Notre étude
concerne deux hommes qui se sont montrés
indignes de la loyauté de Jésus. Judas qui
le trahit et
Pierre qui le renia. Le premier agit avec préméditation
et le
second sous l’effet d’une crainte soudaine,
geste impulsif
vite regretté. Le coeur de Judas s’était
totalement éloigné
du Seigneur, son péché, était l‘apostasie.
Le coeur de
Pierre était droit, c’est par une faiblesse
de caractère qu’il
eut une défaillance momentanée. La trahison
de Judas le
rendit définitivement apostat; la chute passagère
de Pierre
le fit sortir de sa faiblesse et le conduisit. plus près
du
Seigneur.
1. JUDAS TRAHIT CHRIST (Luc 22 : 47-53)
LE BAISER DE LA TRAHISON
Après la prière de Jésus à Gethsemané,
une compagnie
de soldats et la police du temple accompagnée des
sacrificateurs firent, irruption dans le jardin. Ils étaient
conduits par Judas. Cet incident ne fit qu’accroître
la paix
intérieure de Jésus. Son âme avait été secouée
quand il
avait dû, lutter contre la tentation dans le jardin
mais
maintenant, il : pouvait affronter. L’épreuve
avec calme. Il
est probable que Judas avait prétendu ne pas appartenir
au groupe des disciples et c’est pourquoi il surgit
des
derniers rangs pour aller devant, exactement comme s’il
avait l’air de sympathiser pour la première
fois avec le
Maître en lui donnant un baiser Jésus répondit à son
geste
avec dignité et avec une patience empreinte de pitié
«
Judas, c’est par un baiser que tu livres le fils
de
l’Homme. Remarquez comme chaque mot accuse judas
et
le noircit. « livres » cette expression montre
son intention
criminelle et sa trahison « Le fils de l’homme »;
ces mots
ajoutés aux précédents mettent son
ingratitude en relief
«
par un baiser », exclamation qui marque l’hypocrisie
du
traître.
LA RESISTANCE DES DISCIPLES
«
Seigneur, frapperons-nous de l’épée
? » cria Pierre. Et il
répondit, à sa propre question, il était
bien plus apte à
manier le filet que l’épée ainsi frappe-t-il
ai
maladroitement qu’il manque la tête du serviteur
du
souverain sacrificateur et lui emporte seulement l’oreille.
Quand l’Eglise se mêle de prendre l’épée
elle montre bien
vite son incapacité à s’en servir et
ne frappe, pas le
coupable. L’histoire de l’inquisition en est
une preuve
puisque de véritables chrétiens furent mis à mort
sous la
fausse accusation d’êtres hérétiques.
Mais Jésus se tenait
entre les farouches soldats et Pierre; il guérit
l’oreille
blessée et par ce geste d’apaisement évita
aux disciples
les rudes conséquences du geste impulsif de Pierre.
Bien souvent Christ a dû réparer les torts
causés par les
disciples enthousiastes mais égarés afin
que la Puissance
et sa grâce dominent sur leurs bévues.
LE REPROCHE - DU SEIGNEUR (V. 52-53)
S’adressant aux chefs, Christ affirma son Innocence,
dénonça leur lâcheté, dévoila
le véritable caractère de
leurs actes : « c’est ici votre heure et la
puissance des
ténèbres » V. 53. Leurs actions étaient
inspirées par les
puissances infernales. Toutefois le plan de Dieu n’est
pas
détruit .pour cela car ce n’est pas pour une « une
heur »
pour un temps, qu’est laissée libre la puissance
des ténèbres.
La victoire des ténèbres fut en effet de
courte durée et
amena l’éternel triomphe de la Lumière.
Quand l‘Eglise est
aux prises avec la rage de ses persécuteurs, elle
doit
savoir que c’est leur heure et celle de la puissance
des
Ténèbres. Mais le pouvoir du Diable est limité,
il ne peut
attenter à la vie profonde de l’église
(Apocalypse 2 :10) et
sa rage cessera bientôt.
2. PIERRE RENIE SON SEIGNEUR (Luc 22 54-62)
«
Pierre suivait de loin. » Il avait raison de « suivre. »
Jésus; son désir était juste, il,
voulait être près du Maître.
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Mais,
comme la suite le montrera, il suivait de trop loin
tout en étant cependant en tète des autres
disciples.
POURQUOI
CE DISCIPLE SUIt-IL LA DISTANCE?
Il compta trop sur ces propres forces.
«
Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Matthieu
26-35). C’est avec la plus parfaite bonne foi que Pierre avait fait cette
déclaration et il était sûr d’avoir assez de courage
pour tenir son serment. MAIS, il crut davantage en ses qualités qu’à l’avertissement
du Seigneur. Quand nous plaçons notre confiance dans la force, la force
devient notre faiblesse. Quand Paul déclarait « quand je suis faible,
c’est alors que je suis fort » (2 Cor. 12 : 10), il savait par expérience
que le contraire é tait également vrai. Jésus avait averti
Pierre de sa faiblesse
et lui avait dit de prier de crainte qu’il
ne tombe
en tentation. Mais Pierre s’étant endormi
pendant que le
Maître priait et quand l’épreuve arriva,
il faiblit. Seule, la
prière est le moyen de nous laisser en contact
avec Dieu.
Le disciple qui ne priera pas sera bientôt un disciple
qui
suivra de loin.
CONSEQUENCES DE CETTE ATTITUDE
1° parce que Pierre suivait à distance, il
entra en contact
avec les ennemis de Christ.
«
Ils allumèrent du feu au milieu de ta cour et
ils s’assirent.
Pierre s’assit parmi eux. »(22:55).
Pierre
se mêlait sans
nécessité aux ennemis de son Maître;
il aurait bien dû
penser qu’en une telle compagnie il entendrait
calomnier le
nom de Jésus. Peut-être est-il parfois bon
que le croyant
pénètre sur le terrain de l’ennemi
mais il n’ira sans danger
que s’il agit selon la volonté de Dieu.
Mais quand Pierre se
chauffait au feu des ennemis de Jésus il perdait
tout
contact avec Christ et c’est pourquoi Il succomba
sous le
poids de l’ambiance.
2° Sa foi diminua. Matthieu nous dit que Pierre « s’assit
avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. » (Matt.
26-57) Et c’est seulement quelques mois plus tôt
qu’il
déclarait : « Tu es le Christ, le fils du
Dieu vivant. »
il semblait penser maintenant que les portes de l’Enfer
avaient prévalu contre son Maître. Quand
nous suivons le
Christ de loin notre résistance spirituelle diminue,
nous ne
sommes pas loin de succomber à la pression de
l’incroyance et du matérialisme qui régent
sur notre
monde.
3° La perte de sa foi fut suivie d’une perte
de courage.
Quand une servante le soupçonna d’avoir
des attaches.
avec Jésus puis quand les autres le questionnèrent,
Pierre
perdit contenance et avec serment renia Jésus.
Il ne
semble pas cependant, que Pierre ait couru un danger
Immédiat. En réalité, s’il
s’était dressé de toute sa hauteur
et avait déclaré « Madame, je suis
un disciple de Jésus de
Nazareth et je suis fier de le reconnaître comme
le
Messie », elle aurait sans doute murmuré une
excuse et
s’en serait allée. Mais Pierre manqua de
cran, il suivait le
Maître de trop loin.
COMMENT PIERRE SE RACHETE
Après le troisième reniement, le coq chanta. « Et
le
Seigneur s’étant retourné regarda
Pierre ». Pierre sortit et
pleura amèrement. Une repentance sincère
efface
instantanément la distance qui éloigne
un disciple de
Jésus. Un écrivain chrétien a déclaré « Pierre
eut une
chute terrible, mais sa repentance le releva d’une
façon
touchante un simple regard de Christ fit jaillir ses
larmes. Il
savait que la repentance était la clef du royaume
de grâce.
Sa foi avait un jour été si grande qu’il
avait sauté sur la
mer pour aller vers Jésus maintenant c’est
dans une mer
de larmes qu’il sautait et cela parce qu’il
s’était éloigné de
Christ. »
Ce fut l’affectueux regard de Jésus qui
rendit Pierre
conscient de son péché et qui l’amena
vers la repentance.
Mettons nos actions, nos plans, nos projets sous les
yeux
de Jésus et voyons ce qu’il en reste. Ce
qui est mauvais
en eux disparaîtra et nous serons alors beaucoup
plus à
l’aise pour agir.
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