I – SONGES
ETRANGES.
Alors
qu’il était en prison, Joseph avait
interprété les rêves du grand échanson
et du grand panetier. Il allait falloir maintenant
donner la signification des songes de Pharaon. C’est
par un songe que Dieu avertit Abimelec et protégea
Abraham (Gen. 20 :3, 6). Par un rêve, Nebucadnetsar
reçu une révélation prophétique
du temps des Gentils (Dan. 2). Pourtant, Dieu nous
met en garde contre une croyance superstitieuse que
certains pourraient placer dans leurs rêves.
(Job 20 : 8). Car les rêves peuvent « naître
de la multitude des occupations ». (Ecclésiaste
5:3). Dans Jérémie, nous lisons « Que
le prophète qui a eu un songe raconte ce songe
et que celui qui a entendu ma parole rapporte fidèlement
ma parole » Pourquoi mêler la paille
au froment, dit l’Éternel » (Jérémie
23 : 28). Ce passage signifie que la première
place revient à la parole de Dieu.
Les rêves de Pharaon. Il rêva tout d’abord de sept
vaches grasses suivies de sept vaches maigres qui dévorèrent
les précédentes; il vit ensuite sept épis bien remplis
de blé monter sur une même tige puis sept épis maigres
qui engloutirent les premiers. Ni les magiciens, ni les sages, ni les
astrologues ne furent capables d’interpréter ces songes.
(Pensez-vous que des incroyants puissent interpréter des songes
inspirés par Dieu ?)
C’est alors que la conscience et la mémoire du chef des échansons
s’éveillèrent enfin et il dit: « Je vais rappeler
aujourd’hui le souvenir de ma faute ». Il pensait à Joseph
et à la promesse qu’il lui avait faite de dire en sa faveur
quelques mots à Pharaon. (Pensez-vous que si l’échanson
n’avait pas parlé plus tôt de Joseph à Pharaon
c’était seulement par négligence ou par ingratitude
?). Voulant réparer sa longue indifférence, l’échanson
raconta à Pharaon comment Joseph avait, une fois interprété un
de ses songes, et il lui affirma qu’il pensait que cet étranger
pourrait aussi donner au monarque la signification de ses deux rêves.
Pharaon fit appeler Joseph qui se rasa, changea de vêtements et
se rendit auprès du roi. (Genèse 41 : 14).
II – L’INTERPRETATION
DES SONGES.
Quand
Joseph eut été conduit vers Pharaon,
le roi lui dit : « J’ai eu un songe.
Personne ne peut l’expliquer; j’ai appris
que tu expliques un songe après l’avoir
entendu. » Pharaon eut immédiatement
plus de considération pour Joseph qu’il
n’en avait pour les magiciens. Et Joseph de
répondre : « Ce n’est pas moi!
C’est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon ».
Joseph n’hésitait pas à détacher
de sa personne l’attention de Pharaon au bénéfice
du Dieu véritable. Et cela devrait être
le souci de chaque vrai chrétien. Nous devons,
faire en sorte que les actions de nôtre vie
honorent le Seigneur. Avant même d’interpréter
les songes, Joseph fait savoir au Roi qu’il
ne s’agit pas de rêves ordinaires; il
lui dit: « Dieu a fait connaître à Pharaon
ce qu’il va faire ». Dieu allait bénir
le pays pendant sept ans, puis il le dessècherait
pendant une autre période de sept années.
III – LA
RECONNAISSANCE DE PHARAON.
Joseph
donna à Pharaon l’interprétation
de ses songes et lui conseilla de constituer des
approvisionnements pendant les bonnes années.
Devant tant de sagesse, Pharaon s’exclama: « Trouverions-nous
un homme comme celui-ci ayant l’esprit de Dieu
? » Ces paroles montraient que le roi reconnaissait
que Joseph avait en lui autre chose qu’une
aptitude naturelle. C’était le Saint
Esprit qui, en Joseph, lui avait donné la
signification des deux rêves. Au milieu de
toutes les épreuves qu’il eut à traverser,
Joseph n’a jamais perdu l’onction du
Saint Esprit. (De quelle façon le Saint Esprit
se manifestait-il à l’époque
où se passaient ces faits relatés dans
l’Ancien Testament ?)
IV – JOSEPH
PROMU AU « COMMANDEMENT DES PAYS D’EGYPTE »
.
Joseph avait longtemps souffert; maintenant le moment
de son élévation était venue. « Pharaon
dit à Joseph, vois, je te donne le commandement
de tout le pays d’Égypte ». D’un
seul coup Joseph passait de la condition la plus
basse et la plus humiliante à la situation
la plus élevée puisqu’il devenait
le second personnage du royaume. L’autorité qu’il
recevait le plaçait immédiatement après
Pharaon lui-même. Des coureurs précédaient
son char et criaient « à genoux ! » (V.
43). Pensez à quel âge Joseph
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arrivait à un
tel poste... « Joseph était âgé de
trente ans lorsqu’il se présenta devant
Pharaon, roi d’Égypte » (v. 46). Être élevé si
jeune à un tel poste dans un pays si puissant
est un fait qui porte en lui-même un enseignement
: c’était pour cela que Dieu avait préparé Joseph.
Dans son enfance, il avait rêvé que les
gerbes de ses frères se prosterneraient devant
sa gerbe (Genèse 37 : 5) et que le soleil, la
lune et les onze étoiles se prosternaient devant
lui (37. 9). Son père et ses frères,
l’entendant raconter ces songes, avaient pensé qu’ils
signifiaient qu’un jour ils subiraient l’autorité de
Joseph, rien ne pouvait le laisser supposer avant que
Joseph ne passât par le creuset de l’épreuve,
que ces songes auraient leur accomplissement, mais,
maintenant, le fait allait se réaliser. Que
cela nous enseigne à croire en notre Seigneur
de tout notre coeur, et pas seulement avec notre intelligence
et cela surtout quand nous traversons des épreuves.
Dieu avait prévu la responsabilité qui
allait reposer sur Joseph et il savait ce qui lui serait
nécessaire pour pouvoir accomplir sa tâche.
Pour être sauvé il suffit d’un instant,
mais un caractère chrétien ne se forme
pas aussi facilement. C’est à l’école
de la vie que se façonne un caractère.
Tout au long de ses épreuves, Joseph s’était
montré fidèle. Vendu à Potiphar,
il fut fidèle à son maître et ce
maître « vit que l’Éternel était
avec lui et que l’Éternel faisait prospérer
entre ses mains tout ce qu’il entreprenait. » (39
: 3). Quand Joseph fut jeté en prison « le
Seigneur le mit en faveur aux yeux du chef de la prison.
Et le chef de la prison plaça sous sa surveillance
tous les prisonniers qui étaient dans la prison
et rien ne s’y faisait que par lui » (39
:21). Son attitude particulièrement douce envers
les prisonniers est révélée dans
la façon dont il découvre une certaine
tristesse dans le regard de l’échanson
et du panetier alors que ces derniers étaient
troublés par un songe...
« Joseph les regarda... et voici, ils étaient tristes » (40:6).
Joseph était lui-même dans une pénible situation quand il
discerna des signes d’inquiétude chez ses compagnons de captivité.
L’intérêt qu’il portait à son travail et à ses
compagnons l’aidait à supporter son propre fardeau. Le fait d’alléger
le fardeau de nos semblables rend le nôtre plus léger. Son altruisme
l’aidait à passer par les afflictions qui devaient le préparer à devenir
l’homme humble, digne de confiance, compatissant qu’il fallait pour
comprendre les besoins du peuple.
V – JOSEPH
CONSIDÈRE COMME UN TYPE.
Joseph
est le type merveilleux de notre Seigneur Jésus.
Joseph avait trente ans quand il commença
de diriger les affaires de l’Égypte.
Jésus avait trente ans quand il commença
son ministère (Luc 3 : 23); Joseph fut vendu
pour vingt pièces d’argent (Genèse
27 : 28) et Joseph fut vendu pour trente pièces
(Matthieu 26 : 15). Rejeté par ses frères,
Joseph reçut une épouse païenne.
Jésus a trouvé un peuple, son église,
parmi les Gentils. C’est alors qu’il était
rejeté par les siens que Joseph prit des mesures
pour approvisionner en pain le peuple, parmi lequel
il vivait; Jésus est le pain de vie dont chacun
peut se nourrir. Finalement, Joseph fut reconnu par
ses frères, Christ sera finalement reconnu
par Israël comme le frère qu’ils
ont rejeté. (Zacharie 12 : 10). Joseph a été rendu
apte à régner par les souffrances qu’il
a dû supporter et c’est par les souffrances
que Jésus a été élevé à la
perfection et apte à régner sur les
coeurs (Hébreux 2 : 10-18).
VI – UNE
LOYALE ADMINISTRATION.
Ayant
reçu un titre et une autorité qui le
plaçaient juste après Pharaon et de
peu au-dessous de lui (Genèse 41 : 40) Joseph
aurait pu choisir une vie facile et oublier le peuple
pauvre et souffrant. (N’avez-vous pas connu
des hommes qui, après être arrivés à une
situation élevée, oublient les pauvres
parmi lesquels ils avaient tout d’abord vécu
?) La prospérité n’altéra
pas le caractère de Joseph.
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