1 – Preuves
historiques du récit.
Lisez
Genèse 4 : 1-26. Voyez quelle liste de « premiers » vous
pouvez tirer de cette lecture. Par exemple : la première
habitation, la première offrande en sacrifice,
etc. Remarquez à quel degré de civilisation
on était dès cette première période.
Ceux qui croient au système de l’évolution
disent que cela n’était pas possible à une époque
aussi reculée, mais les fouilles archéologiques
prouvent qu’un tel état de civilisation
existait à cette première époque
de l’humanité. Par exemple, les fouilles
de Speiser faites en Mésopotamie en 1937 ont mis à jour
de merveilleuses et délicates poteries et les
vestiges architecturaux de trois temples datant de 3000
ans avant Jésus-Christ, c’est-à-dire
d’une époque vraiment primitive. Il est
nettement prouvé que l’on a utilisé le
fer des 2700 ans avant J.-C. (Genèse 4-22) et
il n’y a aucune raison de douter qu’il était
même connu plus tôt. Speiser fut amené à déclarer
: « Ces choses ne permettent pas de considérer
plus longtemps les hommes de l’âge de pierre
comme non civilisés ».
2 – La vie religieuse des Frères.
Dans les versets 1 à 5, pouvez-vous constater que ces 2 frères
avaient chez eux une discipline religieuse. S’ils l’avaient,
vous pouvez voir qu’une discipline religieuse ne peut remplacer
une communion personnelle avec Dieu. En apparence, Abel tirait du fruit
de cette discipline, alors que Caïn n’en obtenait aucun. Remarquez
encore que chacun d’eux avait le coeur bien disposé à apporter
au Seigneur un sacrifice quelconque. Les gens sont religieux mais relativement
peu le sont de coeur et se montrent entièrement soumis aux commandements
de Dieu.
Trouvez-vous plus avant dans la Genèse un passage où des
hommes reçurent l’ordre d’apporter des offrandes au
Seigneur. Comment croyez-vous que ces frères aient su qu’ils
devaient en apporter et quelle sorte d’offrande ils devaient choisir
? Naturellement, la Bible ne peut nous relater tout ce que Dieu dit à son
peuple, car elle ne pourrait tout contenir. Il se peut qu’en tuant
les animaux pour leur faire une tunique de peau. Dieu ait enseigné à Adam
et à Ève, cette grande vérité du sacrifice
par le sang comme un type du plus grand des sacrifices qui devait suivre:
celui du Calvaire. Nous sommes sûrs que Dieu n’aurait pas
condamné Caïn pour quelque chose qu’il aurait ignoré.
3 – L’Offrande qui ne comporte pas de sang est rejetée.
Lisez avec réflexion les versets 4 et 5. Est-ce simplement l’offrande
des frères que Dieu accepte ou rejette ou tint-il plutôt
compte du caractère de ceux qui offraient le sacrifice. Cela peut
vous donner une indication sur les sentiments de Dieu vis-à-vis
de votre vie religieuse. Peut-être les lectures suivantes jetteront-elles
quelques lumières sur ce point 1 Samuel 15: 22, 23; Proverbes
15: 8; Esaïe 1: 11-15; Osée 6: 6; Amos 5: 21-24). Jésus
dit aussi quelque chose à ce sujet dans Matthieu 5: 23-24.
Il est évident que le sacrifice de Caïn fut rejeté en
partie à cause d’une certaine iniquité dans le caractère
même de l’offrande. En lisant les quelques versets suivants,
relevez tous les traits de caractère qui percent dans sa conduite
envers son propre frère et envers Dieu. Imaginez-les aussi accentués
en un court instant de colère. Le sacrifice de Caïn fut comme
un merveilleux présent, mais il n’y avait, en même
temps, aucun signe de repentance pour le péché qu’il
renfermait (on peut le penser à cause de l’absence du sang);
il n’y avait aucune demande de pardon; c’est pourquoi Dieu
ne voulut pas l’accepter. Quelle fut la conduite de Dieu envers
Caïn ? Le blâme-t-il tout d’abord ou lui, fit-il entendre
doucement raison ? Comparer avec Esaïe 1: 18. Dieu ne donne rien
aux hommes jusqu’à ce qu’ils se donnent eux-mêmes
et dans ce cas encore son Esprit lutte avec eux conformément à Sa
Sainteté. Et l’Éternel dit à Caïn: « Pourquoi
es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement
si tu avais bien agi ton offrande aurait-elle été agréée
?» En d’autres termes, si ton offrande avait été faite
dans la droiture et dans un bon esprit, elle aurait été acceptée.
Ensuite, vient l’avertissement « et si tu agis mal, le péché se
couche à la porte ». L’interprétation suivante
a trouvé faveur auprès de plusieurs de ceux qui étudient
les Écritures : « Si tu fais bien, tu seras sans aucun doute
bien accueilli et si tu fais Le mal le péché est à la
porte comme une bête tapie prête à sauter sur toi;
le désir du péché est en toi, mais tu devrais régner
sur lui »
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Pendant
qu’il reçoit cet avertissement, Caïn
sent croître en lui la jalousie, la rancune,
le péché comme une bête de proie
aussi habile que rusée est tapi à la
porte de son coeur. Il n’attend qu’un accès
de colère pour sauter à l’intérieur.
Il est averti qu’il doit laisser la porte fermée
de crainte d’être assailli par le mal.
(Éphésiens 4 : 26-27; voir aussi Matthieu
6 : 12-13).
Une seconde interprétation de ce passage apporte une autre pensée.
Certains avancent que le mot péché qui se tient à la
porte peut également être traduit par « offrande pour
le rachat du péché». On peut trouver ce sens ailleurs
(2 Cor. 5: 21; Hébreux 9: 28). Si on accepte cette interprétation,
la signification serait : « Si tu fais le mal, un sacrifice pour
l’expiation du péché se tient justement à la
porte (sans doute un animal du troupeau d’Abel) et Il est à ta
disposition pour ton usage ». Ceci nous apporte clairement l’idée
que le pardon du péché est le résultat du sang répandu.
Il se peut que Caïn qui était l’aîné et
qui avait par conséquent les privilèges et l’autorité que
lui donnait le système patriarcal ait craint que cette distinction
ne lui soit ôtée pour être donnée à Abel,
maintenant que Dieu avait marqué une préférence
pour ce dernier. Ceci, bien entendu, augmentait sa jalousie et sa haine à l’égard
de son frère. Certains pensent que ces mots « et ses désirs
se portent vers toi, mais toi, domine sur lui », se rapportent à Abel;
ils pensent que Dieu voulait dire que si Caïn se repentait de son
manque de droiture et offrait un sacrifice vivant, il pourrait encore
garder son droit d’aînesse envers son frère.
4 – L’adorateur désobéissant résiste à Dieu.
L’avertissement du Seigneur fut dédaigné. Caïn
laissa croître son envie et sa haine jusqu’à ce qu’il
en arrive au meurtre. 1 Jean 3:15. L’envie fut le point de départ
du crime. Jean nous dit que Caïn était du malin et tua son
frère. Pourquoi ? Parce que ses oeuvres étaient mauvaises
et que celles de son frère étaient justes. (1 Jean 3: 12).
L’homme pécheur qui se sent le coeur misérable reproche à l’homme
juste les bénédictions qu’il peut avoir et, par suite,
est disposé à l’en dépouiller en le détruisant
lui-même. L’hostilité des gens du monde, contre les
enfants de Dieu, a souvent pour cause la bonté et la joie de ces
derniers.
5 – Le Meurtrier est confondu.
Quelle fut la réponse de Caïn quand Dieu vint s’enquérir
de son frère. Quels sentiments étaient derrière
ses paroles. La première partie de sa réponse fut un mensonge,
la seconde partie une insulte envers Dieu.
« Suis-je le gardien de mon frère ? » Cette réponse
hargneuse montre son esprit indépendant vis à vis de Dieu. Un péché aussi
grand que celui qu’il venait de commettre, n’aurait pas été possible
s’il avait maintenu une droite communion avec Dieu. Aucun homme ne peut être
indépendant vis à vis de Dieu, car alors, il brise le frein du
mal et laisse sa vie ouverte aux péchés les plus vils.
6 – Le Meurtrier est jugé.
Le jugement de Dieu sur la méchanceté de Caïn fut
rapide et terrible. La terre elle-même qui avait absorbé le
sang de son frère se tourne littéralement contre lui et
il ne fut plus capable d’en tirer sa substance. (Rappelez-vous
que Caïn était laboureur). Alors, il ne fut plus autre chose
qu’un fugitif et un vagabond à la surface de la terre.
Cette sentence rendit à Caïn une certaine humilité et
l’alarma (Versets 11-14), il s’écria : « M’on
châtiment est trop grand pour être supporté. » Il
semble bien qu’il jugeait que la punition était hors de
proportion avec la faute qui l’avait amené. Une véritable
repentance est difficile à obtenir à cause du péché lui-même.
Dieu qui, toutefois, mêle la miséricorde au jugement; plaça
un signe sur Caïn pour le protéger de toute vengeance. Ensuite,
le jugement fut exécuté et « Caïn s’éloigna
de la face de l’Éternel » (V. 16); il réalisa
complètement que lorsque l’homme résiste à l’esprit
de grâce en rejetant la volonté de Dieu, il ne récolte
que la misère et la solitude spirituelle.
Pensez-vous que la conduite de Caïn eut été différente
s’il avait pensé à l’avenir et entrevu les
conséquences amères de sa colère ? L’homme
a la vue si courte ? Pour un instant de satisfaction charnelle, l’homme
cède à un caprice bien qu’il sache que cela compromettra
sérieusement sa communion avec le Dieu Tout Puissant et que cela
mettra en danger toute son éternité.
Dans la longue course, ce court instant n’en vaut jamais la peine.
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