Je la considère comme un sujet excessivement pratique et très important, et j’ai l’impression qu’il produit autant de fruits, sinon plus de fruits que les autres sujets. C’est parce que cette parabole concerne l’oeuvre de Dieu dans nos vies.
 
Nous lirons dans l’Evangile de Matthieu chapitre 13, les versets 1 à 17. {#Mt 13:1-17}
 
Nous voyons ici que Jésus enseigne à de grandes multitudes; apparemment, elles suivaient le Seigneur; elles écoutaient ses nombreuses paroles, pourtant, Jésus était conscient d’un fait: Il savait qu’un grand nombre de ceux qui l’écoutaient ne comprenaient pas ce qu’il disait. Ils entendaient ses paroles mais ils ne les comprenaient pas! C’est pour cela que Jésus savait qu’un grand nombre des merveilleuses vérités qu’il enseignait étaient perdues pour la plupart de ceux qui l’écoutaient, de sorte qu’elles ne produisaient aucun fruit.
 
Cela est aussi vrai de nos jours, dans nos églises. Beaucoup de choses que les prédicateurs annoncent ne sont pas comprises par tous ceux qui les entendent. Ils entendent pourtant ce que nous disons, mais cela ne produit aucun fruit dans de nombreuses vies.
 
Pour notre étude, ayant reconnu ce fait, essayons d’imaginer un fermier (peut-être quelques-uns d’entre vous sont des travailleurs des champs).
 
Lorsque l’été arrive, le fermier ne va pas vers son champ pour y jeter immédiatement sa semence. Il doit d’abord préparer le sol, de façon qu’il puisse recevoir convenablement la semence, pour produire une récolte.
 
Il en est de même dans l’Eglise, il doit y avoir une préparation nécessaire du coeur des hommes, de sorte que la parole puisse produire du fruit.
 
Cette foule qui suivait Jésus semblait être remplie d’enthousiasme; elle avait entendu les paroles que Jésus avait prononcées, mais Il savait qu’elle n’avait pas reçu sa parole. Il savait, en fait, que beaucoup ne le pourraient pas. Il y a ici une chose importante à souligner; ce n’est pas suffisant que les hommes entendent les paroles, il doit y avoir aussi une réception de la parole annoncée, écoutée. Vous pouvez très bien entendre ce que je dis; vous pouvez même comprendre ce que je dis; vous pouvez même être d’accord, mais cela ne garantit pas que ce que je vous dis vous fasse du bien. La parole n’a pas seulement à être comprise, elle doit être reçue dans le coeur, et appliquée dans notre vie.
 
Jésus savait que cette foule n’agissait pas ainsi. Il savait qu’il y avait plusieurs raisons pour lesquelles tout ce qu’il disait n’était pas profitable. Aussi, Jésus décrira quatre sortes d’auditeurs.
 
Il parle de celui qui entend, dont le coeur est semblable à un chemin, et il dira que cette semence (la Parole) est tombée sur le chemin.
 
Il parlera aussi d’une autre catégorie d’auditeurs, qu’il rend semblable à des endroits pierreux.
 
Il savait que la semence ne pouvait pénétrer dans ce sol, qu’elle tomberait parmi les pierres et, de ce fait, ne produirait aucun fruit.
 
Puis, Jésus a discerné une autre catégorie de ceux qui entendaient, il l’a comparée à un sol qui produit des Epines. La semence de la parole tombe parmi ces épines, elle commence à croître, à se développer, mais les épines l’étouffent avant que la moisson ne soit arrivée. Ainsi, cette semence est perdue...
 
Enfin, Jésus parle d’une quatrième catégorie d’auditeurs, il l’a rendu semblable au bon sol qui produit des fruits.
 
Il en est de même aujourd’hui de ceux qui écoutent. Il y a des coeurs qui sont comme le bord du chemin, d’autres sont comme une terre pierreuse, il y en a qui ont des coeurs remplis d’épines, de mauvaises herbes. Il y a enfin, ceux dont le coeur est comme un bon sol.
 
Chacun d’entre nous est l’un de ces terrains. Lequel êtes-vous?—C’est à vous de le découvrir!
 
Avant d’aborder ce sujet (le bord du chemin) il est nécessaire de faire quelques remarques d’introduction.
 
Lisons toujours dans l’Evangile de Matthieu, chapitre 13, verset 12: {#Mt 13:12}
 
«Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, «mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a».
 
Voici un enseignement magnifique du Seigneur; bien sûr, tout son enseignement était merveilleux, mais ces paroles ont une application toute spéciale pour ceux qui entendent la Parole de Dieu.
 
Jésus dit: «A celui qui a, il sera donné, et à celui qui n’a pas, on ôtera ce qu’il semble avoir».
 
Voyez-vous là ce que Jésus veut dire?—Si celui qui écoute la Parole veut bénéficier de celle-ci, alors il doit apporter quelque chose. Si vous désirez recevoir quelque chose de la parole, il est nécessaire que vous apportiez quelque chose à cette réunion. Je ne veux pas dire qu’il fallait amener votre épouse (bien que nous soyons heureux de la recevoir!) Mais voici ce que vous devez apporter: un coeur prêt à recevoir cette Parole. Jésus dit en effet: «A celui qui a, il sera donné»—Si vous avez quelque chose, il vous sera donné quelque chose, mais si vous n’avez rien, alors Dieu prendra de vous ce que vous semblez avoir. C’est là l’enseignement de Jésus.
 
Qu’avons-nous apporté? Cela dépend, mais il devrait y avoir une condition de coeur appropriée—Il y a des personnes qui viennent à la réunion uniquement pour entendre ce que le prédicateur a à dire; d’autres ne viennent que par curiosité; leur coeur n’est pas disposé à être enseigné. Ils savent déjà tout! (Vous n’avez pas de tels gens en France, mais, nous, nous les avons en Amérique!) d’avance, ils sont en désaccord avec le prédicateur, bien qu’ils ne savent pas ce qu’il va dire! Ils ont le don de découvrir des fautes, ils ont le don de la critique, ils sont là pour déchirer et démonter ce qui va être dit. Peu importe ce que le prédicateur annoncera, leurs dons sont déjà en place...Vous n’avez pas de telles personnes, mais nous les avons!
 
Il est bien évident que ces gens-là ne peuvent absolument rien recevoir. A celui qui a il sera donné»
 
Jésus explique cette pensée dans la parabole. Lisons les versets 13 à 16 du même chapitre. {#Mt 13:13-16}
 
Dans ces versets, Jésus enseigne plusieurs choses. Nous n’en soulignerons qu’une. Il fait une distinction importante, entre ceux qui répondent à la vérité, et ceux qui n’y répondent pas. Il y a des personnes qui entendent, mais qui ne comprennent pas; elles entendent ce que dit le prédicateur, mais ils ne savent pas ce qu’il veut dire;  il y a à cela plusieurs raisons, mais nous n’avons le temps que d’en voir une, c’est parce qu’ils sont déjà montés contre la vérité. Il y a beaucoup de personnes qui préfèrent leur propre opinion à la vérité et ainsi, la vérité leur est cachée!
 
J’aimerais vous faire remarquer l’une des paroles les plus extraordinaires du Seigneur. Nous la découvrons dans Matthieu, chapitre 11, versets 25 et 26, {#Mt 11:25,26}
 
«Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.»
 
Avez-vous vu quelque chose dans ce passage?—Ecoutez attentivement ce que je vais dire. Voici ce qu’enseignait Jésus: Dieu retient la vérité volontairement à certaines personnes, il leur cache la vérité. C’est vrai! Il la leur cache pour qu’elles ne la découvrent point. N’est-ce pas là, en effet, ce que dit Jésus?
 
«Tu as caché ces choses...» et il dit plus que cela: O Père je te remercie».
 
Mon Père, je veux te remercier de ce que tu caches la vérité à certaines personnes; tu ne veux pas qu’elles la comprennent.
 
-Pourquoi?—Parce qu’elles ne veulent pas comprendre.
 
  Elles ne veulent pas répondre à la vérité. Alors, Dieu dit: «très bien! tu ne la verras pas la vérité!
 
Mais Jésus dit autre chose:
 
«et tu les as révélées aux enfants»
 
Permettez-moi de vous dire quelque chose, mes amis. Je ne suis pas aussi jeune que je le parais! Je ne vous dirai pas mon âge! Mais voici ce que j’aimerais vous dire: aussi longtemps que je vivrai, je veux demeurer un bébé. Dieu a révélé la vérité à des bébés, des enfants et ce sont eux qui reçoivent des révélations de la part de Dieu.
 
Il a révélé ces choses—qu’est-ce que cela veut dire: être révélé? C’est l’Esprit de Dieu qui illumine notre entendement, de sorte que nous puissions comprendre les choses de Dieu.
 
A qui Dieu cache-t-il la vérité? A ceux qui sont sages et intelligents, à ceux qui sont très habiles, à ceux qui sont intellectuellement intelligents. Il la cache à ceux qui «avaient» l’encyclopédie.
 
Mes amis, ne comprenez pas mal ce que je dis, autrement vous ne comprendriez pas. Je ne suis pas contre ceux qui veulent apprendre, je ne suis pas contre l’instruction. Nous avons besoin de docteurs dans la parole, nous avons besoin de docteurs ès-sciences, de réels docteurs; nous avons besoin d’ingénieurs, nous avons besoin d’hommes de connaissance, et d’intelligence, mais ceci est autre chose. Ecoutez-moi. Vous n’avez pas besoin d’être d’accord avec moi, mais est-ce ma faute si j’ai raison?
 
Vous ne trouverez pas la connaissance de Dieu dans des encyclopédies, vous ne trouverez pas Dieu dans votre bibliothèque. Ce n’est pas là que vous apprendrez à connaître Dieu. C’est dans ce livre-là que vous découvrirez Dieu (M. Beuttler fait voir sa bible) et sous l’inspiration du Saint-Esprit. Dieu cache la vérité à ceux qui veulent dépendre de la connaissance humaine, il «ramassera» un fermier dans son champ, qui n’est jamais allé dans une faculté de théologie, il lui révélera la parole et il l’enverra prêcher. Cet homme fera un travail pour Dieu et, au travers de son ministère, des personnes seront baptisées dans le Saint-Esprit, les malades seront guéris, les démons seront chassés, pendant que le théologien est assis dans son fauteuil et qu’il critique l’homme qui fait quelque chose pour Dieu! C’est vrai!
 
«Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et tu les as révélées à des enfants».
 
Voilà ce que voulait dire Jésus: révélées aux hommes, aux femmes qui ont un esprit d’enfant, un coeur simple, un esprit humble, qui sont conscients de leur dépendance de Dieu, qui ont un coeur qui soupire après Lui, à eux, Dieu dévoile et révèle sa Parole, pendant que les autres cherchent, cherchent...Ils oublient ceci: que le monde par sa sagesse n’a pas connu Dieu.
 
Ecoutez-moi, mes amis, il y a beaucoup de personnes qui sont tellement intelligentes à leurs propres yeux, qu’elles ne peuvent pas découvrir Dieu. Savez-vous pourquoi? L’homme ne pourra jamais trouves Dieu, vous ne pouvez pas le trouver. Il doit être révélé. Bien sûr, vous allez me citer un verset où il est dit: «Ceux qui me cherchent me trouvent».
 
C’est vrai! Mais permettez-moi de vous dire autre chose.
 
Vous ne pouvez pas trouver Dieu en le cherchant, et pourtant, en le cherchant, vous le trouverez! Cela semble une contradiction.
 
Aux Etats-Unis, un soir, j’ai fait une petite promenade avec ma fille. Elle aime se promener, avec moi, la nuit. Nous nous promenions donc sur un chemin où il faisait très noir. Soudain, j’ai fait un pas en arrière, loin d’elle. Je me suis caché derrière un arbre. Comme elle m’a appelé! Je pouvais la voir qui me cherchait; elle ne m’aurait jamais trouvé, et pourtant, elle m’a trouvé! Savez-vous comment? Je l’ai vue, elle venait, elle me cherchait par là, et ainsi, je suis allé dans cette direction et elle est venue vers moi «Oh! Je t’ai trouvé! Je t’ai trouvé!» Elle m’a trouvé, seulement parce que, moi, je me suis laissé trouver. Il en est de même avec Dieu. Par ses propres facultés naturelles, aucun être humain ne pourra découvrir Dieu. Il doit être révélé, et il se révèle à nous dans sa nature. Aussi longtemps que je vivrai, par la grâce de Dieu je veux être un bébé simple de coeur, afin de recevoir constamment, une révélation de Dieu.
 
Mais, maintenant, parlons ensemble de cette terre semblable à un chemin.
 
Ce passage me ramène toujours en Allemagne, lorsque j’étais un petit garçon.
 
Je me souviens d’un champ labouré et nous, garçons, il fallait pour aller à l’école, que nous fassions le tour de ce champ. Les garçons, vous le savez, n’aiment pas faire des détours! Aussi, marchions-nous au travers du champ. C’était un champ nouvellement labouré, et tous les jours nous avons marché au travers du champ, cela pendant des semaines, et au bout d’un certain temps, il y avait un chemin. Le fermier a jeté sa semence mais nous marchions encore sur le chemin; partout, elle germait, elle poussait, mais là où nous avions marché, rien ne poussait. C’est là l’image de celui qui entend sur le bord du chemin; nos coeurs peuvent être comme un champ nouvellement labouré; quelque chose se produit dans nos coeurs, les pieds de quelqu’un se promènent au travers de notre coeur...
 
Je vais vous expliquer cela.
 
Lorsque je serai parti au Japon, vous viendrez à l’église, à votre assemblée. Un jour, papa et maman viendront à la réunion. Ils auront avec eux leurs deux petites filles (je vous dis cela parce que, moi aussi, j’ai deux filles quoique bientôt je vais en perdre une qui va se marier). Supposons que vous soyez ce papa et cette maman. Vous écoutez donc le pasteur qui prêche. Après la réunion, vous retournez chez vous et vous commencez à manger—Alors l’épouse dira au papa: «Comment as-tu trouvé le sermon du prédicateur?»
 
-«Oh je ne l’ai pas aimé. Il prêchait beaucoup trop long temps, et il a dit quelque chose qui ne m’a pas plu! J’ai l’impression qu’il me visait, moi! Si c’était un homme, il viendrait me le dire en tête à tête!»
 
Les enfants sont assis, là, à table. Peut-être ne diront-ils rien...mais quelque chose se produit dans leur coeur; les pieds de quelqu’un marchent dessus...Alors maman parlera:—«Oui, tu as raison, et tu sais, je n’aime pas la robe que met sa femme, je trouve que cette robe a beaucoup trop de couleurs,—et le chapeau était beaucoup trop petit—et puis ses cheveux n’étaient pas coiffés tout à fait comme il aurait fallu!»
 
Les enfants ne disent rien...mais quelque chose s’accomplit en eux. Le dimanche suivant, ils reviennent à l’église; ils écoutent le même pasteur, ce soir là, ils rentreront à nouveau chez eux. L’un d’eux parlera:
 
-«Tu sais, maman, je n’ai pas aimé la prédication du pasteur».
 
Que s’est-il passé? Voilà ce qui s’est produit: les pieds de quelqu’un ont fait un chemin au travers du coeur de ces enfants, ils ne peuvent plus aimer le pasteur...Ils ont entendu tant de critiques à son égard! Ce qu’il dit ne pénètre plus dans leur coeur; cela repose sur la surface de leur coeur et ne produit aucun fruit.
 
Combien nous pouvons blesser le coeur de personnes, et ainsi, entraver la Parole de Dieu...Quelqu’un a rendu leur coeur dur, au travers des critiques, des paroles méchantes.Supposons qu’un évangéliste vienne dans votre église; quelqu’un dira: «J’attends cet évangéliste avec impatience afin qu’il visite notre église. Je l’ai entendu à Paris, et j’ai reçu de telles bénédictions par son intermédiaire! J’ai hâte qu’il arrive chez nous!»
 
Alors, quelqu’un d’autre parlera:
 
-Ah! tu ne peux pas attendre qu’il arrive? Moi, je préfèrerais qu’il ne vienne jamais ici. J’ai appris quelque chose sur son compte. Je vais te dire...(et il le dit)
 
-Est-ce vrai?
 
-Oh oui!
 
-Vraiment?
 
-Mais oui!
 
Et la moitié encore n’a pas été dite! Veux-tu savoir? Je vais, te le dire (et il le dit)
 
-Vraiment?
 
-Mais oui!
 
Maintenant, vous écoutez le prédicateur que vous aimiez autrefois, mais quelqu’un a marché au travers de votre coeur, et vous dites:
 
-Tu sais, tu avais raison, son message n’est pas aussi bien que je le pensais je n’ai rien reçu au travers de sa prédication, quelque chose n’est pas en règle dans sa vie...»
 
En effet, quelque chose n’est pas en règle, mais c’est dansvotre coeur; quelque chose s’est produit dans le sol de votre coeur..., Il est devenu un chemin. Le sol qui était autrefois tendre, ouvert et réceptif est devenu maintenant dur; il est fermé. La parole reste sur la surface, elle ne pénètre plus à l’intérieur, elle n’est pas reçue.
 
Il faut que je vous dise quelque chose, mes amis, peut-être cela vous paraîtra très dur, mais je n’ai pas l’intention de vous le dire d’une façon sévère!
 
Il y a des parents d’enfants qui se lèvent dans l’église et qui disent:
 
«Priez pour ma fille! Elle danse dans la ville, ce soir...»
 
«Priez pour monfils! C’est un ivrogne».
 
Eux-mêmes ont critiqué le Serviteur de Dieu si souvent, et si sévèrement que leur coeur s’est fermé à la Parole et que ce soir même, ils dansent ou ils boivent, parce que les parents, par leurs critiques contre le pasteur,—ont tracé un chemin dur au travers de leur coeur. Ils ne veulent plus rien savoir de la Parole de Dieu—et les parents disent à l’église:
 
-Aidez-nous à prier!
 
Alors qu’eux mêmes ont fait tout le mal!
 
Mes amis ajouterai ceci: Il y a des fils et des filles en enfer parce que leurs propres parents ont rendu leur coeur dur et impénétrable à l’évangile...Ceci est une terrible vérité! Nous pouvons faire des chemins au travers des coeurs, non seulement des hommes, mais des enfants également...
 
Et maintenant, la semence repose sur la surface...Voici ce que dit Jésus: «Satan vient immédiatement et enlève la semence». Satan est là qui veille afin de saisir la parole qui ne pénètre pas dans le coeur. C’est la raison pour laquelle certaines personnes ne peuvent rien recevoir de la prédication de la parole; leur coeur est devenu un chemin au travers auquel les pas d’autres personnes ont marché trop souvent, ou trop longtemps!
 
Y a-t-il un remède? Il y a un remède—dans certains cas—parfois, c’est trop tard. Je connais des jeunes gens qui sont devenus hostiles à l’Evangile à cause des propres paroles de leurs parents; je ne sais comment on pourra les toucher, maintenant. Mais s’il y a ici, ce soir, des personnes qui réalisent que leur coeur est endurci, je dirai le remède pour elles:
 
Nous allons lire dans le livre du prophète Osée, au chapitre 10 et au verset 12: {#Os 10:11}
 
Nous allons suivre la traduction anglaise; il est dit: «Brisez la terre dure, brisez les mottes».
 
Comment le fermier accomplit-il cela? Le fermier trouve un champ dur; il a un instrument (appelé la charrue) avec lequel il brise la terre. Il la retourne—Dieu a aussi une charrue!
 
Nous allons voir cela dans le livre des psaumes, au psaume 129 et aux versets 1 à 3. {#Ps 119:1-3}
 
Avez-vous remarqué le verset 3 tout particulièrement? «des laboureurs ont labouré mon dos»—«Ils y ont tracé de longs sillons» —
 
Là, la charrue de Dieu est très sévère. Il utilise la charrue de la souffrance. Si il y en a parmi vous qui ont un coeur endurci et qui désirent qu’il soit labouré, dites alors: «O Dieu laboure mon coeur!» C’est là une prière très difficile...Dieu veut se servir de la charrue de la souffrance, il veut permettre que quelque chose se produise dans votre vie, qui brisera votre esprit, qui fera couler les larmes de vos yeux, qui rendra votre coeur tendre. Dieu est prêt à répondre à une telle prière. Il sait comment briser ces coeurs.
 
Dans le chapitre 28 du livre du prophète Isaïe {#Esa 28}, Dieu est représenté comme un paysan et c’est un bon cultivateur. On le représente labourant la terre; la retournant sens dessus-dessous. Avez-vous quelques fois travaillé la terre? (Dans le temps passé, j’aidais mon grand-père). Après le labourage, d’autres travaux doivent être entrepris car il laisse de grosses mottes dures, qui doivent être brisées. Voilà comment nous aidions notre grand-père: nous prenions un instrument appelé: houe, et nous tapions sur les mottes de terre pour les briser. Ce travail Dieu vous aidera à le faire; il vous tournera sens dessus-dessous, et alors, on vous tapera sur la tête...Qui donc vous frappera? Votre frère, votre soeur dans le Seigneur, et ils seront excessivement heureux d’aider Dieu! Voilà ce qui se produit: Dieu vous laboure avec la charrue de la souffrance. Vous allez trouver un frère, (une soeur); vous dites: «Frère, je suis malheureux, mon coeur est si triste!»—Vous pensez qu’il va vous répondre: «Comme c’est dommage!» Savez-vous ce qu’il vous dira: «Eh bien! tu l’as mérité, c’est tout juste ce dont tu avais besoin!»
 
Qu’est-ce donc que ceci? C’est la houe!
 
Vous vous direz: «Je pensais avoir un peu de consolation et voilà qu’on me tape sur la tête!»
 
Dieu prépare le sol, vous l’avez demandé. Pourquoi vous plaignez-vous?
 
On faisait encore autre chose dans ce champ. Grand-père prenait un râteau, et il fallait râteler la terre. Le râteau a beaucoup de dents et Dieu a beaucoup de râteaux!
 
Douze enfants de Dieu se rassemblent...avec leurs langues...(Brou...) Savez-vous ce qui se produit:
 
-«Ah! Je suis heureux que cela lui soit arrivé!
 
-«Il y a longtemps que j’attendais cette épreuve pour lui!»
 
Vous entendez cela, c’est le râteau qui passe au-dessus de votre âme. Alors vous êtes en morceaux...vous êtes complètement brisé...et Dieu dit: «Alléluia! Ce champ qui était un chemin dur est devenu à nouveau cultivable et je peux maintenant l’ensemencer»
 
A ce moment, vous serez très heureux de recevoir la Parole de Dieu. Vous aurez tant entendu de la bouche des hommes, en ce qui vous concerne, que, maintenant, vous ne serez que trop heureux d’entendre quelque chose de la part de Dieu. Alors, vous dévorerez chaque parole, au lieu de vous asseoir tout près de la porte, au fond de la salle. Vous viendrez aussi près du prédicateur qu’il vous sera possible. Autrefois, lorsque vous étiez à l’église, toutes les deux minutes, vous regardiez votre montre et vous vous disiez: «Si seulement il s’arrêtait! Je voudrais aller à la maison, je suis fatigué!» Maintenant, vous dites: «Ah! Si seulement il parlait plus longtemps! J’ai tellement faim!»
 
Vous écoutez chaque parole, vous l’enfermez dans votre coeur et elle produira des fruits, pour certains, 30, pour certains, 60, et pour d’autres, 100. Le champ qui était autrefois un chemin est devenu un champ fertile.
 
Nous lirons dans Matthieu, au chapitre 13, les versets 5, 6, 20 et 21: {#Mt 13:5,6,20,21}
 
C’est ici la description de notre second sol. Pendant que nous parlerons ensemble de ce sujet, vous voudrez bien garder ceci dans votre pensée: cette parabole du Bon Semeur nous est aussi donnée dans les autres Evangiles, ceux de Marc et de Luc. J’en référerai aux versets de ces 3 Evangiles. D’autre part, j’ai dans mon bureau, à l’Ecole biblique où j’enseigne, 25 ou 26 traductions différentes de la Parole de Dieu et j’emprunterai ces diverses traductions. Il ne faut pas que celles-ci vous étonnent, je les trouve infiniment secourables et elles m’aident lorsque j’étudie la parole de Dieu.
 
Pour ceux qui seraient peut-être un peu étonnés, permettez-moi de donner un exemple:
 
Il y a quelques années, j’ai visité Amsterdam. J’ai visité là une grande usine, une manufacture de diamants; je voulais voir comment les diamants étaient polis. C’était quelque chose qui m’intéressait beaucoup. J’ai visité l’usine et on m’a montré de quelle façon les diamants étaient travaillés. Finalement, j’ai vu un superbe diamant (mais on ne me l’a pas donné! J’ai eu cependant la permission de le tenir dans ma main!) l’on m’a dit ceci: un diamant produit sa meilleure lumière, je veux dire son plus grand brillant lorsqu’il possède 52 facettes différentes. Pourquoi faut-il 52 facettes? Je ne puis vous le dire...mais c’est ce qui m’a été dit.
 
Vous pouvez aussi vous arrêter à Londres et aller visiter la Tour de Londres. Vous verrez là tous les beaux diamants des rois et des reines d’Angleterre. Certains d’entre vous y sont peut-être allés. Il y a un diamant à peu près de cette grosseur-là...c’est une beauté! Moi, j’aimais le regarder! je regardais par ci, par là: il était vert; je le regardais sous un autre angle, il était rouge; je le regardais depuis le haut, il était bleu! quelle beauté!
 
Il en est de même avec les différentes traductions de la Bible. Une traduction peut rendre un verset quelque peu différent, mais souvenez-vous de ceci: toutes ces traductions sont tout simplement les diverses facettes donnant une couleur différente—une couleur de vérité—mais c’est toujours le même diamant de vérité. Cela m’a beaucoup aidé, aussi ne soyez pas étonnés si je regarde ainsi la vérité sous différents angles. Cela me permet de tellement mieux apprécier les profondeurs de la vérité de Dieu!
 
Il y a quelques années, j’étais avec vous, frères du Sud, près de la frontière espagnole. Là, dans le camp d’Arnaves, nous nous sommes servis de plusieurs traductions et quelqu’un a lu un verset dans le #Ps 25, {#Ps 25} je crois encore m’en souvenir: «La communion intime du Seigneur est pour ceux qui le craignent». Ce n’est pas ainsi traduit dans la version anglaise, (il y a des choses qui sont mieux dans la version française) c’est tout simplement une autre facette de la vérité. En anglais, il est dit: «Les secrets du Seigneur sont avec ceux qui le craignent». Laquelle des deux traductions est vraie? Toutes deux sont vraies. Je regarde une facette et je dis: alléluia! je regarde l’autre facette (traduction) et je dis aussi: alléluia!
 
Je me suis servi de la traduction française de ce verset, autour du monde, et cela a été une telle bénédiction pour mon âme!
 
Nous allons étudier ensemble cette parabole, je vais mentionner les passages des différents évangélistes, et les diverses traductions. Ainsi, soyez tranquilles, tout est vrai, venez tout simplement avec un coeur bien disposé.
 
Voyons ce qu’il est dit concernant la Terre Pierreuse. Revenons au terrain que nous avons déjà vu ensemble. C’est nécessaire pour bien faire la distinction entre ces deux terres. Le terrain dont nous avons parlé hier soir (c’est-à-dire l’état du coeur de l’auditeur) consistait en un bon sol, il n’a rien produit, c’était pourtant un sol fertile, il avait la possibilité de produire du fruit au centuple, et cependant, il n’a donné aucun fruit. Comme nous l’avons dit, la terre était devenue dure en surface. Il en est ainsi de ceux qui écoutent la Parole de Dieu; leur coeur est fondamentalement bon, mais sa surface a été tellement piétinée qu’il est devenu dur et impénétrable, de sorte que la semence demeure à la surface. Elle ne pénètre pas à l’intérieur de la terre.
 
La terre pierreuse est quelque peu différente, je vais vous donner la description dans les trois Evangiles dans lesquels nous trouvons cette parabole, en tenant également compte de plusieurs traductions.
 
Voici ce que Jésus avait dans la pensée: Le sol du coeur de ses auditeurs n’était pas dur sur la surface, mais il l’était à l’intérieur. Ce champ consiste en un grand nombre de cailloux, avec une mince couche de terre en surface, nous dirons qu’il n’y avait qu’un centimètre de sol sur la surface...cela n’est pas très épais!
 
Cet auditeur reçut la Parole et la semence est entrée dans le sol. Elle a commencé à germer dans son coeur, mais parce que le sol était excessivement mince, les racines n’ont pas été capables de se développer en profondeur. Le soleil descendait sur ce champ et a séché la mince couche de terre; il a enlevé l’humidité. La petite semence qui avait commencé à germer s’est fanée à la chaleur du soleil. Elle meurt, ce sol qui a reçu la Parole, finalement, ne produit aucun fruit.
 
Voici quelques paroles que nous trouvons dans certaines traductions, et que j’aimerais vous lire. Elles sont tellement pleines de suggestions différentes quant à la vérité.
 
En voici une:
 
«La semence ne trouva pas une profondeur de sol».
 
C’est là la façon d’écouter de certains auditeurs; ils viennent à l’église, il répondent à la Parole en surface, ils peuvent même dire: «Alléluia! frère, prêchez la vérité!» mais ils pensent à quelqu’un d’autre dans l’auditoire. Ils veulent que quelqu’un d’autre entende la vérité. Vous n’avez pas de ces gens-là en France! Ceux qui diront «Si seulement cette soeur était là, à la réunion! Voilà la vérité dont elle avait besoin. Comme elle aurait dû entendre cela!»
 
Dieu donne-t-il des vérités pour ceux qui sont absents? ne donne-t-il pas au contraire les vérités pour ceux qui sont présents? Savez-vous ce que font les gens aux Etats-Unis? (pas en France!). Ils écoutent bien la Parole et alors, ils prennent une bonne pelle: «Ça c’est bon pour lui, ça, c’est bon pour elle; çà, c’est bon pour le prédicateur; çà, c’est bien pour sa femme!» Ils prennent la vérité et ils l’appliquent à la vie des autres...Il est impossible ainsi de bénéficier de la Parole. Il y a des auditeurs qui viennent aux réunions. Apparemment, ils reçoivent la vérité sur la surface, mais en dessous, il y a une autre condition de coeur, une dureté de coeur...Mes amis, le coeur de certains est aussi dur qu’un rocher! Peu importe ce que vous pouvez dire, ils ne reçoivent rien, à part de déchirer, de démolir tout, de critiquer la vérité du commencement à la fin.
 
Jésus avait ces auditeurs-là.
 
Permettez-moi de vous donner une autre traduction:
 
«La semence n’est pas descendue profondément dans la terre».
 
A quelle profondeur les choses que je vous ai enseignées sont-elles descendues dans votre coeur?
 
Voici encore une autre traduction:
 
«La semence ne prend pas racine».
 
La question est la suivante: Les choses que je vous ai enseignées ont-elles pris racine dans votre coeur? Poussent-elles à l’intérieur, ou bien ne reposent-elles que sur la surface? et aussitôt que le vent arrive, il les souffle au loin...Lorsque nous trouverons le bon sol, nous saurons alors ce qui doit être fait avec la semence, de sorte qu’elle produise son fruit dans votre vie.
 
Et voici encore une autre traduction:
 
«Parce qu’elle n’avait aucune racine, elle s’est fanée».
 
Mes amis, vous pouvez venir ici toute la semaine; vous pouvez être d’accord avec tout ce que je vous annonce, vous pouvez dire: «Cela est la vérité merveilleuse», mais si ces vérités n’ont pas pris racine, ne commencent pas à croître et à produire du fruit dans votre vie d’ici quatre semaines, vous n’aurez plus rien qui demeure en vous et qui vous soit profitable.
 
Il ne suffit pas de garder la vérité dans la mémoire; elle doit descendre et arriver au coeur, et dans ce coeur, elle doit être cultivée.
 
Voici une autre parole de l’Evangile de Luc:
 
«La semence manque d’humidité».
 
J’aime cette expression: elle a manqué d’humidité. Pourrais-je vous poser cette question: «Comment est l’humidité dans votre coeur?» Vous allez me dire: «Que voulez-vous dire, prédicateur?» C’est une bonne question. Il ne suffit pas de présenter un sol réceptif; si le fermier ensemence son champ et que le sol demeure aussi sec que la poussière, il n’y aura aucune moisson, bien que le sol soit bon, bien que la semence soit bonne et semée au bon moment. Que doit donc faire encore le cultivateur? dites-le moi? Et oui, il doit arroser: la semence a besoin d’humidité.
 
Comment pouvons-nous avoir de l’humidité dans nos coeurs?
 
Dans la Parole, l’Esprit Saint est rendu semblable à de l’eau. La semence doit donc être humectée par l’Esprit de Dieu, cela implique la prière...
 
Si vous venez à l’écoute de la Parole de Dieu, si vous êtes en contact avec Dieu, en communion avec Dieu, avec la rosée de la bénédiction de Dieu sur votre âme, la semence n’aura aucune difficulté à croître.
 
Il y a une raison pour laquelle elle ne se développe pas, elle n’a pas suffisamment de racines. Je vous parle de l’Evangile de Matthieu, il le dit de la façon suivante:
 
«La semence n’a pas de racines en elle-même».
 
Mes amis, combien nous avons besoin de racines! Remarquez cette phrase: «Cet auditeur n’a pas de racines en lui-même». Avez-vous des racines en vous-mêmes? Il y a des chrétiens qui n’ont aucune racine; ils ont toujours besoin d’être tenus par quelqu’un d’autre, autrement, ils tombent!
 
Une soeur travaille chez elle. Quelqu’un vient frapper à sa porte: «Vous savez, nous avons quelque chose pour vous. Nous avons reçu une révélation de Dieu. Le Seigneur nous a révélé que seulement 144 000 personnes seront sauvées. Serez-vous parmi ces 144 000?»
 
-«Je ne sais pas, je ne les ai jamais comptées!»
 
-«Il y a encore sûrement quelques chiffres qui restent; il faut que vous entriez vite par la porte, il faut que vous y croyiez: il n’y en a que 144 000! Il n’y aura pas de place pour un seul de plus!»
 
Que dit-elle, cette brave soeur:
 
-«C’est vrai, je ne le savais pas! mon Pasteur ne me l’a pas enseigné. Il disait que n’importe qui pouvait venir. Où est
 
la vérité, maintenant? Je suis toute confuse, je ne sais plus...»
 
Alors, elle court vers le Pasteur:
 
-«Qu’en est-il de ces 144 000? Y aura-t-il de la place pour nous, non?»
 
Le Pasteur répondra: «L’avez-vous jamais lu qu’autour du trône, il y a dix mille fois dix mille, et des milliers de milliers? Pourquoi ne croyez-vous pas le Livre? Allez-vous en avec vos révélations, moi, j’ai eu ma révélation il y a longtemps. N’importe qui peut venir, moi, j’ai voulu, je suis venu. Qu’il y ait 144 000 ou non, je suis l’un d’eux; allez-vous en!»
 
Il n’a pas de racine en lui-même! Avez-vous des personnes qui n’ont pas de racines?
 
Une autre doctrine arrive vers elles et elles ne savent plus quoi ou qui croire. Quelqu’un a un rêve et les voilà toutes confuses! Quelqu’un a une révélation, elles ne savent plus si elles sont sauvées ou non!
 
Mes amis, ayons des racines afin que nous puissions tenir debout sur la Parole et dire:
 
«Je sais en qui j’ai cru!»
 
Des personnes viennent à moi avec toutes sortes de révélations! S’il vous plaît, épargnez-moi! Si l’un de vous a des révélations, ne venez pas m’ennuyer, ni vous, avec vos rêves! Je ne veux pas écouter toutes ces balivernes...Pourquoi n’allez-vous pas plutôt vers le Livre? Voyez ce qui y est écrit une fois pour toutes.
 
Il n’a pas de racine en lui-même! Il veut toujours être soutenu par quelqu’un, le Pasteur d’un côté, la femme du Pasteur de l’autre...Le Pasteur doit travailler si durement pour soutenir ce «saint» dans la foi! «Mon cher frère, continue à croire...je suis tout près de toi...espérons qu’il va bientôt venir, avant que tu ne rétrogrades, avant que nous ne soyons usés à force de te soutenir!»
 
Il n’a aucune racine en lui-même!
 
Une soeur est venue me voir et m’a dit: «Frère Beuttler, j’ai eu une révélation de la part de Dieu. Savez-vous combien de personnes seront enlevées quand Jésus viendra, combien seront ressus-citées?»
 
Je lui ai dit:
 
-«Que voulez-vous dire?»
 
-«Le Seigneur m’a donné une révélation!»
 
Elle a eu une vision de l’Arche de Noé et cette arche avait 7 étages. Elle me dit donc:
 
-«Savez-vous ce que ces sept étages représentent? Sept différents enlèvements! Ceux du dernier étage seront enlevés les premiers, ceux du 6e étage s’en iront ensuite, et ceux du 5e Après.»je lui ai demandé:
 
-«A quel étage appartenez-vous?»
 
Et elle me dit:
 
-«J’appartiens à l’étage du haut!»
 
Evidemment, je ne croyais pas à sa révélation, ainsi moi, j’appartenais au dernier étage...
 
J’ai regretté de ne pas lui avoir donné un conseil...celui d’aller voir un psychiatre, et de se faire examiner!
 
Mes amis, vous ne pouvez pas établir la doctrine sur des visions et des révélations de ce genre. J’ai eu des visions, j’ai reçu des révélations, mais je ne viens pas vers vous pour établir la doctrine sur ces révélations que j’ai reçues. Si je le faisais, vous pourriez me jeter à la porte...et je vous aiderais même à le faire!
 
La doctrine est établie sur la Parole de Dieu. Pourquoi les hommes ne lisent-ils pas ce Livre? Pourquoi ne mangent-ils pas ce Livre? Pourquoi ne l’étudient-ils pas? Pourquoi ne croient-ils pas à ce Livre? Ils auraient ainsi des racines en eux-mêmes...
 
Combien nous avons besoin de développer des racines en nous-mêmes, de sorte que nous puissions demeurer debout, contre l’erreur, et ne pas être enlevés, bougés par chaque vent de doctrine.
 
Lisons dans le prophète Zacharie au chapitre 7 les versets 8 à 12: {#Za 7:8-12}
 
Nous parlons du sol pierreux, de cette dureté qui se cache sous la surface, et j’attire votre attention sur le passage que nous venons de lire. Il nous est parlé de personnes qui entendaient la Parole de Dieu mais qui ne l’ont pas écoutée avec la véritable disposition de coeur nécessaire. Il nous est dit qu’elles refusèrent d’écouter, qu’elles ont tourné le dos, fermé leurs oreilles et elles rendirent leur coeur plus dur qu’une pierre, parce qu’elles ne voulaient pas entendre les paroles que Dieu leur avait envoyées. Dans la pensée de Dieu, il y a des personnes comme cela; elles refusent d’écouter, c’est-à-dire qu’elles refusent d’accepter n’importe quelle vérité, parce qu’elles ne l’aiment pas, quoique ce soit la vérité. Je pense que tous les prédicateurs le savent: il y a des personnes qui viennent à l’écoute de la Parole de Dieu, mais aussitôt que le prédicateur parle et expose un besoin de leur propre vie, immédiatement, elles tournent leur volonté contre lui; elles élèvent un mur, elles rendent leur coeur comme un rocher; elles refusent d’écouter une vérité, s’élèveront contre elle, et combattront même le prédicateur qui a apporté cette vérité! C’est la raison pour laquelle les hommes ont mis le Sauveur sur la Croix. Il leur a dit la vérité, celle-ci traduisait le besoin de leur âme, mais plutôt que de s’humilier devant Dieu, ils ont tué les prophètes, et de nos jours, ils les tuent encore. C’est ce qu’ils ont fait à Etienne. Ils sont devenus tellement furieux de ce qu’il leur disait, ils ont résisté à la vérité, ils ont résisté à l’Esprit Saint, ils ont pris des pierres et ils ont lapidé Etienne.
 
Des hommes qui résistent à la vérité! Voici le sol tendre sur la surface, mais comme du roc en dessous...
 
Je ne veux pas rester sur cette pensée trop longtemps, mais je voudrais vous dire ceci: il peut y avoir dans nos coeurs de l’amertume, de la critique. Il y a parmi le peuple de Dieu des hommes, des femmes qui sont tellement critiques! Ils trouvent des défauts en tout et dans tout le monde (évidemment, je ne veux pas dire en France, ils sont tous sur l’autre bord!)
 
Oh! cet esprit critique! Ils ont le don de la critique, le don de juger les autres, le don de découvrir les fautes d’autrui, leur don est à l’exercice jour et nuit, et pendant qu’ils agissent ainsi, leur coeur devient de plus en plus dur, de sorte que la vérité cesse d’y pénétrer, quoique la Parole vienne par l’Esprit de Dieu. Des préjudices, des pensées mauvaises dans nos coeurs les uns envers les autres, contre le prédicateur, le pasteur—pour des raisons valables ou non—ne peuvent faire autre chose que de créer une dureté qui nous handicape pour recevoir la vérité, empêche la volonté de développer en nous des racines, et nous aveugle quant à la compréhension de cette vérité.
 
Savez-vous qu’il y a un remède contre la dureté de coeur? Vous n’allez certainement pas aimer le remède dont je vais vous parler, mais il faut quand même que je vous le donne:
 
Dieu peut agir avec un coeur rocailleux—même le prédicateur peut avoir un coeur semblable. Moi, j’ai eu un coeur dur, j’ai été obligé d’aller à Dieu, de lui demander de travailler mon coeur et de le briser. Il sait fort bien nous briser!
 
Dans le livre d’Ezéchiel, vous découvrirez ceci, là où Dieu promet la descente de l’Esprit Saint. Il dit: «J’enlèverai le coeur de pierre, et je leur donnerai un coeur de chair».
 
Mais, il faut que je vous ramène à notre Ecole biblique, j’espère que cela ne vous gênera pas?
 
Un jour, j’étais assis dans la classe pour annoncer la doctrine. A cette époque, nous avions un état d’esprit assez dur dans l’Ecole: un esprit critique y était entré. Je vous dirai que le diable, y est pour quelque chose dans l’esprit critique, je sais que c’est son oeuvre.
 
Les étudiants se découvraient des fautes les uns dans les autres, ou dans les membres du corps enseignant, un mauvais esprit s’était développé. Nous étions donc dans cette classe, c’est moi qui enseignais pendant quelque temps, quand soudain, j’ai discerné quelque chose: la présence de Dieu qui descendait sur la classe, comme un nuage, elle s’est arrêtée au-dessus de nous, à peu près à cette hauteur-là de la tête d’une personne moyenne. Je ne veux pas dire que je l’ai vue de mes yeux, mais j’ai pu la discerner. Je me suis alors arrêté d’enseigner. J’ai dit aux étudiants: «La présence de l’Esprit qui descendait sur nous s’est arrêtée au-dessus de nos têtes. Je me demande pourquoi elle ne vient pas en nous, pourquoi elle s’est arrêtée au-dessus de nous». Comme je terminais ces paroles, l’un des garçons de la dernière rangée a sauté sur ses pieds, il a annoncé avec une puissante onction: «Il y a un péché dans le camp, péché dans le camp, péché dans le camp!» et il s’est assis.
 
Ces paroles nous ont électrisés, personne n’a crié, personne n’a dit une parole, nous demeurions là, dans un silence complet, très tranquilles. Nous nous demandions ce qui n’allait pas. Un autre des étudiants s’est levé et a donné une parole de prophétie. C’était l’une des manifestations les plus puissantes que j’ai jamais entendues. Cette manifestation a décrit Dieu, comme s’il marchait au milieu de nous, dans des vêtements de deuil, avec des cendres sur la tête. Ne dites pas dans votre coeur que c’est ridicule parce que vous aurez à en rendre compte à Dieu. Je sais très bien ce que je vous dis et Dieu sait que je dis la vérité. Si vous pensez que cela est drôle, vous n’avez pas besoin de le croire, mais il vaut mieux ne pas juger.
 
Dieu était ainsi vêtu, comme celui qui passait au milieu de nous, dans des vêtements de deuil, avec des cendres sur sa tête. C’était là la façon des Israélites de manifester leurs pleurs, leurs misères, leur malheur. Lorsqu’ils se trouvaient dans un état de profonde tristesse, comme symbole de leurs sentiments intérieurs, ils mettaient sur eux des vêtements de deuil et des cendres sur leur tête. Job a fait cela. Par cette propre description du Seigneur, Dieu nous a révélé son regret, sa profonde tristesse à cause des choses qu’il observait dans l’école. Mes amis, ce n’était pas dans ma pensée de vous dire cela, mais je sais que je dis ce qu’il faut que je dise.
 
Lorsque nous avons entendu cette parole prophétique, nous nous sommes assis. Alors, un autre don de prophétie s’est manifesté. Dieu, cette fois, plaidait avec nos coeurs, afin que nous nous humilions devant lui, les uns devant les autres. Quelle humiliation nous avons alors connue dans cette salle de classe! Des étudiants se sont levés, ont confessé leurs sentiments les uns contre les autres, leurs critiques, leur orgueil, leurs mensonges les uns envers les autres, demandant pardon! Mes amis, avant que nous soyons sortis de cette école, il y avait des flaques de larmes à terre, et cela ne me fait rien de vous l’avouer, une de ces flaques de larmes était sur la table de celui qui enseignait! Dieu est venu au milieu de nous par son Esprit. Il nous a ainsi brisés en morceaux, et nous avons pleuré, pleuré devant Dieu. Quand cela fut terminé, nous sommes sortis, légers devant Dieu; le coeur de roc, les criti- ques amères, cette attitude cynique, cet esprit de découvrir les fautes, tout cela s’était fondu en eau, sous la puissante onction de l’Esprit.
 
Après cette classe, la terre des coeurs ne fut plus peu profonde, il y avait des profondeurs de sol; Dieu avait enlevé les esprits endurcis, les avait rendus tendres par sa grâce, de sorte que son travail dans ces vies pouvait continuer en eux.
 
Certains d’entre vous pensent que Dieu n’agit pas ainsi. Mes amis, je ne suis pas nouveau dans ce genre de travail. Il y a 19 ans que je suis dans notre Ecole biblique. J’ai vu plusieurs grands mouvements de Dieu. Nous avons eu, dans notre Ecole biblique, une année, des confessions publiques pendant trois longues journées; toutes sortes de choses sont sorties; après cela, Dieu a visité cette école avec puissance et plus tard, Il nous a donné le plus grand réveil que cette école ait jamais connu.
 
Je ne suis pas celui qui demande des confessions. Je ne ferai jamais une chose pareille. Mais je vous dis simplement que c’est; souvent le seul chemin, ouvert par Dieu, pour briser un esprit endurci. Il y a des esprits qui ne peuvent pas se briser, et ils n’y arriveront que sous la puissante conviction de l’Esprit de Dieu, lorsqu’ils ne s’occuperont plus de savoir qui est là et qui les entend, lorsqu’ils ne désireront plus qu’une chose: s’humilier devant les autres et devant Dieu. Alors, ces esprits—autrefois remplis d’amour fraternel, qui vivaient en contact permanent avec l’Esprit de Dieu, mais retenus longtemps loin du Seigneur—pourront à nouveau vivre en communion avec le Saint-Esprit.
 
Là où il y a un coeur endurci, un esprit amer, une attitude de critique, une habitude de toujours découvrir les fautes. Detoujours Juger les autres, une interruption de communion entre frères, entre soeurs, il n’y a qu’un seul remède: le Saint-Esprit, qui soufflera sur nous, qui agira en nous.
 
Quand l’Esprit de Dieu parle, la chose qui se tient devant votre conscience, cette chose que vous savez bien être mauvaise, elle se lève devant vous; vous essayez de la repousser, elle revient à la même place. C’est la chose sur laquelle le Saint-Esprit met le doigt, disant: «Fais ceci, mets cela en règle, aplanis tout cela».
 
La chose qui se tient devant vous, que vous voudriez enlever parce que votre orgueil personnel ne l’aime pas, ceci est la chose que Dieu tient devant vous. Veillez! Faites attention à cette chose-là! arrangez-là! C’est là la méthode de Dieu: sortir de notre chemin ces conditions qui sont dans notre coeur qui handicapent l’opération de la Parole de Dieu, ces choses qui rendent nos vies sans fruit.
 
«Voici, je vous donnerai un coeur nouveau».
 
C’est ce qu’Ezéchiel a promis aux Israélites: «J’ôterai de vous un coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair».
 
Permettez-moi de vous ramener un instant à l’Ecole biblique.
 
Toutes les fois que nous avons une manifestation de Dieu dans l’Ecole, j’ai réalisé que Dieu oeuvrait selon un certain plan. Je ne veux pas dire qu’il agit toujours de la même façon; ce ne serait pas exact. Mais tous les grands réveils ont certains principes très importants. Dieu travaille avec une grande liberté mais il oeuvre suivant les mêmes principes et ceux-ci ont diverses manières de se manifester. J’ai observé ceci durant de nombreuses années de travail dans l’Ecole biblique. Il arrive un moment où l’atmosphère devient dure et difficile: nous n’avons presque plus le sentiment de la présence de Dieu. Les réunions dans la chapelle et dans les classes deviennent ordinaires, communes. Alors, quelques-uns d’entre nous deviennent inquiets. Les dons de l’Esprit sont bien là, dans l’école, dans les réunions de la chapelle, mais souvent, ils ne se manifestent pas. Certaines personnes commencent à prier. J’ai découvert que le réveil commence lorsqu’on connaît une faim pour Dieu, lorsque nos coeurs deviennent conscients du besoin de Dieu. On se met alors à prier, et Dieu déverse son Esprit; voilà ce que j’ai appris. Mais ce n’est pas tout.
 
Certaines personnes s’imaginent que lorsque Dieu a béni, c’est qu’elles ont accompli le dessein, le but de Dieu. J’ai réalisé que, souvent, ce n’était pas exact. C’est lorsque nous poursuivons la recherche de Dieu après qu’il nous a bénis qu’il commence réellement à oeuvrer; il se met à ôter les pierres, c’est souvent un travail assez douloureux. Parfois, l’orgueil a pénétré dans nos coeurs...Voici ce que j’ai appris à ce sujet l’orgueil peut tellement saisir les coeurs et les esprits, que ceux qui en sont la proie sont incapables de s’en libérer. Ils voudraient repousser cet orgueil de leur coeur, mais vous pourriez aussi bien essayer de chasser au dehors tout l’air qui vous entoure. Ils ne peuvent pas. C’est ainsi que, dans de nombreux cas, les hommes sont incapables de se libérer de leur orgueil. Il n’y a à cela qu’un remède, je veux vous en parler.
 
J’ai découvert ceci parmi nos étudiants: lorsque Dieu commence à labourer les coeurs, et ainsi, à sortir les pierres, des douzaine d’étudiants se sont levés et, publiquement, ont confessé leur orgueil. Certains d’entre eux ont dit: «J’étais tellement orgueilleux parce que j’avais un joli visage! J’ai essayé de m’en libérer; j’ai demandé à Dieu de le sortir de mon coeur, et maintenant, Il me demande de confesser devant tout le monde que je suis un orgueilleux! Je veux que Dieu me pardonne cet orgueil».
 
Et après s’être confessés, leur orgueil a disparu...
 
Cela m’a longtemps étonné, mais voici un principe concernant la confession.
 
En général, nos péchés personnels ne nécessitent pas une confession publique. S’il y a quelque chose entre Dieu et moi, cela ne vous concerne nullement. S’il y a quelque chose entre mon épouse et moi-même (mais il n’y a absolument rien!) cela ne concerne nullement l’église, l’assemblée. Il faut que j’arrange cela avec elle. Mais lorsque le péché concerne d’autres personnes, c’est différent. Une confession publique devant le corps (l’Eglise) est nécessaire, à condition que cela soit suivi d’une réelle repentance, et d’un changement de vie. Autrement, la confession ne vaut rien. Voilà pourquoi je vous ai dit tout cela.
 
Nos étudiants confessaient leur orgueil: orgueil d’un beau visage, de beaux vêtements, de posséder pour père un prédicateur, d’avoir une meilleure voiture que quelqu’un d’autre (voyez, la plupart de nos étudiants ont leur voiture personnelle; certains en, ont de coûteuses, ils s’imaginent être quelqu’un!) Alors, Dieu a commencé à labourer, quelqu’un confesse le péché d’orgueil...Et je me suis dit: «Pourquoi confesser publiquement l’orgueil? Cela ne concerne que Dieu et eux».
 
Je suis allé trouver le Seigneur à ce sujet. J’ai dit: «Seigneur, pourquoi les étudiants confessent-ils leur orgueil, pourquoi disent- ils que c’est toi qui a mis cela sur leur coeur parce que cela ne regarde que toi et eux?» Dieu m’a donné une lumière, il m’a donné deux raisons pour lesquelles certaines formes d’orgueil ont besoin d’être confessées, pour en être libérés.
 
Premièrement, lorsque nous sommes orgueilleux, cela affecte, toujours les autres, cela affecte et touche l’esprit de l’église.
 
Il y a une seconde raison, plus importante. L’orgueil prend tellement possession de certaines personnes (l’orgueil d’avoir établi une église, d’avoir dans les choses de Dieu une grande expérience, l’orgueil d’avoir été employé par Dieu, d’avoir été le fondateur d’une église d’un mouvement) cet orgueil, dis-je, peut tellement empoigner une personne qu’elle est absolument incapable de s’en libérer, malgré son vif désir. Dieu n’a absolument qu’un seul remède: se mettre debout, devant tout le monde, confesser cet horrible orgueil, demander aux autres d’aider dans la prière. C’est là quelque chose de vraiment humiliant, mais il y a des personnes qui ne pourront être libérées que de cette façon-là.
 
Ne soyez pas tentés de discuter avec moi. Je sais bien ce que je dis—ce que je ne sais pas, je ne vous le dis pas...
 
Dieu m’a donné une très grande leçon à cet égard.
 
Quelques semaines après avoir été diplômé à l’Ecole biblique, -je suis parti dans le ministère pour enseigner, et Dieu m’a béni. J’entendais parler les gens; certains disaient: «Quelle merveilleuse étude biblique! oh! vous devriez aller écouter le frère Beuttler!» J’étais alors un jeune homme. J’écoutais ces choses, et elles sont descendues dans mon coeur. Je me suis dit: «Mais peut-être je suis vraiment bien! il faut bien que tu sois ainsi puisque tout le monde le dit, ils doivent bien savoir ce qu’ils disent!» Dieu a vu cela, et il m’a opéré...ce fut une intervention douloureuse...
 
Je me servais de petits plans pour prêcher (de ce genre-là) et j’avais toujours mon petit plan sur la chaire. Je me suis dit: «tu ferais bien de le cacher!» Ainsi, je l’ai placé de façon que personne ne puisse le voir. En voici la raison: s’ils savent que je me sers d’un plan, ils ne croiront plus que je suis un aussi excellent prédicateur!» Je voulais qu’ils pensent que je pouvais parier sans plan. C’est ce que je fis, mais Dieu a vu cela...
 
En ce temps-là où je commençais à prêcher, je parlais en marchant de long en large sur l’estrade—(comme un lion qui cherche à sortir de sa cage!) Ce jour-là, il faisait très chaud et sur ma droite, on a mis un énorme ventilateur. J’étais de ce côté-là prêchant, soudain, mes yeux ont vu quelque chose d’horrible! Le ventilateur avait soulevé mon plan, je l’ai vu voltiger devant l’estrade, il est tombé à terre, et moi j’ai dû descendre devant tout l’auditoire pour le ramasser, j’ai dû me courber ainsi dans une terrible humiliation! J’ai ramené mon plan sur l’estrade, mon visage était tout rouge! Mais Dieu m’a guéri. Je ne cache plus mes plans, les voici! Cela m’a guéri une fois pour toutes.
 
Mes amis, l’orgueil est une chose vraiment terrible, c’est pour cela que certaines personnes ont besoin de confesser leur orgueil, parce qu’elles ne peuvent s’en libérer autrement.
 
Revenons maintenant à une note plus sérieuse. Il y a des personnes qui ne veulent pas être en règle avec Dieu, qui ne veulent pas être humiliées. Personne ne veut être humilié! Mais il y en a qui sont prêtes à se laisser humilier pour être en règle avec Dieu. Lisons dans le deuxième livre des Chroniques, chapitre 36, verset 13: {#2Ch 36:13}
 
Voilà l’attitude de certaines personnes, lorsque l’Esprit de Dieu commence à oeuvrer, qu’il place le doigt sur certaines pierres et qu’il nous demande de collaborer avec Dieu. Il nous est dit que Sédécias «raidit son cou et endurcit son coeur au point de ne pas retourner à l’Eternel».
 
Lorsque nous sommes sous l’onction et l’action du Saint-Esprit lorsqu’il dirige nos coeurs, nous pouvons dire à Dieu: «Je suis prêt à payer le prix; je suis prêt à me laisser humilier, même si cela me fait mal. Je te répondrai, je mettrai cette chose en règle, je m’humilierai devant l’auditoire, je suis d’accord pour cela, s’il le faut».
 
Mais, nous pouvons aussi raidir notre cou et dire: «non, je ne le ferai pas, je ne m’humilierai pas! Loin de moi ce prédicateur! Pourquoi ne parle-t-il pas de l’amour de Dieu?»
 
Comment! Ne savez-vous pas que ce chemin-là est le chemin de l’amour de Dieu? L’amour de Dieu n’est pas seulement embrasser. Il consiste en ceci: s’il y a quelque chose dans mon coeur qui n’est pas en règle, ou bien entre vous et moi, mes frères, s’il y a de l’aigreur entre nous, si Dieu commence à me pousser et à oeuvrer dans mon coeur, cela c’est l’amour de Dieu même bien que cela fasse mal, sur le moment.
 
Comment, c’est cela l’amour de Dieu? Oui, pour cette raison, car «sans la sanctification nul ne verra le Seigneur» de plus, il y aura le jugement de Christ, un jour, devant lequel nous comparaîtrons, et toutes les choses qui n’auront pas été mises en règle, sur la terre, seront alors mises en lumière, chacun saura ce qui n’était pas en règle dans notre vie. Ces choses doivent être jugées, avant que nous puissions connaître cette communion éternelle avec Dieu. Il y a un tribunal de Christ, pour vous et moi; ce n’est pas le grand trône blanc, c’est le tribunal dont l’apôtre Paul a parlé. Chacun d’entre nous y comparaîtra afin de rendre des comptes pour les choses que nous aurions commises lorsque nous étions dans nos corps. C’est pour cette raison que l’apôtre Paul a dit, dans les Corinthiens «si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés»: Ainsi, si j’ai quelque chose dans mon coeur contre vous, si ce n’est pas réglé maintenant, cela sera alors mis à jour. Mais si, maintenant, je les mets en règle, je n’aurai pas à le faire de l’autre côté. Cela, c’est l’amour de Dieu, c’est infiniment plus facile à faire maintenant, que d’attendre que nous soyons dans l’obligation de le faire, au tribunal de Christ, devant toute l’assemblée des saints de tout l’univers. De sorte, mes amis, que c’est bien là l’amour de Dieu afin que nous n’ayons pas à faire face à ces choses, plus tard.
 
Mais, comme je vous l’ai dit, il est très possible de raidir son cou et de dire: «je ne le ferai pas!» Il y a des personnes qui ne le font pas. Voici ce que dit ma bible:
 
«Celui qui raidit son cou sera soudainement repris» mais, si nous livrons nos coeurs, si nous nous courbons, Dieu sortira les pierres et nous transformera en un champ fertile, afin que nous puissions porter du fruit, certains 30, certains 60, certains au centuple, à la gloire de Dieu.
 
Nous lirons dans l’évangile de Marc, au chapitre 4, les versets 7 à 19. {#Mr 4:7-19}
 
Nous allons voir le terrain rempli d’épines. Cette terre est différente des autres. Elle est excellente, la surface est tendre, il n’y a pas de rochers en-dessous; elle est très fertile, il ne semble y avoir rien de mauvais en elle, et pourtant, quelque chose ne va pas.
 
Lorsque le semeur jette sa semence dans ce sol (la semence de la Parole de Dieu) il trouve déjà là d’autres semences, vous me comprenez? Lorsque la Parole arrive dans ce coeur, d’autres choses ont déjà été semées...
 
Le sol étant excellent en lui-même, la semence de la Parole de Dieu commence à germer, mais les autres semences germent aussi, celles des mauvaises herbes;  deux sortes de récoltes poussent ensemble mais l’une d’elles n’a pas été jetée par le semeur! Il y a rivalité entre les deux; l’autre semence pousse plus vite et arrive à étouffer la semence de la Parole de Dieu; elle étouffe sa vie, elle pousse par-dessus elle, finalement elle la fait périr. La mauvaise semence continue à croître. C’est là un moyen très puissant de l’ennemi afin de détruire le développement de là récolte du Seigneur.
 
J’aimerais vous conduire en Amérique, quelques instants. Nous prendrons l’avion...ainsi nous voilà déjà arrivés!
 
Voici les choses qui se produisent là-bas. Presque tout le monde a un poste de télévision. Moi, pas!—les gens aiment leur télévision! C’est l’heure d’aller à l’église (dimanche soir) mais avant de s’y rendre