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Parole du Créancier et des deux Débiteurs (Luc 7 : 30-50)
 

EPOQUE : 28 après J-C.
LIEU : Galilée.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Le pardon gratuit de Dieu appelle notre gratitude la plus profonde et tout notre amour.

     TEXTE D’OR : « Pour nous, nous l’aimons. parce qu’il nous a aimés le premier ». (1 Jean 4-19).
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc 7 : 36-47.
Mardi - Psaumes 51 11-19.
Mercredi - Psaumes 103 : 1-22.

    Jeudi - Deutéronome 15 : 12-23.
Vendredi - 2 Samuel 9 : 1-13.
Samedi - Matthieu 16 6-16.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 7 : 37-45, 47)

La leçon d’aujourd’hui nous présente un contraste frappant des caractères de deux êtres qui entrent en contact avec Jésus. L’un est pauvre, l’autre est riche ; l’un est conscient de son propre péché, l’autre est sûr de sa droiture. L’homme a une vaste demeure et dispose de grandes richesses dont il est d’ailleurs seul à profiter, la femme n’a presque rien à offrir mais ce qu’elle a, elle. le donne; le Pharisien avait fait demander Jésus sans doute pour chercher à le prendre en défaut, la pécheresse était venue vers Jésus sans autre pensée qu’un élan d’amour et une soif de pardon; le riche se séparera de Jésus plus mauvais qu’avant; la pauvre femme le quittera avec un coeur nouveau et un nouvel espoir.

Cette leçon illustre le fait que ce que nous faisons pour Jésus sera le facteur déterminant de l’orientation de toute notre vie et de notre existence future.

1. JESUS OINT DE PARFUM

I. LE FIER PHARISIEN.

Tout au long de son ministère, Jésus eut à compter avec les Pharisiens. Ces derniers étaient très fiers et conscients de leur propre justice. Ils se posaient en défenseurs de la foi, ils étaient les formalistes théoriciens de l’époque, mais ils avaient dépassé les principes même de leur religion et s’étaient créé une philosophie de propre satisfaction. Ils avaient oublié que, pour être valable, la religion doit être vécue aussi bien que crue et que la foi sans les oeuvres est une chose morte.

Pour nous qui sommes partisans de la foi des premiers â ges apostoliques et qui tenons pour la Parole de Dieu dans sa simplicité et son intégralité, la même erreur est possible. Nous devons être très attentifs sinon nous perdrons l’Esprit et la puissance qui sont derrière ces choses et nous nous contenterons seulement de la forme extérieure de la Parole de Dieu. Mais la lettre tue et l’Esprit vivifie.

Il était bien naturel que les défenseurs de la loi de cette é poque soient entrés en conflit avec Christ. Ils le considéraient comme un révolutionnaire dans le domaine spirituel. Ils l’accusaient de vouloir rejeter la religion juive, de conseiller la destruction du temple, de mépriser les vieilles coutumes juives d’adoration. Il se peut que ce pharisien ait invité Jésus avec l’arrière-pensée de le confondre par ses propres paroles et de trouver ainsi de bonnes raisons pour le faire mettre en jugement. C’est sans doute pourquoi il fut si prompt à critiquer la conduite de Jésus en ce qui concerne la femme qui venait d’entrer jusqu’au lieu du repas.

II. L’HUMBLE PECHERESSE.

Qu’y avait-il au juste de mal dans la vie de cette femme ? Nous ne pouvons que l’imaginer. La description de la scène laisse supposer qu’elle était de mauvaise vie. Il y avait là quelqu’un qui savait qu’elle était pécheresse et qui connaissait ses besoins. Généralement ceux qui sont dans la détresse sont ceux qui, au point de vue spirituel, s’enrichissent le plus facilement car ils ont compris leur misère, ils ont réalisé que Christ leur manqué et ils ne demandent qu’à accepter le message de l’Evangile. Par contre ceux qui sont satisfaits d’eux-mêmes, remplis de leur propre justice, sûrs d’eux-mêmes sont ceux qui seront presque insensibles au même message. Aucun homme n’est plus difficile à gagner que Christ que celui qui est rempli de sa propre bonté et comblé de richesses.

II. UN RICHE PRESENT, UN GESTE D’AMOUR.

Si pauvre qu’elle, ait été, cette femme avait quelque chose à offrir au Maître. Il semble bien, que toute personne si pauvre soit-elle, est capable d’offrir quelque chose à Christ.

Même les plus humbles et les plus pauvres habitants des jungles de l’Afrique ou des îles les plus isolées peuvent offrir quelque chose si leur coeur a été gagné au Maître. Cette femme avait un vase d’albâtre plein de parfum, un vase bien précieux et qu’elle avait dû acquérir avec les é conomies de plusieurs années. Il était rempli d’un parfum de grand prix. Ce vase représentait peut-être le dernier lien qu’elle avait avec une vie qui avait pu être pour elle, une belle vie. En tout cas ce vase, elle l’apportait aux pieds du Maître.

Mais elle apportait plus que ce parfum; elle apportait aussi ses larmes, larmes de repentance, larmes d’amour, larmes- de renonciation.

Les pieds du Maître étaient encore souillés de la poussière qui avait traversé ses sandales sur les chemins poudreux. Le Pharisien peu courtois ou insouciant avait omis de lui procurer l’eau avec la quelle Jésus aurait pu se nettoyer. La femme pourvut à cet oubli et de ses larmes lava les pieds du Seigneur et les essuya de ses cheveux. Ensuite

   

elle continua de l’adorer couvrant ses pieds de baisers. C’était l’attitude de l’esclave envers son maître. Elle n’agissait pas en ami, d’égal à égal mais comme quelqu’un qui vient devant un être supérieur pour solliciter un pardon. Rappelons-nous les paroles de David :

« baisez le fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans votre voie»(Psaumes 2 : 12). Finalement le vase précieux est brisé, le parfum embaume les pieds de Jésus. Cette femme est le type de la profonde repentance du pécheur, de l’ardent amour de l’enfant de Dieu qui apporte aux pieds de son Seigneur, le meilleur de lui-même, ses baisers et tout l’amour de son coeur.

2. LA PARABOLE


Mais le fier Pharisien à la vue étroite n’avait que haine et mépris. Il ne pouvait nullement distinguer ni la valeur ni la beauté d’un tel geste. Il ne dit rien ouvertement mais il pensa : « Si cet homme était. prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse «. Christ ne pouvait manquer de répondre à cette remarque même non exprimée et s’adressant au Pharisien il lui raconta une histoire. A cette é poque être en dette était une chose terrible et pourtant fréquente.

3. LA DETTE

Remarquez la somme que devait chacun, de ces hommes.., pour des travailleurs ces sommes correspondaient respectivement à. cinq cents et à cinquante journées de travail le denier romain étant le salaire d’une Journée de travail). Il est nécessaire d’essayer de voir l’exacte signification de cette parabole.Bien entendu, il est évident que le créancier représente Dieu et les débiteurs, le genre humain. Chacun de nous a contracté une grande dette envers Dieu surtout en comparaison des péchés que nous avons tous commis. Mais Christ veut tout bonnement montrer a différence entre un grand et un petit pécheur dans leurs relations et leurs sentiments pour Dieu. Tous deux, furent pardonnés. Grâces soient rendues à Dieu car, près de lui.. on trouve le pardon. Le pécheur qui vient au Seigneur verra que le Père attend sans cesse. comme le père de l’enfant prodigue, avec des bras grand ouverts et un coeur désireux de serrer le pécheur repentant sur son sein. « Lequel l’aimera le plus ? » Telle est la question pour laquelle Jésus cherche une réponse. Simon n’a guère le choix. Chacun pensera que celui à qui l’on a le plus pardonné aimera davantage, et, à contre coeur sans doute le Pharisien doit donner cette réponse. Il avait déjà entrevu le but de la parabole et bien qu’il lui en coûtait d’admettre le point de vue de Jésus, la question ainsi posée ne lui laissait nul moyen de se dérober.

Qui ai-me le plus Jésus actuellement ? À cette question, personne ne peut, répondre car l’amour est une chose que nous, humains, ne pouvons guère mesurer. Mais il semblerait naturel que ceux à qui il a été beaucoup pardonné aiment plus que d’autre le Seigneur, L’amour, toutefois, est un fruit que l‘on peut cultiver et nous pouvons, en aimant Christ, faire grandir notre amour pour Lui.

4. L’APPLICATION

LE REPROCHE QUE FAIT .JESUS AU PHARISIEN.

Notre Seigneur ne mâche pas ses mots devant un homme aussi indifférent et aussi égoïste. Franchement il fait remarquer au Pharisien son manquement aux règles de courtoisie de l’époque. Ce que Simon avait omis de faire, la femme le fit en dépit de sa pauvreté. Bien souvent les Chrétiens et leurs pasteurs constatent que les plus fidèles et les plus consciencieux sont justement ceux qui semblaient moins aptes à servir le Seigneur. Ce n’est pas avec de l’eau ordinaire mais avec ses abondantes larmes de repentance que, cette pauvre femme lava les pieds de Jésus. Ce n’est même pas avec un linge mais avec ses cheveux qu’elle les essuya. Ce n’est pas avec une huile quelconque achetée au marché qu’elle oignit les- pieds du Seigneur mais avec le parfum le meilleur, avec ce qu’elle possédait de plus cher.

Le meilleure en effet, n’est pas trop bon pour notre Maître. Tout ce que nous pouvons faire pour lui, tout ce que nous pouvons lui offrir est bien au-dessous de ses mérites.
Ce qu’il nous faut quand nous allons vers Lui, c’est, un débordement d’amour allant jusqu’au sacrifice et à l’abnégation totale de soi-même. Rien n’est trop bon- pour Jésus.