Sur
les bords du Jourdain, le Seigneur Jésus avait
reçu une onction par laquelle Il devenait capable
de détruire toutes les oeuvres du diable. Prévoyant
et croyant les effets de cette puissance, l’ennemi
avait tenté en vain Jésus pour que ce
dernier l’utilise pour lui-même au lieu
de la réserver pour le service de Dieu. Dans
notre leçon nous verrons Jésus à l’oeuvre,
délivrant les hommes de leur ignorance spirituelle
en prêchant et en enseignant et les délivrant
de l’emprise de la maladie et des démons
par sa puissance miraculeuse.
I – LA PUISSANCE DE CHRIST SUR LES HOMMES
La
prédication et l’enseignement des rabbins
ou scribes é taient plutôt arides ;
cela consistait en mornes exposés des Écritures,
en pointilleuses discussions au sujet des rites et
en stériles controverses sur des points de
doctrine; le tout d’ailleurs s’appuyait
sur l’autorité des docteurs des temps
passés.
Le peuple supportait patiemment ces vaines considérations pensant
au surplus que c’était là un devoir qui mériterait
une récompense. Mais quand Jésus prit la parole dans la
synagogue le contraste, fut si frappant qu’il étonna fortement
l’assistance.
Ce n’était sans doute pas la grande foule ce jour-là dans
cette synagogue. Le maître parlait avec l’autorité de
Moise et des Prophètes, disons plus, avec l’autorité du
Dieu Tout Puissant lui-même. Mais les paroles de ce maître
fontelles encore autorité pour nous aujourd’hui ? Sa réponse
est celle-ci
« Les cieux et la terre passeront mais mes paroles ne passeront point.
Il demeure un guide toujours semblable à lui-même dans un monde
toujours changeant. Nous vivons dans un monde qui ne cherche que le changement,
un monde qui recherche le modernisme dans toutes les branches de la vie. Les
hommes qui voulurent même un changement dans l’enseignement au sujet
de la création se mirent à parler d’évolution; comme
ils désiraient un changement dans le caractère permanent du mariage,
ils inventèrent la doctrine du divorce et de l’union libre ; les
hommes qui auraient voulu un changement dans le plan du salut essayèrent
de se passer du ciel en prétendant pouvoir se créer un paradis
sur la terre; Ils voudraient changer ce qui est à la base de la responsabilité de
l‘homme pour se libérer de la doctrine d’un châtiment
futur.
Alors qu’il est bien certain qu’en beaucoup de choses il
est souhaitable d’apporter des améliorations et des perfectionnements,
il est dangereux, au contraire d’apporter des modifications dans
d’autres domaines et spécialement dans ceux concernant la
morale et la foi. Parmi les opinions flottantes et les coutumes passagères
de ce monde l’homme a besoin de quelque chose d’éternel
qui puisse fixer son esprit et son âme. Dans un monde riche en
opinions humaines bâties sur le sable, l’homme doit avoir
un rocher solide, inamovible sur lequel pourra reposer l’idée
de vie et d’éternité. La parole de Christ procure
ces fondements car c’est une parole de vie éternelle et
d’éternelle vérité.
2 – LA PUISSANCE DE CHRIST SUR LES DEMONS
L’autorité de
notre Seigneur s’est manifestée aussi
bien dans ses actions que dans ses paroles. Il n’a
pas seulement délivré l’esprit
des hommes de l’erreur et leur volonté de
l’idée de rébellion mais il a
aussi libéré leur corps des chaînes
du démon et de la maladie.
Pendant que Jésus était là, prêchant, un démoniaque,
malade dans son esprit, ayant l’intuition que le Maître pouvait
le délivrer s’approcha. Mais les démons qui étaient
en lui protestèrent : « qu’y a-t-il entre nous et
toi, Jésus de Nazareth ?
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Tu
es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es le Saint
de Dieu . Par ces paroles, les démons semblaient
dire « Laisse-nous tranquilles », car ils
auraient voulu un compromis « Laisse-nous tranquilles » semblaient-ils
dire et « nous permettrons à cet homme
d’avoir une apparence religieuse, de se déclarer
lui-même le Saint de Dieu, de réciter
son credo, même de prier mais nous conserverons
son contrôle ».
Beaucoup en effet admettent la doctrine chrétienne sans donner
vraiment leur coeur au Seigneur. Ils disent qu’ils croient mais
leur conduite n’est pas en harmonie avec leur profession de foi.
(Jacques 2 : 19-20). En eux aussi, les démons rejettent le ministère
de Christ et disent « Laisse-nous
tranquilles »; ils n’ont pas besoin qu’on leur prêche
ceci ou cela, ils ne songent nullement à prendre en considération
le péché et la mort, l’éternité et
le jugement. Mais quand leur heure viendra, quand ils ne supporteront
plus de doctrines ronflantes, que fera le prédicateur ? Il prêchera
la Parole comme le dit l’Apôtre Paul (2 Timothée 2
: 2-3).
Le démon était indigné de l’intervention de
Jésus... les hommes disent en effet « prêchez sur
les péchés des Babyloniens et des Égyptiens mais
laissez les nôtres tranquilles, ils ne sont pas votre affaire,
notre vie privée ne concerne que nous ». Si nos chutes personnelles,
et nos péchés avaient, une voix ils pourraient aussi dire
: « qu’y a-t-il entre nous et toi ? »
Mais Le Seigneur répondit au démon :
« Tais-toi et sors de cet homme. » Telle doit être notre attitude
envers toutes sortes de démons ni compromis, ni abandon !
Quand les démons témoignèrent de la divinité de
Jésus, le Seigneur n’en fit aucun cas.Comparer avec Marc
1 : 34. Pourquoi Jésus, repousse-t-il un témoignage exact
? Parce qu’il est des témoignages qui n’aident pas
sa cause. Si un homme qui fait profession de croire vit délibérément
dans le péché, si sa façon de vivre est connue de
tous et si malgré cela il se lève un jour pour témoigner
de la puissance salvatrice de Jésus, son affirmation aura beau ê tre
vraie, elle ne sera pas à la gloire du Sauveur. « Je suis
un de vos convertis, hoquetait un jour un ivrogne s’adressant à un évangéliste
« Mon ami répondit le Serviteur de Dieu, vous êtes peut-être
un de mes convertis mais certainement pas un de ceux du Seigneur »
3 – LA PUISSANCE DE CHRIST SUR LA MALADIE
En retournant chez lui, Pierre apprit
que sa, belle-mère é tait
malade, terrassée par la fièvre. Il en avisa aussitôt
le Seigneur et c’était là l’attitude la plus
sage. Et celui qui avait été si ferme et si sévère
en présence des démons devint tendre en présence
d’une peine humaine. « S’étant approchée,
il la fit lever en lui prenant la main et à l’instant la
fièvre la quitta ». (Marc 1 : 29-31). Partout où le
Seigneur est invité, ses hôtes sont comblés. Aujourd’hui
si nous le recevons en reconnaissant sa présence et son autorité dans
notre demeure, il saura nous payer de retour. « Si quelqu’un
entend ma voix et ouvre la porte j’entrerai chez lui, je souperai
avec lui et lui avec moi ». (Apocalypse 3-20).
« Et elle se leva et les servit ». (Luc 4-9). Aussitôt elle
utilisa ses forces ainsi recouvrées pour les servir. N’est-il pas
naturel et convenable de servir celui qui l’avait guérie ? Dieu
ne nous bénit pas seulement pour nousmêmes mais aussi pour les autres.
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