Passage Clé : Jean 12 :20-50

Les événements rapportés précédemment dans Jean 12 fournissent un excellent fond pour l’incident que nous allons examiner. Marie de Béthanie avait oint les pieds de Jésus; quand elle fut critiquée, Jésus rattacha son acte de dévotion à sa mort proche. Il y avait aussi eu l’entrée triomphale, avec le peuple qui accueillit Jésus comme son roi.

Jésus avait une grande popularité, et les Pharisiens, ennuyés, disaient : « Voici, le monde est allé après lui » (verset 19).

La visite des Grecs fut également une occasion inhabituelle. Une tradition ancienne dit que le groupe était une délégation qui offrait à Jésus la protection et le bon accueil dans leur pays. Si cela devait être vrai à un point ou l’autre, cela ne ferait que rendre plus significatifs les commentaires de Jésus au sujet de sa mort.

La Semence - Jean 12 :23-24

Mais Jésus pensait au Calvaire, et pas à s’échapper. « L’heure, est venue », dit-il, les aiguilles de l’horloge des âges de Dieu étaient arrivées à l’heure H. Dieu avait un programme pour son Fils. Le temps était « accompli », il devait aussi mourir comme Dieu l’avait arrangé.

Au premier abord, il semble étrange que Jésus parla de cela comme du temps où il serait glorifié, il savait certainement Gethsémané et le Calvaire étaient juste devant lui, mais « en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie» (Hébreux 12:2). Bien que la souffrance soit devant lui, Il savait que cela Le conduirait à la glorification.

Jésus ici révèle sa loi de la vie, se comparant à une semence qui tombe dans le sol et, par la mort, produit une abondante moisson. Il était nécessaire pour Jésus d’aller à la croix et de mourir. En le faisant, Il procurerait la vie aux autres.

Le Serviteur - Jean 12 :25, 26.

Jésus continua en appliquant cette vérité à ses disciples. C’est un principe étrange. La vie aimée sera perdue, tandis que la vie haïe sera retrouvée. Mais c’est un principe de base. La volonté de Dieu doit venir en premier, et si nous aimons notre vie plus que de faire cette volonté, nous la perdrons éternellement. D’un autre côté, si nous haïssons notre vie, en comparaison de notre amour pour Dieu et sa volonté, cette vie sera préservée.

Tout dans l’homme cherche la préservation de la vie. C’est un des instincts primaires avec lequel il est né. Mais l’Evangile de Christ demande que nous adoptions une philosophie de vie différente, — voir les choses comme Il les voit. Qu’en aurait-il été si Jésus avait essayé d’épargner sa vie ? Qu’en aurait-il été si « le grain de blé dont parle le Seigneur avait refusé de tomber dans le sol et de mourir ? Où serions-nous aujourd’hui ?

Et quelle glorieuse destinée attend ceux qui relèveront le défi que présente le Seigneur ! Nous serons pour toujours avec Lui. Et le Père Lui-même nous honorera.

Le Sauveur- Jean 12 :27-36

Il semble qu’au verset 27 Jésus nous laisse, pourrait-on dire, regarder dans son cœur pour voir exactement ce qu’il pense du calvaire. Quand Il s’écrie : « Et que dirai-je ? », pensait-Il à ce que les souffrances de Gethsémané et du Calvaire signifieraient pour Lui ? Il semble presque qu’il se posait Lui-même la question « Dirai-je Père, délivre-moi de cette heure ? ». Mais immédiatement notre merveilleux Maître dit : « Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure» et cela est suivi de l’appel au Père de glorifier Son nom.

Quand nous lisons ce passage, nous marchons sur un terrain saint. Le Père Lui-même répondit du ciel. Il tonne, dirent les gens, essayant comme ils le faisaient souvent, de trouver une explication naturelle. Mais c’était un dialogue divin. Par Sa mort, Jésus allait procurer la vie éternelle.