Jusqu’à présent
dans le livre de la Genèse, nous avons étudié le
commencement de l’univers, de l’homme,
du péché, de la civilisations nous allons étudier
cette semaine le commencement des différentes
langues.
Ceux d’entre nous qui sont destinés à passer toute
leur vie dans le pays où ils sont nés ne prennent que bien
peu d’intérêt pour les multitudes de langues parlées
dans le monde; nos frères missionnaires, par contre, trouvent
que cette diversité de langages est bien gênante. A cause
des nombreux dialectes en usage parmi des tribus, pourtant parfois peu éloignées
l’une de l‘autre, il serait vain pour un prédicateur
d’essayer d’apprendre à prêcher à chacune
de ces tribus dans sa propre langue; et pourtant, délivrer un
message par le moyen d’un interprète n’est jamais
une méthode entièrement satisfaisante. D’autre part,
combien de malentendus existent entre des nations civilisées qui,
du point de vue culturel ont beaucoup de caractères communs, mais
qui sont séparées par la barrière des langues. Il
semble pourtant que Dieu n’a jamais désiré un tel état
de choses. Cette confusion est le résultat du matérialisme
des hommes qui, dans un rêve insensé, ont dressé des
plans ambitieux dans lequel Dieu était totalement évincé et
ces plans auraient finalement amené leur propre destruction.
LE PROJET DE CONSTRUCTION DES HOMMES.
Lisez
Genèse 11: 1-9. Remarquez que ce peuple avait
des qualités. Il était :
1)
UNI – La Bible ne prodigue pas les mots et
pour faire la description morale de ce peuple, nous
devons lire entre les lignes. Remarquez, dans le
verset 1, Une répétition évidente. « une
seule langue », les « mêmes mots ».
Manifestement, cela signifie qu’il n’existait
qu’une seule langue, probablement l’hébreu
et que cette langue était partout parlée
avec la même prononciation. Dans notre pays,
bien que nous ayons la même langue, la prononciation
diffère selon les provinces, mais chez ces
hommes des premiers âges il n’en était
pas ainsi.
Ceux qui ont fait des études linguistiques peuvent prouver qu’un
grand nombre de langues et de dialectes parlés sur la terre ont
une source commune. Il est évident que ce peuple avait beaucoup
de biens communs et qu’une grande solidarité existait dans
leurs relations.
2)
ACTIF – Dans le verset 2, que pouvez-vous remarquer
concernant le genre de vie de ces populations qui
peuplaient la terre après le Déluge
? Dans le verset 3, que pourriez-vous trouver concernant
leurs aptitudes et leur désir d’arriver à un
niveau de vie plus élevé ? Les peuples
libres n’ont-ils pas toujours le même
désir de nos jours ? L’homme a sans
cesse, lutté pour améliorer sa situation
pour aller de la tente à la cabane de la cabane à la
villa, puis, si possible, au château. Et même,
l’homme qui est arrivé à demeurer
dans un château, ne s’estime pas satisfait
et ne renonce pas à la lutte. Il tourne son
inlassable activité vers d’autres horizons.
Plus vous lirez la Bible et plus vous vous sentirez
apparenté aux hommes des âges qui ont
précédé notre ère. Il
n’y a réellement rien de nouveau sous
le soleil et les hommes n’ont pas foncièrement
changé à travers les siècles.
3)
PLEIN DE RESSOURCES – Remarquez que dans le
verset 3, ils se trouvent devant des conditions défavorables à leur
projet de construction; ce passage laisse en effet
entendre qu’à la place des matériaux
habituels, pierre et mortier, ils devront utiliser
autre chose. En somme, c’était des pionniers.
Dans la région où ils avaient décidé de
s’établir, on ne trouvait ni grés,
ni calcaire, ni possibilité d’obtenir
de la chaux pour le mortier, ils n’avaient
là, à leur disposition, qu’un
sol argileux et la nécessité de fabriquer
des briques s’imposait. Ils brûlaient
tant de construire de façon durable qu’ils
ne se contentèrent pas de faire sécher
les briques au soleil comme on le faisait ailleurs;
ils construisirent des fours et firent cuire leurs
briques afin qu’elles soient capables de défier
les intempéries pendant des siècles.
Des savants pensent que certaines ruines encore visibles
de nos jours en cet endroit sont des vestiges des
monuments que construisirent ce peuple. Les briques
ne peuvent encore être séparées
les unes des autres à cause des qualités
particulièrement adhésives du bitume
qu’ils employèrent comme mortier.
4)
INTELLIGENT – En dépit de ce que les évolutionnistes
voudraient nous faire croire, on peut se faire une
idée de l’intelligence élevée
de ce peuple ancien. En considérant les obstacles
qu’ils furent capables de vaincre pour s’élever
au niveau de vie qu’ils désiraient.
Souvenonsnous que ces faits se passaient environ
2.500 ans avant J. C., à une époque
où les évolutionnistes eux-mêmes
prétendent que l’histoire de l’homme
n’était pas encore bien vieille.
5)
AMBITIEUX – Remarquez l’immense ambition
de ce peuple. Ils voulaient une ville, ils désiraient
construire une tour qui atteindrait le ciel – un
vrai gratte-ciel ! - qui aurait été pour
eux le symbole de leur unité et de leur orgueil
civique, quelque chose dont on parlerait jusque dans
les pays lointains
|
|
 |
|
et
qui rendrait leur nom célèbre dans tout
le monde connu d’alors. Quelques savants pensent
que la construction de cette tour avait une signification
religieuse. Ces hommes désiraient peut-être
par ce moyen adorer les hôtes des Cieux comme
le font les peuples païens. Mais ce genre d’adoration
a toujours été une offense pour Dieu.
Quand, plus tard, Moïse donna au peuple les lois
reçues au Mont Sinaï, l’une d’elles
disait
« Tu
n’auras pas d’autres dieux devant ma
face » (Lire Romains 1: 25-28). Si cela est
exact, il n’est pas étonnant que Dieu
ait pris, de si rigoureuses mesures pour mettre fin à ce
projet et pour disperser ces hommes par toute la
terre.
6)
DÉSOBÉISSANT – Quelque soit le
but de la construction de la tour, le fait de vouloir
se concentrer dans la plaine de SCHINEAR était
déjà un acte de désobéissance
aux commandements que Dieu leur avait donnés
auparavant (Gen. 9 : 1, 7; 11 : 4). Dieu avait dit
: « Remplissez la terre ». Dieu voulait
que ces hommes se dispersent et qu’ils préparent
les générations futures. Refuser de
se répandre sur le globe ne pouvait qu’avoir
pour conséquence la stagnation et la mort.
Il est, en effet, bien conforme à la nature
humaine d’éviter l’effort et la
lutte et nous écoutons trop favorablement
cette nature qui est en nous.
Quand
l’Église primitive refusa de se disperser
pour se répandre par tout le monde, désirant
seulement prendre une attitude défensive plutôt
qu’une attitude combattante, Dieu permit la
persécution de la part des Juifs, afin que
les chrétiens dispersés de force puissent
propager l’évangile. Et partout où ils
allèrent des groupes de croyants naquirent.
Jésus fut toujours contre le principe de la « propre
sécurité » quand ce principe
constituait une fin en soi : « Si le grain
de blé qui est tombé en terre ne meurt,
il reste seul » a dit le Seigneur.
LE
JOUR DE RÈGLEMENT DES COMPTES.
1)
Pour BABEL – Voyez dans le verset ce qui arriva
quand Dieu « descendit pour se rendre compte
des activités de ce peuple ambitieux. Là,
il est évident qu’il n’avait pas
agi sous la direction ou sous l’influence de
Dieu. Et les mots : « allons !... Faisons!
Cuisons!... » des versets 3 et 4, prennent
toute leur signification. Ces mots ne rappellent-il
pas les paroles de Lucifer relevées dans Esaïe
14: 12-15, où par cinq fois il dit « Je...
Je.,.! » Lui aussi eut son jour, de règlement
des comptes quand Dieu l’arrêta dans
sa marche ambitieuse. Il est probable que la tête
de cette rébellion contre Dieu fut NIMROD
(Gen. 10: 8-10). Le premier homme qui organisa le
peuple pour la guerre et les conquêtes. Ce
premier chef de Babylone (Babel) nous met en mémoire
l’antéchrist, le maître final
de « Babylone la Grande » (Apocalypse
17 et 18) qui dans les derniers jours organisera
la révolte des nations contre Dieu.
Dieu aurait pu faire mourir les hommes et mettre
immédiatement
fin à leur impudence, mais il préféra user de miséricorde.
Il savait qu’il n’y avait aucune borne à leur ingéniosité et à leur
ambition et aucune limite aux plans qu’ils avaient dressés
et qui auraient pour résultat d’enlever Dieu de leur vie.
Il mit fin à leur folie en les dispersant. Pour arriver à ce
but, Dieu n’eut qu’à confondre leur langage ce qui
les mit dans l’impossibilité de travailler ensemble et de
conserver leur unité. Après la dispersion chaque groupe
linguistique s’installa dans une nouvelle région et fut
l’artisan de sa propre civilisation, mais il fut à jamais
impossible aux hommes de centraliser leurs activités sur le même
projet. Chaque groupe vécut et agit dorénavant pour lui-même.
Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’oeil sur la carte
du monde pour se persuader que cet état de choses existe toujours.
Cette division est peut-être mauvaise, mais si l’unité entre
les hommes avait pour point de départ le rejet complet de Dieu,
la situation aurait été pire encore.
Il
est vrai qu’un groupe continua de construire
Babylone et que cette ville devint une grande métropole
d’ailleurs aussi pervertie qu’elle était
brillante. Mais heureusement d’autres hommes
parmi ceux que Dieu dispersa n’avaient pas l’esprit
des habitants de cette ville et gardaient la crainte
de leur Seigneur.
2)
Pour vous-mêmes – Le Dieu tout-puissant
qui fixa un jour de règlement des comptes
pour les habitants de SCHINEAR agira de même à l’égard
de chaque être humain. Dressez l’inventaire
de vos activités quotidiennes et voyez quel
est le nombre de celles auxquelles vous vous livrez
dans la crainte de Dieu. Dites combien d’actions
vous accomplissez chaque jour avec la ferme assurance
que c’était bien là ce que Dieu
vous demandait. Parmi toutes vos actions quel est
le nombre de celles pour lesquelles vous demandez
la bénédiction du Seigneur ? Mais aussi,
quel est le nombre d’actions que vous préférerez
cacher à Dieu? Si vous pouvez, répondre
avec succès à toutes ces questions
vous êtes capables de trouver le nombre des « oeuvres
qui vous suivront ».
|