Le
Seigneur Jésus-Christ guérissait parce
qu’Il avait pitié des pauvres malades.
Mais Il guérissait aussi pour mettre en évidence
sa mission divine. Par dessus tout, son véritable
but lorsqu’il guérissait les corps était
de toucher les âmes.
I – LE MALADE ET SES AMIS
Le passage étudié aujourd’hui est un exemple d’une
double guérison opérée en même temps : celle
des corps et celle de l’âme. Le malade dont il s’agit
ici était un paralytique; son infirmité était accompagnée
de grandes douleurs et le laissait incapable de tout mouvement. Si, la
lèpre est le symbole de la souillure du péché, de
l’emprise démoniaque du péché, nous pouvons
considérer la paralysie comme une illustration de la faiblesse
et des liens qui sont la conséquence du péché. Ce
malade dépendait entièrement de ses amis qui le portèrent
près de Jésus
«
Et voyant leur foi... » La foi de qui? Il semble évident
qu’il s’agit aussi bien de la foi du patient que de
celle de ses amis car ce geste demandait de la foi de la part de
ceux qui s’affligeaient sur son sort. Cela nous montre que
la foi même quand elle s’exerce au profit d’autrui,
peut aussi avoir sa récompense.
Cherchons à trouver une application de cette leçon à notre é poque.
Le paralytique devient pour nous le type du pécheur qui, étant
devenu spirituellement faible et sans forces, a besoin de l’aide
de ses amis pour l’amener vers le grand Guérisseur des âmes.
Comment pouvons-nous mener à Christ ceux qui sont spirituellement
impotents ?
1) par nos prières. Par la foi spirituelle de l’intercession,
nous avons le privilège de pouvoir aider les autres. La prière
de l’intercession est ce mystérieux bouton qui établit
un circuit Spirituel entre nous.
2) par notre témoignage.
3) en les invitant à nous accompagner à l ’église.
4) par une vie en harmonie avec notre foi. Une telle vie en effet
aide, par son exemple, les incroyants à accepter la réalité du
véritable christianisme.
2 – LE MALADE ET SON SAUVEUR
«
Homme, tes péchés te sont pardonnés «.
Le fait de s’approcher de Christ dans un tel é tat
correspondait à une demande de guérison physique
non explicitement formulée
Mais Christ lui accorda ce qu’il ne demandait pas expressément
le pardon de ses péchés. De cela, nous pouvons tirer, les
enseignements suivants
1 – Il est fort probable que la maladie de cet homme était
le résultat d’un péché bien défini
et que le patient s’en rendait peut-être compte. Et ceci
nous rappelle que très souvent le péché est considéré comme
la cause de la maladie. (Jean 5 : 14).
2 – il se peut que le paralytique ait raisonné ainsi : « Dieu
guérirait-il réellement un pécheur comme moi, indigne
de sa miséricorde ? ». Bien des malades raisonnent de cette
façon.
Quand une personne est étendue sur un lit de souffrance, ses nerfs
palpitent sous la douleur, son esprit est égaré par l’inquiétude
ses nuits sans sommeil se passent dans l’obsession de ses malheurs;
c’est certainement alors que sa conscience ressent tout le poids
de ses péchés et le souvenir cuisant de ses chutes passées.
Connaissant tout cela, le Dieu de grâce n’a pas seulement
envoyé des disciples porteurs de cette. promesse- « et s’il
a commis des péchés, il lui sera pardonné ».
(Jacques 5 : 14-15).
A travers cette promesse toute âme affligée peut entendre
la voix du Seigneur lui dire comme au pauvre paralytique : « Prends
courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés ».
(Matthieu 9 : 2).
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3 – Le
premier des besoins de l’homme est le pardon. « Si
tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel,
Seigneur, qui pourrait subsister ? demande le psalmiste
qui invoque le Seigneur « du fond de l’abîme » (Psaumes
130). A cela on peut répondre : PERSONNE!
Mais après une si inquiétante demande
vient la joyeuse assurance : « Mais le pardon
se trouve auprès de toi, afin qu’on
te craigne». Psaumes 130 : 4). Et craindre
ici veut dire adorer, servir.
Un
homme ne peut se tenir devant Dieu tant que la question
de ses péchés n’a pas été réglée
et tant qu’il n’a pas la certitude qu’ils
lui sont pardonnés. C’est cette certitude
que Jésus donna tout d’abord au paralytique
Au sens le plus profond, le pardon, c’est pour
la personne offensée, le fait de prodiguer de
nouveau tout son amour envers son offenseur. Le pardon,
c’est l’amour qui s’élève
au-dessus du barrage de glace que le péché avait
entassé dans un coeur. Le pardon, c’est
ce qui permet à Dieu, de dire quand nous allons
vers lui dans un réel esprit de repentance « Mon
enfant il n’y a plus en mon coeur pour toi qu’un
amour pur et parfait ». Ce qui signifie que Dieu,
par le pardon oublie nos péchés et nous
traite comme si nous ne les avions jamais commis quand
les missionnaires arrivèrent au Labrador ils,
ne trouvèrent dans la langue des esquimaux aucun
mot qui pouvait traduire le mot « pardon » ;
ils construisirent alors pour « pardon » cette
combinaison « chose à. laquelle on ne
peut penser plus longtemps ». La promesse de
Dieu aux pécheurs repentants est celle-ci : « Et
je ne me souviendrai plus de leur péché ».
(Jérémie 31 :34.).
3 – LE SAUVEUR ET LES CRITIQUES
« Cet homme blasphème» (Mathieu 9 : 3), dirent les scribes,
qui pensaient avec raison que le pardon des péchés était
une prérogative de Dieu. Mais Christ de leur déclarer aussitôt
« Lequel est le plus aisé de dire : tes péchés sont
pardonnés, ou de dire : lève-toi et marche ? » Mathieu 9
: 5).
A une telle question on serait tenté de répondre qu’il
est plus facile de dire « tes péchés sont pardonnés » car
aucun fait extérieur ne peut en prouver le résultat.
Aussi Jésus préféra employer la preuve la plus
convaincante de sa puissance et dit au paralytique : « Lève-toi
et marche ». Jésus semblait dire à ses détracteurs « en
faisant ce qui est visible aux yeux des hommes je prouverai ma puissance
et mon pouvoir de faire, ce qui n’est pas extérieurement évident.
Si je réalise la plus difficile des deux épreuves c’est
que je suis capable de faire la plus facile. Je vais vous prouver que
d’un mot je puis pardonner puisque d’un mot, j’ai
le pouvoir de guérir ».
Les Juifs considéraient comme un blasphème le fait que
Jésus proclamât son origine divine. S’il n’avait été qu’un
homme ils auraient eu raison Mais nous pourrions leur opposer les arguments
employés par le Seigneur pour répondre aux objections
des Scribes : est-il plus facile pour Christ de dire qu’il est
le fils de Dieu ou de le prouver comme il l’a fait au cours des
siècles en guérissant des millions d’urnes, en
inspirant les oeuvres missionnaires, en soutenant des milliers d’âmes
décidées à subir le martyre pour son amour en
gagnant l‘hommage des multitudes de tous les temps ?
Que fit Christ pour prouver que ce qu’il disait était
vrai ? : Il guérit le paralytique. « Et à l’instant,
il se leva en leur présence, prit le lit sur le quel il était
couché et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu ».
(Luc 5-25).
Quel merveilleux témoignage de guérison ; le lit supportait
l‘homme et maintenant l’homme portait le lit ! Il était
entré par la terrasse avec ses souffrances pour arriver en présence
de Christ. Maintenant il sortait par la porte et la foule s’écartait
pour lui livrer passage. Souffrir devant Dieu dans la prière
est parfois dur mais il arrive toujours un moment où le fardeau étant
enfin levé, le croyant entre dans la liberté et la joie.
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