Si je regarde en moi, je ne vois que faiblesse,
Infirmité de corps, inconstance d’esprit.
La souffrance m’accable et l’angoisse m’oppresse ;
Sur mon cœur agité s’abattent les soucis.

La tâche est difficile et paraît impossible.
Personne autour de moi pour soutenir l’effort !
Le fardeau est si lourd, la lutte si pénible :
J’aspire au vrai repos dans le céleste port.

« Mon enfant, je suis là pour fortifier ton âme.
Crois-tu que mon amour veut décevoir ta foi ?
Laisse-moi te donner l’aide que tu réclames :
Ma grâce te suffit ; ma puissance est en toi.

Accepte de ma main le lot que je te donne :
Il est meilleur pour toi que tes meilleurs désirs.
C’est dans le brisement où le cœur s'abandonne
Que mon oeuvre d'amour peut vraiment s'accomplir

Ne compte plus sur rien, si ce n’est sur ma grâce :
Elle te suffira pour tout jusqu’à la fin,
Et lorsque, près de moi, tu viendras prendre place
Tu comprendras pourquoi j’ai formé ton destin. »