Sur
le douloureux chemin de Golgotha Jésus marchait
«
suivi d’une grande multitude de peuple et de femmes
qui se frappaient la poitrine et se lamentaient Sur lui. »
Elles se désolaient parce qu’elles pensaient
qu’il était
victime des circonstances et que tout échappait
au
contrôle de sa volonté. Mais Jésus
leur dit « filles de
Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez
sur vous
et sur vos enfants. » il appréciait la sympathie
de ces
braves femmes mais il savait que c’étaient
elles qu’il fallait
plaindre à cause du jugement qui allait tomber sur
leur
nation.
En réalité dans la douloureuse épreuve
de la crucifixion,
Jésus a la victoire sur les circonstances.. Voyez-le,
cloué
sur la croix en d’horribles souffrances et entouré de
la
haine de ses ennemis; regardez ensuite comment son
amour, sa grâce, sa foi les dominent tous.
1. SUR LA CROIX, JESUS INTERCEDE
«
Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils
font. »
Ch. 23, V 34. Que révèle cette prière
au sujet de Jésus ?
SA FOI :
La propre nation de Christ s’était
tournée contre
lui; son Eglise l’avait rejeté ses disciples
l’avaient
abandonné, le premier d’entre eux l’avait
même renié. Et
maintenant il devait souffrir l’agonie du châtiment
réservé
aux pires des malfaiteurs. Malgré tout cela sa foi
en Dieu
n’est pas ébranlé car il dit « Père ».
Les enfants de Dieu
doivent apprendre par là à ne jamais désespérer.
Tout
peut être sombre, tout peut sembler aller de mal
en pis, les
forces du mal peuvent avoir l’air de triompher...
Dieu est
toujours vivant et dans tous les cas il fera jaillir ta
lumière
des ténèbres aussi sûrement qu’Il
fit sortir Jésus du
tombeau.
SON AMOUR :
Les gens injuriés ou maltraités
mettent
toutes les bonnes raisons de leur côté ou
ne considèrent
que leur propre cas; ils ont tendance à ne voir
que les faits
qui noircissent la conduite de leurs adversaires. Mais
au
paroxysme de son agonie. Jésus cherche des excuses à
la conduite de ses tortionnaires. Et si telle était
l’attitude de
Celui qui était sans péché, celle
des pécheurs doit être
bien plus indulgente encore. Comme tout irait mieux Si
nous savions être sévères dans nos
jugements contre
nous mêmes et doux pour les autres Il est certes
facile de
se montrer tolérant envers soi-même mais c’est
une
attitude dangereuse; il est parfois dur d’être
indulgent
envers autrui mais c’est une conduite sage.
2. SUR LA CROIX, JESUS EST HUMILIE
LES VOLEURS :
« Ils Le crucifièrent là,
ainsi que les deux
malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche. » Entre
deux
voleurs comme pour accroître publiquement sa honte
et sa
dégradation ! Mais en plaçant ainsi l’ami
des pécheurs ils
ne faisaient que le mettre où il aimait se trouver.
N’avait-il
pas vécu au milieu des pécheurs ? Il était
sûrement
heureux de mourir parmi eux et pour eux. Ces trois croix
illustrent le Sacrifice de Jésus pour l‘humanité.
L’innocent
mourait pour !e péché; le voleur repentant « mourait
au
péché », le voleur endurci mourait
dans le péché.
LE
PARTAGE DES VETEMENTS « ils se partagèrent
ses
vêtements en tirant au sort. » Il était
d’usage d’abandonner
aux bourreaux les vêtements d’un condamné.
La tunique
du Seigneur étant d’une seule pièce,
ils jouèrent pour savoir
qui l’aurait.
LES SARCASMES :
Les souffrances physiques de Christ
furent doublées de souffrances morales causées.
par les
terribles sarcasmes que la foule lui lançait.
Le peuple, les chefs, les soldats romains se raillaient
de la
faiblesse de celui que l’inscription proclamait
le Roi des
Juifs. Les magistrats se moquaient de Jésus et
criaient: «
Il a sauvé les autres ; qu’il se sauve lui;
même s’il est le
Christ, l’élu de Dieu. Conducteurs aveugles
! N’avez-vous
donc pas compris que le Messie n’aurait pu sauver
les
autres s’il s’était sauvé lui-même
? Auriez-vous donc
oublier ces paroles du prophète
«
Mais il était blessé pour nos péchés,
brisé pour nos
iniquités. » (Esaïe 53 : 5).
L’INSCRIPTION : « celui-ci est le roi des
juifs. » (V.
38),
C’était plutôt là une proclamation
qu’une accusation et les
juifs s’en plaignaient. (Jean 19 : 21-22). Pilate
avait mis
cette inscription comme pour dire aux Juifs : « Voici
le Roi
que vous méritez. »Ainsi jusque dans la
mort, Christ était
proclamé roi. Et il est certain que c’est
la croix qui a élevé
au trône de Dieu et dans le coeur de millions d’êtres
humains.
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3. LES SIGNES QUI ACCOMPAGNENT LA CROIX
«
Il y eut des ténèbres sur toute la terre. » C’était
un
miracle, un témoignage divin qui prouvait qu’il
ne s’agissait
pas d’une mort ordinaire. C’était
un voile destiné à
dissimuler les dernières souffrances de Christ,
aux regarde
profanes. C’était aussi la mise en évidence
que la Lumière
du Monde était temporairement éclipsée
par la
méchanceté des hommes.
«
Et le voile du temps se déchira par le milieu. » Ce
miracle
avait une double signification
1. Il annonçait la destruction du sanctuaire et
le départ de
Dieu de ce temple dont l’utilité ne s‘imposait
plus et dont
les fidèles avaient rejeté son divin Fils.
2. Il signifiait aussi que les cérémonies
par le moyen
desquelles, sous l’ancienne alliance, les adorateurs
pouvaient entrer en communication avec Dieu, étaient
supprimées. L’humble croyant allait pouvoir
s’approcher
librement de Dieu (Hébreux 10 : 19-22).
4. LA GRACE VIENT DE LA. PAIX
Sur la croix, Jésus s’occupait encore « des
affaires de son
père ». Quand l’un des voleurs se
repentit, il distingua la
Divinité, dans cet innocent qui agonisait et formula
cette
prière : « Souviens-toi de moi, quand tu
viendras dans ton
règne », il reçut une réponse
et sa foi fut récompensée.
Jésus lui répondit : « Je te le dis,
en vérité, aujourd’hui, tu
seras avec moi dans le Paradis. » Ainsi jusque
sur
l’instrument de supplice, en pleine agonie. Une
conversation prouve le pouvoir qua Jésus de transformer
le pire des pécheurs. Ce ne sont pas les lois
ni les
systèmes de répression qui peuvent transformer
un
criminel; mais Dieu le peut. Christ dans sa faiblesse,
eut le
pouvoir de sauver un voleur repentant. Voir les versets
47,
48. Pour quelques-uns de nos contemporains, Christ
crucifié peut apparaître comme la « faiblesse
de Dieu »
(1 Cor. 1 : 25), mais sa croix peut changer les pécheurs
en
Saints.
5. LA PRIERE FAITE SUR LA CROIX.
«
Père, je remets mon esprit entre tes mains. » (V.
46).
Ces paroles, prises dans le psaume 31, étaient
prononcées à l’époque de Jésus
dans la prière dix soir.
Jésus qui les avait sans doute récitées
dans son enfance,
en faisait sa dernière prière avant de
mourir. Nous
pouvons tirer trois leçons de cette prière.
1. Christ a terminé sa vie terrestre par une prière.
La prière
est recommandée en tout temps; elle est particulièrement
nécessaire avant de mourir.
2. Christ est entré dans la vallée de la
mort avec un verset
des Ecritures sur les lèvres. Pour ce solennel
changement
de vie aucun langage n’est comparable à celui
de la Bible.
3. Le corps de Christ fut pour un temps entre les mains
de
ses ennemis mais son esprit était libre et il
pouvait le
remettre à Dieu.
Ses bourreaux pouvaient ruiner
son
corps; ils ne pouvaient rien sur son esprit. « Ne
craignez
pas ceux qui tue le corps. » (Mat. 10-28), avait-il
dit un
jour à ses disciples. Qu’importe ce que
les gens peuvent
nous faire de mal si nous tenons toujours notre esprit
libre
et net aux yeux de Dieu.
Les plus beaux textes de la Bible,
illustrés et accessibles à tous.
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