La
leçon de cette semaine concerne un jeune homme
qui n’ignorait pas le plan merveilleux que Dieu
avait conçu à son sujet mais qui voulut « aider » Dieu à accomplir
ce plan en employant des moyens charnels.
I– Mesquine
duperie.
A
. La faute d’Isaac.
Recherchons les prophéties concernant Jacob et Ésaü faites
avant leur naissance. Voir Genèse 25 : 23. D’après
ce verset, lequel, des deux jumeaux devait avoir la place prépondérante.
Voir maintenant Genèse 27 : 1-4. Qu’y a-t-il dans ce que
se propose de faire Isaac qui soit contraire à la volonté de
Dieu? Isaac savait qu’il était dans les plans de l’Éternel
de bénir plutôt la vie de Jacob que celle d’Ésaü mais
l’affection humaine qu’il portait à ce dernier, poussait
fortement Isaac à donner sa bénédiction à son
fils aîné sans se soumettre à la volonté de
Dieu sur ce point. Lire Genèse 25 : 27-28 pour découvrir
pourquoi Isaac agissait ainsi.
B
. La faute de Rébecca.
Il est possible que Rébecca ait craint qu’Isaac allait essayer
de donner en secret la bénédiction paternelle à Ésaü car
elle n’était pas éloignée quand son époux
fit sa demande à Ésaü et s’apprêta à lui
donner sa bénédiction. Immédiatement elle conçut
un plan pour contrecarrer le projet d’Isaac. Si Isaac aimait mieux Ésaü,
en revanche Rébecca était disposée à favoriser
Jacob. Mais si Isaac commettait la faute d’écouter son coeur
qui le portait à bénir Ésaü contrairement à la
volonté de Dieu, Rébecca, allait commettre la faute tout
aussi inexcusable de tromper un vieillard pour réserver la bénédiction à son
fils préféré.
Il est bien certain que Rébecca n’agissait pas ainsi dans
le but de voir s’accomplir la volonté de Dieu! Sans aucun
doute ce n’était que sa préférence pour Jacob
qui la poussait à tacher de lui faire obtenir la bénédiction
paternelle. Par conséquent ce fut l’opposition de l’affection égoïste
d’Isaac et de l’affection égoïste de Rébecca
qui amena cette déplorable duperie. Comme le respect de la volonté de
Dieu leur eut été avantageux!
C
. La faute de Jacob.
Jacob manquait de confiance en Dieu puisqu’il ne désirait
pas laisser le Seigneur accomplir sa volonté selon les moyens
divins. Il prit lui-même la chose en main et sa façon d’agir
fut la cause de grandes épreuves à la fois pour lui et
pour les autres. Peut-on imaginer qu’un jeune homme ait été capable
de se prêter à une machination qui devait attirer une malédiction
sur la tête de sa mère ? Les hésitations de Jacob
s’expliquent par ses paroles mêmes : « Peut-être
mon père me touchera-t-il et je passerai a ses yeux pour un menteur
et je ferai venir sur moi la malédiction et non la bénédiction » Jusqu’au
moment où sa mère déclara. « Que cette malédiction
retombe sur moi mon fils » il ne semblait pas décidé à en
accepter le risque. Ce verset toutefois nous indique que .Jacob savait
ce qu’il en coûterait à sa mère quand il accepta
de tromper son père. Remarquer les fraudes que Jacob fut amené à utiliser
pour exécuter ses plans. Une telle mystification eut été impossible
sans le grand âge de son père (137 ans) qui lui enlevait
une partie de ses facultés. Il était presque aveugle et
ne pouvait s’apercevoir qu’il passait la main sur une peau
de chevreau.
Certes, il conçut quelques soupçons puisqu’il voulut
même sentir l’odeur des vêtements de son fils et vérifier
le son de sa voix... Sa perplexité se manifeste dans ces mots
: « La voix est la voix de Jacob mais les mains sont les mains
d’Ésaü. Enfin, confiant en la parole de son fils, il
mangea la nourriture que Rébecca lui avait préparée
puis il étendit ses mains tremblantes sur la tête du jeune
homme en lui donna sa bénédiction ce qui faisait partie
intégrante du droit d’aînesse que, d’ailleurs,
Jacob avait astucieusement acheté à son frère.
II – UNE DÉCLARATION
PROPHÉTIQUE
A
. La source d’inspiration.
Selon
toute apparence Isaac n’avait aucunement l’impression
que Dieu l’avait autorisé à agir
ainsi. C’est pourquoi il chercha
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un
stimulant d’ordre matériel. Ne pouvant
jouir de l’extase spirituelle il essaya de se
réjouir par la bonne chère et le vin
qui semblaient revivifier son corps pour un moment;
Plein de gratitude pour Ésaü à qui
il croyait devoir cette satisfaction, il put le bénir
avec vigueur. L’odeur des vêtements d’Ésaü que
portait Jacob fut le dernier stimulant; cette odeur
fut pour lui comme les effluves du printemps sur un
corps convalescent : elle le rajeunit et lui rendit
une certaine vigueur.
B . Les stipulations de la bénédiction.
Lisez les versets 26 à 29. Selon vous, en quoi consistait la bénédiction
? On peut résumer la bénédiction en 4 points : Prospérité,
prestige, succession patriarcale et protection. Pourriez-vous dans le
texte trouver les phrases qui peuvent cadrer dans cette classification?
Jacob trouva la prospérité dans la plaine de Charan quand
il dut s’éloigner du logis paternel à la suite de
sa mésentente avec son frère Ésaü; il la perdit
cependant quand vint la sécheresse et il passa ses derniers jours
en Égypte. Toutefois, après l’exode quand les fils
de Jacob, connus sous le nom des tribus d’Israël, revinrent
en Canaan, ils vécurent dans l’abondance. Là, ils
jouirent du prestige promis car les Cananéens leur furent soumis,
et Israël devint une nation d’une étonnante prospérité grandissant
entre les deux autres grandes puissances de l’époque : les
Assyriens à l’est et les Égyptiens au sud. La succession
patriarcale et l’autorité sur la descendance d’Ésaü s’affirma
lorsque le pays d’Edom fut assujetti (2 Sam : 8-11; 1 Rois 11 :
15; Ps. 60 : 8,9). La dernière partie de la bénédiction
a encore son accomplissement de nos jours car Dieu bénit les nations
qui « bénissent » Israël et Dieu maudit les nations
qui maudissent Israël. En réalité, la bénédiction
fut chose accomplie quand Isaac ayant réalisé son erreur
n’osa pas reporter sur Ésaü son préféré,
la bénédiction donnée à Jacob.
III – Une
pénible découverte.
A . L’humiliation d’Isaac.
Imaginez le choc que dut recevoir. Isaac quand
il entendit Ésaü revenir
de la chasse juste au moment ou Jacob s’éloignait muni de
la bénédiction paternelle, choc d’autant plus grand
qu’Ésaü venait chercher cette bénédiction.
Imaginez le profond désappointement qui serra le coeur d’Isaac
et sa sympathie pour Ésaü lorsqu’il vit ses pleurs.
Imaginez aussi son humiliation quand il constata que son propre fils
avait triomphé de sa faiblesse paternelle et l’avait trompé.
B . La soumission d’Isaac.
Quel est le père qui ne se serait pas immédiatement fâché et
mis en devoir de punir le coupable ? Il n’en est peut-être
pas un… mais Isaac plia. Il réalisa immédiatement
que la main de Dieu avait été dans cette affaire pour contrecarrer
son plan égoïste et pour accomplir la volonté divine
dans l’intérêt du peuple tout entier. Isaac savait
très bien qu’Ésaü n’était pas l’homme
capable d’hériter des promesses faites à Abraham. Ésaü avait
méprisé et vendu à vil prix son droit d’aînesse
et s’était marié avec deux païennes. Isaac était
maintenant fermement déridé à se conformer strictement à la
volonté de Dieu. Et comme sa décision finale dut avoir
une terrible répercussion dans le cœur d’Ésaü « Je
l’ai béni, aussi sera-t-il béni ». (V. 33).
C . La douleur d’Ésaü.
Lisez les versets 34-41 pour constater
la douleur angoissée d’Ésaü.
C’est certainement à cela que fait allusion Hébreux
12-17. Il est évident que lorsque le léger Ésaü avait
cédé son droit d’aînesse il ne s’était
pas rendu compte que la bénédiction paternelle en faisait
partie. Il avait méprisé le côté spirituel
du droit d’aînesse mais en appréciait les avantages
financiers qui en découlaient. il était maintenant trop
tard pour revenir sur sa première décision et il en avait
le coeur brisé.
D . Ésaü se trompe lui-même. Au lieu de placer sa douleur
aux pieds du Seigneur et de se repentir en reconnaissant que ses malheurs
venaient de sa propre faute, Ésaü fit ce qu’il semble
facile à tout homme de faire : il rejeta la faute sur un autre
et fut rempli d’amertume.
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