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Le Grand Souper (Luc 14 : 7-35 ; Matthieu : 22 : 1-44)
 

ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Il n’y a aucune raison de rejeter la tendre invitation de Dieu, mais il y a beaucoup de mauvaises excuses

    TEXTE D’OR : « Venez, car tout est déjà prêt »
(Luc 14 :17).
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc 14 : 15-24.
Mardi - Matthieu 25 : 1-13.
Mercredi - Apocalypse 19 : 1-10.

    Jeudi - Luc 13 : 1-17.
Vendredi - Luc 13 :18-35.
Samedi - Romains 10 : 1-21.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 14 : 15-24)

Comme dans la leçon précédente, Christ profite de ce que lui dit un curieux pour présenter une grande vérité spirituelle. Dans la dernière leçon un homme lui avait demandé de l‘aider à convaincre son frère de partager l’héritage paternel. Cette question avait été, pour Jésus, l’occasion de montrer combien il était insensé de rechercher uniquement les biens terrestres. La leçon d’aujourd’hui à pour origine les paroles qu’un inconnu prononce, assis à la nième table que Jésus : « heureux celui qui prendra son repas dans te royaume de Dieu ». (Luc 14-13). Le maître alors commença, sans hésitations, l’histoire du grand souper avec les excuses de ceux qui désiraient sen dispenser.

I . AIMABLES PREPARATIFS.


« Un homme... » c’est ainsi que Jésus commence son histoire. Nous sentons immédiatement que Jésus parle de son Père et qu’il nous laisse entrevoir dans ce passage la, miséricorde et le glorieux salut que. Dieu réserve à ceux qui voudront en bénéficier.

Personne sur la terre ne peut même commencer à imaginer l’immensité de la gloire que Dieu a préparée pour ceux qui l’aiment. Vivrions-nous éternellement que nous ne pourrions jamais totalement réaliser tout ce que Dieu a fait pour nous en préparant ce salut que nous possédons par Jésus-Christ. Notez aussi ces paroles : « il invita beaucoup de gens » Les invitations de Dieu n’ont pas été faites sur une petite échelle et son message a été répandu de par le monde. Chacun peut y répondre. II n’y a aucune restriction. Comme nous devons être reconnaissants à Dieu de nous avoir ouvert si largement une porte de salut et de nous avoir adressé une si aimable invitation.

LA JOIE DU FESTIN
Les gens de nos pays occidentaux ne peuvent réaliser toute la portée de cette histoire que Jésus dit ce jour-là à ses auditeurs. Bien que pour les habitants de nos régions un repas pris en commun soit Une réjouissance cela n’a tout de même pas la même importance que pour ceux qui é coutaient la parabole de Jésus.

Dans les pays orientaux une invitation à un festin de ce genre est la chose la plus merveilleuse qui puisse vous arriver. Il n’y a en effet à peu près rien pour briser la monotonie de ta triste vie routinière des orientaux. Les destructions si communes chez nous leur sont inconnues. Les moments marquants de leur vie sont la célébration de certaines fêtes autour de la table. De nos jours encore, les gens de ces régions élèvent des bœufs et des moutons dans l’espoir de pourvoir à un futur festin.
Mais ce n’est là qu’une bien faible illustration de ce que le festin de l’Agneau sera pour les enfants de Dieu quand ils assiégeront à la Table de leur Seigneur. Aucune expérience spirituelle, même la plus profonde ne peut réaliser la valeur de la joie et de la gloire de l’élu en un pareille occasion.

L’INVITATION
Remarquez combien cette invitation est directe, simple, complète «Venez, car tout est déjà prêt ». Ce mot « venez » est considéré par beaucoup comme un des plus doux de la Bible. C’est un mot que l’on trouve dans toutes les Ecritures. Il caractérise Dieu. C’est un mot qui dénote le coeur miséricordieux du Seigneur et la chaleur de son invitation. Dieu ne peut espérer que nous puissions faire nous-mêmes les préparatifs nécessaires.

C’est lui qui prépare tout. Le salut c’est son don aux hommes. Nous pouvons, nous rendre à son invitation les mains vides. Rien de ce que nous pourrions apporter ne nous mérite le salut. tout est prêt : nous n’avons qu’à accepter l’invitation. Comment se fait-il que munis d’une tel invitation il y en ait qui refusent de s’y rendre ou qui souhaitent ne pas être présents à ce Grand Souper.

II . EXCUSES INGRATES.

D’une même voix et semblerait-il d’un commun accord, les invités commencent à présenter des excuses Un bref examen de ces excuses montre qu’elles ne s’appuient sur aucun motif sérieux; ce sont tout bonnement des « excuses » . L’un déclare avoir acheté un champ et qu’il doit aller le voir. Ne l’aurait-il donc pas vu avant de l’acheter ? Ce serait là une bien folle façon d’agir! Un autre dit « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je vais les essayer ». N’avait-il pas donc eu le temps de voir les qualités de ces boeufs avant de les acquérir ? S’il n’a pas pris ce temps il a agit bien follement lui aussi. Le. Troisième venait de se marier.. « c’est pourquoi je ne puis aller « dit-il nettement !

   

TROIS SORTES D’EXCUSES
Examinons ces excuses avec attention. Elles révèlent trois motifs que présentent communément les gens pour se dispenser d’obéir au Seigneur ou pour refuser son invitation. La première se rapporte aux biens terrestres, la seconde aux activités terrestres, la troisième aux liens de famille de ce monde. C’est parce que les hommes possèdent quel que chose ou désirent posséder quelque chose qu’ils ne réservent plus de temps pour Dieu. C’est parce qu’ils sont tellement accaparés par les affaires matérielles de la vie, tellement pressés d’aller à leurs plaisirs qu’ils n’ont Pas le temps de penser aux choses de Dieu. Pour beaucoup ce sont leurs relations, leur famille, leur conjoint même. Ceux là n’osent pas penser à se tourner vers le Seigneur. Ils ont peur de donner un témoignage devant leur entourage. C’est pour l’un ou l’autre de ces motifs que les hommes n’acceptèrent pas l’invitation. C’est pour l’un ou l’autre de ces motifs où pour, d’autres raisons qui ne semblent pas importantes que les masses d’aujourd’hui n’acceptent pas l’invitation du Seigneur. Quelle tragédie, et quelles terribles conséquences les attendent !

Au chapitre 21, Jésus nous montre que le Maître de la maison est courroucé. Et plus loin, au verset 24 il cite ces paroles : « aucun de ces hommes que vous avez invités ne goûtera de mon souper. »
L’âme qui écarte l’invitation de Dieu et qui refuse, de quitter les choses du monde pour accepter le Seigneur, commet une lourde faute. Au jour du jugement, elle regrettera amèrement l’excuse qu’elle aura si légèrement donnée. Les yeux de Dieu iront au-delà de son prétexte fragile et Il démarquera devant tous la folie de celui qui a refusé l’invitation du Maître.

III. L’INVITATION PRESSANTE.


Le Maître de la maison était bien décidé à recevoir des invités à son repas. Les hôtes officiellement invités se dérobaient. Le Maître de la maison ne voulut plus alors les juger dignes de prendre part à son souper et il ordonna à son serviteur de parcourir les places et les rues de la ville et de lui amener les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles. L’ordre exécuté, il restait encore des places vides. De nouveau, le Maître ordonna à son serviteur d’aller par les routes et par les sentiers, porteur de l’invitation Pressante :Contrains les d’entrer, afin que ma maison soit remplie » (14-24).

Tout au long des rapports de Dieu avec les hommes il est manifeste que les riches, les personnages élevés, les orgueilleux ont négligé la voix du Seigneur et se sont détournés de lui avec ingratitude. Ce sont les pauvres, ceux qui étaient dans le besoin qui ont voulu aller vers Lui.

A l’époque de Christ, c’étaient Les pauvres qui l’entendirent avec joie. C’étaient les malades qui se pressaient autour de lui pour trouver la guérison de leur corps. Pendant que le fier Pharisien et le prudent scribe se tenaient dédaigneusement à distance, les humbles se pressaient pour entendre la Parole de Dieu et les désespérés trouvèrent près de Jésus l’aide et l’espoir au travers de l’enseignement de Christ.

Remarquez l‘instance de l’ordre du Maître « Va promptement. » Porter une telle invitation ne souffre aucun retard et c’est une tache qui ne saurait être différée. Les serviteurs de Dieu doivent aller à leur tâche aussi rapidement que possible. Il y à urgence dans l’accomplissement des ordres du Maître.
Il y a un « va » dans l’ordre du Maître.
Il n’est donc pas question d’attendre les gens dans la salle du festin mais il faut aller les chercher et les amenez au la réunion. les chrétiens assis attendent les auditeurs. mais ce qu’il faut c’est évangéliser, sortir et ramener des â mes afin qu’elles puissent entendre le message. Dans les premières années de l’Eglise, les Chrétiens allaient de maisons en maisons et proclamaient la bonne parole d’homme à homme. Ils formaient des groupes itinérants et non des groupes assis. Que penseraient, les apôtres Paul et Pierre du programme actuel de nos églises ? Approuveraient-ils nos méthodes ou s’efforcerait-ils d’introduire un plan d’évangélisation plus actif et plus vigoureux ?

Cette histoire n’est-elle pas celle de ceux qui, dans les récents réveils, furent amenés au festin ? De nos jours, ce furent les pauvres qui entendirent et acceptèrent d’abord le message du réveil. Ce furent les boiteux, les estropiés les aveugles qui vinrent d’abord vers nos centres d’évangélisation et de campagnes pour la guérison divine. Ils y trouvèrent la guérison. Dieu emploie ces moyens pour amener à son Repas les multitudes qui ont le désir d’accepter Son invitation.