Si
la vie de Christ s’était vraiment terminée
avec la
crucifixion, tout aurait été fini en même-
temps : ses
enseignements, ses promesses, ses prophéties, le
mouvement spirituel qui avait commencé avec de si
brillants espoirs. Mais rien de tout cela ne disparut,
au
contraire tout subsiste après plus de mille neuf
cents ans.
Toutes
ces choses ont survécu parce qu’il
vit. Ce furent la
tombe vide et Christ ressuscité qui convainquirent
les
disciples. Ce furent un groupe de femmes, disciples du
Seigneur qui firent d’abord cette heureuse découverte.
1. LES FEMMES
LE MOMENT « Le premier jour de la semaine, elles
se
rendirent au sépulcre de grand matin » C’est
avant l’aube
le dimanche matin que ces, femmes se rendirent au
tombeau elles y arrivèrent quelques instante après
la
résurrection de Christ.
LEUR BUT: «Elles se rendirent au sépulcre
portant les
aromates qu’elles avaient préparées. » Elles
s’étaient
rendues au sépulcre pour embaumer le corps de
Jésus
qui
avait été hâtivement enveloppé d’un
linceul et déposé
dans un tombeau taillé dans le roc; Les Juifs
avaient coutume de placer des aromates et des parfums à
l’intérieur du linceul qui enveloppait un
corps. Le but de
leur visite au tombeau prouve clairement qu’elles
ne
s’attendaient nullement à ce que Jésus
ressuscitât. Mais le
désespoir et leurs bonnes pensées font
briller d’un plus vif
é
clat leur amour et leur loyauté. La mort avait
détruit
leur
espoir mais elle n’avait pas pu ternir leur amour
pour lui; la
nation était contre Jésus mais c’était
pour elles une raison
de plus de lui rendre le dernier service que leur dictait
leur
coeur.
LA DECOUVERTE : « Elles trouvèrent que la
pierre avait
é
té roulée de devant le sépulcre. » Peu
avant d’arriver au
tombeau elles se disaient entre elles : « Qui nous
roulera
la pierre loin de l’entrée ? » (Marc-
16 : 3). Elles étaient là
quand on avait fermé le tombeau de cet énorme
quartier
de roc et elles savaient qu’il fallait plusieurs
hommes pour
le déplacer.
Comme c’est souvent le cas quand on se figure que
les
obstacles empêchent d’arriver Christ, elles
trouvèrent la
pierre roulée; un ange l’avait déplacée
(Mat. 28 : 2). Ce
n’est par pour laisser sortir Christ que cet ange
avait
ouvert le tombeau (Christ l’avait déjà quitté avec
un corps
glorifié capable de franchir toutes les barrières)
; mais
c’était pour permettre d’entrer aux
premiers témoins de la
résurrection. « Etant entrés, elles
ne trouvèrent pas le
corps du Seigneur Jésus… elles ne savaient
que penser
de cela »(Chap. 24, V. 3).
2. LES ANGES
Pendant que Marie de Magdala courait vers la ville
(Jean 20 : 2) ses compagnes entrèrent timidement
dans le
sépulcre et « voici, deux hommes leur apparurent, »
(Luc 24 : 4). Ils étaient « en habits resplendissants. »
UNE QUESTION : « Saisies de frayeur elles baissèrent
le
visage contre terre ; mais ils leur dirent Pourquoi
cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? ».
Ces
anges semblaient dire, vous êtes étonnés
de ne pas le
trouver ici ? il serait plutôt. étonnant
qu’il
y soit ! Rappelezvous
qu’il vous a dit qu’il était le fils
de Dieu, qu’il venait de
Dieu et qu’il retournerait à Dieu. Il est
bien déraisonnable
de votre part de vous attendre à le trouver là ou
on met les
morts ! Bien des gens peuvent commettre les mêmes
erreurs de nos jours; Ceux qui cherchent Jésus
au travers
des traditions et de vaines cérémonies
sont dans ce cas.
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UN
SOUVENIR : « Souvenez-vous de quelle manière
il VOUS a parlé lors qu’il était
encore en Gaulée, et qu’il disait il faut
que le fils de l’homme soit Livré entre
les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié,
et qu’il ressuscite le troisième jour.
Et elles se ressouvinrent des paroles de Jésus. » (Luc
24 : 6,7). Quand pour la première fois, Jésus
annonça sa mort prochaine et sa résurrection,
les disciples « retinrent cette parole, se demandant
entre eux ce que c’est que ressusciter des morts. » (Marc,
9-10). A cause de leur peu de dispositions à saisir
les choses spirituelles, ils ne supposèrent
pas que Jésus voulait vraiment dire ce que ses
paroles exprimaient. Les anges leur rappelaient maintenant
une promesse qui, si elle avait été tout
d’abord comprise aurait illuminé le tombeau
vide,, et résolu le mystère. Et aujourd’hui également
combien de bénédictions perdons-nous
parce que dans l’épreuve nous oublions
les promesses de Dieu.
3.
LES APOTRES
ILS DOUTENT DE LA NOUVELLE :A leur retour
du sépulcre,
elles annoncèrent toutes ces choses aux onze et à
tous. Les autres. »Lire versets 13-22. « Ils
tinrent ces
discours pour des rêveries et ne crurent pas ces
femmes. » (V. 11). Les apôtres et les autres
disciples
auraient. du s’attendre à la résurrection
mais en réalité,
c’était bien la dernière chose à laquelle
il pouvaient
penser.
Leur incrédulité était pourtant
sans excuses car le
témoignage des femmes s’appuyait sur les
faits suivants :
elles avaient constaté que le tombeau était
vide, elles
avaient entendu les anges, elles avaient vu et entendu
Jésus lui-même (Matthieu28 : 9). Mais cette
incrédulité est
le fondement même
de notre foi car nous constatons que les apôtres
n’auraient
pas cru et surtout pas prêché la résurrection
de Jésus
sans en être absolument certains; il leur en fallait
une
quand ils le virent de leurs propres yeux, preuve
incontestable. Ils eurent cette preuve quand ils le
touchèrent de leurs propres mains et l’entendirent
de leurs
propres oreilles.
ILS SE RENSEIGNENT : Deux des apôtres, l’affectueux
Jean et l’impulsif et énergique Pierre
se décidèrent à
chercher les renseignements qui appuieraient la
bouleversante nouvelle. Lire Jean 20 : 1-10. Jean étant
arrivé le premier au sépulcre, vit les
bandelettes qui étaient
à
terre. « Simon, Pierre qui le suivait, arriva et
entra dans
le sépulcre. il vit les bandes qui étaient
a terre… il s’en alla
chez lui dans l’étonnement de ce qui était
arrivé. » V. 12).
La vue du linceul soigneusement plié convainquit
Jean que
le corps de Christ n’avait pas été enlevé par
la violence car
ses ennemis n’auraient pas pris tant de soin, alors « il
vit
et il crut. ») (Jean 20 : 8).
Pourquoi donc s’exclament certains, le Christianisme
prétend-il être la seule vérité ?
D’autres religions.
n’ont-elles pas de grands chefs et des maîtres
fort
dignes ? Un chrétien et un Mahométan discutaient
un jour
des ,mérites de leur religion respective. Le second
demanda au premier en quoi le Christianisme pouvait être
supérieur à sa foi. Et le Chrétien
répondit : « Si à un
carrefour, vous hésitez entre plusieurs chemins,
consulteriez-
vous un cadavre ou un vivant? » La réponse était
bien
claire. La religion dont le fondateur est ressuscité des
morts et qui vit pour guider ses fidèles doit être
la vraie
religion.
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