Quand
la foule des publicains et des pécheurs
s’approchait de Jésus au coeur compatissant,
les
Pharisiens religieux et stricts sur la morale mais sans
véritable amour et sûrs de leur propre justice étaient
scandalisés.
« Cet homme accueille des gens de mauvaise
vie. » murmuraient-ils. Dans les trois paraboles
qui suivent
Jésus enseigne à ces hommes, qu’en
dépit de leur orthodoxie
et de leur respectabilité, ils étaient loin
d’être en
harmonie avec l’atmosphère céleste
car : « Il y a de la joie
devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui
se repent.
» (Luc 15-10).
Notre leçon porte sur la troisième de ces
paraboles qui
montre les sentiments de Jésus envers les pécheurs.
Dans cette parabole deux figures illustrent le contraste
entre le coeur généreux de Dieu et l’esprit
jaloux et
rancunier des Pharisiens.
I. LA REHABILITATION D’UN PECHEUR REPENTI.
(Luc 15 : 11-24).
a) LA NATURE DU PECHE (Versets 11-13)
Lisez ces versets qui en un style à la fois simple
et
puissant montrent l’essence même du péché :
la volonté
de l’homme d’être indépendant
vis avis de son créateur et
de devenir son propre Dieu (Gen. 3-5) et sa détermination
d’organiser sa vie selon ses propres désirs.
Faire selon sa
propre volonté est la voie du péché.
Que l’homme l’accepte ou qu’i ne l’accepte
pas, il dépend
de Dieu. Tout le pouvoir qu’il peut avoir, il le
tient de Dieu
qui le lui a donné. (Dan. 5-23). Mais quand il rassemble
toute son énergie (comme le fils prodigue rassembla
ses
bien) et se détourne de Dieu en actes et en pensées
(comme le fils prodigue qui s’expatrie) et utilise
ses
facultés contrairement à la volonté de
Dieu comme le fils
prodigue qui dissipe ses biens en débauches), l’homme
commence à vivre dans le péché.
b) LE SALAIRE DU PECHE (Versets 14-16)
Ces lignes mettent en
relief la dégradation et l’esclavage
où mène le péché. D’abord
le péché semble souvent vous
apporter la liberté. Son attrait est dans la liberté qu’il
promet
vis à vis de la voix de la conscience et de l’autorité de
la loi.
Mais tout homme qui a accepté la liberté que
semblait lui
offrir le péché découvre vite qu’il
a été dupe. Il a été libre
certes de faire le mal mais il n’a plus été libre
de s’arrêter,
il est lié comme un esclave aux actions qu’il
s’est rendu
libre de faire et incapable maintenant de se délivrer
de ses
liens. C’est cette expérience que fit le fils
prodigue. Il avait
décidé d’être son propre maître,
il s’aperçut vite de sa
folie.
c) DOULEUR ET CHAGRIN CAUSES PAR LE PECHE
(Versets 17-19)
Nous arrivons là, à un tournant dans la mauvaise
voie
suivie par le fis prodigue. Désespéré devant
sa triste
condition, un espoir brille cependant encore pour lui.
Bien
qu’il soit loin de Dieu, Dieu n’est pas loin
de lui. Dieu
remplit son chemin d’amertumes pour qu’il puisse
plus
facilement l’abandonner.
«
Etant rentré en lui-même »... Ces mots
laissent penser
que lorsqu’un homme est éloigné de
Dieu il est également
loin de sa véritable nature, Le péché est
une sorte de poison
spirituel qui a mène une personne à abandonner
le côté
le plus élevé de sa nature, côté qui
justement pourrait
subir l’influence de Dieu et de sa conscience. Verset
17 : Il
y a de l’espoir pour le pire des hommes dès
qu’il
commence à réfléchir
«
Considérez attentivement vos voies » dit Aggée
l-5.
C’est ce que fit le fils prodigue et il résolut
de repartir vers
la maison paternelle. Un évangéliste dit
un jour à un jeune
homme débauché sur qu’il avait, pris
une certaine autorité
« promets-moi de faire ce-ci pour me faire plaisir
enferme-toi pendant toute une journée dans une pièce
vide ». Rien dans la pièce ne pouvant retenir
son attention,
il fut amené à rentrer en lui-même
et arriva à la repentance.
«
Je me Lèverai, j’irai vers mon père ».
Se repentir c’est
changer d’esprit, c’est haïr le péché que
l’on aimait; se
repentir c’est aussi fuir la mauvaise compagnie dans
laquelle on se réjouissait, c’est retourner
vers Dieu que
l’on avait, délaissé, c’est se
détourner de la coupe des
plaisirs coupables. Dès qu’il fût revenu à une
saine réalité
il voulut sortir de la maison maudite où le tenaient
les liens
du péché.
(Versets 19-19) Pardonner et blanchir est le privilège
de
Dieu; se confesser à Dieu est réservé à l’homme,
c’est sa
part dans le pardon. C’est parce que la confession
du
péché à Dieu conduit au pardon et à la
délivrance, qu’elle a
toujours été considérée
comme le signe de, santé spirituelle.
d) LE PARDON DU PECHE (Versets .20-24)
Le verset 20 symbolise, la joie de Dieu pour le retour d’un pécheur,
sa hâte et son désir de pardonner et d’oublier.
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Nous n’avons
à craindre aucun reproche sarcastique quand nous
confessons nos fautes. (voir Jacques 1-5)
«
Je ne me souviendrai plus de leur péché » dit
l’Eternel
(.Jérémie 31 : 34).
L’accueil du père illustre un principe
que l‘on trouve du
commencement â la fin des Ecritures et qui est
aussi
stable qu’une colline éternelle : un coeur
contrit et
repentant touchera toujours le coeur de Dieu et recevra
son affectueux pardon. Les détails mentionnés
aux versets
22 et 23 sont, parmi les Orientaux, des manifestations
courant es d’affection; ils constituent pour
nous les leçons
suivantes : Dieu recevra le pécheur repentant
avec joie et
au lieu de l’accabler de reproches il lui accordera
ses plus
riches bénédictions. Il le traitera comme
s’il n’avait jamais
péché. Il lui rendra la position que
le péché lui avait ravie ;
il lui donnera la droiture et dans son âme la
paix d’une
bonne conscience; il lui donnera la joie dans le Saint-Esprit
et une parfaite communion avec son Seigneur. Et à cause
de son retour il y aura de la joie parmi les anges
tout
autour du trône divin.
II. LE REPROCHE D’UN PHARISIEN SUR DE
SA PROPRE JUSTICE. (Luc 15 :25-32)
Il est bien affligeant de lire que la joie du festin
fut gâtée
par l’attitude du frère aîné,
mais, ainsi va la vie ! Son
attitude révèle
a) UN MANQUE D’AMOUR.
A la fin d’une dure journée de travail
il revenait vers la
maison. Surpris par le bruit de réjouissances
peu habituelles
il en demanda la cause à un serviteur.
Remarquez
qu’il ne rentra pas immédiatement
en se
disant que si son père avait organisé une
fête c’était à bon
escient. Il est soupçonneux et demande des explications.
Nous pourrions penser qu’il aurait dû se
réjouir de la
bonne nouvelle et nous pouvons trouver étrange
qu’il se
mit en colère et qu’il refusât d’entrer.
C’est là le type du
Pharisien qui entend la bonne nouvelle du Royaume de
Dieu mais qui refuse de s’approcher du Seigneur.
Un tel
Pharisien pense qu’il est assez bon, et il estime
que si
Jésus parle aux pécheurs il perd son
temps. Pourquoi,
pense le Pharisien, prêcher au pécheurs
quand il y a tant
de braves gens dans le pays ? C’est là aussi
le type de
toute personne qui se prive d’une bénédiction à cause
d’un
manque d’amour.
Ceux qui font preuve d’un mauvais esprit ne se
rendent
pas seulement malheureux eux-mêmes, mais ils
jettent
aussi la tristesse sur leur entourage.
b) L’INGRATITUDE.
Ne voulant pas gâter la joie d’un tel évènement,
le père
s’efforce de raisonner avec cet homme mécontent.
Il lui
Laisse entendre qu’il risque de tomber dans le
même
péché que son frère cadet. Celui-ci,
en effet avait pense
ne rien avoir tant qu’il n’eût pas
séparé son bien de la
propriété commune :
«
Mon enfant »- dit le père à l’aîné tu
es toujours avec moi,
et tout ce que j’ai est à toi »
Le fils aîné était donc aussi bien
ingrat envers un père si
affectueux et si généreux; Le père
aurait pu ajouter
«
puisque nôs biens sont communs réjouissons-nous
en
commun de ce que ton frère se repent d’avoir
suivi le
mauvais chemin. Nous avons là encore une illustration
du
Pharisien qui est zélé pour la Loi de
Dieu mais qui n’a
aucun amour pour les pécheurs.
c) SA PROPRE JUSTICE.
Le fils aîné se vante de n’avoir
jamais rien fait de mal. Il
disait sûrement la vérité tout,
au moins en ce qui concerne
ses actions extérieures. Mais qu’avait-il
réellement fait de
bien ? Balayez l’atelier d’un charpentier
et il ne restera net
si aucun travail n’y est plus effectué.
L’âme du fils aîné
avait été balayée et décorée
mais elle était vide.
(Lire Matthieu 12 : 43-45).
La place vide a été occupée par
un esprit d’égoïsme qu’il
n’avait pas encore reconnu comme un péché.
Alors que
des gens qui vivent dans l’immoralité sont
coupables du
péché de la chair, d’autres qui
ont des principes moraux
sont parfois coupables de péchés de l’esprit
comme
l’égoïsme, la colère, l’orgueil,
l’envie, etc... (2 cor. 7 : 1).
La parabole prend fin sur cette vision du frère
aîné qui
s’est lui-même exclu de la fête.
Cela au fond valait
peut-être mieux car la mauvaise humeur qu’il
laissait
voir aurait gâté la joie de toute la maison.
Qu’arriverait-il si les gens portaient leur
mauvaise humeur
au ciel ?
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