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Jacob frustre son Frère (Texte du Cours : Genèse : 27 : 1-40 )

ÉPOQUE : 1760 av. J.-C.
LIEU : Beersheba.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE – Dieu honore un
coeur qui recherche ardemment les choses spirituelles mais il ne peut bénir les actions égoïstes ou déloyales de son peuple.

    TEXTE D’OR : « Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison; celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence. » Psaumes
101 : 7
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 27 : 22-34.
Mardi – Genèse 27 : 1-5.
Mercredi – Genèse 27 : 13.

    .Jeudi – Genèse 27 : 14-21.
Vendredi – Genèse 27 : 35-40.
Samedi – Genèse 27 : 41-46.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 27 : 22-34)

La leçon de cette semaine concerne un jeune homme qui n’ignorait pas le plan merveilleux que Dieu avait conçu à son sujet mais qui voulut « aider » Dieu à accomplir ce plan en employant des moyens charnels.

I– Mesquine duperie.

A . La faute d’Isaac.
Recherchons les prophéties concernant Jacob et Ésaü faites avant leur naissance. Voir Genèse 25 : 23. D’après ce verset, lequel, des deux jumeaux devait avoir la place prépondérante.
Voir maintenant Genèse 27 : 1-4. Qu’y a-t-il dans ce que se propose de faire Isaac qui soit contraire à la volonté de Dieu? Isaac savait qu’il était dans les plans de l’Éternel de bénir plutôt la vie de Jacob que celle d’Ésaü mais l’affection humaine qu’il portait à ce dernier, poussait fortement Isaac à donner sa bénédiction à son fils aîné sans se soumettre à la volonté de Dieu sur ce point. Lire Genèse 25 : 27-28 pour découvrir pourquoi Isaac agissait ainsi.

B . La faute de Rébecca.
Il est possible que Rébecca ait craint qu’Isaac allait essayer de donner en secret la bénédiction paternelle à Ésaü car elle n’était pas éloignée quand son époux fit sa demande à Ésaü et s’apprêta à lui donner sa bénédiction. Immédiatement elle conçut un plan pour contrecarrer le projet d’Isaac. Si Isaac aimait mieux Ésaü, en revanche Rébecca était disposée à favoriser Jacob. Mais si Isaac commettait la faute d’écouter son coeur qui le portait à bénir Ésaü contrairement à la volonté de Dieu, Rébecca, allait commettre la faute tout aussi inexcusable de tromper un vieillard pour réserver la bénédiction à son fils préféré.
Il est bien certain que Rébecca n’agissait pas ainsi dans le but de voir s’accomplir la volonté de Dieu! Sans aucun doute ce n’était que sa préférence pour Jacob qui la poussait à tacher de lui faire obtenir la bénédiction paternelle. Par conséquent ce fut l’opposition de l’affection égoïste d’Isaac et de l’affection égoïste de Rébecca qui amena cette déplorable duperie. Comme le respect de la volonté de Dieu leur eut été avantageux!

C . La faute de Jacob.
Jacob manquait de confiance en Dieu puisqu’il ne désirait pas laisser le Seigneur accomplir sa volonté selon les moyens divins. Il prit lui-même la chose en main et sa façon d’agir fut la cause de grandes épreuves à la fois pour lui et pour les autres. Peut-on imaginer qu’un jeune homme ait été capable de se prêter à une machination qui devait attirer une malédiction sur la tête de sa mère ? Les hésitations de Jacob s’expliquent par ses paroles mêmes : « Peut-être mon père me touchera-t-il et je passerai a ses yeux pour un menteur et je ferai venir sur moi la malédiction et non la bénédiction » Jusqu’au moment où sa mère déclara. « Que cette malédiction retombe sur moi mon fils » il ne semblait pas décidé à en accepter le risque. Ce verset toutefois nous indique que .Jacob savait ce qu’il en coûterait à sa mère quand il accepta de tromper son père. Remarquer les fraudes que Jacob fut amené à utiliser pour exécuter ses plans. Une telle mystification eut été impossible sans le grand âge de son père (137 ans) qui lui enlevait une partie de ses facultés. Il était presque aveugle et ne pouvait s’apercevoir qu’il passait la main sur une peau de chevreau.
Certes, il conçut quelques soupçons puisqu’il voulut même sentir l’odeur des vêtements de son fils et vérifier le son de sa voix... Sa perplexité se manifeste dans ces mots : « La voix est la voix de Jacob mais les mains sont les mains d’Ésaü. Enfin, confiant en la parole de son fils, il mangea la nourriture que Rébecca lui avait préparée puis il étendit ses mains tremblantes sur la tête du jeune homme en lui donna sa bénédiction ce qui faisait partie intégrante du droit d’aînesse que, d’ailleurs, Jacob avait astucieusement acheté à son frère.

II – UNE DÉCLARATION PROPHÉTIQUE

A . La source d’inspiration.
Selon toute apparence Isaac n’avait aucunement l’impression que Dieu l’avait autorisé à agir ainsi. C’est pourquoi il chercha

   

un stimulant d’ordre matériel. Ne pouvant jouir de l’extase spirituelle il essaya de se réjouir par la bonne chère et le vin qui semblaient revivifier son corps pour un moment; Plein de gratitude pour Ésaü à qui il croyait devoir cette satisfaction, il put le bénir avec vigueur. L’odeur des vêtements d’Ésaü que portait Jacob fut le dernier stimulant; cette odeur fut pour lui comme les effluves du printemps sur un corps convalescent : elle le rajeunit et lui rendit une certaine vigueur.

B . Les stipulations de la bénédiction.
Lisez les versets 26 à 29. Selon vous, en quoi consistait la bénédiction ? On peut résumer la bénédiction en 4 points : Prospérité, prestige, succession patriarcale et protection. Pourriez-vous dans le texte trouver les phrases qui peuvent cadrer dans cette classification? Jacob trouva la prospérité dans la plaine de Charan quand il dut s’éloigner du logis paternel à la suite de sa mésentente avec son frère Ésaü; il la perdit cependant quand vint la sécheresse et il passa ses derniers jours en Égypte. Toutefois, après l’exode quand les fils de Jacob, connus sous le nom des tribus d’Israël, revinrent en Canaan, ils vécurent dans l’abondance. Là, ils jouirent du prestige promis car les Cananéens leur furent soumis, et Israël devint une nation d’une étonnante prospérité grandissant entre les deux autres grandes puissances de l’époque : les Assyriens à l’est et les Égyptiens au sud. La succession patriarcale et l’autorité sur la descendance d’Ésaü s’affirma lorsque le pays d’Edom fut assujetti (2 Sam : 8-11; 1 Rois 11 : 15; Ps. 60 : 8,9). La dernière partie de la bénédiction a encore son accomplissement de nos jours car Dieu bénit les nations qui « bénissent » Israël et Dieu maudit les nations qui maudissent Israël. En réalité, la bénédiction fut chose accomplie quand Isaac ayant réalisé son erreur n’osa pas reporter sur Ésaü son préféré, la bénédiction donnée à Jacob.

III – Une pénible découverte.

A . L’humiliation d’Isaac.
Imaginez le choc que dut recevoir. Isaac quand il entendit Ésaü revenir de la chasse juste au moment ou Jacob s’éloignait muni de la bénédiction paternelle, choc d’autant plus grand qu’Ésaü venait chercher cette bénédiction. Imaginez le profond désappointement qui serra le coeur d’Isaac et sa sympathie pour Ésaü lorsqu’il vit ses pleurs. Imaginez aussi son humiliation quand il constata que son propre fils avait triomphé de sa faiblesse paternelle et l’avait trompé.

B . La soumission d’Isaac.
Quel est le père qui ne se serait pas immédiatement fâché et mis en devoir de punir le coupable ? Il n’en est peut-être pas un… mais Isaac plia. Il réalisa immédiatement que la main de Dieu avait été dans cette affaire pour contrecarrer son plan égoïste et pour accomplir la volonté divine dans l’intérêt du peuple tout entier. Isaac savait très bien qu’Ésaü n’était pas l’homme capable d’hériter des promesses faites à Abraham. Ésaü avait méprisé et vendu à vil prix son droit d’aînesse et s’était marié avec deux païennes. Isaac était maintenant fermement déridé à se conformer strictement à la volonté de Dieu. Et comme sa décision finale dut avoir une terrible répercussion dans le cœur d’Ésaü « Je l’ai béni, aussi sera-t-il béni ». (V. 33).

C . La douleur d’Ésaü.
Lisez les versets 34-41 pour constater la douleur angoissée d’Ésaü. C’est certainement à cela que fait allusion Hébreux 12-17. Il est évident que lorsque le léger Ésaü avait cédé son droit d’aînesse il ne s’était pas rendu compte que la bénédiction paternelle en faisait partie. Il avait méprisé le côté spirituel du droit d’aînesse mais en appréciait les avantages financiers qui en découlaient. il était maintenant trop tard pour revenir sur sa première décision et il en avait le coeur brisé.

D . Ésaü se trompe lui-même. Au lieu de placer sa douleur aux pieds du Seigneur et de se repentir en reconnaissant que ses malheurs venaient de sa propre faute, Ésaü fit ce qu’il semble facile à tout homme de faire : il rejeta la faute sur un autre et fut rempli d’amertume.