I – JACOB
PRIE POUR OBTENIR LA PROTECTION DIVINE.
Rien ne paralyse davantage que la peur et celui
qui se trouve, comme Jacob, totalement impuissant à maîtriser l’objet de
ses frayeurs, est vite en proie au désespoir et à la confusion.
De toute évidence Jacob n’avait aucune expérience
de la guerre et par conséquent ne disposait d’aucun moyen
qui puisse lui assurer la victoire si son frère s’engageait
dans un combat contre lui. C’est à ce tournant de sa vie
que Dieu l’attendait et, en effet, n’ayant aucune aide, désespérément
faible. Il n’eût plus qu’une ressource, aller vers
Dieu par une ardente prière.
Dans sa prière, Jacob se montre conscient de son indignité.
Il ne mérite certes pas l’aide du Seigneur et il confesse
tous ses manquements. Ce n’est pas l’humilité elle-même
qui amène la réponse du Seigneur mais l’humilité est
l’attitude nécessaire pour présenter une requête à Dieu.
Il est bon de noter pour notre propre usage que Jacob était bien
plus conscient de son indignité que de son humilité. L’humilité du
coeur est chose si fragile qu’elle disparaît aussitôt
que nous croyons l’avoir.
La foi dans les promesses de Dieu est un autre facteur de première
importance pour obtenir une réponse à une prière.
Jacob qui croyait fermement en la promesse divine qu’avait reçue
Abraham en fit état dans sa prière et par là, il
manifesta sa foi. Cette foi apporta à son âme, la force,
le courage et l’amena à réaliser la présence
de Dieu. Fort de la Promesse il était certain que Dieu l’entendrait.
Sans cette Promesse il n’aurait eu aucune assurance que Dieu accèderait à sa
requête. (Marc 11 : 24; Jacques 1 : 5-7). Nous engageons fortement
tous ceux qui recherchent les bénédictions de Dieu à s’appuyer
sur les merveilleuses promesses qu’Il nous a faites.
II – JACOB SOLLICITE LA PUISSANCE.
Jacob demeure seul de nouveau. Il a prié pour le soutien divin.
Il a utilisé tous les moyens humains à sa disposition pour
apaiser Ésaü. Il a passé le gué de Jabbok avec
sa femme et ses enfants. Humainement parlant il ne pouvait rien faire
de plus. Loin des bruits du monde, il rencontre Dieu dans la solitude
de la nuit. Là, dans un lieu solitaire arrive un visiteur céleste,
un ange qui va lutter avec lui. Ayant un point de discorde avec Jacob
le Seigneur vient lutter avec lui. La vie passée de Jacob ne pouvait être
agréable à Dieu et en luttant avec lui Dieu, voulait l’amener à en
finir et à marcher sur une nouvelle voie. Comme Jacob était
très fort dans sa propre volonté et son propre esprit,
la lutte dura toute la nuit.
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Il
semble que dans cette lutte, Jacob pensait avoir quand
même la force nécessaire pour obtenir
par lui-même ce qu’il demandait à Dieu;
il était heureux dans un cas urgent ou de grave
danger d’accepter l’aide de l’Éternel
mais dans l’ensemble il se sentait apte à soutenir
les luttes de la vie. À l’aube, l’ange
le frappa à l’emboîture de la hanche
et le rendit incapable d’obtenir la victoire.
Par là, Jacob apprit que lorsque le moment est
venu. Dieu peut fort aisément amener ses enfants à en
finir avec eux-mêmes, avec leur « moi ».
De tout temps, le peuple de Dieu a dû apprendre
que la puissance du Seigneur ne vient que sur ceux
qui ont vraiment pris conscience de leur faiblesse
et qui ont mis toute leur confiance en Lui. 2 Corinthiens
4 : 8-10; 12 : 7-10.
Le lutteur céleste demanda à Jacob de laisser aller à l’arrivée
des premières lueurs du jour, mais Jacob, sachant qu’il
n’avait pas encore obtenu ce qui lui manquait se cramponna à l’ange
et ne voulut pas le laisser partir avant d’avoir obtenu la bénédiction
désirée. Mais avant de pouvoir la recevoir une chose encore était
nécessaire. Jacob devait confesser son nom et toutes les années
d’agissements déloyaux que ce nom représentait. Il
devait avouer qu’il était un personnage égoïste
et cupide. Dès qu’il eût fait cette confession la
scène changea. L’ange relâcha son étreinte
et de ses lèvres tombèrent des paroles qui durent mettre
dans le coeur de Jacob une joie inexprimable. Son nom devenait Israël
car « il avait lutté avec Dieu » (32 : 28) et en même
temps il avait été victorieux de l’homme charnel.
Dieu pouvait diriger la vie de Jacob avant cette lutte mais après
l’avoir amené à marquer un terme à sa vie
ancienne et à naître de nouveau il était disposé à lui
donner la puissance et la victoire que Jacob avait sollicitée
de son Seigneur.
III – JACOB LOUE LE SEIGNEUR
QUI L’A SAUVE.
Jacob savait très bien qu’il avait eu affaire à Dieu
et quand il posa la question : « Quel est ton nom » (28)
il semble bien qu’il cherchait surtout à recevoir une révélation
plus complète de la nature de Dieu et de ses attributs. Cette
nouvelle requête ne reçut pas satisfaction. Le moment était
venu pour Jacob de marcher et de vivre à la lumière des
révélations et de la puissance qu’il avait déjà reçues.
En quelques semaines Dieu s’était manifesté en trois
occasions différentes. Il n’avait besoin d’aucune
révélation supplémentaire, il n’avait besoin
que de la grâce de Dieu pour marcher à la lumière
de ce qu’il avait déjà reçu.
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