Après
avoir été frustré de ses droits
par Jacob, Ésaü conçut à l’égard
de son frère une haine violente et décida
de se venger. On rapporta à Rébecca les
paroles menaçantes que son fils Ésaü avait
prononcées contre son frère Jacob. En
mère avisée, Rébecca conçut
un plan capable de protéger Jacob contre la
colère d’Ésaü. Elle persuada
Isaac d’envoyer son fils cadet à Paddam-Aram;
elle pensait que Jacob trouverait une épouse
dans la famille de sa mère, parmi les filles
de Laban. Il est intéressant de noter que Rébecca
eut sa part d’amertume et de douleur à cause
de l’acte qu’elle avait inspiré a
Jacob car elle ne vit plus jamais son fils préféré après
son départ pour Paddam-Aram.
I – LE DÉPART DE JACOB.
A la demeure paternelle Jacob avait vécu sous l’influence
immédiate de ses parents. Maintenant, il n’avait près
de lui personne sur qui il pouvait se reposer. Il allait devoir vivre
sans la sécurité de l’intérieur familial et
il lui faudrait dorénavant compter uniquement sur ses propres
ressources. Tout en s’éloignant du foyer où il avait
grandi, il songeait sans nul doute aux événements qui avaient
amené son départ. Peut-être craignait-il Ésaü mais
par ailleurs il pensait aux glorieuses réalités qui découleraient
de la bénédiction d’isaac. Toutefois on peut sans
peine imaginer la terrible sensation d’isolement qui pesa sur lui
quand les ténèbres l’environnèrent avec la
soudaineté qui caractérisent les nuits orientales.
II – LE SONGE DE JACOB.
Jacob était parfaitement au courait, de la révélation
que Dieu avait donnée à Abraham et à Isaac. L’histoire
avait certainement été répétée tant
de fois que l’idée que Dieu avait parlé à sa
famille s’était profondément ancrée dans son
esprit. Il croyait à ces promesses et s’attendait à leur
accomplissement. Mais il commit une faute en croyant qu’il pouvait
aider Dieu à réaliser ses promesses. Il est probable que
jusqu’à ce jour il n’avait reçu aucune révélation
surnaturelle personnelle, mais, maintenant, pour le fortifier pendant
les longues années d’épreuves qui l’attendaient,
pour l’aider dans son témoignage, Dieu allait lui renouveler
la promesse. Dieu voulait aussi lui montrer que les bénédictions
descendraient sur lui par des moyens surnaturels. Le songe de Jacob est
le symbole de Jésus qui est le véritable et unique chemin
entre ta terre et le ciel et qui donne à chaque enfant de Dieu
la claire vision des réalités célestes pour l’encourager
et le fortifier dans son pèlerinage terrestre. (Jean 1:51).
Dès qu’Abraham commença à le suivre, Dieu
lui promit de le conduire vers une terre qu’il lui montrerait.
Plus tard Abraham réalisa que la volonté de l’Éternel était
qu’il possédât le pays de Canaan pour lui et pour
sa descendance. La bénédiction divine demeura sur Abraham
et sur lsaac tant qu’ils demeurèrent sur ces territoires;
mais chaque fois qu’il sortit de Palestine, le peuple juif fut
dans les pires difficultés. De même pour Jacob, les plans
de Dieu s’accomplirent quand il quitta Canaan pour un certain temps
mais Dieu se proposait de le ramener dans son propre pays à Son
heure et de lui en garantir la possession. Et les actuels descendants
de Jacob semblent s’engager dans la voie d’un moderne accomplissement
de la grande promesse. Quand Christ reviendra, le royaume d’Israël
sera pleinement restauré et sa gloire dépassera celle d’autrefois.
Dieu affirme à Jacob que sur la Terre promise ses descendants
se multiplieront et se ramifieront dans toutes les directions. Et si
l’on considère le grand nombre de juifs répandus
par le monde nous pouvons, constater, l’accomplissement de cette
promesse. Son accomplissement spirituel est venu au travers de Christ,
le plus grand dans la postérité d’Abraham, et par
lequel toutes les familles de la
|
|
 |
|
Dieu
affirme à Jacob que sur la Terre promise ses
descendants se multiplieront et se ramifieront dans
toutes les directions. Et si l’on considère
le grand nombre de juifs répandus par le monde
nous pouvons, constater, l’accomplissement de
cette promesse. Son accomplissement spirituel est venu
au travers de Christ, le plus grand dans la postérité d’Abraham,
et par lequel toutes les familles de la terre peuvent être
bénies. Un fait est mis en relief dans cette
importante partie des Écritures; Dieu sera avec
son serviteur. Sa divine présence c’est
la protection certaine contre tout mal qui pourrait
survenir pendant sa vie errante, jusqu’à l’accomplissement
de toutes ses promesses. Dieu allait demeurer près
de Jacob et aussi près de ses descendants. Dieu
ne pouvait pas bénir tous les propres plans
de Jacob mais il demeurerait avec son enfant jusqu’à ce
que les plans divins le concernant se soient réalisés.
Les nombreuses promesses qui ont été faites à travers
les siècles nous donnent l’assurance de la présence
du Seigneur près de nous et ont toujours été pour
le peuple de Dieu un encouragement et une source d’inspiration.
(Exode 33:14; Hébreux 13:5).
III – LA RÉPONSE DE
JACOB.
Les dieux des peuples anciens n’étaient pas universels.
Chaque communauté avait ses propres divinités et on ne
pensait pas qu’elles pouvaient avoir quelque influence en dehors
du plan local. (1 Rois 20 : 23). Jacob n’acceptait certes pas ce
point de vue mais il semble cependant qu’il ait pensé que
Dieu ne pouvait se révéler à lui qu’en des
endroits bien déterminés.
Ce fut pour lui un grand sujet d’étonnement que de constater
que le Seigneur avait choisi un désert désolé pour
manifester sa présence. C’était là une idée
nouvelle Dieu était disposé à entrer en communion
avec son peuple en dehors de tout lieu déterminé. La réalité de
la présence de Dieu remplit Jacob d’une profonde frayeur.
Sa vie n’avait pas été en harmonie avec les volontés
de Dieu et cette manifestation surnaturelle lui mettait en l’esprit
sa condition de pécheur. Cette visite céleste le bouleversait
et certaines actions passées qui ne l’avaient jamais inquiété lui
apparaissaient maintenant comme des péchés étrangement
accablants. Comparer avec Esaïe 6-5; Luc 5:8; Apocalypse 1:17-18.
Jacob savait maintenant que Dieu était partout et qu’il
n’était pas possible de fuir sa présence. (Psaumes
139:7-12).
En versant de l’huile sur la pierre Jacob voulait, que ce lieu
demeurât un témoignage de la révélation de
Dieu. Les mille préoccupations d’une vie toujours précipitée
nous font vite oublier la reconnaissance quand elle est seulement spirituelle.
Et ainsi, tout au long des siècles, à travers toutes les
générations le peuple de Dieu en retrouvant cette pierre
a eu le clair souvenir de la merveilleuse vision. Le monument ne doit
pas être adoré mais la vision de Dieu doit demeurer bien
nette dans les esprits et dans les coeurs.
La promesse a été faite à Abraham et à Isaac
sans aucune condition. Certains pensent que Jacob n’aurait pas
dû limiter le message le l’Éternel par un voeu. Ils
déclarent que Dieu avait parlé et que cela aurait dû suffire à Jacob.
Cela est vrai et pourtant on peut difficilement blâmer Jacob sur
ce point. Dieu, dans sa bonté, s’était révélé à lui
sans rien exiger en contrepartie et c’était la chose la
plus naturelle du monde que Jacob lui rende grâces en consacrant à Dieu à la
fois Béthel et ses biens terrestres. Nous devons remarquer que
la consécration de Jacob ne fut pas totale. Il offrit une part
de ses biens à Dieu mais ne se donna pas lui-même sans réserve.
Ce ne fut que bien des années plus tard qu’il réalisa
cette heureuse expérience.
(Texte du Cours : Éphésiens 1:3-23; 2:1-22; 5:1- 33. Genèse
24)
|