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Abraham et Lot (Texte du Cours : Genèse 12 : 1 à 14 : 24)

ÉPOQUE : 1918 à 1915 Avant Jésus Christ.
LIEU : Partie sud du Pays de Canaan.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : On ne perd rien par la douceur, l’humilité, la soumission. On ne gagne rien par l’orgueil.

    TEXTE D’OR : « Chercher premièrement le royaume et la justice de Dieu et toutes chose vous serons données par-dessus. » Matthieu 6 : 33
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 13 : 10-18.
Mardi – Genèse 13 : 1-9.
Mercredi – Genèse 14 : 1-7.


    Jeudi – Genèse 14 : 8-16.
Vendredi – Genèse 14 : 17-24.
Samedi – Hébreux 7 :1-10.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

( Genèse 13 : 10-16 )

La petite gomme fixée à l’extrémité de beaucoup de crayons constitue une preuve que la plupart d’entre nous font des fautes (il serait souhaitable que ces fautes puissent s’effacer aussi facilement qu’un trait de crayon). Abraham lui-même, l’homme de foi, commet une erreur; nous la constatons dans le récit de la famine qui survint en Canaan quand Abraham décida de se rendre en Égypte (12 : 10-20). Il n’agissait certes pas selon la volonté de Dieu lorsque pour garantir sa sécurité, il demanda à sa femme de se présenter sous un faux jour et de déclarer qu’elle était sa soeur. Cette fraude aurait pu lui causer de sérieux soucis et le mener à de désastreux résultats si, dans sa miséricorde, le seigneur n’était intervenu.
La différence entre un pourceau et un mouton est la suivante : quand le pourceau tombe dans la boue, il prend plaisir à s’y vautrer tandis que, dans le même cas, le mouton se met à bêler et s’efforce de sortir de sa pénible situation Abraham était l’un des agneaux du troupeaux de Dieu, aussi quitta-t-il l’Égypte aussitôt qu’il pût le faire et renouvela sa consécration. C’est par sa magnifique attitude envers son neveu Lot que l’on comprend qu’il était vraiment un enfant de Dieu.

I – UNE GÉNÉREUSE CONCESSION (Genèse 13 : 1-9).

Cet acte généreux eut pour origine la querelle entre les gardiens de troupeau d’Abraham et ceux de Lot au sujet des pâturages.

Considérons :

1) Les causes de la querelle. Remarquez que la querelle est relatée dans la Bible après le verset qui nous présente Abraham comme un riche propriétaire (13 : 2).
La Bible nous enseignerait-elle que c’est un péché de posséder des richesses ? Voyez ce que les Écritures en disent dans 1 Tim. 6 : 10 ; Prov. 17 : 11; Psaumes 62 : 10 ; Luc 18 : 24-27 ; 1 Jean 1 : 17. La Parole de Dieu ne nous défend pas de posséder des biens immobiliers ou de l’argent honorablement acquis elle estime que ces biens appartiennent à Dieu et qu’ils doivent être utilisés selon les voies du Seigneur. Les mêmes Écritures nous mettent aussi en garde contre le mauvais usage que nous pourrions faire des richesses qui, dans ce cas, deviendraient la racine de tous nos maux. Dans cette étude, nous voyons que l’abondance de biens faillit provoquer une querelle de familles. Nous disons « faillit » car la querelle fut enrayée avant même d’avoir éclaté. Et cela parce qu’une des parties possédait des biens certes, mais ces biens ne la possédaient pas.

2) Fâcheuses conséquences de la querelle Après la querelle qui survint entre les bergers d’Abraham et de Lot, la Bible nous enseigne que « Les Cananéens et les Phérésiens habitaient alors dans le pays» (13 : 7). Une querelle entre les enfants de Dieu » a dû être un malheureux exemple pour ces Cananéens. Quand le peuple du Seigneur chante « parfaite Paix, douce paix » et qu’il se querelle ensuite comme un groupe d’enfants égoïstes, nous ne devons pas nous étonner si le monde s’en formalise.

3) Remède à la querelle. Lire les versets 8 et 9. Quel moyen rapide utilisa Abraham pour arrêter la querelle ? « Abraham dit à lot. Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers, car nous sommes frères.» (Verset 8).

Par cette attitude, Abraham faisait preuve :

a) d’une grande sagesse – Il ne voulut pas se laisser emporter ni prononcer des paroles de colère. Il savait que la colère provoque la colère alors qu’une bonne parole apaisa les plus grands courroux.

b) d’un cœur généreux – Abraham était l’aîné et le chef du clan. Le pays lui avait été donné par la promesse divine et lui appartenait. Il préféra toutefois renoncer à ses droits mais il est plus « grand » de les laisser avec 1 Corinthiens 6 : 1-8) On peut défendre ses droits mais il est plus « grand » de les abandonner pour la plus grande gloire de Dieu (Comparer avec Matthieu 5 : 39-48).

c) d’une foi élevée – Abraham avait l’assurance que, selon la promesse de Dieu. cette terre lui appartiendrait il avait donc la certitude que le pays serait à lui même s’il autorisait Lot à choisir sa part.

Abraham ne perdit rien en se sacrifiant généreusement. Après avoir autorisé Lot à lever les yeux sur la plaine du Jourdain (13 : 10) Dieu apparut à Abraham et dit : « Lève les yeux, et du lieu où tu es regarde vers le nord et vers le midi, vers l’orient et l’occident car tout le pays que tu voies, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours » (13 : 14-15).

II – UN CHOIX ÉGOÏSTE (13: 10-13).

Le choix de Lot – (Verset 10). Lot leva les yeux et vit la plaine du Jourdain avec ses richesses tropicales, ses feuillages sombres indiquant une eau abondante et ses villes prospères. Comparée aux maigres pâturages des collines, la vallée ressemblait à un jardin d’Eden, Lot considéra que cela état suffisant pour lui dicter son choix ; en cela il commit une lourde faute car il est écrit plus loin « Les gens de Sodome étaient méchants et de grands pécheurs contre l’Éternel »

   

(Verset 13). Voir aussi Genèse 19 : 1-11; Ezech 16 : 49-50. S’il avait fait ce choix sans avoir aucune relation avec les habitants de Sodome, il aurait été le plus heureux et le meilleur des hommes, Il est d’ailleurs juste de remarquer que, tout d’abord, « il planta ses tentes jusqu’à Sodome » mais il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour se trouver lui-même dans Sodome (19 : 1). Ceux qui vivent trop près des limites du monde sont bien près d’y entrer et la conduite la plus sage est de s’éloigner le plus possible des limites où commencent ses attraits.

Mobiles de la conduite de Lot – Lot pécha en ce sens qu’il ne tint compte dans son choix que de son intérêt matériel. Il faisait profession d’être un adorateur du vrai Dieu mais en cette occasion ses actions montraient que l’herbe que pourraient manger ses troupeaux avait en somme, pour lui plus d’importance que la communion avec son Seigneur et qu’une bonne conscience. Sans aucun doute, Lot aurait pu être une source de bénédiction pour cette ville et auprès de ces athées, il aurait pu être un témoin de l’Éternel mais ce n’est pas pour ce motif qu’il se rendit dans cette ville.

Sa perte – Lot est le type du chrétien qui n’est pas entièrement consacré, du chrétien qui essaie de prendre à la fois dans la religion et dans le monde les doctrines et les avantages matériels qui lui conviennent, qui s’efforce de se tenir droit devant Dieu tout en servant au maximum ses intérêts terrestres. Et par cette attitude Lot faillit tout perdre aussi bien du côté du monde que du côté de Dieu. Il perdit la paix de l’âme en vivant, parmi un peuple sur lequel il n’eut aucune influence (2 Pierre 2 : 7) ; il perdit ses biens dans la destruction de Sodome; il en vint, même un jour jusqu’à, envisager l’ignoble extrémité de sacrifier la pureté de ses filles (19 : 8); sa femme avait tellement subi l’influence de l’esprit de la ville que son hésitation à la quitter causa sa perte (19 : 26) et la dernière fois que les Écritures nous parlent de Lot, c’est pour nous le dépeindre sombrant dans le dérèglement et la honte (19 : 32-35).

III – UNE COURAGEUSE INTERVENTION (Lire le chapitre 14).

Kedorlaomer, Roi d’Elam (pays du nord-est de la Babylone) était un puissant souverain qui n’exerçait pas seulement son autorité sur l’Assyrie et Babylone mais vers l’ouest jusqu’à la vallée du Jourdain. Il avait comme vassaux cinq rois de Palestine y compris Les rois de Sodome et de Gomorrhe. Ces villes se révoltèrent contre Kedorlaomer qui leva sur le champ une armée destinée à les ramener à l’obéissance. Les rois de Sodome et de Gomorrhe furent battus et parmi les captifs se trouvait Lot, le neveu d’Abraham.

Lot connaissait l’amertume d’un premier châtiment – A cause du choix qu’il avait fait en dehors de toute considération spirituelle. Pauvre Lot, comme il devait à ce moment là regretter de n’être pas resté avec Abraham. Quelle fut l’attitude d’Abraham quand il apprit l’infortune de son neveu? Lire le verset 14. Dès que se répandit la nouvelle de cette capture, Abraham n’alla pas s’asseoir dans sa tente en se disant d’un ton satisfait: « Tant mieux! Il m’a quitté de son plein gré, il paye maintenant les conséquences de son égoïsme. Il pensait n’avoir plus besoin de moi, qu’il s’arrange lui-même maintenant! » Non! Abraham ne connaissait pas cet esprit de revanche qui incite certains à se réjouir de l’infortune des autres. Abraham possédait cette « charité patiente, pleine de bonté... cette charité qui ne soupçonne point, le mal. qui ne se réjouit point de l”injustice, qui excuse tout, qui supporte tout » (1 corinthiens 13 : 4-7). Toutefois, la douceur et la charité d’Abraham n’étaient pas synonymes de faiblesse :
Dès qu’il connut la captivité de Lot, le patriarche ressembla ses hommes, surprit l’armée des envahisseurs et après avoir semé la confusion, il délivra les captifs y compris Lot.

Deux leçons se dégagent de cet épisode:

1) Le caractère d’un chrétien bien équilibré est un mélange de courage et d’humilité, de force et de douceur, de sévérité et de soumission.

2) Comme Abraham vola au secours de Lot, les chrétiens doivent aller courageusement de l’avant pour délivrer ceux qui sont captifs de Satan – Comme nous le verrons plus loin, Dieu aurait épargné cette ville pour sauver dix justes; mais la ville fut détruite ! Ce fait est la preuve que Lot n’avait guère converti d’âmes. Cependant, lui, Lot, fut sauvé et cela sur l’intervention d’Abraham. « Dieu se souvint d’Abraham. Il fit échapper Lot du milieu du désastre » (Genèse 19 : 19). Et ainsi, Abraham sauva son neveu pour la seconde fois, la première fois il le sauva par l’épée, la seconde fois par la prière.
Lot en effet, fut délivré de la mort au moment de la destruction de Sodome mais il fut sauvé « comme au travers du feu », Un écrivain chrétien Griffith Thomas a écrit: « C’est le fait d’un véritable appel que d’être fidèle à Dieu, de rester parmi son peuple, de témoigner pour le seigneur parmi les gens de notre entourage et de ne jamais faire deux parts, celle du monde et celle de Dieu. »