Dans
la dernière leçon nous avons examiné dans
quelles conditions s’étaient mariés
Isaac et Rébecca. De cette union et selon la
promesse de Dieu naquirent deux Jumeaux qui par la
suite devaient devenir les pères de nations
aux vues opposées.
Selon la loi patriarcale. Ésaü né le premier des jumeaux
avait reçu le droit d’aînesse. Ce droit comprenait
trois avantages.
1. Autorité sur ses frères.
2.
Une double part de l’héritage paternel.
3. La charge de prêtre au sein de la famille. Dans le cas particulier
de la famille d’Abraham le titre de premier-né donnait droit à l’héritage
du territoire de Canaan, des bénédictions découlant
de l’alliance (Genèse 12 :1-3), de l’honneur de devenir
l’ancêtre de la postérité promise et du Rédempteur
lui-même. Toutefois il semble que Dieu avait en fait destiné Jacob à être
cet héritier. Une étude des caractères de chacun
des deux frères peut révéler les motifs de la préférence
de Dieu. Rien n’est plus révélateur pour une étude
de caractère qu’un choix, donc, examinons les choix que
fit Ésaü.
1 – Ésaü, l’homme
qui choisit les champs. Contrastes entre
Jacob et Ésaü.
Lire verset 27 – Avez-vous quelquefois remarqué de semblables
contrastes entre deux frères d’une même famille ?
Que pouvez-vous deviner en ce qui concerne les dispositions spirituelles
des deux frères à la lumière des versets 31, 32
et 34 9 Est-ce que ce passage ne montre pas pourquoi Dieu préférait
voir Jacob recevoir le droit d’aînesse A votre avis quels
traits de caractère en Jacob pouvaient déplaire à Dieu
mais aussi quels autres traits pouvaient le réjouir ?
Un écrivain, commentateur de la Parole, de Dieu a écrit « Esaü est
franc, Il va loyalement droit au but, il est généreux mais
sans profondeur de caractère et sans aucun idéal élevé.
Il cède à tous ses désirs et agit selon l’impulsion
du moment il n’aime ni n’apprécie aucun bien serait-il
de grande valeur, il abandonne sans regret et sans réflexion les
avantages les plus importants. Jacob est égoïste et intrigant;
mais il regarde bien au-delà du moment présent. Il tourne
Les yeux vers des valeurs éternelles, si bien que son caractère
a beaucoup plus de profondeur que le léger Ésaü. Il
comprend quelques éléments de bon aloi qui, égoïstes
seront capables de se consacrer au service du Seigneur. »
2 – Ésaü, l’homme
qui choisit la nourriture. Un marché de
dupe.
La demande d’Ésaü est celle d’un affamé. « Laisse-moi
manger de ce roux, de ce roux-là, car je suis fatigué. » Un
auteur chrétien, le Dr Chappell écrit « Représentons-nous
la scène. Ésaü rentre de la chasse. Dans la chaleur
de l’action et durant tout le jour il a oublié sa faim ardente.
Mais maintenant qu’il est de retour son estomac, son appétit
matériel exige une satisfaction immédiate. En arrivant
sous la tente de sa famille il est charmé par la bonne odeur du
potage aux lentilles que prépare son frère Jacob. Cet appétissant
parfum lui monte au cerveau comme les vapeurs d’alcool montent à la
tête de l’ivrogne. Il lui faut, à l’instant
même, de cette nourriture. Aussi, se précipitant vers la
marmite crie-t-il à son frère « laisse-moi manger
de ce roux ». Remarquez, aux versets 32 et 34 comment raisonna Ésaü.
Il exagéra sa faim. « Voici, je m’en vais mourir » dit-il
Il est certain qu’il ne serait pas mort de faim pour attendre le
moment du repas.
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Il
préféra une satisfaction charnelle immédiate
aux futurs avantages de nature spirituelle. Il mangea
les lentilles puis se leva et reprit ses occupations
tout comme s’il ne venait pas d’abandonner
avec une incroyable légèreté le
plus grand honneur et la plus solennelle responsabilité qu’ aucun
autre homme n’avait reçue. Le voyez- vous
s’essuyant les lèvres et grognant de satisfaction
quand il se leva pour quitter la tente ? Il n’entrevit
même pas qu’un jour viendrait ensuite où il
pleurerait sur son choix malheureux et essaierait en
vain de l’annuler. Les hommes de son genre ne
pensent jamais aux conséquences de leurs gestes,
de leurs choix; seule la satisfaction du moment présent
les intéresse. Cela, ne les empêche d’ailleurs
pas de pleurer plus tard, et d’avoir le coeur
brisé à la pensée de ce qu’ils
auraient dû faire.
Quant à Jacob, il ne fit rien de mal en estimant le droit d’aînesse à son
juste prix et peut-être même en le désirant. N’était-ce
pas dans le plan de Dieu qu’il l’obtienne ? Sa faute consiste
dans le fait qu’il tira profit de la faiblesse de son frère
pour s’en emparer. Dieu à des moyens justes et droits pour
mettre ses projets en application et n’a aucun besoin de la duplicité des
hommes pour accomplir sa volonté.
3 – Ésaü,
l’homme qui choisit la folie.
Certaines personnes ont vendu leur âme pour la renommée,
d’autres pour les richesses, d’autres pour satisfaire une
passion. Ésaü est le type de ceux qui ont vendu leur âme
pour la satisfaction d’un appétit charnel. Peu importe de
savoir ce qu’un homme obtient en échange de son âme,
de toute façon il ne peut qu’y perdre et il est lié par
son marché. Lire Galate 6 : 8; Jean 12 : 25; Marc 8 : 36, 37.
Certains seront tentés de défendre la folie d’Ésaü,
en s’appuyant sur le fait qu’il s’est décidé dans
un mouvement impulsif et en proie aux tiraillements de la faim. Un autre
commentateur de la Genèse écrit : Il est probable que ce
n’était pas la première fois que Jacob et Ésaü s’entretenaient
de ce droit d’aînesse. Aucun homme ne vendrait un tel droit
au premier mot. Dans le pays où ce droit existe, personne ne le
vend sans avoir examiné plusieurs fois la question dans son coeur.
On commence par trouver qu’il n’est pas tellement important,
on le déprécie petit à petit à ses propres
yeux et enfin on le cède à un autre. On le vend en pensée
avant de le vendre en réalité. Chacun savait qu’Ésaü avait
l’intention de céder son droit et aurait pu mettre une enchère.
Après le sacrifice de la croix chaque homme et chaque femme a
un privilège comparable à ce droit d’aînesse,
le droit de participer à un héritage au travers du sang
du Seigneur; et pour en être digne aux yeux de Dieu il faut lui
consacrer sa vie. Mais beaucoup font comme Ésaü, ils cèdent
leur droit pour peu de chose. On a dit que la vie était comme
une feuille de papier blanc sur laquelle chacun de nous pouvait écrire
une ligne ou deux avant que la nuit ne vienne. Chacun peut choisir les
mots qu’il écrira pour l’éternité. Mais
chacun devra se souvenir qu’à l’exemple d’Ésaü un
jour viendra où il pourra regretter sa légèreté et
qu’alors il n’aura aucun moyen de revenir en arrière
même si c’est avec larmes qu’il cherche à réparer.
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