Quelle
est l’opinion du Seigneur en ce qui concerne
notre prochain. C’est dans la parabole de fraternité,
la parabole du Bon Samaritain que nous trouvons la
réponse. Cette histoire est si familière
que beaucoup pensent la connaître de mémoire.
Il et bon de la connaître par coeur.
1. Introduction de la Parabole.
«
Maître que dois-je faire pour hériter de la vie é ternelle
? » C’est la question qu’un docteur de la Loi, chargé d’enseigner
dans la Synagogue posa à Jésus pour é prouver ses
connaissances. D’avance, il connaissait la réponse à une
telle question mais il se réjouissait à l’idée
d’une joute d’ordre intellectuel. Connaissant le fond de
sa pensée Jésus répondit : « Qu’est-il écrit
dans la loi ? Qu’y lis-tu ? ». En d’autres termes la
réponse aurait pu être « cherches-tu un réponse
ou un argument ? » ( Le meilleur moyen de mettre, en échec
les questionneurs déloyaux est de les obliger à émettre
leur propre opinion). La réponse du docteur de la loi prouve bien
qu’il ne cherchait nullement à s’informer. C’est
justement qu’il répond « Tu aimeras le Seigneur, ton
Dieu, et ton prochain comme toi-même ». C’est pourquoi
Jésus lui réplique « fais cela et tu vivras » Les
assistants ont dû sourire en constatant que la controverse finissait
avant même d’avoir été engagée. Remarquons
l’expression
«
FAIS CELA ». Elle prouve le besoin spirituel du questionneur
qui connaissait cette loi d’amour mais ne la mettait pas
en pratique. D’un mot Jésus avait fait glisser la
question du plan de l’intelligence sur le plan de la conscience.
Aussi, pour dissimuler le trouble de sa conscience le questionneur
essaya-t-il de lancer une nouvelle controverse par ces mots : « Et
qui est mon prochain » Une telle question toutefois trahit
bien une conscience troublée. Cet homme n’avait pas
montré un esprit de fraternité, d’amour et
comme le fit Adam il essaya de couvrir une conscience coupable
par des excuses Plausibles et des arguments. Or une excuse vaut
souvent une accusation quand elle vient de l’orgueil blessé.
Devant Dieu il est de beaucoup préférable d’être
honnête avec nous mêmes.
En quoi la question trahi-t-elle une violation de la Loi de Dieu et une
conscience troublée ? Que dirions-nous d’une mère
qui demanderait « Dois-je aimer mes enfants » Dans quelles
limites dois-je répandre mon amour sur eux ? Sur lequel de mes
sept enfants dois-je mettre toute mon affection ? ». Nous lui répondrons
qu’il lui manque un coeur de mère. « Priez »,
dirions-nous pour devenir une véritable maman et vous aurez en
vous-même la réponse à votre question:
La question de ce docteur de la Loi prouve qu’il manquait de cet
amour fraternel qui ne connaît ni limites ni exceptions et qui
va tout naturellement vers tous ceux qui sont dans le besoin.
C’est pour émouvoir l’imagination et l’âme
de cet homme et lui donner une vision de fraternité que Jésus
conta la parabole du bon Samaritain.
2. Exposition de la Parabole.
Le voyageur - « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho,
Il tomba au milieu des brigands » Il semble que cet homme avait
manqué de sagesse en s’aventurant seul sur une route aussi
dangereuse. Les voyageurs prudents voyageaient en groupes. Nous devons
nous souvenir que les chemins de la vie sont également dangereux,
infestés d’influences qui volent l’esprit de bonté,
la spiritualité, la paix intérieure. Il est bon de parcourir
le chemin de la vie avec Christ et en compagnie de ceux qui le connaissent.
Remarquez que Jésus ne précise pas la nationalité de
la victime, ni sa situation sociale, ni sa religion ni son caractère.
C’est seulement « un homme ». Pourquoi ? Afin que nous
ne puissions pas, comme le docteur de la Loi poser la question « qui
est mon prochain ? » mais que nous sachions que quiconque se trouve
dans le besoin est notre prochain.
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Le
Sacrificateur et le Lévite. On
peut pécher de deux façons : 1° en
faisant ce qu e nous ne devons pas faire; les voleurs
se sont rendus coupables de ce péché.
2° en ne faisant pas ce que nous devon s faire;
le sacrificateur et le lévite ont commis
ce péché. (voir Matthieu 25 :41-45).
Tous deux virent le blessé et tous deux
continuèrent leur chemin. Le docteur de
la Loi, à l‘esprit si vif a dû se
reconnaître dans ces deux religieux personnages.
Ils étaient de ceux qui demandent « Qui
est mon prochain ? ». « Dois-je aider
cet homme se demandaient-ils ? Bien sûr ils
ont trouvé des excuses à leur négligence
inhumaine : ils étaient pressés,
les voleurs n’étaient pas loin et
il était périlleux de s’attarder,
le blessé é tait dans un état
désespéré; Le sacrificateur
s’est probablement dit : « laissons
le lévite en prendre soin ». Le lévite
a pu se dire « si mon supérieur ne
s’est point, arrêté, ai-je besoin
de faire mieux ? » Ces deux hommes symbolisent
la fausse sainteté. Aux cours des cérémonies
dans le temple, alors que les yeux de la multitude
se fixaient sur eux, ils agissaient comme des modèles
de pitié: Mais, seuls sur la route, ils
montrent leur véritable religion. Comme
le docteur de la Loi, ils savaient ce que dit la
Bible sur la fraternité mais comme lui il
leur manquait les qualités de coeur pour
mettre cet enseignement en pratique.
Le Samaritain. Vint alors un Samaritain membre
d’une race méprisée et détestée
des Juifs. Il ne se dit pas « Je me demande si cet homme
est mon prochain. Peut-être ferais-je mieux de continuer
mon chemin et d’appeler notre prêtre ». Non
Son coeur était plein d’amour et il lui suffisait
qu’un homme ait besoin d’aide pour agir. L’amour
ne cherche pas à savoir comment, où et quand
il faut être charitable. Le Samaritain ne posa au blessé aucune
question concernant sa nationalité, sa foi, son caractère;
il vit simplement un homme malheureux dans le, besoin. Voyez
ses caractéristiques du secours apporté par un
véritable amour (V 34 et 35) : ce secours est apporté avec
promptitude, totalement sans réserves, avec désintéressement,
avec une patience à toute é preuve et avec bon
sens
3. Application de la Parabole.
Jésus tire alors une application de la leçon Il vérifie
d’abord les connaissances de son interlocuteur et lui indique
sa ligne de conduite.
La Question.
«
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de
celui qui était tombé au milieu des brigands ? ».
Remarquez que ce n’est pas une réponse directe à la
question du docteur de la loi « qui est mon prochain ? ».
Jésus répond en somme en demandant « qui est le
prochain ? Celui qui fait preuve d’amour ou celui qui n’en
montre pas ? » En fait on ne peut répondre à une
telle question avec la même précision que pour une question
de mathématiques ou une question sur le prix d’une marchandise.
L’esprit de compassion ne peut se définir en règles
bien définies. Jésus répond plutôt à l’esprit
du questionneur qu’à- la question elle-même. Il
voulait dire : « ta question indique un manque d’amour,
d’esprit de fraternité. Sois un prochain, demande à Dieu
de te donner cet esprit qui animait le Samaritain et tu réaliseras
que tout ê tre humain dans le besoin est ton prochain et. que
tu dois l’aider.
Un Commandement d’ordre pratique.
Quand la réponse du docteur de la Loi eût prouvé qu’il
avait, compris la leçon le Maître lui dit comment compléter
cet enseignement : « Va, et toi, fais de même ».
La meilleure façon de rendre réelles les vérités
spirituelles est de les mettre en pratique. Et là est le secret
du bonheur. « Si vous savez ces choses vous êtes heureux,
pourvu que vous les pratiquiez ». (Jean 13-17).
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