Israël
peut bien être considéré comme un
peuple
miraculeux : Cette nation naquit d’une façon
miraculeuse,
son histoire est pleine de miracles et cette histoire se
terminera aussi d’une manière miraculeuse.
Dieu a
employé bien des facultés humaines dans le
développement de ce peuple élu et nous pouvons
affirmer
sans crainte d’erreur que Moïse a été l’instrument
principal
dans les mains de Dieu. Par son moyen, Dieu à
miraculeusement délivré Israël du joug égyptien;
par son
intermédiaire, Jéhovah s’est révélé à Israël
au Mont Sinaï;
sous la direction de Moïse, l’Eternel a miraculeusement
maintenu son peuple groupé jusqu’à la
frontière de la
Terre promise.
Nous verrons au cours de cette leçon,comment la
main de
Dieu fut sur Moïse des sa naissance.
1. UN ROI CRUEL.
Nous avons vu, dans les derniers chapitres de la Genèse,
comment Joseph fit venir sa famille dans les plus fertiles
plaines d’Egypte où elle s’accrut, devint
prospère et où sa
descendance fut nombreuse. Tout alla bien pendant la vie
de Joseph et sous le roi qui L’avait connu. Puis,
vint un
nouveau roi et ce fut un revirement de fortune pour le
peuple de Dieu. Ce puissant monarque au regard perçant
et à l’intelligence vive, discerna que l’accroissement
des
Hébreux et leur prospérité sans cesse
grandissante
devenaient une menace pour la sûreté politique
de
l‘Egypte; ils formaient une nation à part,
ils avaient leur
propre langue, leur religion et leurs coutumes particulières;
le roi pouvait craindre qu’en cas d’invasion,
ce peuple ne
fasse cause commune avec les ennemis.
Pharaon décida donc de supprimer les Hébreux.
Il imagina
qu’il les écraserait de deux façons, à la
fois dans l’esprit
puis dans les corps. Pour cela il les rendit esclaves,
puis il
ordonna d‘extermination de leurs enfants. Toutefois
les
deux méthodes échouèrent car « plus
on les accablait,
plus le peuple hébreux multipliait et s’accroissait. »
(Ex. 1-12). Et les sentiments d’humanité des
femmes
é
gyptiennes rendirent inefficaces les décrets royaux
concernant les garçons nouveau-nés.
On pourrait peut-être demander « Pourquoi Dieu
permit-il
que son peuple souffrit ? » Quand un Juif trouve
la
prospérité, il tend à abandonner sa
foi. Ainsi en Egypte,
beaucoup d’Hébreux se mettaient à vivre à la
manière des
Egyptiens. S’ils étaient demeurés libres,
toute séparation
entre les deux peuples se serait amenuisée et qu’en
serait-il advenu des promesses faite à Abraham ?
C’est la
persécution qui a laissé les Hébreux « a
part » et qui a
tourné leurs yeux vers la délivrance et vers
la terre
promise. Dans les vies privées, les souffrances
quand
elles sont convenablement supportées, peuvent devenir
un
moyen de bénédictions.
2. UNE MERE FIDELE ELLE AGIT PAR LA FOI
(EX. 2: 1-4)
Dans ces temps bien sombres, un Lévite nommé Amran
se maria avec Jokébed (Ex. 6-18). Et ce fut à l’ombre
du
tragique décret de Pharaon que naquit Moïse.
Nous
sommes amenés à croire que J’okébed
discerna quelque
chose de remarquable dans ce bébé (voir Exode
2 : 2;
Actes 7-20; Hébreux 11-23) quelque chose dans les
traits
de son fils lui parlait d’une grâce divine.
Une voix lui
soufflait intérieurement que cet enfant était
particulièrement cher au yeux de Dieu. Dans son
coeur
surgit le secret espoir que ce bébé grandirait
et, plus tard,
délivrerait ses compatriotes de la servitude. Telle était
la
foi de la mère de Moïse. Cette foi fut si grande
qu’elle lui
donna la force de braver le décret du roi et de
cacher son
enfant pendant trois mois. Et quand il ne lui fut plus
possible de le cacher elle le déposa dans une sorte
de
panier d’osier rendu imperméable et le laissa
flotter le long
d’une rive du Nil. Par la foi elle avait l’intuition
que Dieu
prendrait soin de son enfant si bien qu’en le confiant
au
fleuve, elle le confiât en réalité à Dieu.
PAR LAFOI, ELLE OBSERVE
«
La soeur de l’enfant (Marie Nombres 26-59), se tint à
quelques distance pour savoir ce qui lui arriverait. » Elle
se
tenait assez près de lui pour surveiller l’enfant;
elle en était
assez éloignée, pour ne pas se rendre suspecte.
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A
première vue elle était là, inactive,
et cependant elle jouait un rôle capital dans
le plan de Dieu en ce qui concernait la vie de Moise.
L’Eglise de Dieu a besoin de Chrétiens
qui veillent, comme elle a besoin de Chrétiens
qui travaillent; elle a autant besoin de ceux qui servent
dans le silence que de ceux qui servent publiquement
3. UNE PRINCESSE COMPATISSANTE.
(Exode 2 5-9)
L’ENFANT FAIT PITIE
La fille de Pharaon vint justement se baigner en cet
endroit ; elle vit le bébé ; le bébé se
mit à pleurer; le coeur
de la princesse fut touché. Justement, la soeur
de l’enfant
se trouvait la et put de ce fait indiquer une nourrice.
Il n’y a
là aucun hasard mais tout est arrivé par
la volonté, de
Dieu.
Si Dieu n’est pas mentionné ici par son
Nom, on peut
clairement discerner sa main puissante.
L’ENFANT EST ADOPTE
Marie, la soeur du bébé décida d’entrer
en scène. D’un ton
indifférent elle proposa :
«
veux-tu que j’aille te chercher une nourrice parmi
les
femmes des Hébreux, pour allaiter cet enfant ? » « Va »
lui répond la fille, de Pharaon, et Marie alla
chercher la
mère de Moïse ! La fille de Pharaon dit alors à cette
heureuse mère : « emporte cet enfant et
allaite le moi Je te
donnerai ton salaire. » mettez le mot « Dieu » dans
cette
dernière phrase, et vous aurez un message pour
toutes les
mamans. Elever un enfant, exige des soucis, du travail,
un
sacrifice, mais grande sera la récompense des
parents qui
é
lèvent, leurs enfants « en les instruisant
selon le
Seigneur. » (Ephésiens 6-4).
4. UN FUTUR CHEF (Ex. 2 : 10),
«
Quand il eut grandi, elle l’amena à la fille
de Pharaon, et
il fut pour elle comme un fils. » (2-10). Quelles
furent les
conséquences de l’entrée de Moïse
dans la famille de
Pharaon ?
1. Moïse reçut un premier enseignement de
sa propre
mère. Dès qu’il fut sevré il
fut conduit, au palais de
Pharaon mais il est plus que probable qu’il resta
assez
longtemps encore confié aux Soins de sa mère.
Ceci
revient à dire que pendant la partie de sa vie
ou l’influence
extérieure est la plus efficace, il reçut
de sa mère, la foi
dans le seul vrai Dieu.
Elle lui transmit sans aucun doute la promesse que Dieu
avait faite à Abraham. Isaac et Jacob; elle imprima à son
esprit l’assurance qu’il était hébreux,
membre, du propre
peuple de. Dieu. Et ceci explique bien pourquoi « Moïse,
devenu grand, refusa d’être appelé fils
de la fille de
Pharaon: (Hébreux 11-24(. Comparer avec exode
2-11,12.
2. En plus, Moïse reçut la meilleure instruction
qu’il était
possible d’avoir en son temps. Il suivit probablement
les
cours de la grande université nationale d’Héliopolis
qui
comprenait 10.000 étudiants; là il étudia
l’astronomie, les
“
mathématiques, les lois, les hiéroglyphes,
la grammaire,
la théologie et d’autres matières.
(Voir Actes 7-22)
L’historien juif, Josèphe (ne pas confondre
avec Joseph)
nous dit qu’il fut un illustre guerrier. Dieu ne
comptait pas
uniquement sur l’instruction de Moïse, mais
il s’en servit.
Quand Dieu appelle quelqu’un à son service,
il se sert de
ses talents ou de ses connaissances.
3. Finalement dans la protection que reçut Moïse
nous
voyons comment Dieu, dans sa toute puissance, retourne
les armes des méchants contre eux-mêmes.
En décrétant
la mort des enfants Juif, Pharaon cherchait à détruire
la
nation juive; c’est à cause de ce décret
même que fut
introduit dans son palais un enfant qui devait plus tard
briser la fierté du Roi et délivrer le
peuple hébreu de la
servitude. (Voir Psaumes 9-15).
Les frères de Joseph essayèrent de contrecarrer
la
réalisation de ses rêves en le vendant en
Egypte; en
agissant ainsi, ils facilitèrent la réalisation
de ces mêmes
rêves. Les sacrificateurs juifs pensèrent
détruire
l’enseignement de Jésus en Le crucifiant,
mais la Croix
accomplit les plans de Dieu et devint la gloire de Christ.
Les hommes peuvent essayer de combattre Dieu. Dieu
gagne toujours. « Si Dieu est avec nous, qui sera
contre
nous ?»
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