Avez-vous
parfois essayé de vous présenter Jésus
quand il était enfant ? Pensez-vous qu’il
ait été selon le type habituel des enfants
avec des jouets et des compagnons de jeu ? Pensez-vous
au contraire qu’il s’asseyait pour méditer
gravement sur le grand plan du Salut du monde ou bien
qu’il eut, d’abord les pensées puériles
qu’ont tous les petits garçons pour arriver
graduellement à la maturité d’esprit
de l’adulte puis finalement à l’inspiration
divine ? La Bible nous enseigne fort peu de choses
sur l’enfance de Jésus. Mais avec ce qui
est écrit nous pouvons tout de même nous
en faire une image.
Il est bon que vous releviez vous-même toutes
les remarques que vous pourrez faire sur ce sujet dans
Luc 2 :40-52.
I – JÉSUS
A LA FÊTE DE LA PÂQUES (Luc 2 : 40-43)
A)
JÉSUS GRANDIT (Lire v. 40). – Il s’agit
là de sa croissance naturelle en tant que
fils de l’homme. Manifestement, certaines choses
qu’Il avait connues de toute éternité avant
son incarnation lui étaient voilées
pendant son enfance. Volontairement, Il abandonna
tout de lui-même pour venir sur la terre comme
homme. Il reçut l‘instruction que recevait
n’importe quel autre enfant juif et comme eux
apprit par coeur des passages de la Loi et des prophètes.
Quels sont les trois points caractéristiques
de sa croissance qu’il est possible de relever
dans le verset 40 ?
Chaque enfant, placé dans des conditions favorables, ne pourrait-il
pas grandir avec les mêmes avantages ? Mais en plus, il nous est
dit que « la grâce de Dieu était sur lui »
B) LA VIE DE FAMILLE DE JÉSUS . La loi juive prescrivait à tous
les Israélites d’assister à trois grandes fêtes
dans l’année la Pâque, la pentecôte et la fête
des Tabernacles. Bien que les Juifs aient été fort disperses
dans, toutes les nations, la plus grande partie d’entre eux se
dirigeaient vers la mère patrie, vers Jérusalem, pour ces
fêtes. Dans les années qui précédaient l’époque
de Jésus, les femmes Juives avaient pris l’habitude d’accompagner
leurs maris dans leur voyage vers Jérusalem. C’est ainsi
qu’il nous est dit que Marie et Joseph «allaient chaque année à Jérusalem à la
fête de Pâques ». Ils étaient donc très
pieux.
C) L’ÉDUCATION DE JÉSUS – Un garçon
juif devenait majeur à douze ans et acquérait de ce fait
des droits et des privilèges spirituels de tout homme juif. Le
v. 42 nous dit que Jésus avait cet âge quand sa famille
l’emmena à la fête de Pâque. Il est probable
que jésus allait au temple depuis le jour où Joseph et
Marie, l’avaient présenté au Seigneur. ch.2 v 23).
C’est en effet à douze ans qu’un enfant juif pouvait
prendre part à la fête de Pâque avec les adultes dans
le temple.
Il est certain que Joseph avait appris à Jésus, comme le
faisaient les pères de familles Juifs, les versets de l’Ancien
Testament qui constituaient le fondement de la religion juive et il avait
du y ajouter des proverbes qui guidaient la vie morale des Israélites.
L’instruction normale dans les synagogues, commençait à l’âge
de cinq ou six ans.
D) LA FÊTE DE PAQUE A JÉRUSALEM. Vous souvenez-vous quel évènement
de l’histoire juive rappelait la fête de Pâque ? C’était
des trois fêtes la plus importante et elle commémorait l’Exode
des Juifs hors d’Égypte à l’époque de
Moïse. Symboliquement, elle représente la mort expiatoire
de Jésus-Christ. Ceux qui virent Jésus à cette fête
ne se doutaient certes pas que moins de vingt ans après ce jeune
garçon qui, pour la première fois célébrait
la fête de Pâque, rompait le pain en disant : « ceci
est mon corps »
Qui
pourrait dire ce que fut la première impression
de ce cerveau d’enfant devant la célébration
de la Paque ? Là sur les marches du temple s’asseyaient
les changeurs qui s’enrichissaient de leurs marges
inégales de bénéfices. C’est
là que venait s’accroupir le pauvre boiteux
qui d’ordinaire mendiait, à la porte appelée
la belle et qui recevait les aumônes que machinalement
lui donnait la foule affairée qui entrait et
sortait.
C’est là aussi que de prés ou de loin venaient les
voyageurs fatigués,
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pauvres
pèlerins qui remportaient chez eux les fardeaux
qu’ils avaient amenés dans leurs coeurs.
L’allure même des prêtres ne dénotait
ni la sérénité, ni un saint enthousiasme.
Tout paraissait superficiel et fait sans conviction.
Comme leurs yeux pourtant auraient brillé s’ils
avaient pu voir qu’au milieu deux se trouvait
le Saint, le fils unique de Dieu à qui justement
la cérémonie faisait allusion. (Lire
le verset 43). Pour quel motif pensez-vous que Jésus
soit demeuré à Jérusalem ? Croyez-vous
que sa soif spirituelle l’avait envoyé à chercher
plus de lumière ? Il fallait qu’il soit
bien attiré en ce lieu pour s’y attarder,
sachant parfaitement quelle profonde anxiété cela
causerait au coeur de sa mère et de Joseph.
II – JÉSUS
ET LES PRÊTRES (Luc 2 : 44-43)
Parmi
les docteurs avec lesquels il conversait quand sa
mère et Joseph le retrouvèrent, il
y avait quelques-uns des plus éminents érudits
de l’époque.
Et Jésus était au milieu d’eux, « les écourtant
et les interrogeant. » Il faut du discernement et de l’intelligence
pour poser des questions judicieuses, mais il nous est dit que « les
docteurs étaient frappés de son intelligence et de ses
réponses ». Il est évident que par la nature de ses
questions, Jésus leur avait montré qu’il avait une
remarquable compréhension des choses spirituels et ses réponses,
ou ses remarques à leurs réponses étonnaient ces
savants. Les remarques constituaient sans doute pour eux un blâme
aux conceptions confuses qui se dégageaient de l’enseignement
des Rabbins.
I – JÉSUS
ET SA FAMILLE (Luc 2 : 48-52)
Marie
niait-elle ou oubliait-elle la naissance miraculeuse
de Jésus quand elle dit « ton père
et moi... » (Verset 48). Pourquoi, selon vous
s’exprimait-elle ainsi? N’est-il pas
encore commun de nos jours de donner à un
beau-père l‘épithète de
père ? C’est là une évidence
de plus en ce qui concerne la naissance miraculeuse
de Jésus. Si l’auteur de l’Évangile
de Luc n’avait pas dit la vérité au
sujet de la virginité de Marie il n’aurait
pas osé prêter à Marie l‘expression
citée plus haut. Il aurait trop craint alors
de se rendre suspect. Remarquez comment, au verset
40, Jésus répond aux reproches de sa
mère.
1 – Il exprime d’abord sa surprise en constatant que ses
parents n’avaient pas de suite pensé qu’il était
dans le temple puisqu’ils savaient tout l’intérêt
qu’il y prenait.
2 – Il parle de Dieu en le nommant « mon père ».
Ce qui semble être un reproche envers Marie qui, en citant Joseph
a dit « ton père ». Il se peut que ce soit à partir
de ce moment que sa véritable identité et sa mission dans
le monde aient commencé à se présenter à son
esprit. En tout cas, son coeur le poussait irrésistiblement vers
les choses spirituelles. Sa mère a du être bien troublée
en constatant que son intérêt naturel pour la maison et
sa famille perdait de son intensité alors que le souci des choses éternelles
prenait si totalement son cœur.
Il est certain que, pour des parents non chrétiens il est bien
troublant de voir leur fils ou leur fille écouter l’appel
du Saint-Esprit et chercher hors de leur maison les sanctification spirituelles
qu’ils ne pourraient ni leur procurer, ni apprécier.
IL arrive de dire qu’il « vaut mieux avoir des ailes rognées
que de n’avoir pas d’ailes du tout », Pour Jésus,
c’était avoir les ailes rognées que d’être
obligé de retourner à la maison et de travailler pendant
dix-huit longues années comme charpentier sous l’autorité de
son père adoptif. Ce furent des années d’obscurité au
sujet desquelles l’histoire sainte ne consacre aucune ligne. Selon
toute probabilité, Joseph mourut pendant cette période
et en tant que fils aîné. Jésus s’est vu obligé de
soutenir sa famille.
Les années de silence de Jésus parlèrent éloquemment
quand il commença son ministère public. Il sut imposer à son
esprit la discipline la plus stricte pour faire face aux difficultés
et il prouva la valeur de son éducation, il est remarquable le
constater que, prisonnier de son corps humain. Jésus rencontra
les difficultés et les tentations auxquelles nous devons tous
faire face et qu’Il les traversa triomphalement. Par la même
puissance que celle qu’Il avait, nous aussi, nous pouvons triompher.
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