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Joseph vendu en Égypte (Genèse 37 : 1-36)

ÉPOQUE : 1729 av. J. C.
LIEU : Dothan près de Sichem, Palestine.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Dieu n’a jamais promis à ses enfants qu’il leur épargnerait les chagrins et les épreuves mais il a promis la grâce et la force qui leur permettra d’être victorieux.

    TEXTE D OR : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien..» Genèse 50 : 20
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse 37 : 23-36.
Mardi – Genèse 37 : 3-11.
Mercredi – Genèse 37 : 12-22.


    Jeudi – 1 Samuel 19 : 7-11.
Vendredi – Jérémie 38 : 6-13.
Samedi – Matthieu 26 : 14-16; 27 : 3-8.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 37 : 23-36)

I – LE FILS PRÉFÈRE DE JACOB.

1 – Joseph, chargé d’inspecter les troupeaux de son père.
Jacob, avec Joseph, Benjamin et quelques autres membres de la famille se trouvaient à Hébron, au sud de l’ancien emplacement de Jérusalem.
Jacob décida d’envoyer Joseph, son fils préféré, vers ses demi-frères qui faisaient paître le troupeau à Sichem. Il était chargé de voir si « ses frères étaient en bonne santé, si le troupeau était en bon état ».
Joseph ne les trouva pas à Sichem mais un homme qu’il avait rencontré lui indiqua qu’il les trouverait à Dothan. Quelques temps auparavant, avec un peu de sagesse peut-être, mais dans toute l’innocence de la jeunesse, Joseph avait mis ses frères au courant de ses songes. Ils étaient jaloux de lui pour deux raisons, d’abord parce qu’il était le préféré de Jacob et ensuite parce que ses songes semblaient indiquer qu’il dominerait sur eux. Le verset. 2 et le verset 14 laissent penser que Jacob avait fait du jeune homme une sorte d’inspecteur de Ses troupeaux.
On a souvent représenté Joseph comme un simple d’esprit, un niais aimant raconter des contes de son imagination. Il se peut qu’il ait été naïf et certes imprudent en racontant ses rêves mais le fait qu’il ait su ne pas céder aux mauvais exemples de frères rudes, brutaux et vindicatifs est la preuve d’une certaine force de caractère. Comparer Genèse 34 : 35-22; 38. D’autre part, plus tard en Égypte la vigueur du caractère de Joseph l’affirmera devant des violentes tentations. Or une telle vigueur n’a pas pu pousser subitement comme un champignon.

2 – Joseph, Particulièrement aimé de son père.
Il est évident que Jacob aimait intensément Joseph. Ce dernier était le fils de Rachel. Véritable épouse de Jacob et c’est en réponse à leurs prières qu’ils avaient eu cet enfant. A la mort de Rachel. Jacob avait concentré toute son affection sur Joseph qui récompensait son père par une parfaite soumission.
Le vif contraste entre le caractère de Joseph et celui de ses demi-frères augmentait encore l’amour de Jacob pour son fils qui n’avait plus de mère. Pour bien marquer cette affection il avait donné à Joseph « une tunique de plusieurs couleurs ». Cela pouvait être le signe qu’il était dans les intentions de Jacob de donner à Joseph l’héritage paternel. Toutefois, il est certain qu’en montrant sa préférence d’une façon si marquée Jacob commit une indiscutable imprudence. Que ceci soit une leçon pour les parents.
Joseph ne pouvait être blâmé et d’autre part on ne peut trouver aucune excuse à l’attitude de ses frères dans les événements qui allaient survenir; on peut seulement dire que la préférence marquée du père a certainement aggravé la situation.

3 – Joseph, haï de ses frères.
L’animosité des frères de Joseph était également renforcée par le fait qu’il ne consentait pas à les suivre dans les voies que condamnait le père. L’envie a fait place à l’animosité; l’animosité à la haine et la haine a amené le projet d’en finir par un meurtre. Comme il est d’usage, le méchant hait la droiture et Jésus a dit de ne pas nous étonner si le monde nous haïssait. (Jean 15 :18.)

4 – Joseph a des songes.
Les songes de Joseph furent incontestablement des communications de Dieu et il ne les aurait jamais eus s’il n’avait pas strictement marché avec Dieu.

   

Mais il est possible qu’il ait éprouvé un sentiment de supériorité devant la partialité de son père car Joseph n’était pas un homme parfait. La signification de ces songes était évidente pour les frères de Joseph et pour son père qui gronda mollement l’enfant tout en discernant l’esprit divin dans ses rêves. Mais ces derniers attisèrent l’ardente jalousie de ses frères; leur plan d’assassiner Joseph ne fut d’ailleurs que la manifestation extérieure de la haine qui était déjà dans leur coeur (Comparer avec Matthieu 15 : 19; Proverbe 4 : 23).

II – LES FRERES DE JOSEPH. (Genèse 37 : 11-26).

1 – Le complot contre Joseph.
La jalousie a endurci leur coeur. L’envie conduit à la médisance, au mensonge puis au crime. La chose semblait devoir réussir, l’instant et les circonstances étaient favorables; le crime mettrait fin à toute difficulté et une nouvelle page de l’histoire familiale allait être tournée. Ils allaient essayer de débarrasser leur conscience du poids que produisait toujours la présence d’un frère qui marchait avec Dieu.

2 – Le plan de Ruben.
Ruben, fautif lui aussi mais à un degré moindre, n’était pas entièrement dépourvu de sentiments humains; il essaya de déjouer le complot. Les choses auraient peut-être mieux tourné s’il avait résolument pris position contre un si lâche complot (dix contre un).

3 – Le conseil de Juda.
Sans se soucier des cris de leur frère, ils s’assirent pour prendre leur repas. Une caravane d’Ismaélites arrivait, se rendant en Égypte. Juda devait être le type du juif proverbial. Pourquoi donc ne pas tirer profit de Joseph tout en s’en débarrassant par la même occasion ? Aussi, mettant sa suggestion en application, ils arrêtèrent la caravane. Ils étaient certes loin de se douter des conséquences de leur idée!

4 – Joseph est vendu aux Ismaélites.
Ils retirèrent Joseph en toute hâte de la citerne et le vendirent aux marchands ismaélites pour vingt sicles d’argent, soit environ 4.500 francs de notre monnaie. Ces Ismaélites matérialistes donnèrent froidement les vingt pièces d’argent. Ils continuèrent leur route vers le sud et Joseph passa près de sa demeure, à Hébron sans aucun espoir de pouvoir être délivré, et comme le seront Moïse, David et Christ, il fut sur le moment considéré comme perdu.

5 – Leur père est induit en erreur.
La cruelle supercherie imaginée pour tromper Jacob est peut-être le côté le plus cruel de ce crime si inhumain. Elle était en même temps une insulte et était calculée avec astuce. Le ton hargneux employé pour parler de la tunique, l’emploi prémédité de l’expression « ton fils «. (V. 32) qui semblait rayer le lien fraternel qui les unissait à Joseph, la rudesse avec laquelle fut présenté le mensonge, tout était étudié pour causer le maximum de peine et tous ces détails trahissaient la haine qu’ils ressentaient pour leur père à cause de son fils.
On peut toutefois se demander si, par la juste main de Dieu, Jacob ne moissonnait pas la récolte de ce qu’il avait semé lorsqu’il avait si cruellement déçu Ésaü.