Créer un compte | S'identifier
Le mauvais riche et le pauvre Lazare (Luc 16 : 19-31)
 
EPOQUE : 30.
LIEU : Pérée.
ENSEIGNEMENT PRATIQUE : Les décisions que nous pouvons prendre dans notre vie pour Christ ou contre Lui, déterminent notre destinée dans la vie future.

    TEXTE D’OR : « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. »
Hébreux 9-27
 
LECTURES PERSONNELLES DE LA SEMAINE
Lundi - Luc 16 : 19-31.
Mardi - Psaumes 37 : 1-23.
Mercredi - 1 Corinthiens 15, 12-28.

    Jeudi - 2 Corinthiens 5 :1-21.
Vendredi - Marc 9 : 33-50.
Samedi - Job 19 :1-27.
 
TEXTE BIBLIQUE A ETUDIER

(Luc 16 : 19, 20, 22, 31.)

Lorsque Jésus mit en relief les tentations qui accompagnent. la richesse, il n’a pas voulu dire que c’était un péché que de devenir riche. Il montre plutôt que le fait d’être riche était une occasion d’utiliser son argent à la gloire de Dieu et d’aider les gens dans le besoin. Plus loin il montrera même que de l’argent ainsi employé constituait un placement qui, produit de riches dividendes dans l’Eternité. L’étude de cette semaine concerne un homme riche qui, en toute connaissance de cause, négligea de saisir cette occasion : il avait semé pour sa chair et de la chair, il moissonnait la corruption. (Galates 6 : 8-10). Notre leçon présente trois contrastes.

1. CONTRASTE DANS LA VIE (Luc 16 :19-21)

Jésus met en évidence un contraste des plus fréquents dans notre monde. Nous voyons là un homme fort riche vivant dans le luxe et l’égoïsme et ne dépensant que pour son propre plaisir. Il était vêtu de pourpre et de fin lin et menait chaque jour une vie brillante. Un pauvre, nommé Lazare était couché à sa porte; il était si misérable, tellement dénué de tout tellement abandonné et si affaibli par la maladie qu’il ne pouvait rien pour améliorer son propre sort; Il n’avait même pus la force de chasser les chiens qui venaient lécher ses ulcères. A la porte de l‘abondance, il venait seulement se nourrir des miettes avec lesquelles en ce temps, là, les riches s’essuyaient les doigts en guise de serviettes, de table. Ce seul détail est, donné pour mettre en évidence les usages de cette vie d’homme fortuné. C’est là un signe bien caractéristique de son indifférence, pour les souffrances humaines. C’était sa façon à lui de « passer outre ». (Comparer avec Luc 10 : 31). Ce qui le condamnait ce n’est pas seulement d’avoir négligé Lazare lui-même, mais c’est parce que cette attitude était le reflet d’un état d’esprit coupable.

La présence de Lazare à sa porte était sans doute la dernière chance de se racheter, un dernier avertissement: son indifférence fit déborder la coupe.

2. CONTRASTE DANS LA MORT (Luc 16-22)

L’inflexible moissonneuse survint et d’un coup de sa sinistre faux enleva de la terre tout à la fois leur gloire et leur misère. Ainsi vont les ombres flottantes des choses terrestres: « Le pauvre mourut... le riche mourut aussi et il fut enseveli. » (16-22). On ne parle nullement de l‘ensevelissement du malheureux mendiant. On a dû se débarrasser bien vite de son corps dans le « champs du potier » de l’époque.
Quant au riche il eut de magnifiques funérailles. Un grand nombre de « pleureuses »suivit le corps qui dût être - déposé dans un tombeau aussi massif qu’un temple, tombeau qui coûtait peut-être aussi cher que certains palais. Un scribe renommé fit sans doute du défunt un superbe é loge et se plut à le montrer sans tache, recueilli au sein d’Abraham (terme utilisé par les Juifs pour désigner le paradis). Mais qu’en était-il ? (Voyez Matthieu 3 : 9 et, Jean 8-39). Quelle duperie que ces funérailles ! La seule gloire que reçut ce riche en mourant fut celle que peut recevoir un morceau d’argile friable, tandis que son âme, la seule partie réelle de son être, était transportée en raison d’une loi divine, inaltérable, dans un lieu de honte et de châtiment.
Par ailleurs, Lazare, qui sur la terre n’avait eu aucun ami, « fut porté par les anges dans le sein d’Abraham.»
Et cela indique que par son caractère, ses qualités, il était fils d’Abraham.
Le texte original emploie pour « Séjour des morts » le mot « Hadés » qui correspond au mot « Shéol ». On désignait par là le lieu de rassemblement des esprits des morts.
Avant l’ascension de Christ, les bons et les coupables allaient dans le Shéol qui comprenait deux endroits bien distincts; c’est dans le second que se retrouve le riche de l’histoire c’est à dire au séjour des morts proprement dit.
Le « séjour des morts » et le « sein d’Abraham » ne désignent d’ailleurs que des séjours provisoires et non un terme. Le. paradis actuel n’est qu’un lieu d’attente pour les justes avant la gloire finale et le Hadès est aussi un endroit où les méchants attendent le jugement qui les enverra dans l‘enfer final : le lac de feu.
Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi Dieu permet parfois que des croyante souffrent d’une terrible pauvreté mais nous devons savoir que Dieu offre dans l’éternité une compensation aux., inégalités et aux tristesses.

3. CONTRASTE DANS L’ETERNITE (Lue 16 23-31)

Dans une parabole précédente, Jésus a montré que bien que l‘argent soit souvent utilisé dans des buts égoïstes ou mauvais, il n’est cependant pas un mal en lui-même. Il

   

peut au surplus être utilisé à la Gloire de Dieu. Mais le mauvais riche donne l’exemple d’un homme qui négligea d’utiliser son argent pour la gloire du Seigneur et pour porter secours à, ses semblables. Le juste décret de Dieu l’envoya dans l‘endroit préparé pour recevoir ceux qui ont vécu pour eux-mêmes et pour le présent au lieu de vivre pour Dieu et pour l’éternité. Le riche étant ici la figure centrale de l’histoire, remarquons

1) LE PECHE DE CET HOMME RICHE
Ce n’est pas parce qu’il était riche que cette homme alla « au, séjour des morts » et ce n’est pas parce que Lazare é tait pauvre que Dieu eut pitié de lui. Nous savons par expérience que des riches se sont montré des chrétiens sanctifiés alors que des pauvres donnaient l‘exemple opposé. Mais une étude approfondie de ce texte nous montrera que le riche de la parabole était coupable d’un péché qui avait ses racines au plus profond de sa vie intérieure. Il était, inhumain et manquait de compassion. Il n’est pas spécifié que, cet homme se montrait injurieux ou brutal. Mais le récit prouve qu’il vivait exclusivement pour lui-même et qu’il était devenu si insensible aux besoins des autres que toute sympathie, toute compassion étaient disparues de son coeur. En cela il était exceptionnellement indifférent car le sentiment de pitié est profondément gravé dans la nature humaine. L’amour et le culte de sa propre personne avaient étouffé en lui tout sentiment humain. C’est trop tard qu’il apprit que celui « qui aime sa vie la perdra. » (Jean 12 : 25). Allant plus loin, nous pourrons remarquer que son indifférence était contraire à la loi de Moïse et si ce fait n’est pas ouvertement spécifié. Il est sous-entendu dans les versets 28 et 29.
L’amour de Dieu, et de l’homme c’est l’esprit qui imprègne le code mosaïque et l‘inhumanité fait partie des péchés mortels qu’il condamne. Voir Matthieu 25 : 41-46; Luc 10, 30-37.
Allant plus loin encore, nous constaterons que son péché avait l’incrédulité pour origine. C’était vraisemblablement un sceptique qui raisonnait ainsi : « nous ne vivons que cette vie, tirons-en le meilleur parti possible; les maux de ce monde étant le seul enfer que nous connaissons, tâchons de les éviter le pus possible. Il découvrit son erreur trop tard et chercha à mettre ses frères en garde.

2) SA CULPABILITE SANS ‘EXCUSE.
Ce n’est que trop tard qu’il réalisa l’indigence de Lazare. Trop tard ! N’aurait-il pas pu s’en apercevoir quand il avait la possibilité de le secourir ? Il s’efforce d’atténuer les conséquences de sa faute de deux façons aussi inacceptables l’une que l’autre.

a) Il supplie que Lazare lui porte secours, Abraham lui fait remarquer que pour deux raisons il est impossible d’accepter favorablement sa requête. En effet, elle est en contradiction avec la justice (verset 25). Ce riche avait préféré faire son paradis avec les choses de ce monde; il devait maintenant supporter les conséquences de son choix. Lazare accablé par les maux de sa vie terrestre avait mis toute sa confiance en Dieu et jouissait maintenant du fruit de sa foi et de sa fidélité. De plus il é tait impossible d’accéder à sa demande car les hommes pendant leur vie terrestre se forgent leur destinée (verset 26). La mort met fin à leur passage sur la terre et aux occasions qu’ils peuvent saisir et chacun alors va vers le lieu qu’il s’est lui-même préparé par son caractère et sa conduite. Il y a donc après la mort deux classes d’êtres et l’abîme qui les sépare est aussi large que peut l’être la différence entre Dieu et le Démon, entre le bien et le mal.

b) Il demande que Lazare soit envoyé vers ses frères. Et cela semble indiquer une repentance.
Il veut par là présenter sa justification personnelle en ayant l’air de déclarer « si j’avais été prévenu, j’aurais pu échapper à ce châtiment ». La réponse d’Abraham est nette : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu’il Les écoutent. » Les é critures, donnent aux hommes suffisamment de lumières et de moyens de salut pour qu’ils puissent éviter l‘enfer, « Mais si quelqu’un des morts va vers eut, ils se repentiront » argue le damné. La réponse d’Abraham renferme une vérité aussi valable maintenant qu’à l’époque de Christ : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » Si un homme veut vivre dans la droiture, les miracles fortifieront sa foi et renforceront sa détermination, par contre, si son coeur n’est pas droit et s’il est contre Dieu, il trouvera le moyen de détourner la réalité et la portée du miracle.