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Le Bon Samaritain (Luc 10 : 25-37 ; Matthieu 22 : 34-40 ; Marc 12 : 28-34)
 

EPOQUE : 28 Après J. C.
LIEU : Judée.
ENSEIGNEMENT PRÀTIQUE : Nous devons partager nos activités avec le Seigneur en le faisant connaître à ceux qui en ont besoin.

    TEXTE D’OR : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée et ton prochain comme toi-même » (Luc 10:27).
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc 10 : 25-37.
Mardi - Matthieu : 25 : 31-46
Mercredi - 1 Jean 2 : 11-24.


    Jeudi - Luc : 9 : 1-17.
Vendredi - Luc 9 : 18-36.
Samedi - Luc 9 : 37-62.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 10 : 25-37)

Quelle est l’opinion du Seigneur en ce qui concerne notre prochain. C’est dans la parabole de fraternité, la parabole du Bon Samaritain que nous trouvons la réponse. Cette histoire est si familière que beaucoup pensent la connaître de mémoire. Il et bon de la connaître par coeur.

1. Introduction de la Parabole.


« Maître que dois-je faire pour hériter de la vie é ternelle ? » C’est la question qu’un docteur de la Loi, chargé d’enseigner dans la Synagogue posa à Jésus pour é prouver ses connaissances. D’avance, il connaissait la réponse à une telle question mais il se réjouissait à l’idée d’une joute d’ordre intellectuel. Connaissant le fond de sa pensée Jésus répondit : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? ». En d’autres termes la réponse aurait pu être « cherches-tu un réponse ou un argument ? » ( Le meilleur moyen de mettre, en échec les questionneurs déloyaux est de les obliger à émettre leur propre opinion). La réponse du docteur de la loi prouve bien qu’il ne cherchait nullement à s’informer. C’est justement qu’il répond « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, et ton prochain comme toi-même ». C’est pourquoi Jésus lui réplique « fais cela et tu vivras » Les assistants ont dû sourire en constatant que la controverse finissait avant même d’avoir été engagée. Remarquons l’expression
« FAIS CELA ». Elle prouve le besoin spirituel du questionneur qui connaissait cette loi d’amour mais ne la mettait pas en pratique. D’un mot Jésus avait fait glisser la question du plan de l’intelligence sur le plan de la conscience. Aussi, pour dissimuler le trouble de sa conscience le questionneur essaya-t-il de lancer une nouvelle controverse par ces mots : « Et qui est mon prochain » Une telle question toutefois trahit bien une conscience troublée. Cet homme n’avait pas montré un esprit de fraternité, d’amour et comme le fit Adam il essaya de couvrir une conscience coupable par des excuses Plausibles et des arguments. Or une excuse vaut souvent une accusation quand elle vient de l’orgueil blessé. Devant Dieu il est de beaucoup préférable d’être honnête avec nous mêmes.

En quoi la question trahi-t-elle une violation de la Loi de Dieu et une conscience troublée ? Que dirions-nous d’une mère qui demanderait « Dois-je aimer mes enfants » Dans quelles limites dois-je répandre mon amour sur eux ? Sur lequel de mes sept enfants dois-je mettre toute mon affection ? ». Nous lui répondrons qu’il lui manque un coeur de mère. « Priez », dirions-nous pour devenir une véritable maman et vous aurez en vous-même la réponse à votre question:
La question de ce docteur de la Loi prouve qu’il manquait de cet amour fraternel qui ne connaît ni limites ni exceptions et qui va tout naturellement vers tous ceux qui sont dans le besoin.
C’est pour émouvoir l’imagination et l’âme de cet homme et lui donner une vision de fraternité que Jésus conta la parabole du bon Samaritain.

2. Exposition de la Parabole.


Le voyageur - « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, Il tomba au milieu des brigands » Il semble que cet homme avait manqué de sagesse en s’aventurant seul sur une route aussi dangereuse. Les voyageurs prudents voyageaient en groupes. Nous devons nous souvenir que les chemins de la vie sont également dangereux, infestés d’influences qui volent l’esprit de bonté, la spiritualité, la paix intérieure. Il est bon de parcourir le chemin de la vie avec Christ et en compagnie de ceux qui le connaissent. Remarquez que Jésus ne précise pas la nationalité de la victime, ni sa situation sociale, ni sa religion ni son caractère. C’est seulement « un homme ». Pourquoi ? Afin que nous ne puissions pas, comme le docteur de la Loi poser la question « qui est mon prochain ? » mais que nous sachions que quiconque se trouve dans le besoin est notre prochain.

   

Le Sacrificateur et le Lévite. On peut pécher de deux façons : 1° en faisant ce qu e nous ne devons pas faire; les voleurs se sont rendus coupables de ce péché. 2° en ne faisant pas ce que nous devon s faire; le sacrificateur et le lévite ont commis ce péché. (voir Matthieu 25 :41-45). Tous deux virent le blessé et tous deux continuèrent leur chemin. Le docteur de la Loi, à l‘esprit si vif a dû se reconnaître dans ces deux religieux personnages. Ils étaient de ceux qui demandent « Qui est mon prochain ? ». « Dois-je aider cet homme se demandaient-ils ? Bien sûr ils ont trouvé des excuses à leur négligence inhumaine : ils étaient pressés, les voleurs n’étaient pas loin et il était périlleux de s’attarder, le blessé é tait dans un état désespéré; Le sacrificateur s’est probablement dit : « laissons le lévite en prendre soin ». Le lévite a pu se dire « si mon supérieur ne s’est point, arrêté, ai-je besoin de faire mieux ? » Ces deux hommes symbolisent la fausse sainteté. Aux cours des cérémonies dans le temple, alors que les yeux de la multitude se fixaient sur eux, ils agissaient comme des modèles de pitié: Mais, seuls sur la route, ils montrent leur véritable religion. Comme le docteur de la Loi, ils savaient ce que dit la Bible sur la fraternité mais comme lui il leur manquait les qualités de coeur pour mettre cet enseignement en pratique.

Le Samaritain. Vint alors un Samaritain membre d’une race méprisée et détestée des Juifs. Il ne se dit pas « Je me demande si cet homme est mon prochain. Peut-être ferais-je mieux de continuer mon chemin et d’appeler notre prêtre ». Non Son coeur était plein d’amour et il lui suffisait qu’un homme ait besoin d’aide pour agir. L’amour ne cherche pas à savoir comment, où et quand il faut être charitable. Le Samaritain ne posa au blessé aucune question concernant sa nationalité, sa foi, son caractère; il vit simplement un homme malheureux dans le, besoin. Voyez ses caractéristiques du secours apporté par un véritable amour (V 34 et 35) : ce secours est apporté avec promptitude, totalement sans réserves, avec désintéressement, avec une patience à toute é preuve et avec bon sens

3. Application de la Parabole.

Jésus tire alors une application de la leçon Il vérifie d’abord les connaissances de son interlocuteur et lui indique sa ligne de conduite.

La Question.
« Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? ». Remarquez que ce n’est pas une réponse directe à la question du docteur de la loi « qui est mon prochain ? ». Jésus répond en somme en demandant « qui est le prochain ? Celui qui fait preuve d’amour ou celui qui n’en montre pas ? » En fait on ne peut répondre à une telle question avec la même précision que pour une question de mathématiques ou une question sur le prix d’une marchandise. L’esprit de compassion ne peut se définir en règles bien définies. Jésus répond plutôt à l’esprit du questionneur qu’à- la question elle-même. Il voulait dire : « ta question indique un manque d’amour, d’esprit de fraternité. Sois un prochain, demande à Dieu de te donner cet esprit qui animait le Samaritain et tu réaliseras que tout ê tre humain dans le besoin est ton prochain et. que tu dois l’aider.

Un Commandement d’ordre pratique.
Quand la réponse du docteur de la Loi eût prouvé qu’il avait, compris la leçon le Maître lui dit comment compléter cet enseignement : « Va, et toi, fais de même ». La meilleure façon de rendre réelles les vérités spirituelles est de les mettre en pratique. Et là est le secret du bonheur. « Si vous savez ces choses vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez ». (Jean 13-17).