I – JOSEPH
FAIT VENIR SON PERE EN EGYPTE. (Genèse
45 : 9 à 47 : 1).
A.
Une heureuse réunion.
Plus de vingt ans s’étaient écoulés depuis
le jour où Joseph avait été vendu par ses frères.
Depuis ce moment jusqu’à la date de sa sortie de prison,
les malheurs qui lui arrivaient l’un après l’autre
auraient pu remplir son âme d’amertume. Pendant toutes ces
années d’épreuve il ne reçut aucune nouvelle
de la maison paternelle. Combien de fois dut-il penser à son père
et se demander s’il était encore vivant ou si la perte de
son fils préféré ne l’avait pas envoyé prématurément
au tombeau.
Et soudainement ce lourd silence fut rompu par l’arrivée
des frères de Joseph qui venaient de Canaan pour essayer d’acheter
la nourriture qui leur manquait. Joseph, au cours d’événements
imprévus fut amené à leur dévoiler son identité et
il envoya chercher son père. C’est au milieu de larmes de
joie et de reconnaissance que tous sont de nouveau réunis et Joseph
leur réserve la possibilité de vivre confortablement dans
le pays de Gosen.
B.
Des espoirs longtemps déçus sont
réalisés.
On peut voir dans ces faits quelque chose de mieux
qu’une simple
réunion de famille jusqu’alors dispersée. C’était
là le fruit de plusieurs années de prières et de
foi. L’auteur des Proverbes nous dit par ailleurs : Un espoir différé rend
le coeur malade. Mais un désir accompli est un arbre de vie (Proverbes
13 : 12).
Un homme supportera plus facilement la solitude que la perplexité spirituelle
qui survient quand il pense que Dieu est demeuré sourd à ses
prières et que sa foi a été vaine. Quelle satisfaction
a dû remplir le coeur de Joseph et de, Jacob quand ils ont constaté que
leurs prières persévérantes avaient été exaucées.
Nous sommes enclins à vivre d’une vie précipitée
et de ce fait nous sommes amenés à estimer que Dieu est
trop lent dans ses exaucements. Il est réconfortant pour nos esprits
agités de constater par l’histoire de la vie de ces quelques
hommes de Dieu que le Seigneur attend son heure pour réaliser
ses plans.
II – JOSEPH PRESENTE SON PERE A PHARAON ( Genèse
47 : 2-10).
A. - C’était alors le plus
grand honneur.
Joseph voulut que son père soit présenté à Pharaon,
ce qui était en Égypte le plus grand honneur que l’on
pouvait faire à un personnage important. Voyez la joie qui éclate
dans le regard de Joseph quand il annonce à Pharaon: « Mon
père et mes frères sont arrivés... » Vous
imaginezvous la valeur de ce geste: présenter au grand potentat
qu’était le roi d’Égypte ses cinq frères
fraîchement arrivés des forêts éloignées
de Canaan ? Ne pensez-vous pas que Joseph a dû triompher d’un
véritable combat intérieur ? Ses pouvoirs les plus étendus
le mettait juste après Pharaon, en ce qui concerne l’autorité et
la dignité. Sa parenté avec ces bergers affamés,
d’une race méprisée, n’allait-elle pas abaisser
Joseph aux yeux des Égyptiens ? Voyez-vous au contraire dans ce
geste un motif de plus pour s’élever à leurs yeux
? Ce qui est sûr, c’est que bien des hommes pourtant beaucoup
plus petits que Joseph, n’auraient pas osé faire cette présentation.
Si vous considérez l’arrière-plan de la situation
de Joseph et son caractère même, voyez-vous ce qui peut
expliquer une si noble attitude ? Peut-on, après tout, tirer un
avantage de la dissimulation ?
B. L’honnêteté est
la meilleure des diplomaties.
Bien
qu’en fait, l’état de
berger ait été méprisé des Égyptiens,
Joseph recommanda à ses frères
d’avouer franchement à Pharaon
quelle était leur occupation. (Genèse
46 : 34). Il savait que l’honnêteté est
la meilleure des attitudes. Il serait souhaitable
que tous les Chrétiens aient cette
sagesse. Aucun des disciples de Christ
qui ont jugé bon de cacher leur
témoignage n’ont prospéré au
point de vue spirituel. Tout Chrétien
qui a fait une réelle expérience
et qui jouit d’une véritable
communion avec Dieu est amené à s’extérioriser
et s’il ne le fait pas, il ne sera
pas long à perdre ses bénédictions.
Vous rappelezvous un personnage de la Bible
qui eut honte de son affinité pour
Jésus ? Il n’en récolta
que des larmes.
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Une
des tentations sous laquelle succombent souvent les
Chrétiens est celle de prétendre être
ce qu’ils ne sont pas.
Ils
pensent impressionner leur entourage en attachant leur
nom à une personnalité honorée.
Ou ils se vantent d’exploits réalisés
par leur foi alors que les faits réels ramènent
leur exploit à une bien modeste histoire. Joseph
ne se sentait, pas diminué à cause de son
origine humble, mais il ne se sentait pas non plus supérieur
aux autres parce qu’il était gouverneur
d’Égypte. C’est justement parce qu’il était
grand qu’il pouvait s’identifier avec les
petits. «. Jésus, qui savait que le père
avait remis toutes choses entre ses mains, qu’il était
venu de Dieu et qu’il allait à Dieu... prit
un linge… et se mit à laver les pieds des
disciples ». (Jean 13 : 3-10).
Sachant ce qu’il était, il était prêt à servir.
Ainsi devonsnous être, nous qui sommes fils et filles du Roi.
C’est parce qu’ils avaient confessé leur état
que les frères de Joseph, reçurent de Pharaon les pâturages
dont ils avaient besoin. Ils obtenaient la récompense de leur
franchise
C. Regards sur la vie passée
de Jacob.
Lorsque
Pharaon demanda à Jacob quel était son âge,
celui-ci lui répondit: « Les jours des années
de mon pèlerinage sont de cent trente ans ».
Juger sa vie comme un pèlerinage était
une vérité et cela à un double point
de vue. Si vous vous souvenez des leçons précédentes,
vous vous rappelez que, tout d’abord, sa vie était
errante; d’autre part, la vie de tout chrétien
est un pèlerinage. Pouvez-vous trouver les raisons
qui nous permettent de faire cette comparaison ? Lisez
Hébreux, 11 : 8-16; 1 Pierre 2 : 11.
Remarquez qu’à son grand âge, Jacob rappelle que « les
jours des années de sa vie ont été peu nombreux
et mauvais » (Genèse 47 : 9). Pourquoi, selon vous les trouvait-il « peu
nombreux » ? Pourquoi « mauvais » ? (Pris dans le sens
de tristes et malheureux). Quelle doit être notre attitude envers
nos difficultés présentes si elles sont le résultat
de défaillances passées ?
D. Jacob bénit Pharaon (versets
7, 10).
En
présence de Pharaon, Jacob ne fut pas intimidé comme
il aurait pu craindre de l’être. Celui qui
a marché et parlé avec le grand Dieu de
l’Univers allait-il être ému devant
la splendeur d’un potentat de cette terre ? Il
sentait instinctivement qu’il possédait
des richesses que des rois pouvaient bien solliciter.
Jacob était plus grand par son expérience,
plus grand par sa foi, plus grand dans le plan de Dieu
pour la rédemption du monde que ne pouvait l’être
Pharaon. Dieu, en effet, n’avait-il pas dit à Abraham
que dans sa postérité, toutes les familles
de la terre seraient bénies ? Aussi le grand Jacob
voulut-il partager quelques unes de ses richesses avec
Pharaon spirituellement pauvre.
III – JOSEPH ETABLIT SON
PERE ET SES FRERES (Gen. 47 : 11-12).
Un homme doit-il négliger sa
famille pour servir Dieu ?
A. De grandes responsabilités
ne nous libèrent pas de nos obligations
ordinaires.
Joseph reconnaissait encore ses obligations
envers sa propre famille. Lire Matt. 15:
4-6. Jésus reproche aux Pharisiens de négliger
leurs parents âgés sous le prétexte qu’ils
font des offrandes à Dieu.
B. Aider nos familles est un moyen
de servir Dieu.
Quand Joseph pourvut aux besoins de sa
famille avec tant d’intelligence
et de fidélité, ses frères ont dû se souvenir
avec honte qu’ils s’étaient moqués de lui quand
il leur avait raconté ses songes et purent voir la main de Dieu;
C. Celui qu’ils avaient rejeté pourvoit à leurs
besoins.
Joseph est le type de Jésus-Christ qui, bien qu’il, eut été rejeté et
cloué sur une croix ou parce qu’il le fut ressuscita, et
nous donna gratuitement toutes choses. Comme les frères de Joseph,
nous avons cependant eu de mauvaises pensées à son égard,
mais Dieu a changé ces mauvais desseins en bien (Genèse
50 : 20). Lire Genèse 50 : 15- 21. Voyez le chagrin et la confession
des frères de Joseph. Nous devons avoir vis-à-vis de nos
péchés l’attitude finale des frères de Joseph
si nous voulons devenir participants à tout ce que Christ a gratuitement
préparé pour nous.
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