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Les Premiers Frères (Texte du Cours : Genèse 4 : 3-15 )

EPOQUE: Peut-être un siècle après la création.
LIEU : La région est de l’Eden.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Le péché qui n’est confessé, ni pardonné est susceptible de germer et de produire d’autres péchés pires encore que le premier.

    TEXTE D’OR : « C’est par la foi qu’Abel offrit un sacrifice plus excellent que celui de Caïn »
Hébreux 11: 4
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 4 : 3-16.
Mardi – 1 Jean 3 : 9-15.
Mercredi – Hébreux 11 : 1-6.


    Jeudi – Lévitique 9 : 1-7.
Vendredi – Hébreux 9 : 19-26.
Samedi – Hébreux 10: 11-22.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Genèse 4 : 3-15 )

1 – Preuves historiques du récit.

Lisez Genèse 4 : 1-26. Voyez quelle liste de « premiers » vous pouvez tirer de cette lecture. Par exemple : la première habitation, la première offrande en sacrifice, etc. Remarquez à quel degré de civilisation on était dès cette première période. Ceux qui croient au système de l’évolution disent que cela n’était pas possible à une époque aussi reculée, mais les fouilles archéologiques prouvent qu’un tel état de civilisation existait à cette première époque de l’humanité. Par exemple, les fouilles de Speiser faites en Mésopotamie en 1937 ont mis à jour de merveilleuses et délicates poteries et les vestiges architecturaux de trois temples datant de 3000 ans avant Jésus-Christ, c’est-à-dire d’une époque vraiment primitive. Il est nettement prouvé que l’on a utilisé le fer des 2700 ans avant J.-C. (Genèse 4-22) et il n’y a aucune raison de douter qu’il était même connu plus tôt. Speiser fut amené à déclarer : « Ces choses ne permettent pas de considérer plus longtemps les hommes de l’âge de pierre comme non civilisés ».

2 – La vie religieuse des Frères.

Dans les versets 1 à 5, pouvez-vous constater que ces 2 frères avaient chez eux une discipline religieuse. S’ils l’avaient, vous pouvez voir qu’une discipline religieuse ne peut remplacer une communion personnelle avec Dieu. En apparence, Abel tirait du fruit de cette discipline, alors que Caïn n’en obtenait aucun. Remarquez encore que chacun d’eux avait le coeur bien disposé à apporter au Seigneur un sacrifice quelconque. Les gens sont religieux mais relativement peu le sont de coeur et se montrent entièrement soumis aux commandements de Dieu.
Trouvez-vous plus avant dans la Genèse un passage où des hommes reçurent l’ordre d’apporter des offrandes au Seigneur. Comment croyez-vous que ces frères aient su qu’ils devaient en apporter et quelle sorte d’offrande ils devaient choisir ? Naturellement, la Bible ne peut nous relater tout ce que Dieu dit à son peuple, car elle ne pourrait tout contenir. Il se peut qu’en tuant les animaux pour leur faire une tunique de peau. Dieu ait enseigné à Adam et à Ève, cette grande vérité du sacrifice par le sang comme un type du plus grand des sacrifices qui devait suivre: celui du Calvaire. Nous sommes sûrs que Dieu n’aurait pas condamné Caïn pour quelque chose qu’il aurait ignoré.

3 – L’Offrande qui ne comporte pas de sang est rejetée.

Lisez avec réflexion les versets 4 et 5. Est-ce simplement l’offrande des frères que Dieu accepte ou rejette ou tint-il plutôt compte du caractère de ceux qui offraient le sacrifice. Cela peut vous donner une indication sur les sentiments de Dieu vis-à-vis de votre vie religieuse. Peut-être les lectures suivantes jetteront-elles quelques lumières sur ce point 1 Samuel 15: 22, 23; Proverbes 15: 8; Esaïe 1: 11-15; Osée 6: 6; Amos 5: 21-24). Jésus dit aussi quelque chose à ce sujet dans Matthieu 5: 23-24.
Il est évident que le sacrifice de Caïn fut rejeté en partie à cause d’une certaine iniquité dans le caractère même de l’offrande. En lisant les quelques versets suivants, relevez tous les traits de caractère qui percent dans sa conduite envers son propre frère et envers Dieu. Imaginez-les aussi accentués en un court instant de colère. Le sacrifice de Caïn fut comme un merveilleux présent, mais il n’y avait, en même temps, aucun signe de repentance pour le péché qu’il renfermait (on peut le penser à cause de l’absence du sang); il n’y avait aucune demande de pardon; c’est pourquoi Dieu ne voulut pas l’accepter. Quelle fut la conduite de Dieu envers Caïn ? Le blâme-t-il tout d’abord ou lui, fit-il entendre doucement raison ? Comparer avec Esaïe 1: 18. Dieu ne donne rien aux hommes jusqu’à ce qu’ils se donnent eux-mêmes et dans ce cas encore son Esprit lutte avec eux conformément à Sa Sainteté. Et l’Éternel dit à Caïn: « Pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement si tu avais bien agi ton offrande aurait-elle été agréée ?» En d’autres termes, si ton offrande avait été faite dans la droiture et dans un bon esprit, elle aurait été acceptée. Ensuite, vient l’avertissement « et si tu agis mal, le péché se couche à la porte ». L’interprétation suivante a trouvé faveur auprès de plusieurs de ceux qui étudient les Écritures : « Si tu fais bien, tu seras sans aucun doute bien accueilli et si tu fais Le mal le péché est à la porte comme une bête tapie prête à sauter sur toi; le désir du péché est en toi, mais tu devrais régner sur lui »

   

Pendant qu’il reçoit cet avertissement, Caïn sent croître en lui la jalousie, la rancune, le péché comme une bête de proie aussi habile que rusée est tapi à la porte de son coeur. Il n’attend qu’un accès de colère pour sauter à l’intérieur. Il est averti qu’il doit laisser la porte fermée de crainte d’être assailli par le mal. (Éphésiens 4 : 26-27; voir aussi Matthieu 6 : 12-13).

Une seconde interprétation de ce passage apporte une autre pensée. Certains avancent que le mot péché qui se tient à la porte peut également être traduit par « offrande pour le rachat du péché». On peut trouver ce sens ailleurs (2 Cor. 5: 21; Hébreux 9: 28). Si on accepte cette interprétation, la signification serait : « Si tu fais le mal, un sacrifice pour l’expiation du péché se tient justement à la porte (sans doute un animal du troupeau d’Abel) et Il est à ta disposition pour ton usage ». Ceci nous apporte clairement l’idée que le pardon du péché est le résultat du sang répandu.

Il se peut que Caïn qui était l’aîné et qui avait par conséquent les privilèges et l’autorité que lui donnait le système patriarcal ait craint que cette distinction ne lui soit ôtée pour être donnée à Abel, maintenant que Dieu avait marqué une préférence pour ce dernier. Ceci, bien entendu, augmentait sa jalousie et sa haine à l’égard de son frère. Certains pensent que ces mots « et ses désirs se portent vers toi, mais toi, domine sur lui », se rapportent à Abel; ils pensent que Dieu voulait dire que si Caïn se repentait de son manque de droiture et offrait un sacrifice vivant, il pourrait encore garder son droit d’aînesse envers son frère.

4 – L’adorateur désobéissant résiste à Dieu.


L’avertissement du Seigneur fut dédaigné. Caïn laissa croître son envie et sa haine jusqu’à ce qu’il en arrive au meurtre. 1 Jean 3:15. L’envie fut le point de départ du crime. Jean nous dit que Caïn était du malin et tua son frère. Pourquoi ? Parce que ses oeuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes. (1 Jean 3: 12).
L’homme pécheur qui se sent le coeur misérable reproche à l’homme juste les bénédictions qu’il peut avoir et, par suite, est disposé à l’en dépouiller en le détruisant lui-même. L’hostilité des gens du monde, contre les enfants de Dieu, a souvent pour cause la bonté et la joie de ces derniers.

5 – Le Meurtrier est confondu.

Quelle fut la réponse de Caïn quand Dieu vint s’enquérir de son frère. Quels sentiments étaient derrière ses paroles. La première partie de sa réponse fut un mensonge, la seconde partie une insulte envers Dieu.

« Suis-je le gardien de mon frère ? » Cette réponse hargneuse montre son esprit indépendant vis à vis de Dieu. Un péché aussi grand que celui qu’il venait de commettre, n’aurait pas été possible s’il avait maintenu une droite communion avec Dieu. Aucun homme ne peut être indépendant vis à vis de Dieu, car alors, il brise le frein du mal et laisse sa vie ouverte aux péchés les plus vils.

6 – Le Meurtrier est jugé.


Le jugement de Dieu sur la méchanceté de Caïn fut rapide et terrible. La terre elle-même qui avait absorbé le sang de son frère se tourne littéralement contre lui et il ne fut plus capable d’en tirer sa substance. (Rappelez-vous que Caïn était laboureur). Alors, il ne fut plus autre chose qu’un fugitif et un vagabond à la surface de la terre.
Cette sentence rendit à Caïn une certaine humilité et l’alarma (Versets 11-14), il s’écria : « M’on châtiment est trop grand pour être supporté. » Il semble bien qu’il jugeait que la punition était hors de proportion avec la faute qui l’avait amené. Une véritable repentance est difficile à obtenir à cause du péché lui-même. Dieu qui, toutefois, mêle la miséricorde au jugement; plaça un signe sur Caïn pour le protéger de toute vengeance. Ensuite, le jugement fut exécuté et « Caïn s’éloigna de la face de l’Éternel » (V. 16); il réalisa complètement que lorsque l’homme résiste à l’esprit de grâce en rejetant la volonté de Dieu, il ne récolte que la misère et la solitude spirituelle.

Pensez-vous que la conduite de Caïn eut été différente s’il avait pensé à l’avenir et entrevu les conséquences amères de sa colère ? L’homme a la vue si courte ? Pour un instant de satisfaction charnelle, l’homme cède à un caprice bien qu’il sache que cela compromettra sérieusement sa communion avec le Dieu Tout Puissant et que cela mettra en danger toute son éternité.
Dans la longue course, ce court instant n’en vaut jamais la peine.