Passage Clé : 1 Samuel 30 : 1-3, 8-11, 15-18.

Il y a quelque chose de poignant, de douloureux parfois, dans les diverses circonstances parfois si dissemblables au milieu desquelles David s'est trouvé jeté, au cours de la période de sa vie que nous étudions ici. Sans qu'il se fût jamais révolté contre Dieu ni même contre Saül, David s'est trouvé souvent dans des situations qui ne lui ont pas fait honneur.

Tout homme a ses points faibles, et il n'est pas toujours facile à Dieu de nous faire apprendre la leçon d'une totale dépendance à Son égard.

Pour son compte, David ne comprit cette leçon que lorsque, pour s'arracher à l'emprise du roi Saül persécuteur, il eut vainement tenté de prendre personnellement en mains la direction des mesures destinées à assurer sa propre délivrance.

De quelle lamentable confiance en lui-même on le vit alors témoigner! Et son insuccès eut vite fait de le plonger dans le découragement le plus noir.

Par bonheur, David reconnut honnêtement sa défaite. Ce qui l'amena dès lors à se tourner résolument vers Dieu pour trouver la réponse et la délivrance attendues.

I. La fuite en avant- 1 Samuel 27 : 1.12

A. La foi de David usée par la crainte. (V. 1, 2, .)
Quels mots significatifs que ceux-ci : «David dit en lui-même... »! Les raisonnements et les déterminations qui suivent en découlent.

Graduellement, la foi et la force spirituelle de David ont été minées par les échecs et les déceptions. Découragé, l'ancien vainqueur de Goliath oublie ses délivrances passées et son cœur, privé de gouvernail, le conduit aux errements du désespoir.

Voir le contraste avec ses affirmations des psaumes 63: 7 et 57: 1.
Lire aussi dans 1 corinthien 10 : 12 et Ephésiens 6: 16, les remèdes que l'apôtre Paul prescrit pour prévenir ou guérir une telle « maladie ».

B. D'indignes façons d'agir. (V. 8, 10, 12.)
Voici David qui a rejoint les rangs des philistins : Pour assurer sa propre sécurité, le fils d'Isaï est passé au camp de l'ennemi! Une telle aberration est la triste conséquence d'un abandon des voies de l’Éternel.

C'est par une manœuvre trompeuse que David obtiendra d'Akisch la ville de Tsiklag, laissant croire à ce roi que les incursions faites seraient conduites contre le peuple de Juda. Dieu ne peut mettre Sa bénédiction sur un tel esprit de mensonge. Quels pauvres témoins sont les chrétiens qui ont déserté le lieu où Dieu les avait appelés à se tenir !

II. Un découragement accablant - 1 Samuel 30: 1.4

Le jour devait venir où les plans de David, si habilement établis, tourneraient à sa propre confusion. Les Philistins partirent en guerre contre Israël, et sans une miséricordieuse intervention de Dieu, David et ses hommes auraient été jetés malgré eux dans le conflit. Sur l'insistance de quelques princes, ils furent renvoyés à Tsiklag, où ils purent mesurer la folie de leur frauduleuse attitude: « la voie des perfides est rude », dit en effet le livre des Proverbes (13: 15).

Les Amalécites avaient envahi et détruit la ville, n'y laissant que des cendres ; les femmes et les enfants avaient été emmenés captifs. David était loin d'avoir à se féliciter des procédés astucieux qu'il avait imaginés. Avec le peuple, il ne lui restait plus qu'à pleurer, jusqu'à l'épuisement. Le sourire de Dieu n'est pas accordé à ceux qui, sciemment refusent de connaître et de faire la volonté du Très-Haut.

III. Une foi sous-jacente redresse la situation - 1 Samuel 30 : 6-8.

A. L'heure de la crise, pour David. (V. 6, 7.)
L'heure est atrocement sombre pour le fils d'Isaï: dans une situation troublante, sans issue, David se voit sur le point d'être lapidé par ceux là mêmes qui avaient fait de lui leur idole.

Combien le cœur naturel de l'homme est inconstant ! Assurément, David s'était mis dans une situation gravement répréhensible. Mais c'est précisément dans l'épreuve qu'apparaissent, dans toute leur grandeur, l'amour et la fidélité.

Aimer comme Christ a aimé; aimer dans la prière, devant Dieu, ceux de Ses serviteurs qui ont eu des faiblesses; aimer plutôt que critiquer ou blâmer: telle doit être la voie du Chrétien, celle que Dieu bénit, en donnant la victoire, en nous rendant « plus que vainqueurs ». (Cf. Romains 8 : 35-39.)

B. Son assurance restaurée. (V. 6c, 8.)
« Mais David reprit courage, en s'appuyant sur l’Éternel. » Revenu se placer sur le terrain de la foi, David s'enquit du conseil de Dieu auprès du sacrificateur Abiathar (v. 7). Que l'on soit dans l'adversité ou dans la prospérité, on a vite fait un faux-pas quand on a oublié la nécessité d'être guidé par Dieu.

En consultant Dieu, dans la foi, Il nous honore et nous Réponds en nous donnant Sa pleine assurance.

Lire Esaïe 30 : 21 : « Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin, marchez-y. » C'est ce que Dieu fit pour David, lui donnant, avec la certitude de la victoire, les moyens de l'obtenir. « Poursuis, car tu atteindras et tu délivreras. » 1 Samuel 30 : 8

IV. Retournement des circonstances de l'action - 1 Samuel 30 : 9.11, 15,18.

A. Une poursuite difficile (V. 9. 10.)
La foi et le courage de David furent contagieux. Fort de l'assurance qu'il avait reçue du Seigneur, il rallia ses hommes autour de lui et se mit à poursuivre les Amalécites. La route était difficile et la troupe fatiguée. Mais désormais, on envisageait les difficultés sous un autre angle. La foi s'était emparée des cœurs, et même si un tiers des soldats étaient physiquement inaptes à la traversée le tumultueux torrent de Besor, les autres n'en furent pas découragés mais continuèrent la poursuite avec une nette détermination.

B. Une providentielle découverte. (V. 11,15.)
Les Amalécites avaient trois jours d'avance sur David mais de façon toute providentielle, les troupes de David rencontrèrent un esclave égyptien, à moitié mort d'épuisement, qui avait été abandonné par ses maîtres amalécites.

David le fit traiter avec bonté. Cet homme apporta d'utiles informations à David, pour lui permettre de continuer sa poursuite.

C. Un ennemi surpris. (V. 16-18.)
Conduits par cet esclave égyptien, David et ses hommes furent rendus capables d'attaquer par surprise les Amalécites sans méfiance. Pour célébrer leur victoire, ceux-ci s'étaient gavés de nourriture et de boissons fortes, ce qui les mettait à la merci des troupes, cependant moins nombreuses, de David.

Non seulement les Amalécites furent battus, mais ils durent restituer tout ce qu'ils avaient emporté de Tsiklag. Victoire complète, par conséquent!

V. Un témoignage magnanime - 1 Samuel 30 : 26

Non seulement la foi et le courage renouvelés de David l'amenèrent à ordonner à ses hommes de rendre tout honneur à Dieu, mais ils lui firent se souvenir des amis qui l'avais jadis aidé quand il fuyait devant Saül. Assurément, ils avaient été dépités lorsque David s'était enfui chez les Philistins.

Pour se racheter de cet acte indigne, semble-t-il, non seulement David refuse de s'enrichir personnellement des dépouilles de l'adversaire, mais il pense à ses anciens amis pour leur témoigner sa reconnaissance - tardivement sans doute - pour leur bonté d'antan; cela en leur faisant participer à ce butin, preuve manifeste de la bonté de Dieu à son propre égard.

Ce témoignage devint effectif après la mort de Saül. Les gens de Juda reconnurent que la main de Dieu avait été sur David en le couronnant roi à Hébron immédiatement.