Quand
Jésus était sur la terre il a pu remarquer
toutes les
erreurs des hommes et relever toutes leurs fausses
conceptions de la vie ; bien souvent il a dû vouloir
les aider
à
voir les choses sous leur véritable jour. Nous pouvons
ê
tre sûr que son coeur compatissant le poussait à aider
ceux qui sombraient dans les ténèbres ou
ceux qui
s’étaient égarés hors du chemin
de la Vérité. Nous avons
un exemple des efforts de Christ pour montrer le droit
chemin aux gens de son temps et pour mettre en relief les
choses importantes de la vie.
Dans les lignes qui précèdent notre texte
quelqu’un avait
demandé à Jésus : « Maître,
dis à mon frère de partager
avec moi notre héritage ». Et Jésus
de répondre : « O
homme qui m’a établi pour être votre
juge, ou pour faire
vos partages ? ». Puis paternellement il donna ce
conseil :
«
Gardez-vous avec soin de toute avarice car la vie d’un
homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans
l’abondance ». Ces paroles sont pleines de
bon sens, bon
sens que la plus grande partie des gens de ce monde
n’arrive pas à comprendre. Pour la plupart,
la vie n’est
qu’une marche pénible pour acquérir
de plus en plus des
biens de ce monde. Dans cette marche insensée ils
oublient ce qu’est une vie véritable et ce
qui lui donne sa
valeur.
Notre Seigneur se mit alors à donner sous forme
de
parabole, la leçon du riche insensé, de cet
homme dont
tous les espoirs étaient terrestres et qui négligea
de
s’enrichir aux yeux de Dieu.
1. La Pauvreté de l’Insensé.
De nos jours, un riche est souvent envié et beaucoup
de
gens pensent qu’il doit être bien bon d’être
riche. Cette
façon de voir était encore plus prononcée à l’époque
de
Jésus. Parmi le peuple juif, on estimait que la
richesse
é
tait un signe de la bénédiction de Dieu et
une faveur de
l’Eternel. Etre riche ne voulait pas seulement dire
que l’on
pouvait obtenir tout ce que l’on désirait,
mais encore que
l‘on était, en faveur auprès de Dieu,
donc dans un état
enviable tant au point de vue matériel qu’au
point de vue
spirituel.
En quelques traits, Jésus trace le portrait du riche.
Pour
son époque il était plus compréhensible
de le représenter
par un fermier propriétaire de terres. Ses récoltes étaient
des plus abondantes et la capacité de ses granges
se
révéla insuffisante. Aussi projeta-t-il de
bâtir de vastes
greniers pour y entreposer son grain.
Rien dans les Ecritures n’indique que la richesse
constitue
un péché. Dieu n’a jamais condamné celui
qui possédait
de grands biens C’est l’amour de l’argent
et l’utilisation de
cet argent qui déterminent l’attitude de Dieu
envers le
riche.
L’erreur de l’homme riche
C’est dans le V 19 de notre texte que nous découvrons
la
faute de ce riche. Le fait d’avoir eu une superbe
récolte ne
le condamne, en rien. Il n’y a aucun péché dans
le fait de
construire de nouvelles granges. Le seul point qui l’accuse
c’est l’emploi constant des termes « je », « ma » et
«
mon », termes qui laissent Dieu entièrement
de côté.
Rien que dans les versets 17 et 18, « je » et « mon », «
ma » ou « mes » sont employés
dix fois. En outre sa faute
capitale est dans cette phrase « Mon âme tu
as beaucoup
de biens en réserve pour plusieurs années ».
Il commettait
l’erreur de penser que son âme pouvait être
satisfaite avec
les choses matérielles que lui procurerait sa récolte.
Personne ne peu nourrir l’âme avec les produits
de ce
monde ; l‘âme ne peut être satisfaite
qu’avec les choses
de Dieu. Les gens du monde essaient de satisfaire Leur
coeur assoiffé avec ce que ce monde peut produire,
mais
la satisfaction de l‘âme ne se trouve qu’aux
pieds de
Jésus. La faute que commit ainsi le riche fermier
est commise
de nos jours par des milliers de personnes.
Remarquons aussi qui disait : « tu as beaucoup de
biens
en réserve pour plusieurs années ».
Les années n’appartenaient
pas plus au riche fermier qu’elles n’appartiennent
à
chacun d’entre nous. Nous ne sommes sûrs que
du
moment précis où nous parlons ; l’avenir
appartient à Dieu
seul, et bien que nous devions nous y préparer,
nous ne
devons pas compter sur le futur. « C’est aujourd’hui
le jour
du salut ». Et pourtant des hommes et des femmes
gaspillent
leur vie en heures de paresse, se gorgeant de
nourriture, s’offrant des plaisirs. Que de regrets éternels
apportera une telle vie.
Dieu parle
La voix de Dieu résonna dans la vie de cet homme
comme
elle se manifestera dans la vie de tout hommes. Son
entourage le trouvait adroit et intelligent il l’enviait,
le
respectait et l‘honorait pour sa fortune. Dieu le
considère
comme un fou ! En effet cet homme était riche à tous
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points de vue sauf un : le plus important. Il se croyait
garanti pour plusieurs années mais.. son âme
lui est
redemandée !
C’est la voix de Christ qui doit être comprise
et dont il faut
se souvenir aujourd’hui:
«
Celui qui s’amasse des trésors pour lui-même
n’est pas
riche pour Dieu » (Luc 12-21).
Un tel homme est comparable à un prospecteur
dont les
bagages et les poches seraient pleins de l’or
qu’il aurait
découvert mais dont les outres seraient vides
en plein
désert. Il serait perdu ! Il finirait par jeter
ses richesses trop
lourdes pour sa faiblesse et à essayer de découvrir
l’eau
qui le sauverait. Il en est de même du riche
de richesses
terrestres qui s’aperçoit un jour que,
devant Dieu, il n’a
aucun trésor céleste. Il faut être
fou pour se préoccuper
des choses de la vie actuelle sans penser à celle
de La vie
future.
2. Les réserves célestes.
Christ nous montre les riches provisions spirituelles
que
Dieu met en réserve pour ceux qui croient en
Lui. Il nous
montre plus loin la différence entre les misérables
choses
de ce monde et les choses si importantes de la vie
future.
«
Ne vous inquiétez pas pour votre vie »
Christ ne veut pas nous dire d’être imprévoyants
ou
insouciants mais de ne pas se mettre en peine, de ne
pas
s’attrister au sujet des choses de cette vie,
terrestre. La vie
affirme-t-il est plus que le manger, le corps vaut
plus que
le vêtement.
Si l’on considère les nombreux lieux réservés
dans une
ville au manger, et au boire si l’on pense du
temps passé
pour le choix des vêtements ou pour équiper
la maison
avec les ustensiles les plus modernes, on est amené à
constater que bien peu ont compris cette leçon.
Que
d’objets il nous faut pour vivre dans notre civilisation
compliquée!
Jésus fait allusion aux oiseaux. ils ne sèment
ni ne
moissonnent ils n’ont ni cellier ni grenier Dieu
les nourrit.
Comprenons bien que Jésus ne, nous engage pas à
cesser les activités qui nous permettent de
vivre ni à ne
plus, faire de réserves pour notre famille.
il ne nous
encourage pas à négliger notre tenue
ce qui nous
enlèverait toute considération. Ce qu’il
condamne en cette
matière, c’est l’inquiétude
et la perte de temps qui en
résultent : « Qui de vous par ses inquiétudes
peut ajouter
une coudée à la durée de sa vie
? » et « Si vous ne
pouvez pas la moindre chose pourquoi vous inquiétezvous
du reste ? » Jésus parle des lis qui poussent
seuls et
qui sont pourtant mieux parés que Salomon lui-même
dans toute sa gloire. L’herbe même qui,
pourtant « sera
coupée et jetée au four » a tout
reçu de Dieu pour croître.
Et Jésus de conclure ardemment « A combien
p!us forte
raison, Dieu ne vous vêtira-t-il pas, gens de
peu de foi ».
Jésus veut faire comprendre que dans tous les
domaines
de son Univers Dieu a des réserves pour chacune
de ses
créatures. Il en a donc sûrement pour
la plus élevée, pour
l‘homme. « ne cherchez pas ce que vous
mangerez et ce
que vous boirez, et ne soyez pas inquiets Car toutes
ces
choses ce sont les païens du monde qui les recherchent.
Votre père sait que vous en avez besoin ».
Ces paroles doivent être méditées
de chaque chrétien.
Comment vivons-nous ? Comment passons-nous notre
journée ? Mettons-nous notre intérêt
dans le plan de
Dieu ? Nos yeux voient-ils ce que Dieu veut de nous
?
Comment employons-nous notre temps ? Le temps que
Dieu nous a donné Y Il y a sûrement des
chrétiens qui,
regardant en arrière, regretteront le temps
passé en
futilités.
3. Une promesse d’abondance.
Christ nous donne au V 31 La vraie philosophie de la
vie :
«
Cherchez plutôt le Royaume de Dieu, et toutes
Ces
choses vous seront données par dessus ».
Personne ne
niera qu’un certain temps doit être consacré aux
nécessités de la vie. . Mais, avant tout,
au-dessus de tout,
consacrons de notre temps, le meilleur de notre temps à
l’oeuvre du Seigneur. Mettons les choses terrestres
sur le
plan secondaire; plaçons en tout premier lieu
es choses
célestes.
Le véritable plan de Dieu en ce qui concerne
nos vies est
que nous Le recherchions tout d’abord et cela étant,
il
nous donnera ce qui est nécessaire à notre
vie. Celui qui
obéira à l’ordre divin ne sera
certainement pas déçu.
Mettre Dieu en premier lieu ne peut jamais être
une faute
dans la vie de quelqu'un.
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