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La grande épreuve d'Abraham (Texte du Cours : Genèse 20 : 1 à 22 : 19 )

ÉPOQUE : 1872 avant J.C.
LIEU : Morija près de Jérusalem
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Dieu est satisfait quand nous lui offrons le meilleur de nous-mêmes.

    TEXTE D’OR : « Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste» Genèse 22 : 8
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 22 : 1-14.
Mardi – Genèse 20 : 1-13.
Mercredi – Genèse 21 : 1-8.

     Jeudi – Genèse 21 : 22-34.
Vendredi – Genèse 22 : 15-19.
Samedi – Hébreux 6 : 13-20.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 22 : 1-12)

La Bible ne vieillit jamais. Quand nous n’étions que des enfants, nous aimions lire ou entendre les nombreuses histoires qu’elle renferme et maintenant que nous sommes plus âgés, nous tirons des leçons de ces mêmes histoires. Peu de scènes de la Bible nous sont plus familières que le sacrifice d’Isaac et il en est peu qui pourraient émouvoir davantage. Trois leçons se dégagent de cette histoire : la nécessité de l’épreuve, la puissance de la foi et la récompense de l’obéissance.

I – L’EPREUVE D’ABRAHAM
(Lire Gen. Chap. 22)

Remarquez que dès le premier verset on trouve le mot « épreuve ». Pourquoi Dieu nous éprouve-t-il ? Est-ce pour sa propre satisfaction ou pour notre profit ? Dieu éprouve Abraham pour voir si la foi que chacun lui reconnaissait était bien établie. Il faut distinguer les deux sens du mot épreuve. Satan nous envoie des épreuves sous forme de tentations pour faire pénétrer en nous l’esprit du mal. Dieu nous éprouve pour nous amener vers Le droit chemin, pour nous fortifier dans la foi. Jusqu’à ce moment, Abraham avait déjà eu bien des épreuves et on pouvait penser que maintenant, à cause de son grand âge, Dieu aurait pu lui épargner cette douleur. Mais, au contraire Dieu lui ordonna de lui offrir son fils Isaac ! La vie du chrétien est une vie de foi et une vie de foi est une vie remplie d’épreuves. Relire le verset 2. Pouvez-vous imaginer qu’il soit possible de demander à un père un acte plus terrible ? Son coeur a dû être déchiré lorsqu’il s’est vu entre ces deux sentiments: son amour pour Dieu et son amour pour lsaac. L’épreuve cependant, représente ce que la véritable religion exige de nous. Jésus en effet a dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » Matthieu 10: 37. La consécration ne peut être complète tant que Dieu n’est pas le maître absolu de notre coeur.

Pourquoi Dieu a-t-il demandé un sacrifice humain alors que dans un autre passage des Écritures un tel sacrifice est dénoncé comme une abomination. Dieu par cette demande a voulu dire à Abraham: « Les Cananéens au milieu desquels tu habites offrent parfois leurs enfants en holocauste à leurs faux dieux (cette pratique était courante chez les Cananéens); m’aimes-tu autant que ces païens aiment leurs dieux ? »

Pensez-vous qu’Abraham ait réellement cru que Dieu lui permettrait de mettre Son ordre à exécution et qu’Il le laisserait mettre le jeune homme à mort ? S’il le croyait vraiment comment expliquez-vous sa promptitude à obéir ? Quel genre de sacrifice humain est agréable à Dieu (Voir Romains 22: 1-5). Il nous est arrivé d’entendre un missionnaire raconter les dévotions fanatiques des païens envers leurs dieux et nous en avons frémi. Mais néanmoins, nous pouvons quand même nous poser cette question: déployons-nous toujours pour le véritable Dieu le zèle que montrent les païens pour leurs fausses divinités ?

   

L’épreuve d’Abraham était autant spirituelle qu’humaine. Dieu lui avait promis que par lsaac naîtrait et croîtrait une nation élue et cependant le même Dieu lui ordonnait de mettre lsaac à mort. A première vue, il y a là, dans la Parole de Dieu, une contradiction. Mais, en homme de foi, Abraham décida de croire simplement en la promesse de Dieu plutôt que de se laisser ballotter par la perplexité s’il s’en remettait à son intelligence… et au moment opportun la solution survint. Lire le verset 5. N’y a t-il pas un mot ou une tournure d’expression dans ce verset qui laisse, entendre quelle solution Abraham a pu espérer ? (Hébreux 11: 17-19):

II – L’OBEISSANCE D’ABRAHAM.

Abraham a dû passer par son Gethsémané mais il exécuta l’ordre à la lettre. Mais avant que le couteau ne s’abaisse l’ange de l’Éternel l’appela des cieux et arrêta le coup. Au regard de Dieu, le sacrifice était fait car il ne demandait pas le sang d’Isaac mais il demandait l’abandon de la volonté d’Abraham. Quand Saül offrit un sacrifice pour essayer de couvrir sa désobéissance, Samuel lui dit: « L’obéissance vaut mieux qu’un sacrifice ».

Ce complet abandon de sa propre volonté est la condition essentielle d’une vie chrétienne victorieuse. Quand on a donné dans son coeur la première place à Jésus, la sanctification devient une chose toute simple. Si nous aimons Dieu plus que tout autre chose nous ferons tout ce qui est agréable à ses yeux.

III – LA RÉCOMPENSE D’ABRAHAM.

Quand. Isaac demanda « où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham lui répondit : « Dieu se Pourvoira lui-même de l’agneau pour le sacrifice. » Et il fut fait selon la foi d’Abraham « Abraham lava les yeux et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ». Dieu pourvoira ! Sur le plan matériel, Dieu a en effet pourvu. Mais le fait a une signification bien plus profonde. Ce que Dieu procura alors à Abraham lui permit d’accomplir un devoir bien plus difficile. Nous nous demandons, parfois si Dieu nous aidera dans telle ou telle difficulté. Si nous marchons avec Dieu chaque jour de notre vie, Il nous donnera les forces nécessaires pour affronter les moments difficiles que la vie nous réserve.

L’Éternel avait renouvelé plusieurs fois sa grande promesse mais pour prouver à Abraham la satisfaction qu’Il avait eue en constatant sa consécration, Il ajouta un serment: « Je le jure par Moi-même, parole de l’Éternel! Parce que tu as fait cela et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te bénirai et je multiplierai ta postérité » (Chap. 22: 16). Souvent dans nos témoignages, nous déclarons que nous sommes satisfaits du Seigneur à cause de ce qu’Il a fait pour nous. Mais demandons-nous souvent si le Seigneur est satisfait de nous.