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Bonté de Joseph pour son père (Genèse 45 : 16 à 48 : 22)

ÉPOQUE : 1706 av. J. C.
LIEU : Beer-Scheba; Gosen, en Egypte.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : La volonté de Dieu est que nous honorions nos parents et sa bénédiction descend sur ceux qui mettent réellement ce commandement en pratique.

    TEXTE D’OR : « Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse) afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre »
Éphésiens, 6 : 2
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Genèse. 47 : 1-12.
Mardi – Genèse. 45 : 13-28.
Mercredi – Genèse. 46 : 1-7.


    Jeudi – Genèse. 46 :28-34.
Vendredi – Genèse. 47 : 1.3-21.
Samedi – Genèse. 47 : 27-31.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Genèse 47 : 1-12)

I – JOSEPH FAIT VENIR SON PERE EN EGYPTE. (Genèse 45 : 9 à 47 : 1).

A. Une heureuse réunion.
Plus de vingt ans s’étaient écoulés depuis le jour où Joseph avait été vendu par ses frères. Depuis ce moment jusqu’à la date de sa sortie de prison, les malheurs qui lui arrivaient l’un après l’autre auraient pu remplir son âme d’amertume. Pendant toutes ces années d’épreuve il ne reçut aucune nouvelle de la maison paternelle. Combien de fois dut-il penser à son père et se demander s’il était encore vivant ou si la perte de son fils préféré ne l’avait pas envoyé prématurément au tombeau.
Et soudainement ce lourd silence fut rompu par l’arrivée des frères de Joseph qui venaient de Canaan pour essayer d’acheter la nourriture qui leur manquait. Joseph, au cours d’événements imprévus fut amené à leur dévoiler son identité et il envoya chercher son père. C’est au milieu de larmes de joie et de reconnaissance que tous sont de nouveau réunis et Joseph leur réserve la possibilité de vivre confortablement dans le pays de Gosen.

B. Des espoirs longtemps déçus sont réalisés.
On peut voir dans ces faits quelque chose de mieux qu’une simple réunion de famille jusqu’alors dispersée. C’était là le fruit de plusieurs années de prières et de foi. L’auteur des Proverbes nous dit par ailleurs : Un espoir différé rend le coeur malade. Mais un désir accompli est un arbre de vie (Proverbes 13 : 12).
Un homme supportera plus facilement la solitude que la perplexité spirituelle qui survient quand il pense que Dieu est demeuré sourd à ses prières et que sa foi a été vaine. Quelle satisfaction a dû remplir le coeur de Joseph et de, Jacob quand ils ont constaté que leurs prières persévérantes avaient été exaucées. Nous sommes enclins à vivre d’une vie précipitée et de ce fait nous sommes amenés à estimer que Dieu est trop lent dans ses exaucements. Il est réconfortant pour nos esprits agités de constater par l’histoire de la vie de ces quelques hommes de Dieu que le Seigneur attend son heure pour réaliser ses plans.

II – JOSEPH PRESENTE SON PERE A PHARAON ( Genèse 47 : 2-10).

A. - C’était alors le plus grand honneur.

Joseph voulut que son père soit présenté à Pharaon, ce qui était en Égypte le plus grand honneur que l’on pouvait faire à un personnage important. Voyez la joie qui éclate dans le regard de Joseph quand il annonce à Pharaon: « Mon père et mes frères sont arrivés... » Vous imaginezvous la valeur de ce geste: présenter au grand potentat qu’était le roi d’Égypte ses cinq frères fraîchement arrivés des forêts éloignées de Canaan ? Ne pensez-vous pas que Joseph a dû triompher d’un véritable combat intérieur ? Ses pouvoirs les plus étendus le mettait juste après Pharaon, en ce qui concerne l’autorité et la dignité. Sa parenté avec ces bergers affamés, d’une race méprisée, n’allait-elle pas abaisser Joseph aux yeux des Égyptiens ? Voyez-vous au contraire dans ce geste un motif de plus pour s’élever à leurs yeux ? Ce qui est sûr, c’est que bien des hommes pourtant beaucoup plus petits que Joseph, n’auraient pas osé faire cette présentation. Si vous considérez l’arrière-plan de la situation de Joseph et son caractère même, voyez-vous ce qui peut expliquer une si noble attitude ? Peut-on, après tout, tirer un avantage de la dissimulation ?

B. L’honnêteté est la meilleure des diplomaties.
Bien qu’en fait, l’état de berger ait été méprisé des Égyptiens, Joseph recommanda à ses frères d’avouer franchement à Pharaon quelle était leur occupation. (Genèse 46 : 34). Il savait que l’honnêteté est la meilleure des attitudes. Il serait souhaitable que tous les Chrétiens aient cette sagesse. Aucun des disciples de Christ qui ont jugé bon de cacher leur témoignage n’ont prospéré au point de vue spirituel. Tout Chrétien qui a fait une réelle expérience et qui jouit d’une véritable communion avec Dieu est amené à s’extérioriser et s’il ne le fait pas, il ne sera pas long à perdre ses bénédictions. Vous rappelezvous un personnage de la Bible qui eut honte de son affinité pour Jésus ? Il n’en récolta que des larmes.

   

Une des tentations sous laquelle succombent souvent les Chrétiens est celle de prétendre être ce qu’ils ne sont pas.
Ils pensent impressionner leur entourage en attachant leur nom à une personnalité honorée. Ou ils se vantent d’exploits réalisés par leur foi alors que les faits réels ramènent leur exploit à une bien modeste histoire. Joseph ne se sentait, pas diminué à cause de son origine humble, mais il ne se sentait pas non plus supérieur aux autres parce qu’il était gouverneur d’Égypte. C’est justement parce qu’il était grand qu’il pouvait s’identifier avec les petits. «. Jésus, qui savait que le père avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était venu de Dieu et qu’il allait à Dieu... prit un linge… et se mit à laver les pieds des disciples ». (Jean 13 : 3-10).
Sachant ce qu’il était, il était prêt à servir. Ainsi devonsnous être, nous qui sommes fils et filles du Roi.
C’est parce qu’ils avaient confessé leur état que les frères de Joseph, reçurent de Pharaon les pâturages dont ils avaient besoin. Ils obtenaient la récompense de leur franchise

C. Regards sur la vie passée de Jacob.
Lorsque Pharaon demanda à Jacob quel était son âge, celui-ci lui répondit: « Les jours des années de mon pèlerinage sont de cent trente ans ». Juger sa vie comme un pèlerinage était une vérité et cela à un double point de vue. Si vous vous souvenez des leçons précédentes, vous vous rappelez que, tout d’abord, sa vie était errante; d’autre part, la vie de tout chrétien est un pèlerinage. Pouvez-vous trouver les raisons qui nous permettent de faire cette comparaison ? Lisez Hébreux, 11 : 8-16; 1 Pierre 2 : 11.
Remarquez qu’à son grand âge, Jacob rappelle que « les jours des années de sa vie ont été peu nombreux et mauvais » (Genèse 47 : 9). Pourquoi, selon vous les trouvait-il « peu nombreux » ? Pourquoi « mauvais » ? (Pris dans le sens de tristes et malheureux). Quelle doit être notre attitude envers nos difficultés présentes si elles sont le résultat de défaillances passées ?

D. Jacob bénit Pharaon (versets 7, 10).
En présence de Pharaon, Jacob ne fut pas intimidé comme il aurait pu craindre de l’être. Celui qui a marché et parlé avec le grand Dieu de l’Univers allait-il être ému devant la splendeur d’un potentat de cette terre ? Il sentait instinctivement qu’il possédait des richesses que des rois pouvaient bien solliciter. Jacob était plus grand par son expérience, plus grand par sa foi, plus grand dans le plan de Dieu pour la rédemption du monde que ne pouvait l’être Pharaon. Dieu, en effet, n’avait-il pas dit à Abraham que dans sa postérité, toutes les familles de la terre seraient bénies ? Aussi le grand Jacob voulut-il partager quelques unes de ses richesses avec Pharaon spirituellement pauvre.

III – JOSEPH ETABLIT SON PERE ET SES FRERES (Gen. 47 : 11-12).

Un homme doit-il négliger sa famille pour servir Dieu ?

A. De grandes responsabilités ne nous libèrent pas de nos obligations ordinaires.
Joseph reconnaissait encore ses obligations envers sa propre famille. Lire Matt. 15: 4-6. Jésus reproche aux Pharisiens de négliger leurs parents âgés sous le prétexte qu’ils font des offrandes à Dieu.

B. Aider nos familles est un moyen de servir Dieu.
Quand Joseph pourvut aux besoins de sa famille avec tant d’intelligence et de fidélité, ses frères ont dû se souvenir avec honte qu’ils s’étaient moqués de lui quand il leur avait raconté ses songes et purent voir la main de Dieu;

C. Celui qu’ils avaient rejeté pourvoit à leurs besoins.
Joseph est le type de Jésus-Christ qui, bien qu’il, eut été rejeté et cloué sur une croix ou parce qu’il le fut ressuscita, et nous donna gratuitement toutes choses. Comme les frères de Joseph, nous avons cependant eu de mauvaises pensées à son égard, mais Dieu a changé ces mauvais desseins en bien (Genèse 50 : 20). Lire Genèse 50 : 15- 21. Voyez le chagrin et la confession des frères de Joseph. Nous devons avoir vis-à-vis de nos péchés l’attitude finale des frères de Joseph si nous voulons devenir participants à tout ce que Christ a gratuitement préparé pour nous.