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Le Paralytique Guéri (Luc 5 : 17-26 ; Matthieu 9 : 2-8 ; Marc 2 : 1-12)
 

ÉPOQUE : 27 avant .J-C
LIEU : Capernaüm
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : La foi qui s’exprime par des actes apportera une réponse à la prière.

    TEXTE D’OR : « La puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons. » Luc 5 17
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi – Luc 5 : 17-46.
Mardi – Jacques 5 : 7-20.
Mercredi – Actes 9 : 32-43.

    Jeudi – Matthieu 8 : 5-18.
Vendredi – Matthieu 9: 1-17.
Samedi – Marc 2 : 1-12.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 5 : 17-26)

Le Seigneur Jésus-Christ guérissait parce qu’Il avait pitié des pauvres malades. Mais Il guérissait aussi pour mettre en évidence sa mission divine. Par dessus tout, son véritable but lorsqu’il guérissait les corps était de toucher les âmes.

I – LE MALADE ET SES AMIS

Le passage étudié aujourd’hui est un exemple d’une double guérison opérée en même temps : celle des corps et celle de l’âme. Le malade dont il s’agit ici était un paralytique; son infirmité était accompagnée de grandes douleurs et le laissait incapable de tout mouvement. Si, la lèpre est le symbole de la souillure du péché, de l’emprise démoniaque du péché, nous pouvons considérer la paralysie comme une illustration de la faiblesse et des liens qui sont la conséquence du péché. Ce malade dépendait entièrement de ses amis qui le portèrent près de Jésus
« Et voyant leur foi... » La foi de qui? Il semble évident qu’il s’agit aussi bien de la foi du patient que de celle de ses amis car ce geste demandait de la foi de la part de ceux qui s’affligeaient sur son sort. Cela nous montre que la foi même quand elle s’exerce au profit d’autrui, peut aussi avoir sa récompense.
Cherchons à trouver une application de cette leçon à notre é poque. Le paralytique devient pour nous le type du pécheur qui, étant devenu spirituellement faible et sans forces, a besoin de l’aide de ses amis pour l’amener vers le grand Guérisseur des âmes. Comment pouvons-nous mener à Christ ceux qui sont spirituellement impotents ?

1) par nos prières. Par la foi spirituelle de l’intercession, nous avons le privilège de pouvoir aider les autres. La prière de l’intercession est ce mystérieux bouton qui établit un circuit Spirituel entre nous.

2) par notre témoignage.

3) en les invitant à nous accompagner à l ’église.

4) par une vie en harmonie avec notre foi. Une telle vie en effet aide, par son exemple, les incroyants à accepter la réalité du véritable christianisme.

2 – LE MALADE ET SON SAUVEUR

« Homme, tes péchés te sont pardonnés «. Le fait de s’approcher de Christ dans un tel é tat correspondait à une demande de guérison physique non explicitement formulée
Mais Christ lui accorda ce qu’il ne demandait pas expressément le pardon de ses péchés. De cela, nous pouvons tirer, les enseignements suivants

1 – Il est fort probable que la maladie de cet homme était le résultat d’un péché bien défini et que le patient s’en rendait peut-être compte. Et ceci nous rappelle que très souvent le péché est considéré comme la cause de la maladie. (Jean 5 : 14).

2 – il se peut que le paralytique ait raisonné ainsi : « Dieu guérirait-il réellement un pécheur comme moi, indigne de sa miséricorde ? ». Bien des malades raisonnent de cette façon.
Quand une personne est étendue sur un lit de souffrance, ses nerfs palpitent sous la douleur, son esprit est égaré par l’inquiétude ses nuits sans sommeil se passent dans l’obsession de ses malheurs; c’est certainement alors que sa conscience ressent tout le poids de ses péchés et le souvenir cuisant de ses chutes passées. Connaissant tout cela, le Dieu de grâce n’a pas seulement envoyé des disciples porteurs de cette. promesse- « et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné ». (Jacques 5 : 14-15).
A travers cette promesse toute âme affligée peut entendre la voix du Seigneur lui dire comme au pauvre paralytique : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés ». (Matthieu 9 : 2).

   

3 – Le premier des besoins de l’homme est le pardon. « Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? demande le psalmiste qui invoque le Seigneur « du fond de l’abîme » (Psaumes 130). A cela on peut répondre : PERSONNE! Mais après une si inquiétante demande vient la joyeuse assurance : « Mais le pardon se trouve auprès de toi, afin qu’on te craigne». Psaumes 130 : 4). Et craindre ici veut dire adorer, servir.

Un homme ne peut se tenir devant Dieu tant que la question de ses péchés n’a pas été réglée et tant qu’il n’a pas la certitude qu’ils lui sont pardonnés. C’est cette certitude que Jésus donna tout d’abord au paralytique Au sens le plus profond, le pardon, c’est pour la personne offensée, le fait de prodiguer de nouveau tout son amour envers son offenseur. Le pardon, c’est l’amour qui s’élève au-dessus du barrage de glace que le péché avait entassé dans un coeur. Le pardon, c’est ce qui permet à Dieu, de dire quand nous allons vers lui dans un réel esprit de repentance « Mon enfant il n’y a plus en mon coeur pour toi qu’un amour pur et parfait ». Ce qui signifie que Dieu, par le pardon oublie nos péchés et nous traite comme si nous ne les avions jamais commis quand les missionnaires arrivèrent au Labrador ils, ne trouvèrent dans la langue des esquimaux aucun mot qui pouvait traduire le mot « pardon » ; ils construisirent alors pour « pardon » cette combinaison « chose à. laquelle on ne peut penser plus longtemps ». La promesse de Dieu aux pécheurs repentants est celle-ci : « Et je ne me souviendrai plus de leur péché ». (Jérémie 31 :34.).

3 – LE SAUVEUR ET LES CRITIQUES

« Cet homme blasphème» (Mathieu 9 : 3), dirent les scribes, qui pensaient avec raison que le pardon des péchés était une prérogative de Dieu. Mais Christ de leur déclarer aussitôt

« Lequel est le plus aisé de dire : tes péchés sont pardonnés, ou de dire : lève-toi et marche ? » Mathieu 9 : 5).

A une telle question on serait tenté de répondre qu’il est plus facile de dire « tes péchés sont pardonnés » car aucun fait extérieur ne peut en prouver le résultat. Aussi Jésus préféra employer la preuve la plus convaincante de sa puissance et dit au paralytique : « Lève-toi et marche ». Jésus semblait dire à ses détracteurs « en faisant ce qui est visible aux yeux des hommes je prouverai ma puissance et mon pouvoir de faire, ce qui n’est pas extérieurement évident. Si je réalise la plus difficile des deux épreuves c’est que je suis capable de faire la plus facile. Je vais vous prouver que d’un mot je puis pardonner puisque d’un mot, j’ai le pouvoir de guérir ».

Les Juifs considéraient comme un blasphème le fait que Jésus proclamât son origine divine. S’il n’avait été qu’un homme ils auraient eu raison Mais nous pourrions leur opposer les arguments employés par le Seigneur pour répondre aux objections des Scribes : est-il plus facile pour Christ de dire qu’il est le fils de Dieu ou de le prouver comme il l’a fait au cours des siècles en guérissant des millions d’urnes, en inspirant les oeuvres missionnaires, en soutenant des milliers d’âmes décidées à subir le martyre pour son amour en gagnant l‘hommage des multitudes de tous les temps ?

Que fit Christ pour prouver que ce qu’il disait était vrai ? : Il guérit le paralytique. « Et à l’instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur le quel il était couché et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu ». (Luc 5-25).

Quel merveilleux témoignage de guérison ; le lit supportait l‘homme et maintenant l’homme portait le lit ! Il était entré par la terrasse avec ses souffrances pour arriver en présence de Christ. Maintenant il sortait par la porte et la foule s’écartait pour lui livrer passage. Souffrir devant Dieu dans la prière est parfois dur mais il arrive toujours un moment où le fardeau étant enfin levé, le croyant entre dans la liberté et la joie.