Comme
dans la leçon précédente, Christ
profite de ce que
lui dit un curieux pour présenter une grande vérité
spirituelle. Dans la dernière leçon un
homme lui avait
demandé de l‘aider à convaincre son
frère de partager
l’héritage paternel. Cette question avait été,
pour Jésus,
l’occasion de montrer combien il était insensé de
rechercher uniquement les biens terrestres. La leçon
d’aujourd’hui à pour origine les paroles
qu’un inconnu
prononce, assis à la nième table que Jésus
: « heureux celui
qui prendra son repas dans te royaume de Dieu ».
(Luc
14-13). Le maître alors commença, sans hésitations,
l’histoire du grand souper avec les excuses de ceux
qui
désiraient sen dispenser.
I . AIMABLES PREPARATIFS.
«
Un homme... » c’est ainsi que Jésus
commence son histoire.
Nous sentons immédiatement que Jésus parle
de
son Père et qu’il nous laisse entrevoir dans
ce passage la,
miséricorde et le glorieux salut que. Dieu réserve à ceux
qui voudront en bénéficier.
Personne sur la terre ne peut même commencer à
imaginer l’immensité de la gloire que Dieu
a préparée pour
ceux qui l’aiment. Vivrions-nous éternellement
que nous
ne pourrions jamais totalement réaliser tout ce
que Dieu a
fait pour nous en préparant ce salut que nous possédons
par Jésus-Christ. Notez aussi ces paroles : « il
invita
beaucoup de gens » Les invitations de Dieu n’ont
pas été
faites sur une petite échelle et son message a été répandu
de par le monde. Chacun peut y répondre. II n’y
a aucune
restriction. Comme nous devons être reconnaissants à
Dieu de nous avoir ouvert si largement une porte de salut
et de nous avoir adressé une si aimable invitation.
LA JOIE DU FESTIN
Les gens de nos pays occidentaux ne peuvent réaliser
toute la portée de cette histoire que Jésus
dit ce jour-là à
ses auditeurs. Bien que pour les habitants de nos régions
un repas pris en commun soit Une réjouissance cela
n’a
tout de même pas la même importance que pour
ceux qui
é
coutaient la parabole de Jésus.
Dans les pays orientaux une invitation à un festin
de ce
genre est la chose la plus merveilleuse qui puisse vous
arriver. Il n’y a en effet à peu près
rien pour briser la
monotonie de ta triste vie routinière des orientaux.
Les
destructions si communes chez nous leur sont inconnues.
Les moments marquants de leur vie sont la célébration
de
certaines fêtes autour de la table. De nos jours
encore, les
gens de ces régions élèvent des bœufs
et des moutons
dans l’espoir de pourvoir à un futur festin.
Mais ce n’est là qu’une bien faible
illustration de ce que le
festin de l’Agneau sera pour les enfants de Dieu
quand ils
assiégeront à la Table de leur Seigneur.
Aucune
expérience spirituelle, même la plus profonde
ne peut
réaliser la valeur de la joie et de la gloire de
l’élu en un
pareille occasion.
L’INVITATION
Remarquez combien cette invitation est directe, simple,
complète «Venez, car tout est déjà prêt ».
Ce mot «
venez » est considéré par beaucoup
comme un des plus
doux de la Bible. C’est un mot que l’on trouve
dans toutes
les Ecritures. Il caractérise Dieu. C’est
un mot qui dénote
le coeur miséricordieux du Seigneur et la chaleur
de son
invitation. Dieu ne peut espérer que nous puissions
faire
nous-mêmes les préparatifs nécessaires.
C’est lui qui prépare tout. Le salut c’est
son don aux
hommes. Nous pouvons, nous rendre à son invitation
les
mains vides. Rien de ce que nous pourrions apporter ne
nous mérite le salut. tout est prêt : nous
n’avons qu’à
accepter l’invitation. Comment se fait-il que munis
d’une tel
invitation il y en ait qui refusent de s’y rendre
ou qui
souhaitent ne pas être présents à ce
Grand Souper.
II . EXCUSES INGRATES.
D’une même voix et semblerait-il d’un
commun accord, les
invités commencent à présenter des
excuses Un bref examen
de ces excuses montre qu’elles ne s’appuient
sur aucun
motif sérieux; ce sont tout bonnement des « excuses
»
. L’un déclare avoir acheté un champ
et qu’il doit
aller le voir. Ne l’aurait-il donc pas vu avant de
l’acheter ?
Ce serait là une bien folle façon d’agir!
Un autre dit « J’ai
acheté cinq paires de bœufs et je vais les
essayer ».
N’avait-il pas donc eu le temps de voir les qualités
de ces
boeufs avant de les acquérir ? S’il n’a
pas pris ce temps il
a agit bien follement lui aussi. Le. Troisième venait
de se
marier.. « c’est pourquoi je ne puis aller « dit-il
nettement !
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TROIS
SORTES D’EXCUSES
Examinons ces excuses avec attention. Elles révèlent trois
motifs que présentent communément
les gens pour
se dispenser d’obéir au Seigneur ou pour
refuser son
invitation. La première se rapporte aux biens
terrestres, la
seconde aux activités terrestres, la troisième
aux liens de
famille de ce monde. C’est parce que les hommes
possèdent quel que chose ou désirent
posséder quelque
chose qu’ils ne réservent plus de temps
pour Dieu. C’est
parce qu’ils sont tellement accaparés
par les affaires
matérielles de la vie, tellement pressés
d’aller à leurs
plaisirs qu’ils n’ont Pas le temps de penser
aux choses de
Dieu. Pour beaucoup ce sont leurs relations, leur famille,
leur conjoint même. Ceux là n’osent
pas penser à se
tourner vers le Seigneur. Ils ont peur de donner un
témoignage devant leur entourage. C’est
pour l’un ou
l’autre de ces motifs que les hommes n’acceptèrent
pas
l’invitation. C’est pour l’un ou
l’autre de ces motifs où pour,
d’autres raisons qui ne semblent pas importantes
que les
masses d’aujourd’hui n’acceptent
pas l’invitation du
Seigneur. Quelle tragédie, et quelles terribles
conséquences
les attendent !
Au chapitre 21, Jésus nous montre que le Maître
de la
maison est courroucé. Et plus loin, au verset
24 il cite ces
paroles : « aucun de ces hommes que vous avez
invités
ne goûtera de mon souper. »
L’âme qui écarte l’invitation
de Dieu et qui refuse, de quitter
les choses du monde pour accepter le Seigneur, commet
une lourde faute. Au jour du jugement, elle regrettera
amèrement l’excuse qu’elle aura
si légèrement donnée.
Les yeux de Dieu iront au-delà de son prétexte
fragile et Il
démarquera devant tous la folie de celui qui
a refusé l’invitation
du Maître.
III. L’INVITATION PRESSANTE.
Le Maître de la maison était bien décidé à recevoir
des
invités à son repas. Les hôtes
officiellement invités se
dérobaient. Le Maître de la maison ne
voulut plus alors les
juger dignes de prendre part à son souper et
il ordonna à
son serviteur de parcourir les places et les rues de
la ville
et de lui amener les pauvres, les estropiés,
les boiteux, les
aveugles. L’ordre exécuté, il restait
encore des places
vides. De nouveau, le Maître ordonna à son
serviteur
d’aller par les routes et par les sentiers, porteur
de
l’invitation Pressante :Contrains les d’entrer,
afin que ma
maison soit remplie » (14-24).
Tout au long des rapports de Dieu avec les hommes il
est
manifeste que les riches, les personnages élevés,
les
orgueilleux ont négligé la voix du Seigneur
et se sont
détournés de lui avec ingratitude. Ce
sont les pauvres,
ceux qui étaient dans le besoin qui ont voulu
aller vers Lui.
A l’époque de Christ, c’étaient
Les pauvres qui
l’entendirent avec joie. C’étaient
les malades qui se
pressaient autour de lui pour trouver la guérison
de leur
corps. Pendant que le fier Pharisien et le prudent
scribe se
tenaient dédaigneusement à distance,
les humbles se
pressaient pour entendre la Parole de Dieu et les
désespérés trouvèrent près
de Jésus l’aide et l’espoir au
travers de l’enseignement de Christ.
Remarquez l‘instance de l’ordre du Maître « Va
promptement. » Porter une telle invitation ne
souffre aucun
retard et c’est une tache qui ne saurait être
différée. Les
serviteurs de Dieu doivent aller à leur tâche
aussi
rapidement que possible. Il y à urgence dans
l’accomplissement des ordres du Maître.
Il y a un « va » dans l’ordre du
Maître.
Il n’est donc pas question d’attendre les
gens dans la salle
du festin mais il faut aller les chercher et les amenez
au
la réunion. les chrétiens assis attendent
les auditeurs.
mais ce qu’il faut c’est évangéliser,
sortir et ramener des
â
mes afin qu’elles puissent entendre le message.
Dans les
premières années de l’Eglise, les
Chrétiens allaient de
maisons en maisons et proclamaient la bonne parole
d’homme à homme. Ils formaient des groupes
itinérants et
non des groupes assis. Que penseraient, les apôtres
Paul
et Pierre du programme actuel de nos églises
?
Approuveraient-ils nos méthodes ou s’efforcerait-ils
d’introduire un plan d’évangélisation
plus actif et plus
vigoureux ?
Cette histoire n’est-elle pas celle de ceux qui,
dans les
récents réveils, furent amenés
au festin ? De nos jours, ce
furent les pauvres qui entendirent et acceptèrent
d’abord
le message du réveil. Ce furent les boiteux,
les estropiés
les aveugles qui vinrent d’abord vers nos centres
d’évangélisation et de campagnes
pour la guérison divine.
Ils y trouvèrent la guérison. Dieu emploie
ces moyens pour
amener à son Repas les multitudes qui ont le
désir
d’accepter Son invitation.
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