L’étude
de cette semaine traite de la quatrième grande
alliance que Dieu fit avec l’homme.
Vous vous souvenez sans doute que les alliances précédemment étudiées
furent : l’alliance Édénique faite dans le jardin
d’Eden, avant la chute de l’homme; l’alliance Adamique
qui concerne la vie de l’humanité après le premier
péché, et L’alliance qui a suivi Le déluge.
La quatrième Alliance fut celle que Dieu fit en promettant à Abraham
et à Saraï un fils dont la descendance serait aussi nombreuse
que le sable de la mer et que les étoiles du ciel et se répandrait
par toutes les nations de la terre. Dieu promit aussi à Abraham
la possession perpétuelle d’un territoire en Palestine,
plus vaste que celui qu’il occupait jusque là et qui serait
la propriété de sa descendance jusqu’au Millénium.
C’est à cette date que le rite de la Circoncision fut établi.
Quand Dieu fait une alliance, il en exécute strictement tous les
points. Et s’il y a une défaillance dans l’exécution
de ce contrat, ainsi conclut-elle, cela ne peut venir que de la part
de l’homme.
I – PROPHÉTIE CONCERNANT
ISAAC
Lire
Genèse 15 :1
Notons bien l’expression ne crains point. A quelle crainte l’Éternel
fait-il allusion ? (Genèse 14 : 14-17). Abraham craignait peut-être
un châtiment pour le massacre des rois. A quel incident pense l’Éternel
quand Il dit :
« Ta récompense sera très grande » (Genèse 14
: 21-23). Abraham, après sa victoire, refusa les récompenses terrestres
et Dieu lui réserva une rétribution bien meilleure qu’un
butin de guerre. Quelqu’un a fait remarquer que Jésus n’avait
pas demandé au jeune homme riche d’abandonner ses biens mais de
les vendre. Quand Dieu nous demande d’abandonner quelque chose par amour
pour Lui, nous n’abandonnons pas, nous échangeons (vendons) pour
une chose bien meilleure. Dieu nous donne en récompense son sourire et
l‘impression durable de sa présence près de nous, ce que
nous aurions risqué de perdre si nous avions refusé de « vendre. » L’échange
tout entier est en notre faveur.
La
foi d’Abraham est éprouvée – Dans
les versets 2 et 3 nous voyons ce qui, en réalité,
troublait Abraham plus que toute autre chose. Quel
problème se posait à son esprit ?
(Lire Genèse 12 : 1-3). Dieu lui avait fait
une promesse qu’Il n’avait pas encore
tenue. Abraham et son épouse Saraï vieillissaient
et ils n’avaient pas un seul enfant. Aussi,
selon un usage de son temps, Abraham songeait-il à adopter
comme fils et héritier Eliézer, un
serviteur de sa maison. Toutefois, il ne voulait
pas aller outre à la volonté de l’Éternel
ou même la devancer.
La
parole de Dieu est confirmée – Le
moment vint où il sentit la nécessité d’avoir
une réponse ou tout au moins une confirmation
quelconque de la promesse de Dieu. Dieu donna satisfaction à son
désir (verset 5). L’Éternel
fut si heureux de constater qu’en dépit
de toutes les apparences Abraham avait foi en son
Seigneur qui Lui imputa cette confiance à justice
(verset 6). C’est aussi l‘attitude
de Dieu envers tout homme ou toute femme même
pécheurs qui acceptent la mort expiatoire
de Jésus- Christ pour le pardon de leurs
péchés. La véritable foi de
tout pécheur lui est imputée à justice
(Romains 4 : 1-5).
II – PROPHÉTIES
CONCERNANT L’HERITAGE
La
foi est mise à l’épreuve Il y
avait déjà bien longtemps que Dieu
avait ordonné à Abraham de quitter
Ur en Chaldée pour le pays de Canaan qu’Il
lui avait ensuite promis. Mais comme les Cananéens
occupaient toujours le territoire, selon toutes les
apparences, le pays était loin d’appartenir à Abraham.
Ce dernier éprouvait donc le besoin de recevoir
aussi la confirmation de ce point de l‘alliance
fait, entre Dieu et lui (verset 8). Comment sur cette
question Dieu confirmât-il sa fidélité à sa
Parole? (Lire les versets 8 à 18). Les détails
que vous lirez dans les Écritures ne vous
sembleront pas clairs si vous ignorez qu’ils
sont conformes à la façon ancienne
de passer un contrat. Les deux parties contractantes
devaient passer entre les morceaux d’animaux
fraîchement abattus pour une offrande et disposés
en ordre sur le sol. C’est par ce geste que
les deux parties se liaient et que le contrat avait
de la valeur. Remarquez qu’Abraham ne fut pas
tenu de passer entre les morceaux. Dieu Lui demanda
seulement de préparer le sacrifice et d’attendre
son Seigneur. Tout laisse supposer qu’Abraham
attendit de longues heures : les rapaces s’abattaient
sur les quartiers de viande pour
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les
dévorer; La nuit vint, mais Abraham toujours
dans l‘attente gardait l’offrande.
Avez-vous
connu ce qu’était que d’attendre Dieu
? Peutêtre avez-vous fait cette expérience
quand vous recherchiez le baptême du Saint-Esprit
? Ou peut-être quand vous attendiez du Seigneur
une inspiration susceptible de vous guider dans une affaire
importante. Il vous semblait que Dieu ne répondrait
jamais et pourtant, si vous avez été assez
patient, Il a fini par vous répondre. Nous pouvons
toujours compter sur la fidélité de Dieu
mais il arrive que notre esprit trop impatient ait besoin
de se discipliner au moyen d’un certain délai.
La
Fidélité de Dieu est confirmée – Dieu
vint enfin. Aucun homme ne peut voir Dieu et vivre (Exode
33 : 20-23). Aussi, à de rares occasions, quand
Dieu éprouva le besoin de se manifester de façon
visible, ce fut le plus souvent sous la forme d’un
feu surnaturel (voir Exode 3 : 2-6; 13 : 21-22). C’est
de cette façon que l’Éternel vint
vers Abraham pour faire avec lui une alliance au sujet
de l’héritage à sa postérité.
III – PROPHÉTIE CONCERNANT
ISMAËL
La
foi est éprouvée. Quand toutes les
apparences tendirent à montrer qu’il
n’y avait plus aucun espoir que Dieu donna
un fils à Saraï, Abraham pensait peut-être
qu’il était dans la volonté de
l’Éternel qu’il prenne une seconde
femme ainsi, que le faisaient parfois ses contemporains
pour perpétuer le nom de sa famille. Et Saraï lui
proposa elle-même de prendre pour seconde femme
sa propre servante, Agar. Ainsi fit Abraham, mais
il ne pensait certes pas aux difficultés qui
en résulteraient. De cette union naquit un
garçon, Ismaël, qu’Abraham aima
comme n’importe quel père peut aimer
son fils. Quand Ismaël eut environ 13 ans, Dieu
fit savoir à Abraham que Saraï était
sur le point d’avoir un enfant. Cette nouvelle.
naturellement, réjouit Abraham. C’est
la bénédiction qu’il attendait
depuis 25 ans. Mais il y avait un nuage sur sa joie,
une amertume dans son coeur. Qu’allait-il en
résulter pour Ismaël ? Le petit Isaac
serait-il le seul que Dieu allait reconnaître
? Aurait-il seul les biens qui revenaient alors au
premier né et Ismaël serait-il laissé de
côté aux yeux du monde ? Abraham savait
qu’il ne pouvait confier son anxiété qu’à Dieu
seul aussi fit-il dans une prière cette supplication
: « Puisse Ismaël vivre devant ta face. »
La
fidélité de Dieu est confirmée – Dieu
entendit cette prière et sans aucun doute
apprécia la loyauté qui l’avait
inspirée. Mais Dieu n’accepte pas
d’annuler totalement les difficultés
provoquées par nos transgressions. Il y
a toujours une récolte que nous devons moissonner.
Toutefois dans sa bonté, Dieu réserva
aussi une bénédiction pour Ismaël
(lire Genèse 17 : 15-21). Savezvous quels
sont Les descendants d’Ismaël ? Cette
promesse a-t-elle été tenue ? Parmi
Les descendants d’Ismaël ce sont les
Arabes qui, pendant des années ont été si
durs pour les Juifs en Palestine. Il est bien malheureux
qu’Abraham n’ait pu prévoir
les conséquences désastreuses de
son union avec Agar. Tout irait tellement mieux
si nous pouvions agir à la lumière
des jours qui s’écoulent après
nos actions. Ésaü abandonna sont droit
d’aînesse pour un plat de lentilles
et peu de temps après il le regretta mais
il était trop tard. Certains d’entre
nous sont bien rapides et légers dans leurs
décisions... mais n’oublions pas que
la rétribution vient sûrement peu
de temps après et qu’elle nous est
alors pénible.
En dépit de toutes les erreurs que nous sommes enclins à commettre,
rappelons-nous que Dieu peut trouver le moyen de nous bénir et
de nous utiliser dès que nous tournons Le dos au passé pour
aller de l’avant avec courage. Que nos yeux ne soient pas fixés
sur notre propre infidélité mais sur la fidélité du
Seigneur. C’est ce que nous mettons en relief dans la Leçon
d’aujourd’hui.
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