Luc
termine son récit du Sermon de Christ sur la
montagne par quatre simples illustrations tirées
de la vie de chaque jour. Dans notre leçon nous
examinerons ces paroles de Jésus à trois
points de vue différents, tous trois des plus
importants et tous trois susceptibles d’engager
chaque chrétien à réfléchir
au sujet de son propre état spirituel.
1. UNE CONCEPTION ABSURDE
«
Un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberontils pas tous
deux dans une fosse ? (Luc 4-39). Cette image que donne Christ
lui-même nous montre nettement l’opinion de Jésus
sur les chefs de la nation juive de cette époque.
N’a-t-il pas souvent fait remarquer en effet qu’ils étaient
spirituellement aveugles et qu’il était dangereux de suivre
un aveugle. C’est là pourtant une conduite bien folle et
bien dangereuse toujours actuelle car fréquemment nous entendons
les gens dire
Peu importe ce que vous pouvez croire, pourvu que vous croyez de tout
votre coeur ». Suivre quelqu’un, peu importe qui, pourvu
qu’on le fasse avec dévotion et ferveur ! C’est là une
conception courante. Quelle conception ridicule ! Ce que nous croyons
est au contraire de la plus haute importance. Si une personne qui doit
prendre une cuillerée de potion avale par inadvertance une cuillerée
de poison, elle aura beau affirmer sa certitude que le contenu de la
bouteille était bon, elle sera quand même empoisonnée
et subira les conséquences de son erreur.
Nous devons aussi savoir EN QUI nous croyons et QUI NOUS SUIVONS.
Il se peut que nous ne comprenions pas tout ce qui concerne le
salut et la vie éternelle mais nous devons comprendre que notre SAUVEUR
est un guide sûr et fidèle. Les paroles de l’apôtre
Paul s’imposent à nous avec force « c’est à cause
de cela que je souffre ces choses mais je n’en ai point honte,
CAR JE SAIS EN QUI J’AI CRU, et je suis persuadé qu’il
a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce
jour là ». (2 Tim 3-12).
Jésus-Christ nous entretient ensuite de nos relations réciproques
en tant que frères en Christ. « Pourquoi vois-tu la paille
qui est dans l’oeil de ton frère et n’aperçois-tu
pas la poutre qui est dans ton oeil » (Luc 6-41).
La encore, Jésus, pour toucher avec force les coeurs en défaut,
prend une illustration dans la vie courante. N’est-il exact que
ce sont les gens qui ont le plus à se reprocher qui sont les premiers à distinguer
les plus légères fautes de leurs prochains. Et Christ nous
donne ce conseil : « Hypocrite, ôte premièrement la
poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui
est dans l’oeil de ton frère »
2. QUELS FRUITS Porte-t-on ?
«
Ce n’est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais
arbre qui porte du bon fruit. Car chaque arbre se connaît à son
fruit ».(Luc 6-43). Que de réalisations on, chacun de nous
porte du fruit dans sa vie. Les fruits du verger sortent de l’arbre,
( la sève montant par les branches et le fruit sortant des rameaux)
de même chaque vie humaine fait sortir du plus profond de l’être
une certaine sorte de fruit. Le fruit n’est pas ce que nous pouvons
faire par affectation, un acte tout extérieur, non, c’est
le produit de nos sentiments intérieurs. Ce que nous faisons ostensiblement,
notre conduite aux yeux de tous, est rarement notre fruit. C’est
plutôt quelque chose que nous essayons d’ajouter à notre
personnalité et qui ne tiendra pas dans nos derniers jours.
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La
sorte de fruit produit est déterminé par
la vie que nous vivons. Chaque action, chaque parole
et chaque pensée s’unissent pour constituer
l’espèce de notre fruit. Il n’y
a aucune possibilité pour le pervers de produite
un bon fruit. Jésus fait remarquer que les
hommes ne peuvent cueillir des figues sur des épines,
ni des raisins sur des ronces. Chaque arbre ne peut
produire que le fruit de son espèce. Dans
sa propre nature aucun homme n’est un bon arbre
et ne peut produire de bon fruit. C’est en
Eden qu’il se corrompit et toute tentative
que fit l’homme pour ajouter du bon fruit à sa
vie fut vaine. Si donc, un homme réalise qu’il
est « un mauvais arbre », il éprouve
le besoin de changer de nature afin de produire du
bon fruit. Christ peut greffer sur une vie, il peut
changer un caractère modifier une conduite.
Quand un homme peut donner le témoignage de
Paul : « Christ vit en moi », il devient
capable de produire le fruit de l’esprit (Gal.
5-22-23).
Quelqu’un
pourrait dire : « Mais est-il donc si important
que je porte du bon fuit?» Un fruit se goûte.
Nous devons toujours nous souvenir que les gens du
monde goûtent à notre fruit. Ils discernent
si notre fruit est celui d’un chrétien
ou s’il a perdu son parfum et s’il est
devenu amer et piquant, s’il est contraire au
témoignage que nous prétendons rendre.
Le V. 46 nous montre l’importance du bon, fruit
: « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur Seigneur
! et ne faites vous pas ce que je dis ?».
Christ lui-même goûte de notre fruit pour voir si nous
satisfaisons Son Coeur. Considérant nos actions une question
lui vient.
Puisque vous m’appelez Seigneur, pourquoi ne m’obéissez-
vous pas ? ».Une telle évidence est le plus sérieux
motif pour chaque chrétien de porter de bons fruits, Plaire
au Maître, lui obéir, le suivre voilà le but, le
stimulant d’une vie chrétienne. C’est là notre
raison de vivre.
3. QUEL EST LE FONDEMENT DE NOTRE FOI ?
Avec sa merveilleuse, aptitude à dépeindre les choses
spirituelles au moyen de faits de notre vie quotidienne, Jésus
continue en. Montrant, la nécessité de bâtir notre
vie spirituelles sur de solides fondements. Il décrit deux hommes
bâtissant chacun Une maison. Le premier construit hâtivement
sur le sable. Quel sera son aspect ? - dût-il seulement se demander.
Quant au second, la question qui le préoccupait tout d’abord était « comment
se comportera telle ? ». Aussi ce dernier prit-il le temps de
l’asseoir sur de solides fondements, sur le rocher lui-même.
Nous pouvons imaginer le premier se moquant du second, et disant : « Cet
insensé passe bien trop de temps et dépense bien trop
d’argent pour construire sa maison, j’ai eu l’adresse
de faire des économies ».
Les deux maisons furent achevées et toutes deux demeurèrent
intactes jusqu’à ce que la pluie, les flots et le vent
vinssent les attaquer. L’écroulement de l’une et
la stabilité de l’autre montrèrent alors où était
le fou et où était le sage.
Il est tragique de penser que nombreux sont ceux qui s’apercevront
trop tard de leur folie. Chacun de nous bâtit une maison spirituelle.
Nous pouvons bâtir sur les sables mouvants des philosophies humaines
ou de l’opinion publique; nous pouvons aussi bâtir sur
les principes éternels enseignés par Christ. Nous pouvons
utiliser les matériaux de pacotille d’une vie tortueuse, égoïste,
pécheresse ou les solides matériaux d’actions droites.
Un jour la tempête surviendra, sous la forme de tentations, d’adversités,
de privations, de deuils, de jugements et elle mettra notre maison à l’épreuve.
Seule, la maison bâtie sur l’obéissance à Christ
résister, Comment bâtissons-nous ?
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