Créer un compte | S'identifier
Le Riche qui perdit tout (Texte du Cours : Job 1 : 1-2 ; 13, 42 : 1-13)

ÉPOQUE : 1520 av. J. C.
LIEU : Pays d’Uts : on suppose que ce pays était à l’est de la Palestine, près d’Eden.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Dieu permet que nous soyons aux prises avec la souffrance et les épreuves afin que nous puissions nous purifier et le glorifier.

    TEXTE D’OR : « Vous avez entendu parler de la patience de Job et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. » Jacques 5 : 11
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Job 2 : 1-10.
Mardi – Job 1 : 1-5.
Mercredi – Job 1 : 6-12.

    Jeudi – Job 1 : 13-32.
Vendredi – Job 2 : 11-13.
Samedi – Job 42 : 1-8.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Job 1 : 1-4 ; 6-10 )

Nous interrompons cette semaine notre série d’études sur la période des patriarches dans le livre de la Genèse pour étudier un passage du livre de Job. On en comprendra la raison si l’on veut bien se souvenir que ce livre traite de l’histoire d’un homme qui vivait justement à l’époque des patriarches, on ne saurait donc placer ailleurs cette leçon. Les expériences que fit Job avec le Seigneur ressemblent tant aux nôtres et il traverse si victorieusement les pires épreuves que nous ne pourrions manquer cette leçon.

La meilleure façon de nous préparer à saisir cette leçon est de lire entièrement les deux premiers chapitres de Job, afin de mieux découvrir les détails que nous mettrons en relief.

Quelques détails précis concernant ce livre – Des professeurs de lettres ont souvent estimé que le livre de Job était une des plus grandes productions littéraires de tous les temps. Le récit est d’autant plus intéressant qu’il constitue, l’histoire d’un personnage réel (Ézéchiel 14 : 14) qui vécut à peu près, pense-t-on à l’époque d’Abraham. Voyez-vous dés les premiers versets ; il s’agit là d’une histoire vraie ? Remarquez-vous que l’endroit où il vivait est précis ? La Bible, d’autre part, fait ailleurs des allusions qui peuvent jeter une certaine lumière, sur ce sujet. Si vous découvrez une telle référence, n’omettez pas de la noter. Pour ce qui est de l’époque où vivait Job, nous devons comparer les détails du livre, la « couleur locale » avec ceux des autres livres. Il n’y est aucunement question ni des Lois de Moïse ni du système lévitique et c’est pourquoi nous estimons que Job vivait avant Moïse. D’autre part Job adorait le seul vrai Dieu que les Hébreux connurent seulement plus tard à la place des dieux païens des nations des Gentils. D’ailleurs, s’il avait vécu au temps des Hébreux, il aurait observé, pour l’adoration, les lois lévitiques. Mais Job était lui-même le prêtre de sa propre maison, privilège qui revenait au père de famille dès les premiers temps des patriarches. Son mode de vie, ses immenses richesses en terres et en troupeaux son également une preuve qu’il vivait dans la période patriarcale.

Causes des épreuves de Job – Certains pensent que c’est parce qu’il était un « propre juste » que Job dût supporter tant d’épreuves et que Dieu l’éprouva pour le rendre plus humble. Si cela était exact, nous en trouverions bien quelques indices dans les premiers chapitres qui présentent le personnage. Mais que dit Dieu au sujet du caractère de Job ? Dieu présenterait-il un « propre juste » comme un homme « intègre et droit » ? (1 : 1) « qui craignait Dieu et se détournait du mal », Lire 2 Corinthiens 10 – 18; Esaïe 5 : 21; 65 : 5; Marc 8 : 15. Les amis de Job l’accusèrent souvent, il est vrai, de « propre justice » (11 : 4; 22 : 1-2; 28 : 8-9; 25 : 2-6). Mais, plus tard, quand arriva là une des épreuves, le Seigneur lui ordonna de prier pour ses amis car ceux-ci n’avaient pas agi, ni parlé avec droiture; dans le même verset, au contraire, le Seigneur montre Job en exempte (Job. 42 : 7-10).
Aussi intègre et droit qu’ait pu être Job avant ses afflictions, quelques traits de son caractère se développeront cependant au cours des longs jours d’obscurité et de souffrance. En effet, à la fin de cette dure période, quand il eut une nouvelle révélation du Seigneur, il s’écria : « Je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre » (42 : 6). On peut être pur, mais non éprouvé. Quand le docteur Brown qui devait devenir un célèbre prédicateur prêcha pour la première fois, il entendit une femme dire à sa voisine pendant le sermon « c’est très bien mais c’est du « clinquant ». Quelques temps plus tard le prédicateur perdit sa femme; son coeur fut brisé; tout en lui en fut affecté, mais sa foi ne fit que s’approfondir. Et quand il prêcha de nouveau, la même personne déclara à son amie: « C’est de l’or pur maintenant. » Il en est de même pour nous; quand notre ligne de conduite est passée par l’épreuve et qu’enfin nous allons de l’avant, les voix des anges doivent laisser entendre ces mots: « C’est de l’or maintenant »

La véritable cause des souffrances de Job peut se découvrir dans 1 : 6-12 et 2 : 3-6. On peut aussi la discerner entre les lignes des versets 9 à 11. L’insinuation de Satan est-elle une insulte dirigée contre Job ou contre Dieu. Contre qui Satan a-t-il toujours cherché querelle ? (Lire Esaie 14 : 13-14). Si vous êtes bien d’accord pour estimer que ce n’est pas une certaine « propre justice » qui est à l’origine des épreuves de Job, essayez d’en exprimer la cause réelle en une ou deux phrases bien claires.

Nature des Épreuves de Job – Elles sont la somme de tout ce qu’un homme peut perdre

1) D’une nuit à l’autre, lui qui était l’homme le plus riche et le plus important de l’Est, devint pauvre. Récapitulez ses pertes matérielles (Job 1 : 14-17).

2) En un instant, à cause d’une tornade, il perdit tous ses enfants. Et, à sa douleur paternelle, s’ajouta encore la crainte que ses

   

enfants n’aient pas été droits devant Dieu. (Voir 1 : 2, 4, 5). Il n’a même pas eu le temps avant la catastrophe d’offrir à Dieu un sacrifice destiné à racheter leur conduite.

3) Il perdit subitement sa santé et devint répugnant à cause d’un « ulcère malin » (2: 7). On croit que cette maladie était une sorte de lèpre. Il s’assit sur un tas de cendre et gratta ses plaies avec un tesson.

4) Sa femme elle-même se tourna contre Dieu qu’il aimait et lui conseilla de maudire Dieu puis de mourir. Pour lui, la mort, en effet, aurait valu mieux que la vie.

5) Ses amis se rendirent près de lui et l’accablèrent. (Chapitre 4). Ils l’accusèrent de fourberie et d’hypocrisie dont il n’était nullement coupable. Bien des hommes supportent tout, mieux que l’hostilité et la suspicion de leur entourage. Les autres douleurs les rendent plus doux mais cette dernière les rend cyniques et amers.

6) La plus dure de ses épreuves fut peut-être de n’avoir jamais pu connaître la raison de ses malheurs ni quand en viendrait fin. Tout pouvait lui faire croire que Dieu l’avait abandonné et que toute communication entre le ciel et lui était coupée. Si une maman après avoir placé une pièce de monnaie en évidence sur la cheminée, informait son fils qu’elle agit ainsi pour éprouver son honnêteté, il serait peu probable qu’il tombât dans le piège. Dans la vie, ce n’est pas ainsi que se présentent nos tentations. Nous n’en voyons jamais le motif caché et nous ne discernons pas le défi qu’elles nous offrent. Peut-être ne réalisons-nous jamais que trois mondes observent, avec anxiété quelle sera notre attitude devant la tentation.

Puissions-nous apprendre à demander « pourquoi » juste assez tôt pour distinguer si nos afflictions sont causées par notre folie ou notre péché et dans ce cas, nous ferons la seule chose en notre pouvoir : nous humilier. Si là n’est pas l’origine de nos malheurs, alors, laissons le « pourquoi » aux pieds du Seigneur et nous pourrons mieux traverser l’épreuve. L’expérience de Job nous enseigne que nous appartenons à Dieu et à ce titre, Il peut nous appeler à défendre son honneur au moment où Il le juge opportun. Nous devons le remercier Dieu pour les épreuves qui nous sont envoyées pour prix de nos folies car elles nous enseignent la Sagesse. Nous devons être reconnaissants pour celles destinées à corriger quelque défaut. Car ce défaut serait un fardeau pour notre éternité Mais, là où notre reconnaissance sera sans bornes, c’est quand, dans notre vie future, nous découvrirons que nous avons bravement supporté des épreuves qui nous avaient purement été envoyées pour faire éclater la gloire de Dieu au milieu des hommes qui ne peuvent comprendre Dieu que lorsqu’ils le discernent en nous. Avons-nous assez de considération et de courage pour jouer ce rôle pour le Seigneur.

Récompense de Job – Il est important de noter que Dieu ne se permet jamais de rester débiteur de l’homme, Il donne de la valeur à notre service bien qu’il n’arrive pas toujours que nous recevions notre récompense au cours de notre vie terrestre. Quelques-uns, comme David Livingstone ont dû attendre d’avoir quitté ce monde de douleurs pour avoir leur récompense dans leur demeure céleste. Mais, le plus souvent, si nous confions entièrement notre cas à Dieu c’est sur cette terre même qu’Il nous récompensera et nous élèvera. Il y eut un merveilleux épilogue aux tourments de Job. (Lisez le chapitre 42). Les chapitres intermédiaires nous exposent le chagrin apporté par les prétendus « consolateurs »; ils font un tableau saisissant des jours d’obscurité au cours desquels son âme chercha vainement à découvrir la face de Dieu et à connaître ce qui pouvait le séparer de son Seigneur. Mais, dans ce chapitre 38, Dieu s’adresse de nouveau à son ami en termes peut-être parfois inquiétants, mais destinés à sonder les plis profonds du coeur. Et, au fur et à mesure que l’Eternel parlait, Job recevait une révélation si profonde de la véritable nature de son Dieu qu’il lui semblait maintenant par comparaison, que toutes les années précédentes, passées à marcher en communion avec l’Eternel n’étaient qu’un conte. Job fut ému jusqu’à s’écrier : « Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon oeil t’a vu. »(42:5). Cela était suffisant. Dieu n’avait plus qu’une condition à poser pour rendre à Job tout ce qu’il avait perdu. C’était que Job prie pour « ses amis » qui lui avaient causé tant de peine. Et, cela, Job le fit avec joie. Alors « l’Éternel rétablit Job dans son premier état quand ce dernier eut prié pour ses amis; et l’Éternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé. » Lisez encore les derniers versets du chapitre 42 et vous verrez de quelle magnifique façon Dieu récompensa Job.