
“ L’esprit malin leur répondit : Je connais Jésus,
et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous? Et l’homme dans
lequel était l’esprit malin s’élança sur eux. ” (19:
15-16). Il est naturel pour ces hommes dont la profession était de chasser
les démons, d’essayer d’utiliser le nom de jésus car à cette époque
on croyait que le nom d’un Dieu ou d’un ange avait quelque pouvoir.
Mais l’humiliante expérience qu’ils firent alors leur enseigna
que seuls ceux qui ont reçu l’Esprit de Jésus peuvent efficacement
utiliser son nom.
Notons les leçons successives qui se dégagent
de cet incident.
1)
Le seul Christ qui apporte la bénédiction à ceux
que nous voulons édifier est le Christ que
nous connaissons, le Christ qui habite en nos cœurs,
qui marche et parle avec nous. Il serait vain d’adjurer
la foule au nom du Christ que connaissaient Wesley,
Whitefield ou d’autres. Le “ nom ” de
Christ signifie Son caractère, Sa puissance,
Sa nature; et avant d’utiliser son nom, il
doit être vraiment notre par expérience.
2)
Ces hommes étaient des païens qui s’efforçaient
d’adjoindre à leur religion une part
de christianisme et cela dans un but intéressé.
Mais le christianisme ne peut fusionner avec une
autre doctrine. Le Docteur Parker disait : “ le
christianisme veut le monde pour lui seul. S’il
pouvait aller de pair avec d’autres philosophies
et d’autres religions et discuter à rang égal,
il n’aurait que peu de succès et peu
d’intérêt. ” Il y avait
beaucoup de noms et de dieux à Ephése
mais le résultat de cet incident fut que “le
nom de Jésus fut glorifié ” au-dessus
de tous les autres noms.
3) Le christianisme est sans puissance
s’il n’est pas sincère.
Un feu représenté en peinture ne brûle pas; un chrétien
simulé ne pourra lutter contre les puissances du mal.
__________________________________
1 Note de
l’Editeur C’était indépendamment
de la volonté de Paul que les linges étaient
posés sur ceux qui souffraient. Quand le malade
est au loin, la Parole de Dieu recommande la prière.
(Matt. 21-22).
|
|
 |
|
Le
pêché caché est dévoilé – “ Plusieurs
de ceux qui avaient cru, venaient confesser leurs
fautes et déclarer ce qu’ils avaient
fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les
arts magiques ayant apporté leurs livres,
les brûlèrent devant tout le monde ”.
(19: 18-19). La manifestation de la puissance de
Christ amena la conviction de péché chez
les croyants et cette confession publique.
Étudions
les vérités suivantes concernant la
confession des péchés
1) La confession est une cause de santé spirituelle. “ Une
honnête confession et salutaire pour l’âme ” déclare
un vieux dicton. Confesser sincèrement un péché à Dieu
apporte le pardon de l’offense. Si nous lui confessons nos péchés,
Lui, le fidèle et le juste, nous pardonnera et nous lavera de
toute souillure.
2) La confession est nécessaire si nous voulons conserver la communion
avec Christ. Celui qui garde un péché dans son cœur
ne peut attendre une bénédiction.
3) Une réelle confession est parfois coûteuse. Quelques
convertis avaient continué leurs pratiques magiques après
leur baptême. Mais maintenant, ils voulaient avancer dans la sanctification
pour prouver leur sincérité, ils brûlaient publiquement
des livres de sorcellerie qui valaient des milliers de francs. Et là,
nous voyons ce que l’on doit faire des romans sans valeur ou dés
livres pernicieux. Un auteur mourut un jour en laissant un manuscrit;
un éditeur déclara à la veuve que la publication
de cet ouvrage lui rapporterait plusieurs centaines de milliers de francs.
Au lieu de confier le manuscrit à l’imprimeur, la veuve
le prit, s’assit près du feu et feuille par feuille, livra
le trésor aux flammes. Pourquoi ? Parce qu’elle pensait
que s’il était publié, il porterait préjudice à la
moralité des lecteurs.
Tumulte à Ephèse – Les
progrès extraordinaires du christianisme
déplurent particulièrement à l’orfèvre
Dérnétrius qui se faisait
un gros revenu en vendant aux adorateurs
païens, des statuettes de la déesse
Diane.
Bien
entendu, quand les païens se convertissaient,
ils renonçaient à leurs idoles et le
commerce de Démétrius s’en ressentait.
Il était tellement irrité en constatant
la perte que ces conversions lui occasionnaient qu’il
se décida à rassembler ses ouvriers
avec ceux du même métier ; il fit adroitement
appel à leur superstition et à leurs
sentiments païens puis, quand il jugea que les
esprits étaient suffisamment échauffés,
il fit une réunion au cours de laquelle, pendant
deux heures, ce peuple loua la déesse et cela
au milieu de la confusion générale.
Le secrétaire de la ville qui était
un homme de bon sens, apaisa la foule, déclara
que ceux que l’on accusait n’avaient
après tout commis aucun sacrilège,
que, de toute façon, l’ordre devait être
maintenu et que si l’orfèvre et ses
ouvriers avaient à se plaindre de Paul et
ses amis, ils devaient les appeler en justice selon
les lois établies. Il fit remarquer aux émeutiers
qu’ils avaient eux-mêmes provoqué les
troubles et que les autorités pouvaient fort
bien “ les accuser de sédition ”.
Il dispersa la foule et on ne parla plus de cette
affaire.
Les
adieux de Paul – Paul avait montré son
assurance en essayant d’entrer dans le théâtre
et de parler à la foule en délire
qui s’y était rassemblée. Ses
amis étaient intervenus pour le détourner
de ce projet. Il sentit alors que son ministère à Ephèse était
terminé et il prit le chemin de la Macédoine,
puis de là, passa en Grèce, exhortant
les chrétiens. Il se proposait de s’embarquer
ensuite pour la Syrie, mais apprenant que les Juifs
tramaient un complot contre lui, il déjoua
leurs plans en reprenant la route de la Macédoine.
Voulant se trouver à Jérusalem pour
la fête de la Pentecôte, il ne s’arrêta
pas à Ephèse, mais “ de Milet,
Paul envoya chercher à Ephèse, les
anciens de l’Eqlise ”. Il leur fit
ses dernières recommandations qui prouvent
sa noblesse de cœur et l’esprit qui
l’animait et qui mettent en relief le côté sublime
de son œuvre évangélique.
QUESTIONS
1 – Dans quelles villes Paul a-t-il établi des églises
avant de se rendre à Ephèse ?
2 – Combien de temps demeura-t-il à Ephése
quand il y alla pour la seconde fois ?
3 – Pourquoi Paul se sépara-t-il de la synagogue d’Ephèse
4 – Citez
les signes qui accompagnèrent le ministère
de Paul ?
5 – Comment furent dévoilés certains faux prophètes
?
6 – De quel péché certains
furent-ils convaincus par la puissance
de Dieu ?
7 – En coûte-t-il parfois de servir Dieu de tout son cœur
? Qu’en retire-t-on ?
8 – Quelle fut la cause des troubles qui survinrent à Ephèse
?
9 – Que peut-on dire du caractère de l’œuvre évangélique
de Paul ?
|